A la limite du documentaire, Gomorra nous plonge dans le quotidien d'un quartier "difficile" de Naples.
On est loin des clichés américains de la mafia de Scorcese et plus proche d'un cousin brésilien : La cité de dieu.
A l'image de la superbe affiche, certains de ses habitants, tout juste adolescents, ont trop regardé Scarface, d'autres trop joué à GTA. Ils se retrouvent donc rapidement pris dans la spirale infernale de la Camorra, à essayer d'imiter leurs héros virtuels, à jouer à une guerre qui les dépasse. C'est probablement cet aspect-là du film qui est le plus perturbant.
On ressort "sonné" par cette difficile réalité, où la mort peut surgir à tout instant.
Une oeuvre coup de poing et dense (un peu fouilli dans l'ensemble).
Un Grand Prix à Cannes mérité!

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