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À DÉFAUT D'INTELLIGENCE, UN PEU DE COHÉRENCE ...

  • Par nacov le 21/03/08 - 16:18

Lettre de Charles Rafael-Payeur, concernant les positions de l'église à l'égard de l'homosexualité.

Suite à la récente publication, dans le feuillet paroissial de la Paroisse St-Roch de Rock Forest, d'un courriel privé que j'avais adressé à l'abbé Robert Jolicoeur pour le féliciter des positions audacieuses adoptées à propos de l'homosexualité lors d'une entrevue accordée au journal La Nouvelle de Sherbrooke, il me semble désormais nécessaire de préciser ma position face à la question délicate que soulève le problème des unions homosexuelles face à la tradition de l'Eglise en ce qui regarde la vie conjugale. J'avais choisi jusqu'à maintenant de me taire face aux récentes déclarations honteuses du Vatican, publiées dans un document rendu public le 31 juillet dernier dans le but d' "éclairer" la conscience des évêques et des politiciens catholiques romains concernant la question des projets de reconnaissance juridique d'unions entre personnes de même sexe. Ces déclarations me semblent effectivement honteuses dans la mesure où elles m'apparaissent gravement contraires à la mission de l'Eglise et à sa nécessaire fidélité au Christ. Bien qu'elles ne me concernent pas directement, étant évêque d'une Eglise Catholique dissidente fondée au Brésil en 1945 par l'évêque catholique romain dom Carlos Duarte-Costa, je me sens aujourd'hui dans l'obligation de préciser ma position afin de ne pas être mal interprété à l'issue de la parution de mon courriel d'appui à l'abbé Robert Jolicoeur dans un organe officiel de l'Eglise Catholique romaine. Cela me paraît en outre d'autant plus légitime que ce document du Vatican n'entache pas seulement la crédibilité de l'Eglise Catholique romaine, mais éclabousse du même coup, chez ceux qui ne savent pas distinguer les positions du Vatican de celles de l'Eglise du Christ, le rayonnement de toutes les Eglises chrétiennes et sans doute le message de Notre Seigneur lui-même.



La position de l'Eglise Catholique romaine face à l'homosexualité me semble en effet en complète contradiction avec la mission que l'Eglise a reçue du Christ, une mission consistant à apporter sans aucune hésitation son support à tout projet visant à promouvoir l'amour tel que Dieu, qui en est l'Incarnation même, nous y invite. Apprendre à donner à la manière du Père, à accueillir et à servir comme le Fils et à s'ouvrir à la réalité de l'autre pour y participer dans le respect de soi-même tel que le Saint-Esprit nous y convie, voilà en peu de mots ce que l'Eglise a pour mission d'enseigner aux chrétiens en les soutenant sur le chemin de l'amour, une voie d'autant plus difficile qu'elle implique de vivre de la vie même de Dieu. Or, loin de souhaiter accomplir cette prestigieuse mission reçue de son fondateur, l'Eglise Catholique romaine entend s'opposer par tous les moyens, s'il faut en croire le document qui vient de paraître, à ce qu'un groupe important d'hommes et de femmes, ressentant en leur coeur l'amour que le Saint-Esprit y a insufflé (l'Eglise nous rappelant que tout amour vient de Dieu), puissent vivre, d'une manière pleinement mature, une union d'amour à caractère conjugal qui ne se résume pas, est-il nécessaire de le préciser, à une simple histoire de sexe, mais à un projet grandiose, celui de vivre ce à quoi Dieu les invite. Je viens d'apprendre que certains évêques catholiques romains, enténébrés par les déclarations du Vatican, vont même jusqu'à affirmer que la reconnaissance de l'union entre deux personnes du même sexe dévaloriserait l'institution du mariage ! S'il faut en croire leur déclaration, reconnaître que deux personnes ressentent l'une pour l'autre un amour tel qu'elles souhaitent se donner entièrement l'une à l'autre dans une perspective de fidélité pour s'aimer, se soutenir et grandir ensemble, dévaloriserait l'institution du mariage parce que cet amour serait vécu entre deux personnes du même sexe. Vous m'excuserez de penser tout à fait l'inverse. En effet, le caractère sacré d'une union conjugale n'est-il pas davantage dévalorisé en faisant de celle-ci une simple légitimation de la vie sexuelle perçue dans une perspective exclusivement reproductrice ?



Il ne m'est évidemment pas possible, dans le cadre de cette simple lettre, de commenter exhaustivement le document récemment publié avec l'accord du Souverain Pontife au sujet des unions de personnes du même sexe. Je voudrais seulement souligner, faute de pouvoir faire davantage dans le cadre restreint de ce texte, deux éléments qui me paraissent particulièrement exécrables. Le premier concerne la référence que l'on y fait aux Ecritures pour condamner l'homosexualité, cela étant étonnamment malhonnête de la part de l'Eglise Catholique romaine. En effet, le texte affirme "Dans l'Écriture sainte, les relations homosexuelles sont condamnées comme des dépravations graves." Le Souverain Pontife prétend donc se référer aux Ecritures pour affirmer que l'amour homosexuel et les pratiques qui en découlent sont condamnés par Dieu. Pourtant, il y a fort peu de passages, au niveau de l'Ancien comme du Nouveau Testament, qui fassent explicitement allusion à des relations sexuelles entre hommes (aucun entre femmes !). Peut-être pourrions-nous citer, en ce qui concerne l'Ancien Testament: Genèse XIX. 5-9, Juges XIX. 22, Lévitique XVIII. 22 ou Lévitique XX. 13. Les citer pour condamner sans appel l'homosexualité serait toutefois faire preuve d'une grave malhonnêteté intellectuelle. En effet, nous savons que les textes de la bible ne peuvent être considérés correctement sans les situer dans leur contexte et sans chercher à mieux comprendre le sens à donner à des mots employés par des auteurs qui les ont utilisés dans une culture et une époque qui ne sont plus les nôtres. Dans cette perspective, les premiers épisodes cités relatent un événement que rien ne nous autorise à considérer présomptueusement comme une condamnation explicite de l'homosexualité. Quant aux deux autres, tirés du livre du Lévitique, prenez simplement le temps de lire l'ensemble de ce texte et vous serez bien vite convaincus de la nécessité de considérer ces affirmations avec beaucoup de prudence. Aucune approche intelligente de ces passages bibliques, comme de tout autre, ne nous permet en effet d'affirmer qu'ils soient une condamnation sans appel de l'amour homosexuel. Lorsqu'un document officiel du Vatican le laisse entendre, il ne peut donc s'agir que de malhonnêteté à l'égard du peuple de Dieu qu'il prétend "éclairer".



Malhonnêteté lourdement aggravée par le fait que l'Eglise Catholique romaine emploie de toute évidence les Ecritures dans le but de manipuler les fidèles moins sensibles, en raison d'un manque de formation, aux exigences exégétiques qui nous amènent à nuancer très sérieusement nos conclusions et à demeurer très prudents face aux affirmations bibliques en ce domaine, des fidèles que l'Eglise Catholique romaine a pourtant pour mission de guider alors que l'interprétation des textes proposée les place en contradiction avec le message d'amour de Dieu. Malhonnêteté aggravée également par le fait que son discours est assorti d'incohérences, l'Eglise Catholique romaine citant les Ecritures sans l'intelligence nécessaire pour le faire alors qu'elle ne manque pas d'apporter des nuances savantes lorsque cela lui convient, montrant ainsi qu'elle ne le fait pas, en ce cas précis, par ignorance, mais sciemment.



Malhonnêteté aggravée encore par le fait qu'elle n'entend pas ainsi affirmer un simple point de vue, mais ce que dit la Parole de Dieu, brandissant en ce domaine une autorité qui confère à ces propos une valeur d'autant plus grande que ceux qui se trouvent assujettis à son autorité disposent rarement des outils nécessaires pour la remettre en question. Malhonnêteté aggravée enfin par le fait que les propos qui en ressortent s'opposent à la mission spirituelle de l'Eglise en niant ce pourquoi elle a été fondée par Notre Seigneur, ceci étant d'autant plus sérieux qu'une telle chose risque d'entraîner une partie du peuple des croyants qui lui est confié à s'égarer de la voie spirituelle d'amour proposée par le Christ. Heureusement pour l'Eglise Catholique romaine, il ne nous appartient pas de la juger, car toutes ces causes aggravantes risqueraient alors de peser lourd dans la balance. Mais s'il ne nous appartient pas de la juger, il importe que nous demeurions vigilants en conservant un minimum d'esprit critique. Cela est d'autant plus important qu'il y a de quoi s'inquiéter. En effet, si à défaut de citer les Saintes Ecritures avec intelligence, le Souverain Pontife décidait un jour de faire preuve de cohérence, qu'arriverait-il ? Si le Vatican, avec la bénédiction de son chef suprême, se permet de citer les Ecritures pour justifier la condamnation des relations homosexuelles, nous prépare-t-il aussi pour bientôt un document visant à éclairer les parlementaires catholiques afin qu'ils fassent pression sur leur gouvernement (l'Eglise semblant vouloir maintenant se constituer en groupe de pression) pour voter une loi rendant passible de la peine de mort toute femme et tout homme coupable d'adultère ? C'est pourtant ce que la parole de Dieu, interprétée sans intelligence, nous demande: "L'homme qui commet l'adultère avec la femme de son prochain devra mourir, lui et sa complice" (Lévitique XX, 10).



Le Souverain Pontife nous prépare-t-il également un document destiné à tous les restaurateurs catholiques leur interdisant, dans la même perspective, de servir de l'autruche dans leur restaurant tel que la parole de Dieu nous le commande: "Voici, parmi les oiseaux, ceux que vous tiendrez pour immondes; on n'en mangera pas, c'est chose immonde: le vautour-griffon, le gypaète, l'orfraie, le milan noir, les différentes espèces de corbeau, l'autruche... " (Lévitique XI, 13-16) à quoi il faudrait également ajouter les fruits de mer, le lièvre et le porc: "vous ne mangerez pas de leur chair et ne toucherez pas à leurs cadavres". Enfin, le Vatican va-t-il tirer de son chapeau à mauvaises surprises un document à l'intention de tous les industriels catholiques engagés dans le domaine du textile, afin de leur interdire de produire des vêtements où se trouvent des fibres de différentes sources conformément à la parole de Dieu: "Tu ne porteras pas sur toi un vêtement en deux espèces de tissu..." (Lévitique XIX, 19). C'est que les principaux textes de l'Ancien Testament généralement cités pour condamner l'homosexualité proviennent du livre du Lévitique d'où je viens de tirer également ces injonctions. Peut-être que le Vatican conviendra alors qu'il faut user d'une certaine prudence avant de brandir hardiment ces textes et préférera nous citer, toujours sans intelligence, c'est-à-dire sans souci de situer les propos de l'auteur dans leur contexte ou de comprendre le sens subtil des mots employés, un texte de saint Paul faisant référence à des relations sexuelles entre hommes tiré de son épître aux Romains I, 26-28, sachant pourtant, sans jamais le souligner de quelque manière que ce soit, que le Christ n'a pas une seule fois abordé la question.



Certes, saint Paul fait référence, dans ce texte, à des relations sexuelles entre hommes, mais en énumérant tout un catalogue de vices qu'il faut évidemment situer par rapport au contexte dans lequel se trouvaient ceux à qui il s'adressait, les mots employés pour désigner ces relations sexuelles entre hommes ne pouvant pas être bêtement considérés, sans nuance, comme désignant l'homosexualité au sens où il en est question lorsqu'il s'agit de parler d'union conjugale entre deux personnes du même sexe. En effet, rien ne nous autorise à y voir une condamnation sans équivoque de l'homosexualité telle qu'elle se définit aujourd'hui, à la fois comme homoérotisme certes, mais aussi comme homoaffectivité. Si rien ne nous y autorise, en toute sécurité de conscience, une analyse plus sérieuse des textes établissant au contraire des nuances telles que nous sommes contraints d'y voir la condamnation de toute autre chose, la prudence est évidemment de rigueur, une interprétation allant dans le sens d'une condamnation sans équivoque de l'homosexualité ayant des conséquences trop importantes pour qu'on agisse à la légère, ces conséquences s'opposant de manière grave au message d'amour du Christ. Si le Vatican prenait malgré tout le pari de citer sans intelligence ce texte de saint Paul ou tout autre texte du Nouveau Testament pouvant sembler, vaguement, lui donner raison et qu'il lui venait un jour à l'idée d'être cohérent avec sa méthode et de faire de même pour d'autres passages tirés des épîtres de l'Apôtre, nous pourrions bientôt voir arriver une directive très officielle et très solennelle du Vatican interdisant que les femmes ne parlent dans les assemblées de l'Eglise catholique romaine conformément à cette affirmation apparemment sans équivoque de saint Paul: "que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de prendre la parole; qu'elles se tiennent dans la soumission selon que la Loi même le dit. Si elles veulent s'instruire sur quelque point, qu'elles interrogent leur mari à la maison; car il est inconvenant pour une femme de parler dans une assemblée." (1 Corinthiens XIV, 33-35). Et puisque l'Eglise Catholique romaine se permet en outre de s'immiscer dans la sphère civile, à quand ce document sanctionné par le Saint Père demandant aux parlementaires catholiques du Québec de s'opposer vivement à ce que les femmes puissent prendre la parole à l'Assemblée Nationale, les Saintes Ecriture l'interdisant formellement. En effet, il y a aussi une nuance à apporter entre la sphère civile et le domaine religieux que le Vatican ne semble pas mettre en exergue face au problème du mariage, étant décidé d'interdire à tout prix toute reconnaissance de la légitimité d'une union amoureuse entre deux personnes du même sexe.



Enfin, je voudrais ajouter quelques mots à propos de cette affirmation monstrueuse du Vatican considérant l'homosexualité comme un "grave désordre moral". Faut-il en conclure que vivre l'amour dans le don de soi et dans l'accueil de l'autre est un "grave désordre moral" ? Faut-il également penser que le fait de se laisser conduire par l'Esprit, qui est seul à pouvoir inspirer l'amour dans le coeur des hommes, est un "grave désordre moral" ? N'y aurait-il pas plutôt danger de "grave désordre moral" lorsque deux êtres, ressentant l'un pour l'autre un amour sincère et profond, sont empêchés de le vivre de manière pleinement mature par une autorité religieuse qui les condamne à demeurer cachés ou à n'entretenir qu'une relation immature n'ayant pas la possibilité de vivre pleinement cet amour dans une expérience conjugale reconnue, les autorités civiles et l'opinion de la population s'étant conformés à l'autorité de leurs chefs spirituels ? Si l'Eglise Catholique romaine souhaite nous faire la leçon sur ce qu'est un "grave désordre moral", ne devrait-elle pas réfléchir sur ce que vit bon nombre de ses prêtres également empêchés de vivre une relation amoureuse mature, étant ainsi réduits à se contenter de relations immatures trouvant trop souvent un exutoire dans des pratiques cette fois vraiment répréhensibles qui, avouons-le, sont souvent très parlantes sur un plan symbolique quant à cette immaturité affective et sexuelle à laquelle ils sont condamnés. Je connais évidemment fort bien en ce domaine les belles paroles que l'Eglise Catholique romaine emploie pour justifier l'exigence de célibat imposé à ses prêtres. Je dis "belles paroles" car il peut sembler noble a priori de demander à un prêtre de renoncer à tout amour conjugal sur un plan humain pour s'offrir ainsi totalement à Dieu dans la célébration d'une Noce préfigurant celle qui prévaudra dans le Royaume des Cieux, le prêtre étant en outre ainsi entièrement disponible pour l'Eglise, son don à Dieu devenant un don aux hommes. Mais lorsque les "belles paroles" ne se concrétisent pas dans les faits concrets, continuer de les évoquer n'est-il pas faire preuve d'une grave hypocrisie, d'autant plus grave pour un chrétien qu'elle est en opposition flagrante avec l'enseignement du Christ: "La vérité vous affranchira".



Et puisqu'il est question d'hypocrisie, ne me parlez surtout pas de cette pastorale hypocrite de l'Eglise Catholique romaine qui prétend ne pas exclure les homosexuels ou les divorcés remariés de la communion de l'Eglise et les accueillir avec miséricorde, ceci étant toutefois assorti d'une condition discrète (en tout point comparable à ces clauses d'exclusion écrites en tout petit caractère sur les contrats d'assurance), à savoir qu'ils renoncent à ce qu'ils sont et acceptent de vivre sans relation amoureuse mature. Vous me direz peut-être: c'est aussi ce que l'on demande aux prêtres catholiques romains ? Pas étonnant dès lors que l'Eglise Catholique romaine soit confrontée à tous ces problèmes... Voudrait-elle répandre à la société tout entière ce qui fait aujourd'hui sa honte ? Peut-on par ailleurs évoquer sincèrement une tendance à l'infidélité ou à une vie sexuelle désordonnée qui caractériserait certains homosexuels, s'il faut en croire les propos de plusieurs catholiques bien pensants, sans souligner la grave responsabilité de l'Eglise Catholique romaine à cet égard, celle-ci favorisant sans aucun doute de telles dérives par ses discours d'exclusion et de dévalorisation ? Et je ne parle pas de ce désespoir allant trop souvent jusqu'au suicide vécu par tous ces jeunes qui, découvrant leur nature homosexuelle, croient désormais que leur vie ne peut être qu'un enfer d'exclusion et de solitude, n'ayant aucun modèle positif vers lequel se tourner. Et l'Eglise voudrait que la société, plus sensible qu'elle ne l'est aux exigences de l'amour, décide de renoncer à construire tout modèle positif de vie homosexuelle qui serait enfin valorisé par la communauté et qui contribuerait dès lors à rompre cette exclusion mortifère ? Quand cette Eglise qui fait honte au Christ et à tous les véritables chrétiens fera-t-elle enfin preuve d'intelligence, de cohérence et de sensibilité en ce qui touche cette délicate question de l'homosexualité ? Quand demandera-t-elle enfin pardon à tous ces homosexuels qu'elle aura traités de manière indigne, les détournant gravement du Seigneur alors que sa mission était de les en rapprocher ? L'abbé Robert Jolicoeur, que je félicitais récemment pour son attitude d'ouverture à ce propos, affirme qu'il faudra encore attendre. D'ici là, ne restons toutefois pas silencieux, nous serions alors complices d'un crime contre l'humanité. Ne restons pas silencieux car après que l'Eglise Catholique romaine aura enfin fait son mea culpa en ce domaine, il faudra encore qu'elle réfléchisse sur la pastorale des divorcés remariés, sur le problème de la contraception, sur celui du célibat imposé aux prêtres et sur bien d'autres sujets encore. Grâce à Dieu, il existe des groupes catholiques dissidents qui ont déjà pris leurs distances face à des positions inacceptables de l'Eglise Catholique romaine. Ceci étant, il ne reste plus qu'à prier afin que le Saint Père soit inspiré, sous la mouvance du Saint-Esprit, et qu'il prenne pleinement conscience du mal que le document publié récemment par le Vatican produit au sein du troupeau qui lui a été confié. Espérons que cette prise de conscience ne sera pas aussi longue que celle qui entraîna la réhabilitation de Galilée à laquelle, une fois de plus, l'abbé Robert Jolicoeur faisait fort justement allusion dans son entrevue. Je prie également pour que tous les catholiques, religieux et laïcs confondus, manifestent leur ferme opposition à tout discours contraire à l'enseignement d'amour du Christ, développant en eux la force de défendre l'amour, quoiqu'il puisse en coûter.





Dom Charles-Rafaël Payeur,


Evêque dans la communion des


Eglises Catholiques Apostoliques Nationales.




C. P. 1383, Sherbrooke, Qué., J1H 5L9, Canada


Tél.: (819) 569-1407; Fax: (819) 823-7074.

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