juil.
21

Pic Cassini

Le brouhaha du départ est joyeux. Chacun y va d'un peu de son vécu et de la dernière anecdote. Mais le sentier se redresse et l'horizon se réduit aux talons des chaussures de l'ami(e) devant soi.

Le silence se fait et l'on entend le souffle de son voisin, le caillou qui roule sous la semelle, le lézard qui glisse dans les feuilles séchées et le cri de l'oiseau que la cohorte dérange.

Ouf ! le raidillon est oublié car au loin, la mer brille sous le soleil et là-bas, tout en bas, le Pic Saint Loup est tout petit.

On se retourne et l'on cherche le nom du sommet vaincu d'une précédente balade : c'était quand déjà ?

Le vert des montagnes vire au bleu qui se confond au ciel, loin, très loin ...

Sur la crête, la marche est plus légère, on oublie pour quelques heures notre vie citadine dans le vent qui relève les multiples odeurs des plantes que l'on croise.

Plus tard, au bas de la descente, on se disperse dans les voitures en pensant à la douche réparatrice qui nous attend.

Et on rêve déjà de la prochaine balade : Salut ! Tu y seras dans quinze jours ?