Une belle après-midi ensoleillée nous a permis de découvrir le choeur d'hommes Saint-Ephraim.
La scène était disposée dans l'angle Nord-Est du cloitre (côté flèche en ruines) et les sièges disposés dans les deux allées.
Les chants religieux diversifiés étaient pour la plupart chantés en slavon, et cette langue donne une grande majesté aux chants, qui ne sont pas pour autant pesants.
Je recommande aux amateurs l'achat du CD "Byzantine spirit", en vente notamment à la boutique de Royaumont.
Vous y retrouverez tout à fait l'esprit du concert.
A titre de souvenir, vous trouverez également ci-dessous le clip video du "rappel" .
Pierre Clause

En 2002, alors qu'il effectue des recherches sur les origines et variantes des mélodies grecques-catholiques de Hongrie et des Carpathes, Tamás Bubnó tombe sur une partition inconnue : une liturgie de Saint Jean Chrysostome du prêtre-compositeur János Boksay. Tamás Bubnó est chanteur, chef de chœur, codirecteur de la Schola Cantorum Budapestiensis et directeur artistique du Festival International de Musique Sacrée Notre-Dame des Hongrois. Désireux de faire vivre l'œuvre qu'il a mise au jour, il réunit des amis choristes professionnels, membres des chœurs hongrois les plus prestigieux (Chœur National, Chœur de l'Armée, Chœur de la Radio...) et l'aventure commence. L'ensemble de 15 membres ainsi formé choisit comme patron le Syrien Saint Ephraïm (306-373), l'un des premiers grands poètes d'hymnes, celui qu'on appelait déjà de son vivant « la harpe du Saint-Esprit ». Le chœur est d'abord invité à participer aux services religieux grecs-catholiques, puis il donne ses premiers concerts, enregistre en 2005 la liturgie de Boksay, et enrichit vite son répertoire. Le choeur a aujourd'hui pour vocation principale d'interpréter les trésors de la musique sacrée européenne de rite bizantin au sens le plus riche du terme. À côté d'hymnes grecs byzantins du Moyen Âge, et de chants slaves-orthodoxes bien connus du XIXe siècle et du début du XXe (de Bortnianski, Rachmaninov, Tchesnokov...), il nous fait découvrir des chants liturgiques et paraliturgiques de Hongrie inconnus à ce jour en Europe Occidentale (chants du rite grec-catholique hongrois ; unique morceau que Liszt ait composé en slavon...), ainsi que des œuvres de compositeurs contemporains slaves ou hongrois : il crée notamment le chant bouleversant composé sur le psaume 137 par le jeune pétersbourgeois Ekimov. Le choeur enregistre en 2006 son deuxième disque : Byzantine Spirit. La même année, il est le premier chœur non slave à remporter le premier prix (catégorie choeur de chambre professionnel) au Festival et Concours International de Musique Sacrée Orthodoxe (Hajnówka). Le Chœur d'hommes Saint-Ephraïm intègre parfois à ses concerts des chants appartenant à d'autres traditions religieuses (chants grégoriens, chants protestants, gospels...), ou des chants profanes. Son interprétation de Liszt et de Bartók est unanimement saluée au Festival de Schleswig-Holstein (Allemagne) 2007. Après s'être déjà produit en Russie, Serbie, Slovaquie, Pologne, Italie et Allemagne, le chœur vient donner ses premiers concerts en France.

Derniers commentaires