Puisqu'Eric a dégainé le premier, je vous offre une alternative de lecture (ou un complément).
Voici le nouvel ouvrage de Gary Hamel, gourou du management et professeur à Harvard.
Gary Hamel, extrait de la préface.
« Le management est dépassé. C'est une technologie qui a largement cessé d'évoluer, et ce n'est pas bon. Pourquoi ? Parce que le management – la capacité de rassembler les ressources, d'élaborer des plans, de programmer les tâches et de galvaniser les efforts – est vital à l'accomplissement du dessein humain. Quand il est moins efficace qu'il pourrait ou devrait l'être, nous en payons tous le prix. [...]
Si les pages qui suivent comportent de nombreux exemples et anecdotes, ce livre n'est pas une compilation des meilleures pratiques. Ce n'est ni une succession d'exhortations, ni une Bible. En matière d'avenir du management, il vaut mieux être pionnier que suiveur. Je vous propose un guide pour inventer aujourd'hui les meilleures pratiques de management de demain. [...]
Ce livre s'adresse donc aux rêveurs et aux acteurs. Il s'adresse à tous ceux que paralyse la bureaucratie, qui craignent que le "système" n'étouffe l'innovation, qui croient secrètement que le goulet d'étranglement est en haut de la bouteille, qui se demandent pourquoi la vie en entreprise devrait nécessairement être démoralisante, qui sont convaincus que les salariés sont vraiment assez intelligents pour se manager tout seuls, qui savent que le "management", tel qu'on le pratique aujourd'hui, fait obstacle à la réussite et qui ont envie de faire en sorte que cela change. »
L'iinovation managériale est en marche et balaiera tous les dogmes en vigueur.
A nous d'en être acteur plutôt que de le subir...quelque soit notre niveau hiérarchique.
Ce livre est un appel à la révolte des schémas bien pensants vendus par les écoles de commerce (dont il fait partie), qui dépasse l'amorce créée par l'ouvrage de H. Mintzberg : "Des managers, des vrais ! Pas des MBA".
La Fin du management : Inventer les règles de demain
Gary Hamel (Livre)3 commentaires
- Divergence par altimetreur il y a 6 mois
-
Liens complémentaires
par altimetreur il y a 6 mois
- Citation par Lodicee il y a 6 mois
Voilà, j'ai attaqué l'ouvrage.
Premiers extraits - Chaque mot est manifestement percutant ... :
Toyota a vu dans sa main d'oeuvre le génie necessaire pour une amélioration opérationnelle incessante à un rythme accéléré. Par contraste, les constructeurs américains avaient tendance à faire peu de cas des contributions que pouvaient apporter les ouvriers ; ils comptaient sur des experts de l'état major pour améliorer la qualité et la productivité.
.../...
Les constructeurs américains ont payé très cher un système de management sclérosé, marqué par le féodalisme intellectuel.
.../...
Je ne veux pas dire par là que l'obéissance ne vaut litteralement rien. Une entreprise ou personne n'appliquerait aucune règle sombrerait vite dans l'anarchie. Ce que je veux dire, c'est que les salariés qui se contentent d'appliquer les règlements ne valent pas un kopeck en termes de création d'avantage concurrentiel.
La méditation est ouverte. Et je n'en suis qu'à la page 62 sur 236 ...
- sur le blog de B. Duperrin, avec des commentaires sur les principes édictés par G. Hamel
- sur 12Manage pour le travail de fond déjà effectué par G. Hamel à propos de "l'intention stratégique"
Je ne résiste pas et vous glisse quelques phrases que j'ai moi aussi relevés :
Si certains [individus] ne semblent pas créatifs dans leur travail, c'est qu'ils manquent non d'imagination mais d'occasions. (p.47)
L'avenir a la manie de transformer en imbéciles ceux qui s'accrochent aux vieilles certitudes. (p.119)
Comme l'exactitude et l'invariabilité perdent rapidement leur capacité de générer des rendements supérieurs à la moyenne, les entreprises vont devoir apprendre à aimer l'irrégulier.
Occasions, Incertitudes et Irrégularité, voilà les voies du management du futur.



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