Deux formations BP JEPS doivent bientôt être mises en place sur Limoges.
L'une assurée par le CREPS de Limoges, avec Mr Jean-Paul BOUZONIE et Christophe SOULLIER. Le thème développera la notion de travail en équipe (interdisciplinaire) dans la réussite des projets d'animation sociale. Le coeur de formation sera en partie orientée sur les personnes âgées, même si l'architecture du BP ne permet pas de cibler un seul public. C'est la garantie d'une formation homogène, inscirvant l'animation en gérontologie dans une pratique d'animation générale, mais avec ses propres spécifités. Pas de sectarisme, mais de l'ouverture et de la reconnaissance des compétences de chacun, ce qui est bien le moins dans un cadre de formation "animation sociale "prônant le "travailler ensemble"... 2AG87 est partenaire de cette formation, le GAG a été sollicité aussi au niveau national par notre biais en tant que relais local. Le principe de participation des stagiaires au prochain Congrés à PAris en novembre est à l'étude aussi.
Une autre formation sera proposée par le CAC de Panazol, qui a déjà proposé un BP JEPS l'année dernière avec les CEMEA, plus axé sur la problèmatique des Centres Sociaux. Là aussi, un contact est pris avec notre association pour sensibliser les stagiaires à l'animation en gérontologie. Nous vous donnerons dans les prochains jours plus d'informations sur les modalités d'inscription, les tarifs et les dates des épreuves de sélection qui vont bientôt arriver...
Des dossiers d'habilitation pour ces deux formations doivent être examinés prochainement par Jeunesse et Sports.
Pour plus d'informations, contactez directement le DDRJS, le CREPS ou le CAC de Panazol en atendant que nous synthétisions les informations.
David
2 commentaires
Il était temps !
Jusque là j'avais l'impression que l'animation auprès des personnes âgées, dépendantes ou non, en institution ou non, pouvait se faire par n'importe qui et sans diplôme spécifique.
Au vu des formations BPJEPS animation sociale proposées : IESF (privée), UFCV (Association), CEMEA avec le CAC Panazol (sans spécifique personnes âgées).
En 2006 et 2007 l'IESF et l'UFCV ont dû repousser à plusieurs reprises leur formation faute de participant.
Il faut dire que la formation coûte entre 4000 et 5000 euros et que peu d'établissements ont le budget pour développer ou même maintenir le secteur de l'animation sociale. Ce sont des choix d'orientation qui dépendent du bon vouloir du Conseil Général et de la DDASS.
Malheureusement les personnes susceptibles de suivre cette formation sont le plus souvent des personnes en emploi aidé (CAE) et donc en emploi à durée déterminée... CQFD.
Cette politique actuelle est due en partie au vieillissement de la population hébergée (girage moyen pondéré) et au budget alloué par le département, qui encourage plus le développement des soins et laisse sur le bord de la route l'animation sociale, qui pourtant a son importance dans le bien être général d'une personne.
De plus, il s'agit d'un public fragile. Il me paraît donc normal qu'un minimum de connaissance et de formation spécifique puisse être disponible pour une professionnalisation de l'animation.
Le BPJEPS, le DE et le DES ont été créés pour ça !
Pourquoi est-ce si difficile d'y avoir accès ?
A bon entendeur, salut à tous les animateurs.
Christophe.
Salut Christophe,
Ton analyse de la situation en Haute-Vienne est intéressante. Il est certain que la formation des animateurs en gérontologie était et reste une question sensible... En effet, le DEFA a longtemps constitué un accès en fonction publique hospitalière qui avait ses qualités (conception de projets et du projet d'animation, capacité à coordonner et à gérer un service ou une équipe par exemple), mais aussi beaucoup de limites : pas d'approches théoriques du public, aucune référence à l'historiques et aux enjeux de la vie en institution ou des politiques et des enjeux gérontologiques... Sans parler de la reconnaissance du diplôme et du profesionnel dasn tous les sens du terme.
Le BP est une avancée majeure pour notre secteur, mais comme tu le soulignes la place de la géronto dans les premiers contenus développés n'a pas été à la hauteur de ce que nous devons exiger. Une des avancées majeures de notre association (qui est portée par la vague de reconnaissance du GAG au niveau de Jeunesse et sports, reconnaissons-le) est qu'aujourd'hui nous commençons à travailler avc les organismes de formations pour travailler sur les contenus pédagogiques ! La réflexion menée avec le CREPS est déjà très intéressante (première formation BP avec un réel coeur de cible "géronto", sans exclusive pour autant comme le demande les textes réglementaires) et des contacts avancées sont pris avec le formateur du CAC de Panazol pour ce qui concerne la "seconde promotion" (plusieurs collègues d'ailleurs suivront l'une ou l'autre de ces formations).
La formation est donc un point important et nous avons bon espoir que peu à peu les contenus parviennent à rejoindre les attentes (fortes) des animateurs entrant en formation.
N'oublions pas non plus que le DE n'est pas encore réellement en route et qu'il constitue aussi un axe important : le niveau BP doit pemettre un travail avec des cadres DE, car la formation BP sera souvent trop juste pour assumer sur le terrain les contraintes liées à la coordination, la mise en oeuvre des actions et l'évolution de concepts développés. C'est donc toute une filière qu'il faut défendre et nous rejoingons là l'aspect politique de ton analyse.
En effet, le Conseil Général et la DDASS, les organismes de Tutelle, doivent être mieux sensibiliser pour comprendre l'importance et la spécificité des animateurs. Ils doivent aussi se positionner par rapport aux préconisation du rapport Hervy quant au financement des postes d'animation. Effectivement, le nombre dposte d'animateurs titulaires augmente (des chiffres concrets lundi prochain sur le site), mais il y a encore trop de précarité dans notre secteur et un niveau de formation trop bas. Mais il sagit surtout de travailler avec les directeurs sur nos positionnements et la compréhension des enjeux qui sous-tendent nos actions et nos réflexions. L'animation n'est pas un concept pré-mâché qui induit des réponses toutes faites. Au contraire, il s'agit d'établir sans cesse des diagnostics sur les envies et les désirs des résidants et d'organiser au mieux les moyens dont on dispose pour y répondre afin de maintenir à tout prix des liens sociaux, une reconnaissance individuelle et la liberté de mener une vie sociale choisie et assumée. Nous versons dans l'utopie à une époque où le pragmatisme est roi. Mais la vie peut-elle s'accomoder d'un chemin tracé par d'autres et pas par soi-même ?
à bientôt Christophe !
David


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