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Live Etienne Daho Théâtre Municipal Anzin 16 mai 2008

"Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous", déclame avec pudeur Etienne Daho dans ce qu'il considère comme sa chanson préférée (également une des miennes), 'Ouverture'.


Suivant la carrière du dandy pop rennais depuis le début des années 90, je ne l'avais pourtant jamais vu sur scène jusqu'alors. La faute au hasard? Non, plutôt des rendez-vous manqués sur ses précédentes tournées.


Rendez-vous avait donc été pris depuis longue date pour son concert au Théâtre Municipal d'Anzin à côté de Valenciennes le 16 mai 2008.


Très attendu (il faut se rappeler que la date d'Anzin avait été l'une des premières de la tournée à être annoncée), Daho entre en matière avec l'apothéose finale du titre éponyme de son dernier disque, L'invitation, primé aux dernières Victoires de la Musique.


Dans la première partie du spectacle, Daho donne la part belle à ses nouvelles chansons, remarquablement accompagné par un trio à cordes, donnant une grâce perceptible à l'ensemble. Le public n'est pas en reste puisque sur 'Rendez-vous à Vedra', bon nombre de spectateurs se massent devant la scène, provoquant ainsi l'étonnement des musiciens.


Daho se montre bavard, se livrant à quelques anecdotes à propos de sa rencontre avec Marianne Faithfull (bien lui en a pris d'avoir gardé pour son propre répertoire le titre 'L'adorer') ou encore au sujet de l'écriture de ses morceaux les plus fameux, notamment 'Des heures hindoues' ou encore le sublime 'Sur mon cou', poème de Jean Genet mis en musique et sur lequel l'émotion atteint son paroxysme.


Incontestablement, les tubes de l'album Paris Ailleurs ('Des attractions désastre', 'Saudade' et 'Comme un igloo') remportent le plus l'adhésion du public, de même que l'excellente version remaniée de 'Epaule Tattoo'.


Après avoir interprété à nouveau 'L'invitation' (dans son intégralité cette fois), Daho, très touché par l'accueil du public, quitte la scène....pour mieux revenir, porté par les spectacteurs, scandant à nouveau le refrain de 'Comme un igloo', repris par les musiciens.


Parmi les rappels, l'envoûtant 'Ouverture', l'inattendu 'Promesses', l'impeccable reprise de Piaf, 'Mon manège à moi', une version a cappella avec le public de 'Week-end à Rome' et 'Cap Falcon' qui conclut en beauté une prestation euphorisante de deux heures.


La communion de Daho avec son public a une nouvelle fois fait mouche. A titre personnel, ce premier concert de Daho restera un souvenir précieux et magique. A tel point que je serai à nouveau à l'Olympia en juin prochain pour y entendre notamment dans ce lieu mythique 'Boulevard des Capucines'. Forcément, quand on y a pris goût, difficile alors d'espacer les rendez-vous.


1 commentaire

Concert magique...

  • Par Zegnou le 19/05/08 - 15:54

Effectivement, j'ai moi aussi eu la chance d'assister à ce concert magique, dont je garderai un merveilleux souvenir (presque aussi éblouissant que pour le 'réévolution tour'). Dommage que l'acoustique de la salle ne soit pas à la hauteur (surtout du balcon, la voix d'Etienne était très souvent couverte par les cordes).

Petite remarque : lors du rappel, le refrain repris pas les spectateurs n'était pas celui de 'Saudade' mais bien celui de 'Comme un igloo' ("Je sais je sais où l'amour se love en toi l'amour se love...").


Longue vie à toi et à ton oeuvre, Etienne !