live (14)

Les fans des Clash devront économiser en vue du 6 octobre, date à laquelle paraîtront un album live, suivi d'un DVD, toujours live et tout plein de raretés. Le premier contiendra 15 morceaux de leur concert donné en première partie des Who, au Shea Stadium en 1982, tandis que le second, The Clash Live - Revolution Rock, compilera les extraits d'une vingtaine de performances live effectuées tout au long de leur carrière. Réalisé par Don Letts, collaborateur fidèle, le DVD comptera sept prestations jamais éditées.


Notez par ailleurs qu'un ouvrage, The Clash By The Clash, devrait suivre cette rétrospective, où se succèderont de longues interviews de Joe Strummer, Mick Jones, Paul Simonon et Topper Headon. Mais toujours aucune date de sortie annoncée.


Source: Les Inrocks


Début : 15/09/08 - 20:00
Fin : 15/09/08 - 21:00

juil.
24

The Subways

Voici le tournée Française du groupe qui vient de sortir leur deuxième album le 30/06/2008 "All or nothing".


18/10 - Le Grand Mix, Tourcoing

20/10 - BT59, Bordeaux

21/10 - Le Phare, Toulouse

23/10 - Le Rockstore, Montpellier

24/10 - Le Cabaret Aléatoire, Marseille

28/10 - La Laiterie, Strasbourg

29/10 - Elysée Montmartre, Paris

31/10 - La Cartonnerie, Reims

J'ai découvert Radiohead avec leur second disque The Bends au beau milieu des années 90 en pleine explosion brit pop où se côtoyaient en haut des classements Oasis, Blur ou encore Pulp. D'emblée, la singularité de la voix de Thom Yorke couplée à une efficacité mélodique n'ayant rien à envier au meilleur des Beatles ou des Smiths m'interpellèrent.


Confirmation de mon enthousiasme pour le quintette d'Oxford à l'été 97 avec la sortie d'OK Computer, chef d'œuvre psychédélique absolu, aux ambiances planantes et mélancoliques et dont chaque écoute permet encore à ce jour de nouvelles découvertes sonores.


C'est donc avec un engouement certain que j'attendais de voir Radiohead en concert, tant la qualité de leurs prestations scéniques n'est plus à démontrer. Je fus donc extrêmement ravi à l'hiver dernier d'apprendre leur passage sur la Grand Place d'Arras dans le cadre du Main Square Festival dont la richesse de la programmation ne cesse de croître au fil des éditions (2004 : Placebo, 2006 : Depeche Mode et Muse, 2007 : Indochine et AIR).

06 juillet 2008. Jour du concert de Radiohead. Près de 30 000 personnes réunies sur la Grand Place. En toile de fond, une architecture regorgeant d'histoire. Cadre idyllique pour un premier rendez-vous scénique avec le groupe anglais.


En guise de hors d'œuvre, les New-Yorkais de Vampire Weekend, les Anglais de The Wombats, le duo franco-finnois The Do et les Islandais de Sigur Ros. Plateau international et éclectique pour un festival dont la réputation dépasse désormais les frontières, à en juger la présence dans la foule de spectateurs venant des quatre coins d'Europe.


Parmi les invités de Radiohead, incontestablement, la prestation de Sigur Ros ne laissa personne indifférent. Le groupe islandais dont la langue musicale relève de l'imaginaire, empruntant ici et là à plusieurs dialectes, livra un spectacle original et hypnotique. De longues plages mélancoliques, s'étirant parfois sur plus d'une dizaine de minutes, où se côtoient tantôt des instruments à cordes, tantôt des instruments à vent, portées par la voix cristalline du chanteur Jon Por Birgisson. Une excellente entrée en matière avant le spectacle de Radiohead.


Radiohead avait promis à France Leduc, productrice du festival, un concert complet d'une durée de deux heures. Le groupe tint parole.

Très applaudi lors de son entrée en scène peu après 22 heures, le groupe phare de ces dernières années donne la part belle à son dernier opus, In Rainbows, qui marque un retour aux guitares, entrecoupées de boucles électroniques qui ont façonné le style Radiohead depuis l'ovni Kid A sorti en 2000.


Bien entendu, l'incontournable OK Computer n'est pas oublié avec pas moins de cinq extraits ('Airbag', 'Climbing Up The Walls', 'No Surprises', 'Exit Music' et durant le premier rappel, le déjanté 'Paranoïd Android').


Les moins connaisseurs auraient certainement aimé entendre du même album les titres emblématiques 'Karma Police' ou 'Lucky' mais force est de constater une nouvelle fois que le groupe d'Oxford (qui rechigne à jouer sur scène son premier tube, 'Creep') a un répertoire dense et varié, tantôt interprété au piano ('Pyramid Song'), tantôt à la guitare folk ('Faust Arp'), parfois dans un déluge de guitares enivrantes ('There There').


Les rappels furent à la hauteur de la réputation de Radiohead. Avec notamment un extrait interprété seul au piano par Thom Yorke de son disque solo The Eraser ('Cymbal Rush') ou encore l'entêtant 'Idioteque' porté par un éclairage de lumières des plus brillants et sophistiqués.


Lors du deuxième rappel, les cinq musiciens interprètent un nouveau titre de In Rainbows ('House Of Cards'), le très électro 'The National Anthem' avant de conclure sur le très mélodieux 'Street Spirit', extrait de l'album The Bends qui me fit découvrir Radiohead.


Même si le groupe paraissait fatigué par moments (il jouait la veille au festival belge de Werchter) et peu loquace comme à son habitude, la déception vient ce soir-là du public, rigide et parfois peu respectueux (des injures profanées lors des premières mesures du titre 'Exit Music' sur lequel pourtant, d'ordinaire l'émotion atteint son paroxysme et qui eurent le don d'agacer Thom Yorke).


Alors que ce même public avait si bien rendu grâce à la Grand Place d'Arras lors des précédentes éditions du Main Square Festival en ne laissant personne indifférent. Pas même Brian Molko de Placebo, ni même Dave Gahan de Depeche Mode, pour ne citer que deux exemples fameux.


Pour ma part, idéalement placé dans les premiers rangs face à la scène, ce premier concert de Radiohead apporta la magie attendue, tant le spectacle proposé, aussi bien visuel que musical, côtoya la perfection. N'est-ce pas là la marque des grands groupes?


Set-List Radiohead :


01. 15 Step

02. Airbag

03. There There

04. All I Need

05. Where I End And You Begin

06. A Wolf At The Door

07. Nude

08. Pyramid Song

09. Weird Fishes / Arpeggi

10. Climbing Up The Walls

11. The Gloaming

12. Faust Arp

13. No Surprises

14. Jigsaw Falling Into Place

15. Reckoner

16. Exit Music

17. Bodysnatchers


Encore 1:


18. Cymbal Rush

19. Videotape

20. Paranoïd Android

21. Dollars And Cents

22. Idioteque


Encore 2:


23. House of cards

24. The National Anthem

25. Street Spirit



Crédit Texte: Olivier Parenty

Crédit Photo: La Voix Du Nord


juin
26

Julien Dore : Ersatz

  • Par fldub le 26/06/08 - 20:10

Le phénomène Dore sort enfin son premier album après la réussite du single issu de la célèbre émission de M6, j'entends par là "Lolita" et La Nouvelle Star.


On pourrait louanger le feu follet, capable de faire des reprises assez originales et talentueuses dans certains cas. A contrario, on peut tirer aveuglement sur ce produit capitaliste etc...


Bref, soyons honnête et une fois de plus écoutons un album avant de le critiquer...


Julien Dore a souvent démontré son énergie, son punch et sa provoc', or surprise son premier album Ersatz est plutôt calme et posé, écrit peut-on dire. Malgré le séduisant single "les limites".


Ce jeune homme aime la musique, on n'en doute pas et ses références sont multiples, cela se ressent dans bon nombre de chansons. Si tout au long de l'émission, il a enchaîné les reprises, une fois devant la feuille blanche sait-il composé ?


Et bien Julien Dore est honnête, en effet, tout est dans le titre ersatz, c'est-à-dire pour les non-germaniques, produit de remplacement. La déception générale provient du fait que la plupart des titres font penser à une référence et c'est bien dommage. Certes, les références sont de bons goûts Arno pour "j'aime pas", Voulzy avec "Figues imposées" ou Leonard Cohen "Pudding Morphina".


Sans surprise, il y a de la provoc', une tentative avec "Bouche-pute", un texte provoc' sur une mélodie calme et au final quelque chose de très convenu, tout comme "j'aime pas". On retrouve également cette envie dans le très réussi et très Katerinesque "Dans tes rêves" mais tout cela a un goût d'inachevé.


Au final, on regrette l'absence de créativité. Le tout est de savoir si cela provient de la maison de disque qui a bridé l'artiste, ou au contraire par manque de motivation de la maison de disque d'accompagner et de pousser la jeune pousse.


PS : Une bonne note pour le titre en duo avec Arno qui pousse à croire que Julien Dore est très bon pour accompagner ses idoles ou pour reprendre ses pairs mais que seul il est bien tristounet.

Ersatz - Edition collector (1 CD + 1 DVD)

Julien Dore (Musique)
Bon

En ce moment, de nombreux groupes débarquent avec un rock teinté d'électro. Parmi eux arrive un duo intéressant dénommé The Ting Tings. Nettement moins branché que les MGMT, ce duo parvient sur les dix titres à faire mouche.


Chaque morceau sent le dance-floor et l'efficacité avec une frénésie diablement percutante. La voix de la chanteuse répond souvent à un gimmick rock dans une étreinte mélangeant une voix proche de Blondie ou Dresden Dolls avec un son proche de Justice. C'est un mélange de genre à la Gorillaz qui donne de bonnes compositions. L'excellent "Shut Up and Let Me Go" ou "That's Not My Name" sont des tubes en puissance.


On danse, dodeline de la tête sans s'ennuyer et l'ensemble de l'album passe sans ennuie, ni moment pesant. Pour un premier album, c'est une chose rare d'avoir réussi dix titres égaux, et qui ne se copient pas les uns aux autres.


Pour ceux qui aiment les cocktails dansant entre le rock et l'électro proche des The Rapture, cet album est pour vous.

We Started Nothing

The Ting Tings (Musique)
Excellent
Début : 02/06/08 - 20:00
Fin : 02/06/08 - 21:00

"Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous", déclame avec pudeur Etienne Daho dans ce qu'il considère comme sa chanson préférée (également une des miennes), 'Ouverture'.


Suivant la carrière du dandy pop rennais depuis le début des années 90, je ne l'avais pourtant jamais vu sur scène jusqu'alors. La faute au hasard? Non, plutôt des rendez-vous manqués sur ses précédentes tournées.


Rendez-vous avait donc été pris depuis longue date pour son concert au Théâtre Municipal d'Anzin à côté de Valenciennes le 16 mai 2008.


Très attendu (il faut se rappeler que la date d'Anzin avait été l'une des premières de la tournée à être annoncée), Daho entre en matière avec l'apothéose finale du titre éponyme de son dernier disque, L'invitation, primé aux dernières Victoires de la Musique.


Dans la première partie du spectacle, Daho donne la part belle à ses nouvelles chansons, remarquablement accompagné par un trio à cordes, donnant une grâce perceptible à l'ensemble. Le public n'est pas en reste puisque sur 'Rendez-vous à Vedra', bon nombre de spectateurs se massent devant la scène, provoquant ainsi l'étonnement des musiciens.


Daho se montre bavard, se livrant à quelques anecdotes à propos de sa rencontre avec Marianne Faithfull (bien lui en a pris d'avoir gardé pour son propre répertoire le titre 'L'adorer') ou encore au sujet de l'écriture de ses morceaux les plus fameux, notamment 'Des heures hindoues' ou encore le sublime 'Sur mon cou', poème de Jean Genet mis en musique et sur lequel l'émotion atteint son paroxysme.


Incontestablement, les tubes de l'album Paris Ailleurs ('Des attractions désastre', 'Saudade' et 'Comme un igloo') remportent le plus l'adhésion du public, de même que l'excellente version remaniée de 'Epaule Tattoo'.


Après avoir interprété à nouveau 'L'invitation' (dans son intégralité cette fois), Daho, très touché par l'accueil du public, quitte la scène....pour mieux revenir, porté par les spectacteurs, scandant à nouveau le refrain de 'Comme un igloo', repris par les musiciens.


Parmi les rappels, l'envoûtant 'Ouverture', l'inattendu 'Promesses', l'impeccable reprise de Piaf, 'Mon manège à moi', une version a cappella avec le public de 'Week-end à Rome' et 'Cap Falcon' qui conclut en beauté une prestation euphorisante de deux heures.


La communion de Daho avec son public a une nouvelle fois fait mouche. A titre personnel, ce premier concert de Daho restera un souvenir précieux et magique. A tel point que je serai à nouveau à l'Olympia en juin prochain pour y entendre notamment dans ce lieu mythique 'Boulevard des Capucines'. Forcément, quand on y a pris goût, difficile alors d'espacer les rendez-vous.


Quelques belles oranges dans la vie de néo-taulard Pete Doherty : un DVD et CD live vient d'être annoncés pour début juin.


Intitulé Oh What a Lovely Tour, Réalisé par Georgio Testi, déjà notamment responsable de belles vidéos pour The Good, The Bad & The Queen, le DVD documente la dernière partie de la tournée des stades britanniques des Babyshambles, et notamment leur concert dans l'énorme SECC de Glasgow. Il comprendra, outre 20 morceaux live, quelques vidéos du groupe -The Blinding, Delivery, You Talk et Love You But You're Green.


"Je l'ai déjà vu dix fois et il déchire" a expliqué le bassiste du groupe, Drew McConnell, au NME. "C'est génial d'avoir documenté ce concert, de pouvoir montrer à mes petits-enfants que je n'ai pas toujours été ennuyeux."


Source: Les Inrocks

Entre Alain Bashung et l'Aéronef, c'est une histoire d'amour qui dure depuis près de vingt ans (depuis 1989 plus précisément et l'ouverture de la salle lilloise).


En effet, à chaque nouvelle tournée, le chanteur alsacien a pris l'habitude d'y rôder son spectacle. Il n'a pas dérogé à la tradition en faisant salle comble à l'Aéronef le samedi 05 avril dernier pour présenter en avant première son nouveau disque, Bleu Pétrole.

Première partie: Chloé Mons, l'épouse de Monsieur Bashung. Une prestation avec pour uniques instruments, la voix et un ukulélé électrique.


Place ensuite à Bashung et ses musiciens, très attendus, comme en témoigne l'affluence à l'Aéronef ce soir-là.


Orné d'un chapeau, de son fidèle harmonica et de sa guitare folk, Bashung entame les premières mesures de 'Comme Un Lego', titre fort du dernier album, concocté par Gérard Manset et qui s'étire sur une dizaine de minutes.


On disait Bashung affaibli, il n'en est rien. Alternant tour à tour nouveautés et morceaux de choix de son répertoire (comme les enjoués 'Volontaire' et 'What's In A Bird' et les désormais incontournables 'Osez Joséphine' et 'Ma petite entreprise'), Bashung fort bien accompagné déploie tout son savoir-faire avec une énergie d'une rare densité, atteignant son paroxysme sur les pièces de son chef d'oeuvre Fantaisie Militaire ('La nuit je mens' bien entendu, sans oublier 'Samuel Hall' et le poignant titre éponyme, dans un déluge de guitares incisives).


Bashung n'est pas des plus bavards mais il sait communiquer une émotion indescriptible, comme sur 'Madame Rêve', premier rappel durant laquelle toute la salle de l'Aéronef retient son souffle.


Il se livre même à un duo en anglais avec son épouse avant d'entonner les premiers couplets de son titre phare, 'Vertige de l'amour' qui malgré le temps qui passe, n'a pris aucune ride.


Une fois 'Malaxe' achevé, Bashung quitte à nouveau la scène. Les lumières ne se rallument pas et c'est avec un plaisir certain que les spectateurs accueillent Bashung, seul avec sa guitare, pour à nouveau un titre de Fantaisie Militaire ('Angora') ainsi qu'en guise de conclusion ultime, une reprise des Moody Blues ('Night In White Satin').


"I Love You", déclame Bashung avec pudeur. Une déclaration d'amour partagée avec un public fidèle et qui aura pris toute sa dimension durant une prestation de deux heures des plus rock et des plus intenses.


On en redemande...


Set-list:


1- Comme un lego

2- Je t'ai manqué

3- Hier à Sousse

4- Volontaire

5- Samuel Hall

6- Vénus

7- L'irréel

8- La nuit je mens

9- Je tuerai la pianiste

10- What's in a bird

11- Légère éclaircie

12- Ma petite entreprise

13- A perte de vue

14- Happe

15- J'passe pour une caravane

16- Résidents de la République

17- Osez Joséphine

18- River deep, mountain high

19- Fantaisie militaire


Rappel 1:


20- Madame rêve

21- Sur un trapèze

22- To Bill [Calamity Jane] (avec Chloé Mons)

23- Vertige de l'amour


Rappel 2:


25- Angora

26- Nights in white satin

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