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nov.
23

Live Girls In Hawaii L'Aéronef Lille 18 novembre 2008

  • Par olipunker le 23/11/08 - 14:58
  • Dernier commentaire ajouté il y a 9 jours

Voir les Girls In Hawaii sur scène est toujours l'assurance de passer un excellent moment, entre rock percutant et mélodique. Ce fut une nouvelle fois le cas le 18 novembre dernier à l'Aéronef à Lille.

Première partie, Austin Lace. Entre morceaux entraînants et harmonies pop sophistiquées, bien que par moments répétitives, le groupe belge s'octroie avec les honneurs les applaudissements du public, ponctuant son set par un titre à point nommé, 'Say Goodbye'.


Après quelques réglages techniques, les six membres de Girls In Hawaii arrivent sur la scène de l'Aéronef, une salle qu'ils avouent bien connaître pour y avoir vécu en tant que spectateurs des concerts mémorables (celui de leurs compatriotes dEUS et de Soulwax il y a quelques années).


Fort de deux albums majestueux à son actif (From Here To There et le tout récent Plan Your Escape), les Girls In Hawaii déploient pendant la première partie du concert tout leur savoir-faire mélodique, entre harmonies empruntées aux Beach Boys ('Sun Of The Sons') et morceaux plus enlevés ('Bored' ou 'Bees & Butterflies').


Les écrans de télévision, déjà présents lors de la précédente tournée, projettent de mini-films, mettant en scène les membres du groupe, avec pour décor, les longues étendues de verdure du 'plat pays', si chères à leur coeur.


La fin de la première partie du set est d'une intensité remarquable, avec les pièces 'Fields Of Gold' qui se conclut dans un déluge sonore très noisy et le on ne peut plus attendu 'Flavor' qui tient toutes ses promesses.


Les rappels dévoilent une autre facette du groupe, plus acoustique, plus intimiste, avec l'utilisation d'autres instruments, plus traditionnels, comme l'accordéon, le vibraphone ou la contrebasse. Une nouvelle fois, pour notre plus grand bonheur.


L'émotion atteint son paroxysme sur l'ultime morceau joué, 'Organeum' issu du premier album, dont l'interprétation mise à nu achève de convaincre les spectateurs. Qui a dit que Belgique ne pouvait pas rimer avec rock?


Crédit Photo: La Voix du Nord

Une chose est sûre, Sébastien Tellier ne peut laisser indifférent. Les spectateurs présents à l'Aéronef le 06 novembre dernier peuvent en témoigner. Compte-rendu d'une soirée festive, entre contrées pop et humoristiques.

Place tout d'abord à Katrine Ottosen. Jonglant entre deux synthétiseurs, l'artiste danoise propose une électro pop minimaliste qui n'est pas sans rappeler par moments Björk ou Feist- du moins vocalement. A noter une reprise plutôt réussie de 'Toxic' de Britney Spears.


Représentant la France avec son titre 'Divine' au dernier Eurovision, le personnage de Sébastien Tellier séduit ou agace. Durant la première partie du show, Sébastien Tellier donne la part belle à son dernier opus en date, Sexuality, produit par l'un des Daft Punk et dont la tonalité électro pop nous replonge avec bonheur dans les ambiances festives des années 80. Toutefois, l'artiste parisien sait aussi alterner les moments plus électriques, paré de sa Gibson Explorer, se perdant parfois dans des larsens euphorisants.


Pour ma part, impossible de rester statique, devant une telle invitation à la fête. N'en déplaise à ses détracteurs, Sébastien Tellier assume parfaitement son rôle de chanteur de charme (comme en témoigne sa reprise de 'La Dolce Vita" de Christophe) , le tout avec un humour décalé et sans complexe aucun. Néanmoins, celui qui fit notamment les premières parties du duo versaillais AIR s'avère être également un compositeur d'exception; preuve en est avec la désormais célèbre 'Ritournelle' ou encore l'hymne pacifiste 'L'amour et la violence', interprétés au piano.


Après s'être essayé à la batterie, Sébastien Tellier ponctue son spectacle dans un déluge de fous rires par une version plus acoustique de son single 'Divine'. Divinement gracieux et exquis.

Une soirée acoustique avec Suzanne Vega. Rendez-vous était pris avec l'artiste new-yorkaise ce samedi 25 octobre à l'Aéronef, dans une configuration avec places assises inédite pour la salle lilloise.

Cantonnée à ce titre par le grand public, Suzanne Vega n'est pas que l'unique interprète de 'Luka', titre FM phare du milieu des années 80, extrait de son disque Solitude Standing, sur lequel on peut également retrouver 'Tom's Diner' qui deviendra un succès, une fois remixé .


Elle a su depuis cette époque légère façonner son répertoire folk, dans la plus pure tradition des Dylan et consorts. Des compositions tantôt pop, tantôt mélancoliques. Rendant hommage à sa ville, New York, ou à ses amours d'adolescente, façon Liverpool.


Accompagnée par Gerry Leonard à la guitare électrique, qui a notamment déjà oeuvré aux côtés de David Bowie, Suzanne Vega, avec pour seuls instruments une guitare folk et son timbre de voix à la fois fluet et profond, déploie pendant une heure et demie la densité de son répertoire qui dans sa version la plus épurée, prend toute sa signification (comme par exemple sur les titres 'Pornographer's Dream', 'In Liverpool', 'New York Is A Woman' ou l'interprétation a cappella de 'Tom's Diner').


Mieux, s'exprimant par moments en français, l'artiste se prend à quelques notes d'humour avec le public, témoignant ainsi de sa réelle sincérité.


Une excellente soirée donc, vécue pour ma part de la mezzanine, faute d'avoir pu trouver une place assise.


Crédit Photo: La Voix Du Nord

J'ai découvert Radiohead avec leur second disque The Bends au beau milieu des années 90 en pleine explosion brit pop où se côtoyaient en haut des classements Oasis, Blur ou encore Pulp. D'emblée, la singularité de la voix de Thom Yorke couplée à une efficacité mélodique n'ayant rien à envier au meilleur des Beatles ou des Smiths m'interpellèrent.


Confirmation de mon enthousiasme pour le quintette d'Oxford à l'été 97 avec la sortie d'OK Computer, chef d'œuvre psychédélique absolu, aux ambiances planantes et mélancoliques et dont chaque écoute permet encore à ce jour de nouvelles découvertes sonores.


C'est donc avec un engouement certain que j'attendais de voir Radiohead en concert, tant la qualité de leurs prestations scéniques n'est plus à démontrer. Je fus donc extrêmement ravi à l'hiver dernier d'apprendre leur passage sur la Grand Place d'Arras dans le cadre du Main Square Festival dont la richesse de la programmation ne cesse de croître au fil des éditions (2004 : Placebo, 2006 : Depeche Mode et Muse, 2007 : Indochine et AIR).

06 juillet 2008. Jour du concert de Radiohead. Près de 30 000 personnes réunies sur la Grand Place. En toile de fond, une architecture regorgeant d'histoire. Cadre idyllique pour un premier rendez-vous scénique avec le groupe anglais.


En guise de hors d'œuvre, les New-Yorkais de Vampire Weekend, les Anglais de The Wombats, le duo franco-finnois The Do et les Islandais de Sigur Ros. Plateau international et éclectique pour un festival dont la réputation dépasse désormais les frontières, à en juger la présence dans la foule de spectateurs venant des quatre coins d'Europe.


Parmi les invités de Radiohead, incontestablement, la prestation de Sigur Ros ne laissa personne indifférent. Le groupe islandais dont la langue musicale relève de l'imaginaire, empruntant ici et là à plusieurs dialectes, livra un spectacle original et hypnotique. De longues plages mélancoliques, s'étirant parfois sur plus d'une dizaine de minutes, où se côtoient tantôt des instruments à cordes, tantôt des instruments à vent, portées par la voix cristalline du chanteur Jon Por Birgisson. Une excellente entrée en matière avant le spectacle de Radiohead.


Radiohead avait promis à France Leduc, productrice du festival, un concert complet d'une durée de deux heures. Le groupe tint parole.

Très applaudi lors de son entrée en scène peu après 22 heures, le groupe phare de ces dernières années donne la part belle à son dernier opus, In Rainbows, qui marque un retour aux guitares, entrecoupées de boucles électroniques qui ont façonné le style Radiohead depuis l'ovni Kid A sorti en 2000.


Bien entendu, l'incontournable OK Computer n'est pas oublié avec pas moins de cinq extraits ('Airbag', 'Climbing Up The Walls', 'No Surprises', 'Exit Music' et durant le premier rappel, le déjanté 'Paranoïd Android').


Les moins connaisseurs auraient certainement aimé entendre du même album les titres emblématiques 'Karma Police' ou 'Lucky' mais force est de constater une nouvelle fois que le groupe d'Oxford (qui rechigne à jouer sur scène son premier tube, 'Creep') a un répertoire dense et varié, tantôt interprété au piano ('Pyramid Song'), tantôt à la guitare folk ('Faust Arp'), parfois dans un déluge de guitares enivrantes ('There There').


Les rappels furent à la hauteur de la réputation de Radiohead. Avec notamment un extrait interprété seul au piano par Thom Yorke de son disque solo The Eraser ('Cymbal Rush') ou encore l'entêtant 'Idioteque' porté par un éclairage de lumières des plus brillants et sophistiqués.


Lors du deuxième rappel, les cinq musiciens interprètent un nouveau titre de In Rainbows ('House Of Cards'), le très électro 'The National Anthem' avant de conclure sur le très mélodieux 'Street Spirit', extrait de l'album The Bends qui me fit découvrir Radiohead.


Même si le groupe paraissait fatigué par moments (il jouait la veille au festival belge de Werchter) et peu loquace comme à son habitude, la déception vient ce soir-là du public, rigide et parfois peu respectueux (des injures profanées lors des premières mesures du titre 'Exit Music' sur lequel pourtant, d'ordinaire l'émotion atteint son paroxysme et qui eurent le don d'agacer Thom Yorke).


Alors que ce même public avait si bien rendu grâce à la Grand Place d'Arras lors des précédentes éditions du Main Square Festival en ne laissant personne indifférent. Pas même Brian Molko de Placebo, ni même Dave Gahan de Depeche Mode, pour ne citer que deux exemples fameux.


Pour ma part, idéalement placé dans les premiers rangs face à la scène, ce premier concert de Radiohead apporta la magie attendue, tant le spectacle proposé, aussi bien visuel que musical, côtoya la perfection. N'est-ce pas là la marque des grands groupes?


Set-List Radiohead :


01. 15 Step

02. Airbag

03. There There

04. All I Need

05. Where I End And You Begin

06. A Wolf At The Door

07. Nude

08. Pyramid Song

09. Weird Fishes / Arpeggi

10. Climbing Up The Walls

11. The Gloaming

12. Faust Arp

13. No Surprises

14. Jigsaw Falling Into Place

15. Reckoner

16. Exit Music

17. Bodysnatchers


Encore 1:


18. Cymbal Rush

19. Videotape

20. Paranoïd Android

21. Dollars And Cents

22. Idioteque


Encore 2:


23. House of cards

24. The National Anthem

25. Street Spirit



Crédit Texte: Olivier Parenty

Crédit Photo: La Voix Du Nord


mai
18

Live Etienne Daho Théâtre Municipal Anzin 16 mai 2008

  • Par olipunker le 18/05/08 - 15:34
  • Dernier commentaire ajouté il y a 6 mois

"Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous", déclame avec pudeur Etienne Daho dans ce qu'il considère comme sa chanson préférée (également une des miennes), 'Ouverture'.


Suivant la carrière du dandy pop rennais depuis le début des années 90, je ne l'avais pourtant jamais vu sur scène jusqu'alors. La faute au hasard? Non, plutôt des rendez-vous manqués sur ses précédentes tournées.


Rendez-vous avait donc été pris depuis longue date pour son concert au Théâtre Municipal d'Anzin à côté de Valenciennes le 16 mai 2008.


Très attendu (il faut se rappeler que la date d'Anzin avait été l'une des premières de la tournée à être annoncée), Daho entre en matière avec l'apothéose finale du titre éponyme de son dernier disque, L'invitation, primé aux dernières Victoires de la Musique.


Dans la première partie du spectacle, Daho donne la part belle à ses nouvelles chansons, remarquablement accompagné par un trio à cordes, donnant une grâce perceptible à l'ensemble. Le public n'est pas en reste puisque sur 'Rendez-vous à Vedra', bon nombre de spectateurs se massent devant la scène, provoquant ainsi l'étonnement des musiciens.


Daho se montre bavard, se livrant à quelques anecdotes à propos de sa rencontre avec Marianne Faithfull (bien lui en a pris d'avoir gardé pour son propre répertoire le titre 'L'adorer') ou encore au sujet de l'écriture de ses morceaux les plus fameux, notamment 'Des heures hindoues' ou encore le sublime 'Sur mon cou', poème de Jean Genet mis en musique et sur lequel l'émotion atteint son paroxysme.


Incontestablement, les tubes de l'album Paris Ailleurs ('Des attractions désastre', 'Saudade' et 'Comme un igloo') remportent le plus l'adhésion du public, de même que l'excellente version remaniée de 'Epaule Tattoo'.


Après avoir interprété à nouveau 'L'invitation' (dans son intégralité cette fois), Daho, très touché par l'accueil du public, quitte la scène....pour mieux revenir, porté par les spectacteurs, scandant à nouveau le refrain de 'Comme un igloo', repris par les musiciens.


Parmi les rappels, l'envoûtant 'Ouverture', l'inattendu 'Promesses', l'impeccable reprise de Piaf, 'Mon manège à moi', une version a cappella avec le public de 'Week-end à Rome' et 'Cap Falcon' qui conclut en beauté une prestation euphorisante de deux heures.


La communion de Daho avec son public a une nouvelle fois fait mouche. A titre personnel, ce premier concert de Daho restera un souvenir précieux et magique. A tel point que je serai à nouveau à l'Olympia en juin prochain pour y entendre notamment dans ce lieu mythique 'Boulevard des Capucines'. Forcément, quand on y a pris goût, difficile alors d'espacer les rendez-vous.


avr.
27

Helluvah: entre rage et accalmie

Rappel des faits. A l'été 2006, je vous présentais Helluvah, artiste alors autoproduite, dont j'avais chroniqué ici même la brillante démo, Lost In Progress.


Après avoir écumé les scènes de l'Europe entière, Helluvah est signée sur le label Blog Up Musique (distribution Pias) et vient de publier son premier opus, Emotion Pills, composé intégralement en anglais.

Douze titres où règnent en maître les mélodies entêtantes à consonance folk (comme 'Happy Valentine'), entre arpèges apaisés ('Breathe In Breathe Out', 'Story From The City') et refrains enragés ('Behind The Screen', 'Dance For Me').


Se concentrant sur l'essentiel -à savoir les mélodies, la production de l'album sert remarquablement bien la voix d'Helluvah, à mi-chemin entre PJ Harvey et Courtney Love.


Point ici de fioritures, ni même d'artifice sonore (quelques guitares supportées par moments par quelques rythmes électro).

A la manière des premiers albums des Pixies, Emotion Pills s'avère être un concentré d'énergie efficace et redoutable. Entre rage et accalmie.


Helluvah sera en concert au Tir Na Nog à Lille le mardi 20 mai 2008.


Ecoute de Emotion Pills et dates de la tournée sur: http://www.myspace.com/helluvah

Entre Alain Bashung et l'Aéronef, c'est une histoire d'amour qui dure depuis près de vingt ans (depuis 1989 plus précisément et l'ouverture de la salle lilloise).


En effet, à chaque nouvelle tournée, le chanteur alsacien a pris l'habitude d'y rôder son spectacle. Il n'a pas dérogé à la tradition en faisant salle comble à l'Aéronef le samedi 05 avril dernier pour présenter en avant première son nouveau disque, Bleu Pétrole.

Première partie: Chloé Mons, l'épouse de Monsieur Bashung. Une prestation avec pour uniques instruments, la voix et un ukulélé électrique.


Place ensuite à Bashung et ses musiciens, très attendus, comme en témoigne l'affluence à l'Aéronef ce soir-là.


Orné d'un chapeau, de son fidèle harmonica et de sa guitare folk, Bashung entame les premières mesures de 'Comme Un Lego', titre fort du dernier album, concocté par Gérard Manset et qui s'étire sur une dizaine de minutes.


On disait Bashung affaibli, il n'en est rien. Alternant tour à tour nouveautés et morceaux de choix de son répertoire (comme les enjoués 'Volontaire' et 'What's In A Bird' et les désormais incontournables 'Osez Joséphine' et 'Ma petite entreprise'), Bashung fort bien accompagné déploie tout son savoir-faire avec une énergie d'une rare densité, atteignant son paroxysme sur les pièces de son chef d'oeuvre Fantaisie Militaire ('La nuit je mens' bien entendu, sans oublier 'Samuel Hall' et le poignant titre éponyme, dans un déluge de guitares incisives).


Bashung n'est pas des plus bavards mais il sait communiquer une émotion indescriptible, comme sur 'Madame Rêve', premier rappel durant laquelle toute la salle de l'Aéronef retient son souffle.


Il se livre même à un duo en anglais avec son épouse avant d'entonner les premiers couplets de son titre phare, 'Vertige de l'amour' qui malgré le temps qui passe, n'a pris aucune ride.


Une fois 'Malaxe' achevé, Bashung quitte à nouveau la scène. Les lumières ne se rallument pas et c'est avec un plaisir certain que les spectateurs accueillent Bashung, seul avec sa guitare, pour à nouveau un titre de Fantaisie Militaire ('Angora') ainsi qu'en guise de conclusion ultime, une reprise des Moody Blues ('Night In White Satin').


"I Love You", déclame Bashung avec pudeur. Une déclaration d'amour partagée avec un public fidèle et qui aura pris toute sa dimension durant une prestation de deux heures des plus rock et des plus intenses.


On en redemande...


Set-list:


1- Comme un lego

2- Je t'ai manqué

3- Hier à Sousse

4- Volontaire

5- Samuel Hall

6- Vénus

7- L'irréel

8- La nuit je mens

9- Je tuerai la pianiste

10- What's in a bird

11- Légère éclaircie

12- Ma petite entreprise

13- A perte de vue

14- Happe

15- J'passe pour une caravane

16- Résidents de la République

17- Osez Joséphine

18- River deep, mountain high

19- Fantaisie militaire


Rappel 1:


20- Madame rêve

21- Sur un trapèze

22- To Bill [Calamity Jane] (avec Chloé Mons)

23- Vertige de l'amour


Rappel 2:


25- Angora

26- Nights in white satin

oct.
1

Live The Police Stade de France Paris 29 septembre 2007

  • Par olipunker le 01/10/07 - 21:50
  • Dernier commentaire ajouté il y a 11 mois

Qui eut cru que The Police, trio emblématique de l'ère post-punk, se reformerait en 2007? Assurément pas moi qui ai connu et découvert le groupe au beau milieu des années 90. Ainsi le rêve est devenu réalité pour les 80 000 spectateurs qui assistèrent au concert du trio reformé le 29 septembre 2007 au Stade de France.

Première partie: Fiction Plane. A la basse et au chant, Joe Sumner qui n'est autre que le fils de ...Sting.


Mêmes intonations, même look, même talent osera-t-on car les morceaux de Fiction Plane ont un point commun avec ceux de The Police: une efficacité mélodique redoutable dans la plus pure tradition pop-rock couplée à une rythmique soutenue. Même s'il est assurément difficile de se faire un prénom quand on a un père qui s'appelle Sting, Joe et ses deux camarades ont su séduire le public du Stade de France et méritent qu'on s'attarde sur leur musique.


Place ensuite à The Police. Sur les notes du 'Get Up, Stand Up' de Bob Marley, les trois larrons autrefois fâchés font leur entrée sur scène. Andy Summers a certes un peu vieilli (il a 64 ans), Stewart Copeland derrière ses fûts a désormais les cheveux poivre et sel; seul, Sting qui confie souvent entretenir sa forme physique ne semble pas avoir pris une ride.


Les instruments sont les mêmes qu'il y a plus de vingt ans (Sting et sa Precision Bass râpée, Andy et sa Stratocaster rouge sans oublier sa Telecaster à la peinture écaillée), le son inchangé. Preuve en est dès les premières mesures de l'incontournable 'Message In A Bottle' puis le lancinant 'Synchronicity II'.


Sur 'Walking On The Moon', Sting fait chanter la foule tandis qu'Andy montre toute l'étendue de son talent sur le solo endiablé de 'Driven To Tears'.


Même si certaines versions pêchent par un manque de dynamisme qui animait autrefois les prestations scéniques du trio (on pense au ramolli 'Don't Stand So Close To Me' ou encore 'Wrapped Around Your Finger' malgré un Stewart Copeland épatant derrière ses percussions), Police distille pour notre plus grand plaisir hit sur hit, notamment l'enchaînement 'Can't Stand Losing You/Roxanne'.


En guise de rappels, un 'King Of Pain' qu'on aurait souhaité plus enragé puis un 'So Lonely' qui déçoit par ses enchaînements parfois confus.


L'émotion atteint toutefois son paroxysme quand Sting entame les premiers couplets de 'Every Breath You Take', standard par excellence, avant qu'Andy Summers ne vienne solliciter la foule pour un ultime rappel.


Et une surprise! 'Next To You'. Premier titre du premier album de The Police, Outlandos d'amour. Invité d'honneur: Henry Padovani, Corse d'origine, premier guitariste du groupe. La formation redevient alors celle qui oeuvra au festival punk de Mont-de-Marsan à l'été 1977.


C'était il y a trente ans....Depuis, les morceaux de The Police devenus indémodables ont bercé plusieurs générations, toutes rassemblées au Stade de France.


Qui a dit que le rock n'était pas pluri-générationnel? Pas moi assurément....du haut de mes bientôt 25 ans!


Set-list:


Message in a Bottle

Synchronicity II

Walking On The Moon

Voices Inside My Head

When The World Is Running Down

Don't Stand So Close To Me

Driven To Tears

Truth Hits Everybody

Hole In My Life

Every Little Thing She Does Is Magic

Wrapped Around Your Finger

De Do Do Do De Da Da Da

Invisible Sun

Walking In Your Footsteps

Can't Stand Losing You

Roxanne


King Of Pain

So Lonely

Every Breath You Take

Next To You (with Henry Padovani)