Une récente étude de la firme McKinsey démontre que les entreprises vont investir massivement dans les services web 2.0 (voir le graph ci-dessous).
D'après cette étude, 75% des entreprises souhaitent renforcer ou maintenir leur niveau d'investissement dans ce domaine. les personnes interrogées dans le cadre de l'enquête expliquent qu'ils utilisent les technologies Web 2.0 afin de communiquer avec leurs consommateurs, leurs partenaires commerciaux et d'améliorer la collaboration.
Il est intérressant de noter que les blogs n'ont pas la cote mais que ce sont les services web, l'intélligence collective et les réseaux peer to peer. Les sites communautaires génèrent même plus d'intérêt que les blogs, c'est assez notables! En tout cas c'est une bonne nouvelle pour affinitiz ;-)
Je trouve le résultat de cette enquête très encourageant! Malheureusement, compte tenu de mon expérience sur le marché français, les entreprises intérrogées sont à mon avis 100% américaines, je ne pense pas que les entreprises françaises partagent cet engouement pour les outils web 2.0. Il est vrai qu'elles "regardent" ce qui se fait car elles sentent qu'il se passe quelque chose, mais la frilosité reste de mise. Il est toujours aussi difficile de les faire sortir des sentiers battus... Je vais partir aux Etats-Unis moi ;-)
Mon allocution de clôture à l'issue de cette journée sur le thème "Capturer les bonnes pratiques et accélérer leur diffusion"
Tout est possible, rien n'est facile
- Les exemples présentés aujourd'hui démontrent que tout est possible
Il est possible d'exploiter le savoir dormant dans une entreprise (Bouygues construction)
Il est possible d'améliorer les performances des vendeurs et la rentabilité en se basant seulement sur des savoirs qui préexistent (La Banque Postale)
Il est possible de bénéficier des bonnes idées de tout un chacun sans aucune barrière (SNCF infrastructure)
- Mais ils démontrent aussi que les belles réalisation se heurtent à de nombreux obstacles
Une culture qui ne favorise pas le partage
Une structure, hiérarchique et managériale, qui n'a pas été « élevée » dans une logique collaborative mais plutôt dans une logique de pouvoirs
De nombreuses peurs à faire tomber (sécurité, confidentialité, perte de contrôle et d'autorité...)
Des clés de succès qui requiert un véritable investissement (animation, formations, technologies, etc.)
Rêver et agir
- Rêver
Le constat de cette journée est que le domaine de la collaboration et du partage des connaissances est mené par des passionnés, des rêveurs, mais au sens positif du terme : ils ont eu un rêve, une vision, ils sont allé jusqu'au bout.
Il faut continuer de rêver un monde meilleur, plus collaboratif, plus « partageant », même si nos rêves n'aboutissent pas toujours.
- Agir
Ce que nous pouvons faire n'est pas toujours ce que nous rêvons de faire (les outils ne sont pas adaptés, la DSI s'oppose à mon projet, je n'ai pas le budget suffisant, etc.)
Peu importe, il faut agir, même si l'on doit entrer par la petite porte (plus ou moins petite d'ailleurs, celle d'Eric Laurent a été plus petite que celle d'Eric Juin, mais au final, ils ont voulu tester qqchose qui va sans doute beaucoup évoluer à l'avenir).
Les points / phrases clés de la journée
- Tous placent l'individu au centre de leurs préoccupations (et pas l'outil qui doit rester à sa place de « facilitateur »)
- Paradoxe de l'étudiant ! (les jeunes générations sont habituées aux outils web 2.0 et font un bond en arrière lorsqu'elles entrent dans les entreprises qui sont très en retard)
- ROI du développement du savoir individuel bien inférieur à celui du savoir collectif (programmes de formation individuelle bien plus onéreux au global qu'une stratégie bien menée de collaboration et de partage des connaissances). Ce n'est pas la connaissance qui a de la valeur, c'est l'échange
- On va plus chercher à trouver des personnes que du contenu
- Inciter à réagir sur les contenus des autres (Digg like)
- Eviter trop de procédure et trop de censure
- Faire simple (KISS) et ludique
- Importance de la com papier versus email (il semble que finalement, à l'heure du tout numérique, il ne soit pas efficace de se passer d'une com sur support papier pour promouvoir une démarche de KM)
- Parfois il faut agir puis réfléchir plutôt que réfléchir puis agir... A méditer
- Formation : il faut d'abord expliquer « pourquoi » on fait les choses, puis "comment", si on ne sait pas pourquoi on les fait, on se fiche de comment les faire...
