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cinéma (33)

oct.
23

Scarlett Rebecca Barcelona

  • Par ben le 23/10/08 - 10:37

Woody Allen s'assagit-il avec le temps?

Son dernier film est léger et sympathique... mais sans plus.


Les 4 acteurs principaux sont excellents dans leur rôle respectif, avec une mention spéciale pour Javier Bardem et Rebecca Hall.

On prend du plaisir à suivre leur dilemme existentiel sur la quête de l'amour.

Mais où sont passés les dialogues percutants de Woody Allen et son humour irrévérencieux?

Une ville Barcelone "carte postale" sert de toile de fond pour enchaîner les clichés tant au niveau des personnages que des situations (l'Europe artistique Vs l'Amérique capitaliste, la carpe diem idéaliste Vs la planificatrice réaliste).


Dans les histoires de couples et d'adultères, on est très loin de Match Point du même réalisateur (ou de Closer de Mike Nichols).

Vicky Cristina Barcelona

(Film à l'affiche)
Bon


août
16

La mafia de nos jours

  • Par ben le 16/08/08 - 21:07
  • Dernier commentaire ajouté il y a 23 jours

A la limite du documentaire, Gomorra nous plonge dans le quotidien d'un quartier "difficile" de Naples.

On est loin des clichés américains de la mafia de Scorcese et plus proche d'un cousin brésilien : La cité de dieu.


A l'image de la superbe affiche, certains de ses habitants, tout juste adolescents, ont trop regardé Scarface, d'autres trop joué à GTA. Ils se retrouvent donc rapidement pris dans la spirale infernale de la Camorra, à essayer d'imiter leurs héros virtuels, à jouer à une guerre qui les dépasse. C'est probablement cet aspect-là du film qui est le plus perturbant.


On ressort "sonné" par cette difficile réalité, où la mort peut surgir à tout instant.

Une oeuvre coup de poing et dense (un peu fouilli dans l'ensemble).

Un Grand Prix à Cannes mérité!

Gomorra

(Film à l'affiche)
Excellent


Très beau film, à la limite du documentaire, sur les traces et les répercussions de la guerre sur la mémoire d'un soldat quelconque.


L'originalité de "Valse avec Bachir" vient de son rendu graphique absolument magnifique, le jeu sur les couleurs est superbe, et certains plans sont de toute beauté.

La bande-son colle parfaitement à l'ambiance, avec notamment quelques tubes new wave (PIL, OMD) qui ont, comme dans Persepolis, marqué toute cette génération.


Le mérite de ce film est de remettre sur le devant de la scène un passage de l'histoire que l'on aurait tendance à oublier... et qui permet de mieux comprendre ce qui se passe aujourd'hui dans cette région du globe, si sensible et complexe.


Une guerre inutile de plus et des gens marqués à jamais des 2 cotés.

Valse avec Bachir

(Film à l'affiche)
Excellent


juin
8

Un conte de Noël à éviter

  • Par ben le 08/06/08 - 23:17

Prétentieux, lourd, indigeste... l'intellectualisme français a encore frappé.

Dialogues littéraires frôlant le ridicule, personnages pathétiques tous plus irritants les uns que les autres, situations grotesques ou invraisemblables : le film sonne faux et creux du début jusqu'à la fin.

Je me suis ennuyé ferme durant les 2h30, malgré quelques scènes réussies.


L'interprétation est aussi pompeuse et appuyée:

- Melville Poupaud fait son Melville Poupaud, nonchalant et clope au bec.

- Catherine Deneuve fait sa Catherine Deneuve, permanentée et maquillée même au saut du lit.

- Matthieu Almaric fait son Matthieu Almaric (excellent, comme d'habitude).

Idem pour les autres : Emmanuelle Devos, Hippolyte Girardot, Jean-Paul Roussillon...

Et Desplechin fait son Desplechin.

Il devrait peut-être passer au théâtre, qui se rapproche plus de son univers, trop intellectuel pour être crédible à l'écran.


Pour moi un bon film est comme un bon album : il doit me faire vibrer, me prendre aux tripes.

Or ici, pas un seul grain d'émotion, alors qu'il s'agit d'un drame familial, un comble.

Dans le style, autant aller voir du coté nordique, Festen par exemple.


Pour une fois, je suis d'accord avec Chronic'art (une des rares critiques négatives sur le film!!!) :

"un monstre cinématographique de froideur, d'ennui, d'esbroufe, de tristesse rance".

Un conte de Noël

(Film à l'affiche)
A éviter


mars
22

Road movie tandoori initiatique

  • Par ben le 22/03/08 - 23:30

Autant je n'avais pas apprécié La vie aquatique, qui n'avait ni queue ni tête, autant j'ai adoré Darjeeling Limited... Un véritable bol d'air frais dans le cinéma actuel.


Wes Anderson (spécialisé dans les histoires de famille...) remet au goût du jour un cinéma d'antan. Même les effets de caméra, les travelling et bien sur le générique semblent tout droit sortis des années 70's. Un style qui sied parfaitement à l'ambiance du film en lui donnant un petit coté Bollywood!

Les situations loufoques s'enchainent au rythme d'une bande-son du meilleur effet, avec une mise en scène fluide et élégante.


Les amateurs d'Inde se retrouveront dans pas mal de situations, avec un sentiment de vécu ou de déjà vu...

A bord du Darjeeling Limited

(Film à l'affiche)
Excellent


mars
18

L'épopée du baril

  • Par ben le 18/03/08 - 22:14

Avec la flambée des prix du baril, PT Anderson a eu le nez fin pour aborder un sujet d'actualité...

Autant l'or jaune a été traité et re-traité dans des centaines de westerns, autant l'or noir et le début de sa prospection aux USA ont été plutôt ignorés jusqu'à présent.

Cet aspect historique est passionnant et donne tout son intérêt au film.


PT Anderson est ambitieux : il a souvent du mal à tenir un format classique d'1h30...

Même si les 2h38 passent plutot bien, on a l'impression que There will be blood a été sacrement amputé : il y a des sauts scénaristiques assez surprenant qui donne un arrière goût d'inachevé.

Mais c'est peut-etre mieux ainsi (on se souvient de l'impressionant Magnolia, limite indigeste par sa longueur).


Un film intéressant donc, à voir notamment pour les superbes moustaches (et la prestation) de Daniel Day Lewis.

There Will Be Blood

(Film à l'affiche)
Excellent


févr.
24

Un pari raté

  • Par ben le 24/02/08 - 17:53

Klapisch n'est pas le talent d'Altman ou de PT Anderson : on est loin d'un Short Cuts ou d'un Magnolia.

Sur toile de fond parisienne, il tente de croiser les destinées en s'appuyant malheureusement sur des personnages et des situations un peu trop clichés...

Alors que le thème principal est basé sur la relation à la vie et à la mort, le tout ne génère aucune émotion, ce qui est un comble.


Le film n'est pas déplaisant à regarder (Juliette Binoche est magnifique...), mais on l'a vite oublié.

Paris

(Film à l'affiche)
Moyen


Le cinéma indépendant américain continue son petit bout de chemin en nous proposant quelques pépites par an.

Toujours dans le registre comédie décalée, tendre et subtile (Garden State, Sideways, Little Miss Sunshine...), voici l'histoire de Juno ou la gestion d'une grossesse inattendue par une adolescente au caractère bien trempé.

Le même sujet était déjà traité par En cloque mode d'emploi dans un registre un peu plus potache... ;)


Comme d'habitude, une superbe bande-son folk/pop rythme une histoire au scénario relativement banal.

C'est surtout la gallerie des personnages et des dialogues qui rend le film intéressant, et notamment l'interprétation d'Ellen Page.


Fort sympathique!

Juno

(Film à l'affiche)
Excellent


janv.
6

The Affleck brothers thriller

  • Par ben le 06/01/08 - 11:45

Ben Affleck derrière la caméra + Casey Affleck devant la caméra = une bonne surprise!


Gone baby gone est dans la lignée de Mystic River.

Normal puisqu'après Mystic River, il s'agit de la deuxième adaptation d'un roman de Dennis Lehane.

Un thriller assez classique à la mécanique est très bien huilée : on se prend au jeu.


Casey Affleck est comme son frère, assez insipide et sans envergure, et cela colle parfaitement à son rôle... ;)

Gone Baby Gone

(Film à l'affiche)
Bon


déc.
7

Le talentueux James Gray est de retour

  • Par ben le 07/12/07 - 10:32

Après Les promesses de l'ombre (et American Gangster), encore un thriller dramatique sur les thématiques de la mafia russe, l'infiltration, la fratrie...

Si j'avais lu le scénario, je n'aurai pas misé un clopec sur ce film: scenario banal et bancal, personnages ultra caricaturaux. C'est sans compter sur le talent de James Gray (Little Odessa en 1994, The Yards en 2000) qui arrive à nous envouter et nous maintient sous tension pendant 2h avec une mise en scène/photo magnifique. Joackim Phoenix, à nouveau dans son rôle de loser maudit, y est aussi pour beaucoup.

La course poursuite sous pluie battante est un sacré moment de cinéma.

La Nuit nous appartient

(Film à l'affiche)
Excellent