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janv.
18

5 Minutes pour la planete ...


Le 1er février mobilisation des citoyens contre le Changement Climatique !


Le 1er février 2007, dans toute la France :


Participez à la plus grande mobilisation des citoyens contre le Changement Climatique !


L'Alliance pour la Planète (groupement national d'associations environnementales) lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00. Il ne s'agit pas d'économiser 5 minutes d'électricité uniquement ce jour-là, mais d'attirer l'attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d'énergie et l'urgence de passer à l'action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.


Pourquoi le 1er février ?


Ce jour là sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d'experts climatiques des Nations Unies.


. Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l'urgence de la situation climatique mondiale.


Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, moins de trois mois avant l'élection présidentielle!


Faites circuler au maximum cet appel autour de vous* et dans tous vos réseaux ! Faites-le aussi apparaître sur votre site Internet et dans vos news letters.


Contact/ information : Cyrielle, Les Amis de la Terre : 01 48 51 18 95


Si vous souhaitez aller plus loin en proposant un rassemblement original à cette heure-là dans votre commune, vous pouvez l'annoncer sur votre forum

http://www.cyberacteurs.org/forum/viewforum.php?f=27


janv.
4

Avec Plaisirs....

1-Les absents ont toujours tort ...

Notre dernière soirée de l'année 2006 s'est agréablement déroulée le lundi 11 décembre dernier dans l'auberge « Iduski Alde » du village de Villefranque jadis réputé pour ses mines de sel gemme et sa pierre à bâtir mais aussi pour les eaux de sa fontaine miraculeuse où le Prince de Condé, souffrant de coliques néphrétiques, vint en 1653 « faire cure de cette eau miraculeuse » sur les conseils du médecin Bayonnais Feuga. Quelques jours après, Condé rejeta "deux pierres rouges de la grandeur d'un pignon d'Inde." Fort de cette réussite, Feuga publia l'année suivante un ouvrage consacré à "l'usage des eaux minérales de la Fontaine de Villefranque" où il est conseillé, entre autres farces, de soigner la peste par "un bouclier composé d'une infusion d'eau de Villefranque, de poudre à canon et de vin rouge."

Ce n'est point pour faire cure de cette « eau miraculeuse » que nous nous sommes rendus à Villefranque le lundi 11 décembre 2006, mais plutôt pour découvrir les apéritifs Harri-Zubi de Jean-Marc Arçuby, qui nous conta avec talent et simplicité l'histoire et la fabrication de ses créations : le Basaran, le Xista, l'Intxaurra et l'Errosta.


Le Patxaran. Rappelons que, d'après la légende, le Patxaran remonterait au Moyen-Age, époque où les moines de l'Abbaye de Leire, appelés au chevet du roi de Navarre en la ville d'Olite, auraient offert au noble souverain un breuvage d'une couleur rouge sombre dont les vertus magiques avaient fait leur réputation dans la guérison des maux du système digestif !

Qui, des Bourbons, des familles d'Evreux, de Foix ou d'Albret régnant sur la Navarre au cours des siècles, apprécia le plus la dive liqueur ? La légende ne le dit pas. L'histoire retiendra simplement qu'après la prise de Pampelune par les troupes du Duc d'Albe en 1512, les souverains de Navarre importèrent en Basse Navarre, ultime province où ils trouvèrent refuge, un remède du nom de Patxaran devenu aujourd'hui la liqueur traditionnelle du Pays Basque. Chaque famille possède "sa" recette de "Patxaran", du nom basque "basarana" désignant la prune sauvage (basa sauvage, Arana la prune) dont les baies se récoltent sur les sentiers de montagne. Abandonnées quelques mois durant dans un bain d'alcool pur et d'anis agrémenté d'épices et autres ingrédients insoupçonnés comme des grains de café, des zestes de citron ou de la canelle aux vertus médicinales, voire magiques !


Les créations de Jean-Marie Arçuby.

Le Basaran. Synonyme de Patxaran, le Basaran titre 24 % de volume. Il est le fruit de la longue une macération (10 mois) de prunelles sauvages cueillies au Pays Basque dans un alcool agrémenté d'anis vert et de badiane assaisonné à selon une formule tenue secrète par son créateur. Bien frais, le Basaran peut se boire indifféremment à l'apéritif ou en digestif.

Le Xista, ou vin d'épine noire, 17% de volume. Fin avril, après la floraison du prunellier, Jean-Marie Arcuby en coupe les nouvelles pousses (= épine noire), les rassemble en fagots pour une macération de quelques mois dans du vin, de l'alcool et du sucre. Se développe alors un goût délicieux semblable à l'amande et dont l'odeur nous rappelle la colle blanche de notre enfance. En blanc ou en rouge, le Xista se boit à l'apéritif. Le blanc est recommandé en accompagnement d'un foie gras.

L'Intxaurra, ou vin de noix, 17 % de volume. Cueillies fin juin - à la Saint-Jean - lorsqu'elles sont encore vertes, les noix sont coupées, écrasées avant d'être mises à macérer dans des fûts où vin rosé, alcool, sucre et autres ingrédients tenus secrets leur tiendront compagnie six mois durant avant que le tout soit filtré pour donner un apéritif à boire frais.

L'Errosta. Apéritif de gentiane titrant 16 % de Volume, Errosta convient parfaitement aux amateurs d'amertume...


Après l'excellente présentation et la dégustation - avec modération - des diverses créations de Jean-Marie Arçuby dans la séduisante auberge de la famille Vivier qui sut mettre les petits plats dans les grands, la quarantaine de participants à cette soirée se sont régalés de la cuisine franche et nette de Jean-Louis, parfaite illustration de ce que doit être une bonne maison de famille respectueuse du répertoire traditionnel du sud-ouest. Ils ont pu également découvrir les parfaites confitures préparées par son épouse : Poires et Myrtilles, Abricot aux amandes, Prunes aux noix, Framboises du jardin, Pêches de vigne, Pêche et ananas, Nectarine et fraises ... dont je puis dire à ceux qui ne les ont pas goûtées qu'ils ont eu tort de bouder cette chaleureuse soirée.


Bonne Année 2007 !


2-Comment mieux commencer l'année qu'en parlant chocolat ?

Si la légende rapporte que le dieu aztèque Quetzalcoalt vola le cacaoyer aux fils du soleil pour le donner aux hommes, l'histoire veut que ce soit lors de son quatrième voyage « aux Indes » que Christophe Colomb se vit offrir par le chef de l'île de Guanaja où il débarque en 1502, une boisson amère du nom de cacao. Sans y attacher une quelconque importance, notre découvreur d'Amériques et ses conquistadores continuèrent leur périples en n'emportant que quelques fèves en souvenir.

Le 21 avril 1519, un autre conquistador parmi les plus célèbres, Hernando Cortès, débarque sur la côte mexicaine avec ses onze bateaux et tout leur équipage. L'empereur Moctezuma reconnaît alors en Cortès un « dieu » et lui offre en signe de bienvenue une boisson épicée du nom de « Tchocolat » ! En toute modestie, Cortès accepte tout autant cet hommage que ce breuvage qui lui ouvrent les portes d'un pays riche d'or et de promesses qu'il n'hésitera pas à piller de façon outrancière en volant et massacrant ses habitants, « peuple barbare, sauvage et méprisable », en exécutant son Empereur Moctezuma en 1520 et en détruisant irrémédiablement son palais l'année suivante. C'est alors que Cortés y trouvera un fabuleux trésor : vingt mille tonnes de cacao qu'il exportera très vite vers l'Espagne.

A son retour du Mexique, Cortès offre sa découverte à l'Empereur Charles Quint qui introduit à la Cour ce « Tchocolat », dont le nom viendrait des mots mexicains : choco, bruit, et atle, eau, parce qu'il fallait le battre dans l'eau pour le faire mousser. Quelques années suffirent pour que la préparation originelle simplement épicée soit légèrement sucrée et aromatisée et devienne très vite une boisson populaire en Espagne après que la Cour lui ait donnée sa renommée.

Les Espagnols conserveront longtemps le monopole du commerce du cacao. En France, et plus particulièrement à Bayonne, ce sont les juifs chassés du Portugal et d'Espagne par l'Inquisition, mais accueillis par les Basques, qui firent découvrir à la France cette boisson que l'Infante d'Espagne Anne d'Autriche adorait. Installés dans les "ports déclarés ouverts" comme celui de Bayonne, ils y apportèrent leur savoir faire et firent de la ville aux deux rivières la première fabrique de chocolat du royaume.

A cette époque, les chocolatiers du Pays Basque se rendaient à domicile avec leur outillage pour fabriquer le chocolat chez les particuliers. Désormais, c'est l'inverse qui se produit.

Après avoir été magnifiquement reçu par Serge Couzigou, nous allons chez Serge Andrieu qui nous ouvre les portes de sa chocolaterie pour nous faire découvrir en toute transparence les secrets de la fabrication de ses « Bouquets de chocolats » ® composés devant vous des « grands classiques » : lactée aux noisettes grillées, lait nougatine, amer amandes grillées, ivoire aux pistaches et noix - des « grandes origines » : Venezuela, Équateur, Madagascar, Americao, Super Amer - de « spécialités » : orange et orangettes confites, extra noir à la cannelle, trois couleurs aux éclats de noisettes et amandes caramélisées, et enfin, veiné du rouge basque, un très original chocolat au piment d'Espelette.

Guidés par les effluves de chocolat, nous nous régalerons peut-être d'un « heureux chocolat qui, après avoir couru le monde à travers le sourire des femmes, trouve la mort dans un baiser savoureux et fondant de leur bouche » (Brillat Savarin) avant de faire quelques pas en direction de l'adresse gourmande qui nous recevra pour dîner :


3

François MIURA 24, rue Marengo à Bayonne

C'est dans le décor sobrement classique de l'élégante adresse de François Miura - vieilles pierres vestiges de l'ancien couvent des Cordeliers, murs clairs, tables espacées - que notre première soirée de l'année 2007 se déroulera. Pour ceux d'entre vous qui ne connaissent pas encore le travail de François Miura, je ne crains pas d'affirmer que sa cuisine allie d'intelligente manière la tradition du terroir aux goûts contemporains. Par touches inventives et à partir d'excellents produits, cet artiste transfigure le classique en le rendant audacieusement d'aujourd'hui. En artiste talentueux, il confectionne avec passion des plats bien à lui issus du répertoire le plus classiques du Grand Sud Ouest. Succession de bonnes idées, feu d'artifice de saveurs et de simples plaisirs, les préparations de sa carte tout autant que les gourmandises du jour proposées ou celles qu'ils nous offrira ce soir sont aussi goûteuses qu'équilibrées et originales.

Bernard CARRERE


le Dimanche 21 janvier :


11h00 : Championnat du monde de boudins d'Iparralde au fronton municipal de CIBOURE sous le chapiteau,


professionnels et amateurs. (inscription à l'office de tourisme de Ciboure au 05 59 47 64 56 ou auprès de Bizi Ona Slow Food au 05 59 54 22 09).


Dégustation offerte au public.



12h00 : Remise des Txapelas aux deux champions du concours de boudins .



Urtarrilak 21, igandea:



11 orenetan: Iparraldeko odolkien munduko xapelketa, herriko pilota plazako aterbepean, ofizioko eta amaturrentzat (izenak eman Ziburuko turismo-bulegoan, 05 59 47 64 56 edo deituz Bizi Ona Slow Foad , 05 59 54 22 09). Ondotik jastaldia deneri eskainia.



Eguerditan: txapelen emaitea odolki xapelgoko bi irabazleeri.



REPAS DES FÊTES LE 28 JANVIER A 12h30


Menu

Bouillon de poule fermière

Boudin de Ciboure et costilles à la plancha

Haricots rouges et purée de pommes de terre

Fromage de brebis

Gâteau basque

Vin rouge et rosé

Café / Digestif


Animation musicale Alaïak

Bal

Inscription à l'Office de Tourisme avant le 24 janvier ( 05 59 47 64 56 )


déc.
28

Bayonne Capitale du Chocolat ...

  • Par lapeyre le 28/12/06 - 15:25
  • Dernier commentaire ajouté il y a 1 an

Nous feterons le chocolat chez notre ami Serge ANDRIEU le lundi 15 janvier


- à 18h visite de l'atelier à Bayonne à la Zone Industrielle St Frédéric (derriere chez MERCEDES)


-puis repas à 20h et qq chez MIURA dans le patit BAYONNE


attention nombre de places limité seuls les premiers inscrits seront acceptés mail : contact@biziona.com


déc.
24

KOKOPELLI Lourdement condamné

L'association Kokopelli œuvre pour la défense et la libération des semences potagères et florales anciennes et reproductibles. Pour ses actions, elle a été maintes fois inquiétée. Le verdict de la Cour d'Appel de Nîmes a de nouveau des relents d'une « justice » que l'on pourrait croire sous influence.


Alors que le tribunal d'Alès avait relaxé le président de l'association Kokopelli, ce matin, 22 décembre 2006, Madame la Présidente de la Cour d'Appel a conforté l'Etat français dans son mépris des textes Européens et mondiaux en infligeant une très lourde amende aux semences anciennes : 17.130 euros (3426 amendes à 5 euros pièce !!!).


Dominique Guillet a, en outre, été reconnu coupable de mettre sur le marché des « semences de variétés non conformes ». A quoi la Vie doit-elle être conforme ? Cachez cette semence que je ne saurais voir...


La directive CEE 98/95 œuvrant en faveur de la biodiversité, est transcrite en droit français, mais n'est pas appliquée : cette carence de l'état permet aujourd'hui la condamnation de Kokopelli à près de 20.000 euros d'amendes et frais.



L'appel des séquestreurs de semences ( GNIS* et FNPSP*) avait été considéré comme non recevable par Monsieur l'Avocat Général, à l'audience du 31 octobre 2006. Madame la Présidente en a décidé autrement.


De nombreux textes de la communauté Européenne ou mondiaux (traité de Rome, FAO...) insistent sur l'extrême urgence et l'importance de préserver le patrimoine cultivé de l'humanité. La France, pays des lobbies et du corporatisme, s'illustre par son incompétence et son mépris de l'avenir.


Il est révélateur de voir le soudain engouement de nos politiciens et de nos énarques pour Al Gore ou Hulot et de constater la profonde dichotomie de leurs actes.


Il nous faut aller aux urnes, comme à d'autres générations il a fallu aller aux armes, alors pour répondre à l'insulte qui est faite à la démocratie, avec cette parodie de prise de conscience écologique; allons au jardin, semer la Vie par les semences anciennes, au moins, nous ne perdrons pas notre temps.


Il ne faut pas être dupe, ce n'est pas Dominique Guillet qui a été condamné, en tant que Président de l'Association Kokopelli. C'est son travail et ses prises de position en faveur de la biodiversité et de l'accès des peuples à l'autonomie semencière et nourricière.


A travers cette condamnation, tous les jardiniers passionnés par la variété au jardin, par la variété des goûts, des formes, des couleurs, tous ces jardiniers qui construisent en conscience les jardins du futur sont atteints dans leur liberté. Nous ne sommes pas dupes, le jugement de Nîmes est une insulte à la diversité de penser. Il fait le lit des technologies mortifères et restrictives ; il oppose la Vie, dans toutes ses grandeurs, à la morbidité la plus profonde.


Quelles doivent être les actions citoyennes aujourd'hui ? Faire respecter les directives européennes et appliquer le principe de précaution, en neutralisant les O.G.M. en pleins champs, conduit en prison. Maintenir, sauvegarder, promouvoir la diversité génétique, par le biais de notre patrimoine semencier, selon les souhaits du plus grand nombre et en respect des textes de loi faisant force dans ce pays, conduit à une condamnation. Réduire les pesticides en utilisant des pratiques phytoculturelles (purin d'ortie et autres...) est aussi répréhensible.


Il est à ce niveau intéressant de se rappeler que l'état français vient d'être épinglé par l'Europe et doit payer la coquette somme de 38 Millions d'euros et 360.000 euros d'astreinte journalière pour non transcription d'une directive européenne sur les O.G.M..


Les amendes infligées à Kokopelli vont donc contribuer à la diffusion en toute illégalité des chimères génétiques dans notre pays.


Il est des raisons privées que la raison d'état n'ignore pas...


Contacts : JACQUIN-PORRETAZ Raoul : 04-67-97-50-18

raoul@kokopelli.asso.fr


* GNIS : Groupement Interprofessionnel des Semences et Plants

* FNPSP : Fédération Nationale des Professionnels des Semences





Association Kokopelli

" Pour la Libération de la Semence et de l'Humus"


P.I.S.T Oasis, 131 Impasse des palmiers

30319 Alès Cedex

Tél : 04 66 30 64 91 / 04 66 30 00 55

Fax : 04 66 30 61 21

E mail : semences@kokopelli.asso.fr

Site Internet : www.kokopelli.asso.fr

Notre prochaine soirée se déroulera à Villefranque, ville autrefois réputée pour ses mines de sel gemme et sa pierre à bâtir. De nos jours encore, elle conserve le souvenir de sa fontaine miraculeuse où le Prince de Condé, souffrant de coliques néphrétiques, vint prendre un grand verre de cette « eau miraculeuse » sur les conseils du médecin Bayonnais Feuga. Quelques jours après, Condé rejeta "deux pierres rouges de la grandeur d'un pignon d'Inde." Fort de cette réussite, Feuga publia en 1654 un ouvrage consacré à "l'usage des eaux minérales de la Fontaine de Villefranque" où il conseille, entre autres farces, de soigner la peste par "un bouclier composé d'une infusion d'eau de Villefranque, de poudre à canon et de vin rouge."

Ce ne sera point à la découverte de cette « eau miraculeuse » mais à celle du Patxaran que nous vous convions le


Lundi 11 Décembre 2006, à 19 heures précises ... au Restaurant « Iduzki Alde » de Villefranque.


Dans sa séduisante auberge rustique blottie au cœur du village de Villefranque, Jean-Louis Vivier pratique une cuisine franche et nette respectueuse du répertoire traditionnel du sud-ouest qu'il propose au jour le jour selon son retour du marché mais aussi en "conserves gourmandes", pâtés de campagne, de lièvre ou de chevreuil, boudin aux piments ou confitures maison, de fort belle qualité.


Le Patxaran.

D'après la légende, le Patxaran remonterait au Moyen-Age. Les moines de l'Abbaye de Leire, appelés au chevet du roi de Navarre en la ville d'Olite, auraient alors offert au noble souverain un breuvage d'une couleur rouge sombre dont les vertus magiques avaient fait leur réputation dans la guérison des maux du système digestif ! Qui, des Bourbons, des familles d'Evreux, de Foix ou d'Albret qui régnèrent sur la Navarre au cours des siècles, apprécia le plus la dive liqueur ? La légende ne le dit pas. L'histoire retiendra simplement qu'après la prise de Pampelune par les troupes du Duc d'Albe en 1512, les souverains de Navarre importèrent en Basse Navarre, ultime province où ils trouvèrent refuge, un remède du nom de Patxaran devenu aujourd'hui la liqueur traditionnelle du Pays Basque. Chaque famille possède "sa" recette de "Patxaran", du nom basque "basarana" désignant la prune sauvage dont les baies se récoltent sur les sentiers de montagne. Abandonnées quelques mois durant dans un bain d'alcool pur et d'anis agrémenté d'épices et autres ingrédients insoupçonnés comme des grains de café, des zestes de citron ou de la canelle aux vertus médicinales, voire magiques !

Jean-Marie Arçubi, Producteur de Patxaran, Chemin Sendorraenia à Villefranque, nous en contera l'histoire et la fabrication.

Bernard Carrère.






déc.
2

PORTES OUVERTES A JURANCON

le 10/12/2006

70 ans de l'AOC Jurançon - 20 ans de l'association "La Route des Vins du Jurançon" - 10ème édition de la journée Portes Ouvertes en Jurançon : 100 % Jurançon. Dans une ambiance joyeuse et colorée, 40 vignerons indépendants vous ouvrent les portes de leurs chais avec leurs amis producteurs fermiers, artisans et artistes. Cette 10 ème édition des Portes Ouvertes vous réserve de nombreuses surprises.


Produit par la Commission Internationale sur l’Avenir de l’Alimentation et l’Agriculture 2006

Ce manifeste est le résultat du travail commun des participants aux réunions de la commission internationale sur le futur de la nourriture qui ont eu lieu en Toscane (Italie) entre fin 2002 et première moitié 2003. le conseil de la région toscane a soutenu et participé activement aux travaux de la commission. le manifeste a la volonté d’être une synthèse du travail et des idées proposées par des centaines d’organisations dans le monde entier et par des milliers de personnes qui essaient activement de renverser la tendance actuelle vers l’industrialisation et la globalisation de la production alimentaire. Même si ce manifeste contient une critique contre les dangers présents dans les directives actuelles des gouvernements, son aspect principal est celui d’exposer des idées, des programmes, une perspective pratique, qui puissent garantir un développement de l’agriculture et de l’alimentation plus soutenable, socialement et écologiquement et, par la même occasion, la priorité de la qualité et de la sûreté des aliments et de la santé publique par rapport aux profits des entreprises multinationales. Nous espérons que ce manifeste serve à unir et à renforcer le mouvement en faveur de l’agriculture soutenable, de la souveraineté alimentaire, de la biodiversité et de la diversification agricole, et, par conséquent, à soulager la faim et la misère dans le monde entier. nous sollicitons les personnes et les communautés à le traduire et à l’utiliser, selon leurs besoins, et à disséminer ainsi les principes qu’il contient par tous les moyens possibles.

Table des matières

Présentation

Première Partie

Introduction. Echec du modèle d'agriculture industrielle

Deuxième Partie

Les principes pour un système d'agriculture et d'alimentation écologiquement et socialement durable

Troisième Partie

Alternatives vivantes à l'agriculture industrielle

Quatrième Partie

Les règles du commerce pour réaliser les objectifs de la Commission Internationale sur l'Avenir de l'Alimentation

Conclusion

Sommaire des Changements de Réglementation commerciale en vue de Réaliser un Monde plus Durable et Equitable

Appendice

Participants aux réunions de la Commission


Première Partie

INTRODUCTION: Echec Du Modèle D'agriculture Industrielle

Le mouvement qui tend à l'industrialisation et à la globalisation de l'agriculture et de l'approvisionnement alimentaire au niveau mondial met en péril le futur de l'humanité et de la nature. L'agriculture communautaire a nourri avec succès le monde pendant des millénaires tout en conservant l'intégrité écologique et, elle le fait encore dans la plus grande partie de la planète. Mais elle est rapidement remplacée par des sociétés qui en prennent le contrôle et qui en font une agriculture basée sur la technologie, sur la monoculture et orientée à l'exportation. Ces systèmes qui privent de souveraineté ont un impact négatif sur la santé publique, sur la qualité des aliments et de l'alimentation, sur les moyens d'existence traditionnels (agriculture et artisanat) ainsi que sur les cultures autochtones locales, tout en accélérant l'endettement de millions d'agriculteurs, leur séparation des terres qui ont traditionnellement nourri leurs communautés et leurs familles. Cette transition est en train d'accentuer la faim, la perte des terres et des maisons, le désespoir et le suicide parmi les paysans. Dans le même temps, cela implique une dégradation de l'écosystème de la planète, et cela accroît, tout au long de la planète, l'aliénation des peuples qui se voient privés de leurs liens culturels, naturels et historiques avec la source de leur alimentation et de leur survie. Finalement cela contribue à la destruction des fondements économiques et culturels des sociétés en minant la sécurité et la paix et en créant les conditions pour la désintégration sociale et la violence.

• • •

Les interventions technologiques qui sont vendues par les sociétés multinationales comme la panacée pour résoudre les problèmes mondiaux de «l'inefficacité des productions à petite échelle», et qui sont censées résoudre la faim dans le monde, ont exactement l'effet inverse. Depuis la révolution verte, en passant par la révolution biotechnologique jusqu'à l'actuelle poussée des aliments irradiés, les intrusions technologiques dans le contexte historique et naturel de la production locale ont accru la vulnérabilité des écosystèmes.

Elles ont conduit à la pollution de l'air, de l'eau et des sols et, ont créé une nouvelle pollution génétique venant des organismes génétiquement modifiés qui peuvent se répandre. Ces systèmes fondés sur la monoculture et axés sur la technologie ont sérieusement accentué la crise du réchauffement de la planète du fait de la forte dépendance en énergies fossiles et du rejet de gazes et d'autres éléments. Ce dernier fait à lui seul – le changement climatique – menace de mettre en cause toutes les bases naturelles d'une agriculture et d'une préparation des aliments écologiques et saines, et aura, selon toute probabilité, des conséquences catastrophiques dans un futur proche. L'agriculture de s'emparer d'une grande part des approvisionnements mondiaux en semences, en aliments et en terres agricoles. La globalisation du régime de brevets favorisant les sociétés ont porté atteinte directement aux droits traditionnels et locaux des paysans, par exemple, de sauvegarder et protéger les variétés de semences locales qu'ils ont développées depuis des millénaires. D'autres accords de l'OMC favorisent le dumping à l'exportation de produits agricoles subventionnés, bon marché, pour De plus, l'agriculture industrielle n'a certainement pas augmenté l'efficacité de la production, si nous tenons en compte les coûts écologiques et sociaux de cette forme de production ainsi que l'importance des subventions publiques dont elle bénéficie. Elle n'a pas davantage réduit le problème de la faim, bien au contraire. Ce système agricole a, par contre, stimulé l'apparition et la concentration d'un petit nombre de géants internationaux de l'agriculture qui contrôlent à présent, la production globale de la planète, au détriment des agriculteurs locaux, de l'approvisionnement en aliments et de leur qualité, ainsi que de la capacité des communautés et des peuples à maintenir la confiance en leurs aliments de base.

A présent, les orientations négatives de ces dernières cinquante années ont été accentuées par l'adoption des dernières règles internationales sur le commerce et les finances de la part de l'Organisation Mondiale du Commerce, de la Banque Mondiale, du Fond Monétaire International et, du Codex sur les Aliments, entre autres. Ces institutions ont codifié des politiques qui servent les intérêts du commerce agricole international par dessus tout, tandis qu'elles portent explicitement atteinte.aux droits des paysans et des consommateurs, ainsi qu'au pouvoir d'action des Etats pour réguler le commerce à leurs propres frontières ou pour appliquer des normes adaptées à leurs communautés. Les règlements inclus dans les accords concernant les droits commerciaux de propriété intellectuelle (de l'OMC), ont permis aux sociétés internationales des pays industrialisés, ce qui aggrave l'immense difficulté des petits fermiers des pays pauvres à demeurer viable. Et, en favorisant systématiquement, l'exportation d'une production orientée à la monoculture, l'explosion du commerce à longue distance a eu une incidence sur l'augmentation de la consommation des énergies fossiles pour le transport, ce qui à son tour influence le climat ainsi que l'expansion de la dévastation écologique des infrastructures de développement locales et ce avec de graves conséquences environnementales.

• • •

La complète conversion de la production alimentaire des communautés locales qui les a amenées de la production à petite échelle à une production à grande échelle de monoculture orientée à l'exportation a aussi entraîné un lamentable déclin des traditions, des cultures et des plaisirs collectifs et de la convivialité liés depuis des siècles aux communautés paysannes qui produisent et vendent leurs produits. Cela a amoindri l'expérience des cultures d'aliments ainsi que les joies de partager des aliments cultivés localement pour la consommation locale.

Malgré tout, il y a beaucoup de développements optimistes. Des milliers de nouvelles initiatives alternatives fleurissent maintenant à travers le monde pour promouvoir l'agriculture écologique et la défense des moyens de vie des petits agriculteurs, la production d'aliments diversifiés, sains et sûrs ainsi qu'une distribution, commerce et marketing locaux. Une autre agriculture n'est pas seulement possible, elle est déjà là.

Pour toutes ces raisons et d'autres, nous déclarons notre forte opposition à une production alimentaire industrialisée et mondialisée, et, notre soutien à ce changement positif vers des productions alternatives à petite échelle qui respectent les principes que nous poursuivons.


Deuxième Partie

Les principes pour un système d'agriculture et d'alimentation écologiquement et socialement durable


.1 L'objectif final

La dernière alternative aux problèmes sociaux, économiques et écologiques, traités ci-dessus serait une transition vers des exploitations agricoles à petite échelle plus décentralisée, démocratiques et coopératives, qui ne soient pas soumises aux lois des grandes sociétés. Ce type d'agriculture est aussi pratiquée par les communautés agricoles traditionnelles, l'agriculture écologique et les peuples indigènes depuis des millénaires. Ces communautés ont pratiqué une agriculture durable fondée sur les principes de diversité, synergie et recyclage. Toutes les règles et politiques, à chaque niveau de l'administration, doivent être destiné à encourager ces solutions ainsi que les changements dans les autres secteurs de la société pour appuyer un développement durable.


.2 L'alimentation: un des droits de la personne

Chacun a le droit fondamental d'accéder à et/ou de produire assez de nourriture pour sa vie et celle de sa communauté. Les règles et les plans doivent être dirigés à accepter ce droit élémentaire. Chaque gouvernement – local, régional, national, international – doit garantir ce droit. Ce droit ne doit pas être compromis par les intérêts du commerce international, ni par aucune autre raison. Quand une communauté se voit dans l'impossibilité de remplir ses obligations – à cause de calamités naturelles ou d'autres circonstances – les autres pays doivent pourvoir aux approvisionnements nécessaires.


.3 L'agriculture décentralisée est efficace et productive

Nous rejetons la notion que la mondialisation de l'agriculture industrielle et technologique, et l'homogénéisation des fermes apportent plus d'efficacité que l'agriculture traditionnelle fondée sur la diversité et profondément ancrée dans les cultures locales.

De plus, l'agriculture industrielle ne peut pas diminuer la faim dans le monde. Des expériences et innombrables études prouvent le contraire, comme non seulement le système industriel de monoculture pousse les fermiers à quitter leurs fermes, conduit à des dépenses inacceptables pour l'environnement et les communautés agricoles.

Mais en plus l'agriculture industrielle est très susceptible aux pestes et à créer tout types de fléaux.

Par ailleurs, compte tenu des résultats, les fermes écologiques à petite échelle ont prouvé être au moins aussi productives que les fermes industrielles.

Toutes les politiques à chaque niveau de la société, doivent favoriser les petites fermes et les principes de l'agro-écologie pour augmenter la sécurité alimentaire et assurer la vitalité et la robustesse des économies rurales.


.4 Placer les hommes sur les terres et non les sociétés multinationales

L'absorption des petites fermes par les grands propriétaires terriens et des sociétés multinationales est une des premières causes du phénomène des paysans sans terre et de la pauvreté; nous appuyons toutes les mesures pour aider les paysans à rester ou rentrer dans leurs propres fermes.

Là où les paysans et les communautés ont été dépossédées de leurs fermes, de leurs habilités à produire leurs propres aliments et de la possibilité de vivre d'une manière autosuffisante, nous appuyons fortement les réformes de redistribution des terres ainsi que la remise du pouvoir aux mains des communautés locales pour contrôler leurs vies


.5 La souveraineté alimentaire

Nous soutenons le principe fondamental de la souveraineté alimentaire nationale, régionale et de la communauté.

Toutes les entités et les communautés locales, nationales et régionales ont le droit et l'obligation de protéger et soutenir les conditions nécessaires à encourager la production d'assez d'aliments nourrissants, d'une manière qui respecte et soutienne la survie des producteurs, et qui soit accessible à tout le monde. Aucune société ou organisation internationale n'a le droit de modifier cette priorité, ni elle a le droit de demander à un pays d'importer contre sa volonté.


.6 L'emploi du principe de précaution

Tous les êtres humains ont le droit de manger des aliments qui soient nourrissants et ne posent pas de dangers. Aucune intervention technologique ne doit être permise jusqu'à ce qu'elle ne soit pas conforme aux normes locales de sécurité de l'alimentation, de la santé et de la viabilité. «Le principe de précaution» s'applique dans tous les cas.


.7 Certaines technologies compromettent la sécurité alimentaire

Quelques technologies, comme l'engineering génétique, les pesticides et les engrais synthétiques, l'irradiation des aliments ne sont pas compatibles avec la sécurité alimentaire ou la sécurité environnementale. Chacune représente des menaces inacceptables pour la santé publique, provoque des retombées irrévocables pour l'environnement, et porte une atteinte aux droits des fermiers de protéger leurs fermes des produits polluants. Déjà, leur utilisation est incompatible avec la viabilité de l'agriculture durable.

Aucune société internationale n'a le droit d'imposer des règles qui régissent les importations d'un pays, de manière à l'obliger à se procurer une alimentation qu'il considère néfaste à la santé, l'environnement, l'agriculture locale, les traditions culturelles ou toute autre.


.8 Il faut protéger la biodiversité et la santé de l'écosystème

Tous les systèmes agricoles et alimentaires sains dépendent du monde naturel, avec toute sa diversité biologique. Il faut que sa défense soit une priorité pour tous les gouvernements et les communautés. Toutes les règles doivent être dirigées dans cette direction même si cela entraîne des changements dans la structure de la propriété terrienne et la superficie des fermes.

Aucune considération commerciale ou autre ne doit passer outre à cela.

L'accent doit être mis sur la production et la consommation locales, et les interventions de technologie des grandes puissances doivent baisser; tout doit se diriger vers la santé environnementale.


.9 Le droit d'avoir une identité culturelle et indigène

Les systèmes agricoles traditionnels sont un aspect intégral de l'identité culturelle. En fait la diversité agricole dépend surtout de la diversité culturelle. Toutes les communautés ont le droit de préserver, développer et enrichir les connaissances transmises depuis des générations. Aucune société multinationale n'a le droit de les modifier ou d'essayer de le faire.


.10 Des traitements humains aux animaux

Les 'fermes usines' industrialisées pour la production de bœuf, de porc, de poulet etc. sont infâmes tant par les conditions inhumaines que par les conséquences tragiques sur l'écologie et la santé publique. La production à grande échelle pour l'exportation, augmente la sévérité des problèmes et utilise les technologies d'irradiation et antibiotiques pour essayer de refouler ces problèmes.

Tous ces modes de production doivent être interdits


.11 Le droit de contrôler et d'employer les connaissances locales héritées du passé

Toutes les communautés ont leurs propres droits à préserver leur diversité biologique, leur science de la production alimentaire, et de recueillir et employer les profits sans intervention extérieure. Cette connaissance est très nécessaire pour préserver une agriculture durable. Tous les peuples ont le droit d'établir leurs propres objectifs pour ce qui est de la recherche et le développement, à l'aide de leurs normes locales.

Aucune règle des droits de propriété intellectuelle ou du commerce globale, ne doit permettre de forcer les communautés locales à se conformer aux normes qui ne sont pas leurs. De plus aucune société ne doit détruire les droits des fermiers à avoir l'accès à leurs semences indigènes, aux connaissances et aux innovations de leur propre communauté ni promouvoir «la bio piraterie» - le vol de la science et la diversité génétique locales pour des desseins commerciaux.

Les droits des fermiers de protéger, de s'approvisionner, de vendre et d'échanger leurs semences sont inaliénables.


.12 La relation de base entre les fermiers et l'environnement

Nous reconnaissons, appuyons et célébrons le rôle des petits fermiers indigènes comme étant les premières sources de connaissance et de sagesse concernant la relation entre la terre, l'homme, et la subsistance à long terme. Leur expérience directe et nuancée de l'interaction entre les plantes, la terre, le climat et autres conditions ainsi que leur rapport crucial avec les communautés doivent être protégés et appuyés et rétablis si nécessaire; il ne doit plus être menacé ni interrompu par les grands systèmes commerciaux et leurs propriétaires souvent absents et qui ne prennent aucun soin des conditions locales.


.13 Le droit de savoir et de choisir

Tous les consommateurs ont le droit d'être bien informés sur leurs aliments; les sources et les mécanismes de leur production, les risques pour leur santé et pour leur environnement, spécialement dans le cas des aliments pour lesquels des pesticides ou d'autres produits chimiques, des radiations ont été employés; aucun gouvernement ou société internationale n'a le droit d'occulter les informations ni de se soustraire à l'obligation d'étiqueter et d'annoncer tous les risques, en incluant la malnutrition. La dénégation de ce droit doit être considéré comme un crime.


.14 Le commerce: volontaire, juste, et durable

Nous appuyons les nouvelles initiatives commerciales dans des communautés justes, durables, sans agression, mutuellement avantageux pour les producteurs et les consommateurs. Nous voudrions que le commerce local soit fait suivant des normes propres aux communautés concernées et établisse librement ses accords. Aucune organisation quel que soit son niveau, n'a le droit de forcer une nation ou une communauté à adopter des accords de commerce qui compromettent ses priorités locales. Chaque occasion de faire du commerce doit être évaluée uniquement sur ses propres mérites par les partis concernés.


.15 Aucun brevet ou monopole sur la vie

Nous nous opposons aux brevets et à la monopolisation de toute forme de vie. Les règles qui permettent ces pratiques, sont des violations de la dignité intrinsèque et du caractère sacré de toutes les formes de vie, des principes de la biodiversité et des droits naturels de tous les fermiers indigènes à travers le monde. Cela s'applique à toute forme de vie végétale, animale et humaine.


.16 Le clair penchant de l'Omc et codex, etc., vers les sociétés multinationales

Le clair penchant d'importantes organisations globales comme l'Omc et le codex alimentaire vers les productions de mono agriculture à grandes échelles pour exporter, est une des premières causes de la dislocation, de la dévastation de l'environnement et de la concentration non démocratique des pouvoirs économiques au détriment de toutes les communautés. Toutes les règles crées par les sociétés mentionnées ci-dessus qui aboutissent à des résultats négatifs, doivent être annulées pour favoriser les productions et les distributions locales durables. De plus, les autres organisations mondiales (comme l'ONU) doivent être encouragées à créer de nouveaux systèmes qui aident à réduire la domination des sociétés et leurs effets nocifs.


.17 Favoriser les subventions: inclinations vers le local

Les tarifs, les quotes-parts de l'importation et les autres mesures avec lesquelles les pays peuvent promouvoir leur autosuffisance alimentaire doivent être restitués pour rétablir la production locale, et la sécurité alimentaire locale en utilisant les ressources propres; le commerce ne devrait concerner que des marchandises essentielles; le commerce à longue distance peut être une option, mais il ne peut être la raison d'être du système. Un des buts premiers consiste à diminuer la distance entre les producteurs et les consommateurs, ainsi, qu'à diminuer les dommages sociaux et écologiques.


.18 Espace et non seuil de normes pour la sécurité

Toutes les lois et les règles dans les accords bilatéraux/multilatéraux qui concernent l'alimentation doivent configurer une protection pour la sécurité alimentaire. Aucun organe international ne devrait établir des règles imposant aux pays ou communautés de baisser leurs normes à des fins de commerce ou d'autres raisons. De telles normes pourraient inclure des contrôles à l'exportation et à l'importation, l'étiquetage, la certification et autres points.

Tout pays ou communauté ayant des normes plus élevées que celles acceptées par les organes internationales devrait recevoir un traitement de discrimination positive en termes commerciaux.

Les pays pauvres pour lesquels ces normes sont trop onéreuses actuellement devraient recevoir une aide financière leur permettant d'améliorer leurs normes.


.19 La garantie contre le dumping

Les droits de réguler l'importation afin d'empêcher le dumping et de protéger le gagne-pains des fermiers indigènes, et de garantir un payement juste aux fermiers ainsi que la sécurité alimentaire sont les premières normes du commerce juste; ces droits contredisent les règles des accords de l'Omc qui favorisent le dumping des nations économiquement riches.


.20 Les changements compatibles

Nous reconnaissons que dans le monde aujourd'hui ces réformes peuvent être réalisées plus rapidement dans le cadre plus large d'une série de changements concernant les visions du monde actuelles et les pratiques systémiques, pour que les systèmes socialement durables gagnent plus d'importance que les intérêts commerciaux.

Des réformes compatibles peuvent être aussi requises dans d'autres secteurs de la société, pour passer du niveau mondial au niveau régional, et des considérations commerciales aux considérations communautaires. On devrait par exemple réexaminer les systèmes énergétiques, le transport, les systèmes de production en vue de les réformer. En même temps, l'agriculture devrait reprendre sa forme durable, à petite échelle. Tous ces pas doivent faciliter la redistribution des droits politiques aux citoyens de ces sociétés.


.21 Adoption de ces principes

Nous demandons à toutes les communautés, les municipalités, les comptés, les provinces, les états, les nations et les organisations internationales d'adopter et d'appliquer les principes mentionnés ci-dessus. Nous leur demandons de travailler ensemble pour atteindre ces buts.

Dans les paragraphes suivants nous verrons des exemples d'activités qui marchent déjà et qui appliquent certains des ces principes, ainsi que des propositions spécifiques pour l'établissement de nouvelles règles du régime commercial compatible avec ces buts.

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Troisième partie

ALTERNATIVES VIVANTES à L'AGRICULTURE INDUSTRIELLE

Dans tous les continents, les communautés se rendent de plus en plus compte des effets ravageurs des systèmes de production agricole et alimentaire imposés par les sociétés multinationales; ces systèmes ont réduit d'une part l'agriculture à une industrie d'extraction et d'autre part, conduit l'alimentation à constituer un important risque pour la santé. Partout, des mouvements qui retissent la trame des rapports qui ont de tout temps existé entre l'alimentation, l'agriculture et les valeurs des communautés, certains avec des liens par de là les frontières internationales – sont en train de surgir. Ces mouvements sont en train de rétablir l'alimentation et la production alimentaire dans leurs contextes culturels et naturels – après une aliénation dévastatrice qui ne peut être que perçue comme une aberration de l'expérience humaine.

Nous ne pouvons, ici, que donner des indications au sujet des percées que ces mouvements ont réalisées dans les dernières décennies. Le fait qu'on ait pu prédire que peu de ces changements devrait freiner tous ceux qui soutiennent que l'agriculture industrielle est le moyen inévitable d'aller de l'avant. Le changement – et ce très rapidement – est possible. A vrai dire il est déjà en cours. Voici certains domaines où les circonstances sont en train de changer très rapidement.


La démocratisation de l'accès à la terre

Alors que depuis longtemps il avait été reconnu que l'accès à la terre des pauvres des régions rurales du monde constituait un élément clé pour éliminer la faim et la pauvreté, nombreux sont ceux qui croyaient la réforme impossible à réaliser au niveau politique. Ceci était vrai pour le Brésil, où moins de deux pour cent des propriétaires terriens ruraux détenaient la moitié de la terre agricole (dont la plupart était inutilisée) et où non seulement les petits rassemblements étaient proscrits mais aussi tout effort visant à un changement était contrecarrée par la violence. Pourtant, aujourd'hui ce pays montre la voie vers une démocratisation de l'accès à la terre. Depuis les deux dernières décennies, le Mouvement des travailleurs sans terre, connu sous son acronyme portugais MST, a installé 250.000 familles, auparavant démunies de terre, sur 15 millions d'acres de terre dans presque tous les états du Brésil.

S'appuyant sur une clause de la nouvelle constitution rendant obligatoire que le gouvernement redistribue la terre non utilisée, le MST a eu recours à la désobéissance civile pour en assurer l'application. Les quelques 3.000 nouvelles communautés du MST sont en train de créer des milliers de nouvelles entreprises et écoles.

Les bénéfices de la réforme de la terre s'apprécient dans le revenue annuel des nouveaux colons du MST, il représente quatre fois le salaire minimum, alors que les travailleurs qui sont toujours sans terre ne reçoivent en moyenne que 70 pour cent du minimum. La mortalité infantile chez les familles bénéficiant de la réforme de la terre a été réduite à la moitié de la moyenne nationale. D'après les calculs approximatifs, cela coûte deux à vingt fois plus de créer un travail dans le secteur commercial du Brésil par rapport au coût de l'établissement d'une famille de chômeurs sur une terre grâce à la réforme de la terre. La démocratisation de l'accès à la terre marche.


Démocratisation de l'accès au crédit

Longtemps les banquiers ont soutenu que la solvabilité des pauvres était douteuse. Mais cette barrière s'écroule. Il y a deux décennies, au Bangladesh, la Grameen Bank a créé un système de crédit rural fondé non sur la garantie de biens fonciers mais sur la responsabilité mutuelle de petits groupes.

Le programme de prêt de micro crédits de Grameen, offert à 2,5 million de paysans pauvres dont la plupart sont des femmes, a été adopté dans 58 pays.

Avec un taux de remboursement nettement supérieur à ceux des banques traditionnelles, la démocratisation de l'accès au crédit s'avère viable.


Relier la ville au pays, le consommateur au producteur

Dans tous les continents, des mesures pratiques sont prises afin de rendre viable la production locale pour la consommation locale. Les campagnes «Acheter la production locale» attirent les consommateurs d'Europe, des Etats-Unis et d'autres continents. Une manifestation novatrice dans ce sens: le mouvement pour l'Agriculture Soutenue par la Communauté (ASC); ce mouvement permet aux fermiers et aux consommateurs de se réunir et de partager les risques (de la production agricole).

/Au début de la saison, les consommateurs achètent «une part» qui leur donne droit aux fruits du travail des fermiers. Les ASCs ont surgi dans la deuxième moitié des années soixante en Allemagne, en Suisse et au Japon. Il y a dix-sept ans de cela, il n'existait pas de ASCs aux Etats-Unis; aujourd'hui on peut en compter plus de 3,000, desservant des dizaines de milliers de familles. L'exemple des Etats-Unis a inspiré au Royaume Uni, un mouvement d'ASC qui a gagné le soutien du gouvernement local. Des mouvements analogues ont simultanément surgi au Japon et ailleurs.

Parmi d'autres initiatives en expansion, on peut compter les marchés fermiers tant au niveau urbain que rural; ces marchés ont connu une croissance de 79% dans les huit dernières années aux Etats-Unis seulement. Cela a permis aux fermiers locaux de vendre directement leurs produits à leur clientèle, sans intermédiaires onéreux. Les jardins individuels et scolaires – qu'il s'agisse de jardins potagers au Kenya ou d'écoliers produisant leur propre nourriture en Californie – sont aussi en expansion.


La nourriture saine devient un droit du citoyen

Alors que 22 pays ont inclus le droit à la nourriture dans leurs constitutions, Belo Horizonte, la quatrième plus grande ville du Brésil, s'est surpassée dans ce domaine. En 1993, le gouvernement de la ville a déclaré que la nourriture ne serait plus uniquement un produit de base mais deviendrait un droit de citoyenneté.

Ce changement ne se traduisit pas en méga-distribution de nourriture mais au contraire inspira des douzaines de mesures novatrices pour mettre un terme à la faim: des zones de terre urbaine sont dorénavant disponibles, à un coût modique, aux fermiers locaux sous la condition de maintenir des prix abordables pour les pauvres; la ville réachemine, les 13 sous destinés par le gouvernement fédéral au déjeuner de chaque écolier, vers l'achat d'une nourriture biologique locale, qui garantie une alimentation plus saine, au lieu d'acheter une nourriture transformée de production industrielle. Afin de permettre au marché de fonctionner de façon plus juste, la ville collabore avec des chercheurs universitaires qui, chaque semaine, affichent les prix les plus bas aux arrêts d'autobus et les annoncent à la radio. Il ne s'agit là que de quelques initiatives, qui dans leur ensemble coûtent seulement un pour cent du budget municipal. Les fonctionnaires d'autres villes brésiliens sont venus s'initier à Belo.


L'agriculture écologique est en expansion

Le fermage et le pâturage biologiques se répandent à un rythme accéléré et recouvrent actuellement 23 million d'hectares certifiés à travers le monde, avec l'Australie, l'Argentine et l'Italie en tête de liste. Les avocats de l'agriculture industrielle, chimique, en déclin, soutiennent que l'agriculture biologique ne peut réussir; pourtant des millions de fermiers pratiquant l'agriculture durable sont en train de prouver le contraire. Des recherches menées récemment ont examiné plus de 200 projets d'agriculture durable dans 52 pays, couvrant environ 70 millions d'acres et 9 millions de fermiers ruraux. Selon le constat de cette enquête parrainée par l'université, les pratiques agricoles durables peuvent «mener à des croissances importantes» dans la production.

Certains cultivateurs de racines comestibles ont réalisé des gains allant jusqu'à 150 pour cent grâce à des méthodes plus durables. De surcroît, dans la mesure où les coûts d'input dans l'agriculture biologique sont considérablement inférieurs, les fermiers d'agriculture biologique réalisent souvent des profits plus élevés, même dans les rares cas où le «rendement» est quelque peu inférieur. En général, les rendements de l'agriculture biologique se sont avérés supérieurs dans la plupart des cas lorsque les calculs ont été faits «par acre». Les systèmes industriels affichent trompeusement les rendements «par travailleur»; mais dans les systèmes industriels, la plupart des travailleurs sont sacrifiés au profit d'une production à forte intensité de machines et de produits chimiques, donnant ainsi la fausse impression d'une efficacité en trompe l'œil. Les aberrations des calculs de la production industrielle sont aussi amplifiées dans la mesure où ils ne prennent pas en considération les coûts «externes» (subventionnés) en terme de dégâts environnementaux à la terre, au sol et à la santé publique.

De plus en plus, les gouvernements apportent leur soutien direct aux agriculteurs biologiques et à ceux qui sont en cours de conversion, afin de satisfaire une demande croissante de la part des consommateurs ainsi que pour des considérations environnementales et autres. En 1987, le Danemark fut le premier pays à introduire un tel soutien au niveau national; peu de temps après, l'Allemagne se mit à soutenir la conversion à l'agriculture biologique. Dès 1996, tous les états membres de l'UE, à l'exception de Luxembourg, avaient introduit des politiques soutenant l'agriculture biologique. La région Toscane en Italie s'est fermement opposée aux semences transgénétiques et a pris les devants en terme de politique encourageant les petites fermes, l'agriculture écologique et la consommation locale. L'Autriche et la Suisse ont chacune 10% de leur production agricole provenant de l'agriculture biologique alors que la Suède en a 15%. Dans un canton suisse 50% de la production agricole est biologique et le ministre de l'Agriculture allemand s'est donné pour objectif une production agricole biologique de 20% d'ici l'an 2010.


La protection de la diversité biologique

La protection de la diversité biologique au niveau international, la Convention sur la Diversité biologique compte désormais 187 parties et 168 signataires.

Le protocole de Carthagène sur la Biosphère compte 48 parties et a été ratifié par 103 Etats. Alors que les sociétés multinationales ont répandu les monocultures d'une petite quantité de semences commerciales et maintenant transgénétiques, au niveau mondial, un mouvement de citoyens, travaillant avec des gouvernements qui réagissent bien, est en train de trouver des moyens de protection de la diversité des semences.

Des campagnes de sensibilisation des citoyens, par exemple, menées par Greenpeace et d'autres ont réussi à restreindre les OGM à quatre pays, situés surtout dans le Nord de l'Amérique. Le mouvement Slow Food qui compte maintenant 80,000 membres dans 45 pays, est en train de raviver avec succès des variétés de semences en danger tout en inspirant un regain d'intérêt pour les spécialités alimentaires locales et régionales. Le blé spelt pour ne donner qu'un exemple, le céréale le plus ancien que l'on connaît, cultivé en Italie depuis l'Age de Bronze mais déplacé par des graines plus commerciales, est en train de connaître une renaissance auprès des consommateurs. En même temps, les mouvements des peuples indigènes augmentent dans les pays du Sud pour protéger la diversité biologique, résister contre les semences transgénétiques, et s'opposer au brevetage des espèces vivantes. Au Bangladesh, Nayakrishi, un mouvement de 50,000 fermiers, est en train de raviver les cultures traditionnelles –sauvegardant, emmagasinant et partageant des semences qu'ils multiplient soigneusement comme la base de la sécurité alimentaire ménagère. En Inde, Navdanya, un projet de la Research Foundation for Science, Technology and Ecology, a aidé 100,000 fermiers a réadapter des méthodes d'agriculture biologiques dans des villages désormais appelés «zones de liberté». La Foundation et son réseau ont lutté avec succès contre les semences / transgénétiques et le brevetage de la connaissance indigène. Pour une grande part, grâce à ses efforts, les fonctionnaires du gouvernement indien ont refusé la permission de vendre le coton BT au Pundjab et dans d'autres Etats du nord, suite aux revers qu'ont connus les fermiers du sud de l'Inde à cause de l'adoption de ce coton.


Assurer des prix justes aux producteurs

Au niveau mondial, le mouvement «fair trade» en croissance illustre bien que le système dominant n'est pas un «commerce libre» et qu'un système équitable est possible. Le mouvement pour un commerce équitable a commencé en Europe dans les années 1980 et a pris racine dans 47 pays. Le système couvre 12 produits – dont le plus important est le café; 20 millions de familles à travers le monde en dépendent

L'étiquette «Fair Trade Certified» indique que le café satisfait des critères spécifiques comme par exemple que c'est produit par des petits fermiers organisés démocratiquement et en pleine connaissance des prix du marché.

En un laps de quatre ans la demande des Etats Unis pour le café produit ainsi a quadruplé et est passée à 10 millions de livres. L'importance du «commerce équitable» ne saurait être exagérée dans une économie mondiale où, dans l'espace d'une seule décennie, la part de la valeur totale du café demeurant au sein des pays producteurs est passé d'un tiers à un treizième.

De leur côté également, les fermiers sont en train d'utiliser avec succès les coopératives productrices pour obtenir des bénéfices plus équitables. En Italie, les coopératives laitières offrent une grande gamme de produits laitiers.

Aujourd'hui en Inde 75,000 sociétés de coopératives laitières sillonnent le pays, avec une adhésion s'élavant à 10 millions. Des cinq plus grandes «sociétés» de l'entreprise laitière, les trois premières sont des coopératives dont le Kaira District Cooperative Milk Producers' Union, créé en 1946, pour contrer le monopole de la distribution et des bénéfices injustes pour les producteurs. De même, aux Etats-Unis, Organic Valley, lancée il y a seulement 15 ans de cela, par un petit groupe de fermiers, compte aujourd'hui 519 fermiers membres, avec une recette de vente s'élevant à plus de 125 millions de dollars. En automne de l'année dernière, les membres d'Organic Valley ont reçu presque le double du prix standard du marché pour leur lait.


Rendre les sociétés multinationales à la démocratie

Partout à travers le monde, les citoyens reconnaissent que des sociétés mondiales gigantesques, détenant des ressources plus élevées que la plupart des gouvernements, fonctionnent essentiellement en tant qu'organes publics non élus. Celles-ci doivent être soumises au contrôle démocratique et il y a des mouvements importants en ce sens. Par exemple, la majorité des gouvernements mondiaux ont rejeté la commercialisation des semences génétiquement modifiées. Même au sein des Etats-Unis, dominés par ces sociétés, neuf états et deux townships de Pennsylvanie, interdisent maintenant aux sociétés n'appartenant pas à des familles de posséder des fermes ou de pratiquer le fermage. De surcroît, un mouvement se met en place aux Etats Unis pour défier la notion de personne morale, notion qui accorde à ces sociétés, des droits constitutionnels, passant outre les droits des peuples et des communautés. Déclenché par les effets ruineux des grandes opérations de d'élevage de porcs, deux municipalités de Pennsylvanie aux Etats Unis, ont maintenant promulgués des lois niant aux sociétés les protections constitutionnelles des personnes. Certains districts écoliers aux Etats Unis refusent dorénavant l'intrusion d'aliments transformés industriellement, vue l'épidémie d'obésité infantile et de diabète infantile qui sévit dans ce pays. Dans le même ordre d'idées, des localités dans diverses parties du monde rejettent l'idée de réduire l'eau à l'état de marchandise.


La nouvelle agriculture – au delà du fondamentalisme du marché

Des développements si variés mais qu'un fil conducteur relie comme ceux évoqués ci-dessus, montrent la voie, au delà du «fondamentalisme du marché, vers la notion que tous les aspects de la vie ne doivent plus être subordonnés aux considérations du marché global et au bien-être des sociétés s'étendant à travers le monde. Au lieu de cela, ces développements suggèrent une voie démocratique plus ouverte. Ils montrent la voie non vers un nouveau dogme mais vers ce que d'aucuns appellent «la démocratie vivante» - suggérant que le bien être de tout être vivant doit être pris en considération. La démocratie vivante, qui est au diapason des particularités de lieux et cultures spécifiques, tient compte de l'engagement essentiel des citoyens qui cherchent des solutions ensemble et évoluant au fil des leçons tirées.

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Quatrième Partie

LES REGLES DU COMMERCE POUR REALISER LES OBJECTIFS DE LA COMMISSION INTERNATIONALE SUR L'AVENIR DE L'ALIMENTATION

Cette partie propose des principes et suggestions spécifiques pour opérer des modifications aux règlements de l'Organisation Mondiale du Commerce (l'OMC) de façon à les rendre compatibles aux objectifs de la Commission.

Les règlements commerciaux actuels de l'OMC ont imposé une baisse continue des tarifs et autres barrières qui protégeaient auparavant les économies domestiques des Etats membres.

Ces frontières plus ouvertes ont conduit à des conditions sociales et économiques qui nuisent à la majorité mais qui sont profitables aux grandes sociétés. En vue de réaliser les objectifs de la Commission, nous préconisons de remplacer ces règlements de l'OMC par de nouveaux règlements commerciaux afin de réaliser les objectifs suivants:


1. Des tarifs de permis et des quotas d'importation qui favorisent une bonne politique de «subsidiarité»

La plupart des règlements de commerce internationale favorisent de nos jours la production pour l'exportation ainsi que les sociétés mondiales qui la contrôlent.

De nouveaux règlements doivent une fois de plus permettre l'utilisation de tarifs commerciaux et de quotas d'importation en vue de réguler l'importation d'aliments qui peuvent être produits localement.

Cela veut dire appliquer le principe de subsidiarité: à chaque fois que la production peut être réalisée par les fermiers locaux, en utilisant des ressources locales pour la consommation locale, tous les règlements et bénéfices doivent favoriser cette option là, permettant ainsi de réduire la distance entre la production et la consommation.

Cela ne veut aucunement dire qu'il ne doit plus y avoir de commerce de produits d'alimentation mais tout simplement, cela veut dire que le commerce doit être limité aux produits qui ne peuvent être obtenus au