Cette séance se tiendra comme à notre habitude à 20h30 au café Le Luxembourg , 58 Bd Saint Michel, 75006 Paris.
Le débat aura pour thème : le droit du mariage.
Récemment, l'annulation d'un mariage entâché d'un vice de consentement a fait grand bruit, posant la question des fondements du droit du mariage : la mariée avait menti sur sa virginité et le marié musulman attachait une grande importance à ladite virginité, ce que la mariée savait pertinemment. Au nom de considération sociales, les féministes, soutenues par les anti-islamistes, s'indignent de l'application du droit contractuel.
Le mariage est traditionnellement un contrat de vie commune conclu entre un homme et une femme. Par sa nature et par les traditions, il touche éventuellement à des aspects que l'on ne retrouve pas ou peu dans les autres contrats : clauses intimes, génèse de nouvelles personnes physiques, durée illimitée non dénonçable... Fondement juridique de la cellule familiale des sociétés notamment occidentales, il a été durant près d'un millénaire l'une des clé de voute de la société européenne avec ses réussites et ses échecs, ses gloires et ses misères, ses fertilités et ses stérilités, ses héritiers et ses déshérités, ses prodigues et ses révoltés. Mécaniquement et aveuglément, ceux qui ont fait leur combat de la détestation de la civilisation occidentale traditionnelle ont généralement inclu le mariage dans leur détestation.
Immitations homosexuelles, polémique sur la validité juridique de clauses contractuelles telles que la virginité préalable, débats sur les avantages fiscaux associés, interdiction des promotions commerciales à l'usage exclusif des couples mariés, monogammie abandonnée dans le temps (remariages, adultères...) mais affirmée dans l'espace (rejet des moeurs sud-méditerranéens) : le débat public de ces dernières décennies patauge dans la confusion intellectuelle sous les assaut démagogues, dirigistes ou déstructurants. Ces assauts, parfois au nom de valeurs contradictoires d'un discours à l'autre dans la bouche d'une même personne, visent à s'arroger une part du capital politique ou symbolique porté par cette puissante institution sociale qu'est le mariage. Les homme politique l'offrent alors en pature aux visées de tel ou tel groupe de pression, par calcul politique, ou par faiblesse morale face à l'agressivité des revendicateurs.
Les fondements du droit naturel du mariage sont souvent absents des discours des hommes politiques. Les projets législatifs ont bien souvent été placés sous le règne de l'arbitraire découlant des démagogies, des dirigismes, des socialismes ou des passions.
Nous débattrons sur les fondements naturels et historiques du mariage, sur la situation actuelle, et sur ses refontes prioritiares.

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