Café Liberté du 6 et 10 novembre 2006 : Répressions, crises et insurections en régimes communistes
Au Café Liberté de Paris Luxembourg le lundi 6 novembre (accueil à partir de 20h00, exposé à 20h30, débat vers 21h15).
Au Café Liberté de Paris Bastille : le vendredi 10 novembre (accueil à partir de 20h00, exposé à 20h30, débat vers 21h15).
A l'occasion du cinquantenaire du soulèvement hongrois, nous souhaitons rendre hommage à ceux qui se sont soulevés contre le régime communiste qui les oppressait et avoir une pensée pour ceux qui vivent encore aujourd'hui sous le joug du communisme.
Le débat sera précédé d'un exposé sur les événements hongrois de 1956 et portera, avec et au delà de ce drame, sur les répressions, les crises et les révolutions en régimes communistes : comment s'architecturent-elles, se déroulent-elles, quels en sont les enchainements prévisibles, quelles évolutions la technologie laisse-elle prévoir en la matière.
La mort de Staline en 1953 puis l'officialisation par KROUCHTCHEV en février 1956 de certains des crimes staliniens a impulsé une onde de choc qui a ébranlé les régimes communistes d'Europe Centrale. En juin une révolte éclate en Pologne, réprimée par les troupes de l'URSS.
En octobre l'insurection gronde en Hongrie. Le 23 devant le parlement à Budapest, la foule immense se rassemble puis le 24 à 2h30 abat la statue de Staline, réclamant le départ des troupes soviétiques, puis la fin du régime communiste. Des affrontements sanglants ont lieu. Le réformateur Imre NAGY est nommé 1er ministre. Il refuse de signer la demande d'intervention de l'Armée Rouge. Malgré cela, celle-ci pénètre dans la capitale avec 250 chars et 6 000 soldats et fait 350 morts. Des pans entiers de l'appareil militaire rejoignent les insurgés. L'armée soviétique est tenue en échec. Le 28 un cessez-le feu est proclamé.
Durant quelques jours, la Hongrie vit avec le fol espoir de sa liberté. Le régime de parti unique est aboli, le pays annonce sa sortie du Pacte de Varsovie...
Après des annonces contradictoires, l'URSS soutient un contre-gouvernement pro-soviétique et l'Armée Rouge déferle massivement sur toute la Hongrie avec une nuée de chars et de soldats. Les troupes de l'armée hongroises et la résistance popularie sont écrasées en quelques jours, avec des milliers de morts dans leurs rangs. L'Occident, empétré dans l'affaire du Canal de Suez et ayant quelques années auparavant cédé la Hongrie à l'ours soviétique, proteste mais, concrètement, ne bronche pas. Fuyant l'arresation et la déportation, 200 000 hongrois fuient le pays. Imre NAGY, réfugié à l'ambassade de Yougoslavie sera par la suite enlevé par le KGB et exécuté en juin 1958. En juin 1957, l'ONU reconnait le gouvernement de NAGY et condamne l'URSS.
Jean-Paul SARTRE accablé divorcera du soviétisme. Qu'importe, puisque désormais le communisme pour intellectuels manipulés sera crypto et dans le monde, diplomatique.

Derniers commentaires