café liberté (93)
Cette séance se tiendra comme à notre habitude à 20h30 au café Le Luxembourg , 58 Bd Saint Michel, 75006 Paris.
Le débat sera consacré à l'urbanisme, au transport et au logement.
L'exposé introductif sera présenté par Yves EGAL, de formation ingénieur agronome, exerçant l'activité d'ingénieur conseil en écologie urbaine, bien connu des milieux libéraux français à la réflexion desquels il a significativement contribué sur ces sujets.
En matière d'urbanisme, une part importante de l'idéologie actuellement véhiculée par la classe politique, administrative et médiatique est celle de l'idéal collectiviste des transports, gratuits, solidaires, CO2-écologiques, centralisés, ferroviaires, massifiés mais saupoudrés de vélocipèdes aux voies lourdement protégées, desservant des villes volontaristement verticalisées et drastiquement réglementées où la voiture est administrativement maltraitée. Ainsi ont parlé les apparatchiks de l'urbanisme. Au demeurant, ne sommes nous pas tous excédés par les nuisances automobiles, vigilants quant au respect des normes locales de constructions et enthousiastes du respect de la nature ?
Oui mais ... voila : quand le choix nous est réellement donné en matière d'urbanisme, nous choisissons de faire en majeure partie l'inverse. Alors, les services de transports et une grande partie de leurs infrastructures ne devraient-ils pas être des services marchands comme les autres ? La solution dirigiste, à force d'avoir échouée, ne serait-elle pas plutôt devenue la source des problèmes ? Les mécanismes de marché, outre un plus grand dynamisme économique, ne sont-ils pas aussi les mieux adaptés à prendre en compte les aspirations environnementales grâce à une conception intelligente, libre et responsable des droits de chacun en relation avec tous ?
Nous explorerons ces questions en approfondissant leurs aspects concrets notamment grâce à la présence de notre invité, expert de terrain de ces sujets.
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DOSSIER
Précédents Café Libertés portant sur des sujets proches, et dotée de dossiers propres sur notre blog:
- Christian JULIENNE - Le logement et la pauvreté
- Aurélien VERON - la crise des subprimes mortgages
Fin : 30/06/08 - 22:30
Cette séance se tiendra comme à notre habitude à 20h30 au café Le Luxembourg , 58 Bd Saint Michel, 75006 Paris.
Le débat portera sur l'oeuvre de Robert HEINLEIN.
L'exposé introductif sera assuré par Ugo BELLAGAMBA. Auteur de science fiction, ses champs de prédilection sont l'utopie, l'uchronie, et l'épopée spatiale. Maître de conférences en histoire du droit et des idées politiques à la faculté de droit de Nice, ses champs d'étude universitaires principaux sont l'histoire de la justice, l'histoire des utopies, et plus récemment, l'histoire des Anciens Etats de Savoie et leur rôle dans la formalisation de l'unité italienne au XIXème siècle (1814-1860). Organisateur des Journées Interdisciplinaires Sciences & Fictions de Peyresq (Alpes de Haute-Provence) qui réunissent chaque année des universitaires de toutes disciplines et des auteurs de SF autour d'un thème fédérateur, il aborde KIPLING et l'enchantement de la technique en 2008, et, en 2007 : HEINLEIN et la pédagogie du réel.
Avec Ugo BELLAGAMBA, nous effectuerons une revue chronologique de la vie et de l'oeuvre de Robert HEINLEIN, en évoquant les enjeux qui les ont caractérisées : l'enfance, l'armée, l'écriture, la politique, la Bombe, la guerre froide, les révolutions scientifiques, etc. ... et bien entendu, la liberté et la conception qu'il s'en faisait, ce qui nous permettra d'aborder au passage les spécificités de la démocratie américaine.
Né en 1907, ancien militaire de marine réformé pour cause de tuberculose, Robert HEINLEIN est un des pères de la science fiction. Mort en 1988, il a été récompensé de son vivant par de nombreux prix, parmi lesquels le Grand Master Nebula Award pour l'ensemble de son oeuvre et aussi un record de 4 prix Hugo du meilleur roman pour "Double Etoile" (1956), "Etoiles Garde à vous !" (1960), "en Terre étrangère" (1962) et "Révolte sur la Lune" (1967) quatre romans aussi étrangers les uns aux autres qu'on peut l'imaginer quant à l'idéologie superficielle qu'ils semblent véhiculer :
1- une exploration dépassionnée des coulisses politiques par un acteur sosie subsitué le temps d'un enlèvement (qui durera) à un homme d'état en pase d'être élu,
2- une apologie mélée d'amertume du monde militaire,
3- une apologie déjantée d'une mouvance hippie et de son gourou, intolérables aux yeux des puissants,
4- l'exloration d'un anarchisme où se cotoient intelligence artificelle émergente, subversion via les technologies de l'information et société humaine aux moeurs libres mais à la justice de rue expéditive.
---- ...addendum à l'issue de la séance:
L'oeuvre de Robert HEINLEIN, profondément marquée par les valeurs fondatrices des Etats Unis, est placée sous le signe de l'indépendance des peuples et de la capacité de l'individu à ne pas se soumettre au système dans lequel il est immergé. Robert HEINLEIN explore donc des univers porteurs de valeurs fortes mais dans le même temps prémunit ses lecteurs contre toute dissolution dans leur simple mécanique, semblant ainsi apporter à ces valeurs un soutien ambigu...
Il fut fortement engagé contre tous les totalitarismes. Anti fasciste, il fut précurseur et appela dès 1941 à la guerre des USA contre le nazisme et contre le fascisme. Anti-communiste il fut l'un des grands soutiens du parti démocrate à la guerre du Vietnam. Issu de la vaste région conservatrice religieuse du Bible Belt, Robert HEINLEIN trouva dans le parti démocrate un terreau fertile pour exprimer son rejet de la soumission à quelque mécanique que ce soit, fut-ce le conservatisme religieux dont il partageait pourtant nombre de valeurs, mais qui est aussi prompt à priver ses adeptes d'une part de leur liberté de réflexion.
Au motif des thèmes de ses ouvrages et de son engagement anti-totalitaire, il se trouve revendiqué par les libertarians états-uniens aujourd'hui généralement associés à la droite politique via le parti républicain. Au motif des ambiguités dans le traitement de ces mêmes thèmes, et au motif de son engagement auprès du parti démocrate, il est aussi a contrario également revendiqué par la gauche anti-libérale modérée. Robert HEINLEIN, avant de nous parler des libertés politiques, et sans étudier de façon détaillée les libertés économiques, nous parle en premier lieu de la liberté de l'esprit face aux conformismes.
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LIENS INTERNET
Sites dédiés à Robert HEINLEIN:
- 17 rue Dante, consacré à R.A.H. : http://heinlein.free.fr/index.php
- Heinlein Society : http://www.heinleinsociety.org/
- James Gifford : http://www.nitrosyncretic.com/rah/
Sites de SF qui nous ont fait l'honneur de la présence de certains de leurs organisateurs ou de leur participants réguliers lors de notre séance du 7 juillet:
- 17, rue Dante et son forum, avec notamment le texte de l'exposé présenté par Hugo BELLAGAMBA au Café Liberté,
- nooSFere et son encyclopédie de la SF.
... n'hésitez pas à compléter cette liste en nous écrivant à cafeliberte@gmail.com !
BIOGRAPHIE
Robert A. Heinlein est né le 7 juillet 1907 à Butler, dans le Missouri, en plein coeur du "Bible Belt", dans une famille d'immigrés bavarois. Enfant précoce, il se révèle rapidement un dévoreur de livres, un passionné d'astronomie et de radio. Son passage par l'armée, pour être déterminant, fut relativement court : il entre à l'Académie Navale d'Annapolis, près de Boston et, avec d'excellentes notes techniques, il devient officier sur le USS Lexington, basé en Californie. La tuberculose entraîne sa réformation en 1934.
A la recherche de nouveaux engagements, dans une Amérique qui subit de plein fouet l'impact de la crise de 1929, Robert Heinlein s'engage en politique dans le mouvement socialiste d'Upton Sinclair : E.P.I.C. ("Eradiquer avec la Pauvreté et les Inégalités en Californie"). Il se présente lui-même aux élections primaires démocrates de 1938, mais sans succès.
Il se tourne alors vers la fiction, sous l'impulsion de sa première épouse, Leslyn, et fonde la "Manana Literary Society", où il réunit autour de lui des auteurs en prise avec le réel mais qui se cherchent encore des techniques et des codes communs. Il découvre les théories d'Alfred Korzybski, rencontre John W. Campbell, et lui vend ses premiers nouvelles, qui paraissent la revue Astounding : "Ligne de Vie" en 1939, "L'inadapté" en 1940. C'est le début de sa troisième et dernière carrière : celle d'auteur de science-fiction professionnel. Dès 1941, il est l'invité d'honneur de la convention mondiale de science-fiction de Denver, où il prononce un discours surprenant sur la nécessité de lutter contre le fascisme qui dévore l'Europe.
Durant la guerre, il cesse complètement d'écrire et, loin du front, place toute son énergie dans l'étude des combinaisons de hautes altitudes qui préfigurent les scaphandres spatiaux, aux côtés de Sprague de Camp et d'Isaac Asimov. Mais, à ses yeux, le fait politique le plus important du siècle est la bombe atomique. Il en avait pressenti la possibilité et les retombées dès 1940-41 avec "Blowups happens" et "Solution Unsatisfactory". Il n'aura de cesse d'en appeler à un contrôle supranational des armes de destruction massive.
Quittant Leslyn, il épouse en secondes noces, en 1948, celle qui partagera sa vie et ses idées jusqu'au bout : Virginia. Il développe son cycle de "l'Histoire du Futur", initié sur les conseils de Campbell. L'histoire de la démocratie américaine depuis la guerre d'Indépendance des Etats-Unis et les valeurs qui la sous-tendent, en constituent la source d'inspiration première. Parallèlement, Robert Heinlein s'essaye au cinéma. Le résultat sera "Destination Moon", en 1950, premier véritable film de science-fiction réaliste et grand public. Vingt ans avant le programme Apollo, la Lune n'est plus une destination fantaisiste, mais une frontière à dépasser. Le lien entre le passé et le futur s'impose. Chantre de la conquête spatiale, Robert Heinlein le sera surtout dans la série de "juvenile", romans pour la jeunesse qu'il fait paraître chez Scribner de 1948 à 1958. Ces romans n'ont pas peu contribué à susciter de vocations d'ingénieurs, notamment, à la NASA.
Heinlein obtient son premier prix Hugo avec "Double Etoile", en 1956. Il sera quatre fois couronné du Hugo, et il détient encore, à ce jour encore, ce record. Mais, il n'est pas seulement un auteur au sommet de son talent : il s'impose aussi comme théoricien de la science-fiction, à travers nombre d'articles et de conférences, dont celle donnée en 1957 à l'Université de Chicago (dont le texte n'a été que tout récemment traduit en français). La décennie suivante, avec notamment la parution de "Etoiles, garde-à-vous !", de "En terre étrangère", de "Révolte sur la Lune", sera marquée par des romans plus centrés sur les mécanismes sociaux, politiques, culturels. Tous subversifs : Heinlein fut tour à tour traité de militariste, de fasciste, de hippie, de gourou, de libertarien, d'anarchiste, alors qu'aucun de ces adjectifs ne lui correspondait.
La charnière entre le "premier" et le "second" Heinlein semble s'opérer en 1974, année où il reçoit le "Grand Master Nebula Award", décerné par l'Association Américaine des Auteurs de Science-Fiction (SFWA) et qui récompense pour la première fois un auteur de science-fiction pour l'ensemble de son oeuvre. Il subit une attaque cérébrale en 1978, mais promptement rétabli, se donne de nouvelles ambitions : ayant repris des études de physique quantique, il s'appuie sur ses connaissances pour forger une nouvelle manière d'appréhender la fiction. Dans son cycle du "Monde comme Mythe" (dont certains romans n'ont jamais été traduits en France, notamment "The number of the beast"), il pousse le principe d''indétermination jusqu'à l'infini des points de vue et des univers croisés, et invente le "ficton", unité quantique du récit. La critique n'y relèvera que la tendance à la verbosité et aux dialogues interminables. Seul "Vendredi" (1982), roman plus conventionnel, sera salué comme un retour à une SF ultra-classique, rassurante. Il meurt le 8 mai 1988, auprès de Virginia.
Fin : 23/06/08 - 22:30
Cette séance se tiendra comme à notre habitude à 20h30 au café Le Luxembourg , 58 Bd Saint Michel, 75006 Paris.
La séance aura pour thème le développement durable et les tensions alimentaires.
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DOSSIER (en cours de rédaction)
Hausse des prix alimentaires
Au coté de la forte croissance économique que vivent des pays tels que la Chine ou l'Inde, l'un des phénomènes les plus marquant de ces derniers mois, beaucoup moins enthousiasmant, a été la hausse des prix alimentaires de par le Monde. Ces deux phénomènes sont en partie liés : la croissance économique des uns engendre des tensions sur les prix des matières, notamment pétrolières, dont on ne sait pas rapidement accroitre ou substituer la production. Avec le pétrole, ce sont les transports, le machinisme agricole et surtout les engrais dont le prix s'est envolé. En outre les biocarburants, souvent subventionnés, brulent aujourd'hui de quoi nourrir 500 millions d'êtres humain.
La hausse des prix alimentaires a engendré nombre de mouvements de protestation qui, dans quelques cas, ont tourné à l'émeute. L'expression « émeute de la faim » est souvent utilisée de façon abusive par des médias complaisants envers le vocabulaire manipulateur de ceux qui orchestrent et récupèrent cyniquement les mouvements de protestation sociale. Néanmoins, on observe de réelles tensions alimentaires dans de nombreux pays.
Les pays les plus touchés sont les pays où les libertés économiques sont inexistantes, notamment les pays communistes ou récemment en proie à des guerres civiles récentes.
Néanmoins d'autres pays sont touchés de façon non négligeable, notamment en Afrique et en Asie du Sud.
Résurgences de discours politiques dirigistes
L'ONU et ceux qui vivent aux rythmes qui la composent tentent d'en profiter pour légitimer ses appétits de pouvoir planétaires. Ainsi Jean ZIGLER, ancien rapporteur de l'ONU/FAO au droit à l'alimentation appelle à l'interdiction des cotations en bourses des denrées alimentaires et se lamente de l'incapacité du FAO a obtenir de telles mesures.
Le Comité Catholique Contre la Faim préconise des mesures dont une moitié est volontariste (protectionnisme alimentaire, soutien à l'agriculture familiale) et une autre consiste à renoncer au volontarisme antérieur (arrêt du volontarisme en faveur des agrocarburants, arrêt du dumping agricole via la PAC, etc.). A aucun moment, le discours explicite de liberté économique n'apparaît.
Les fantasmes écologistes régressionnistes trouvent dans les médias approximatifs et complaisants une caisse de résonnance donnant une fausse légitimité à leurs concepts outrés et manipulés : empreinte écologique, surpopulation, décroissance économique, etc.
Pourtant, le dessalement membranaire de l'eau, les OGM, l'extension de la pisciculture, les biocarburants cellulosiques, le solaire thermodynamique, le nucléaire de nouvelle génération, le transport intercontinental d'électricité sous très haute tension, les schistes bitumineux, les sables asphaltiques, le charbon à combustion filtrée sont autant de possibilités qui promettent à l'humanité une extension importante de sa production alimentaire et de sa production d'énergie, à des prix inférieurs à ceux d'aujourd'hui.
Quelques chiffres
Source Futuribles octobre 2007
... l'empreinte écologique, version écologistes statiques
Biocapacité, Empreinte hors CO2, Empreinte CO2, Total
Amérique latine & Caraïbes 5,4 1,5 0,5 2,0
Europe non UE 4,7 1,8 2 3,8
Afrique 1,3 0,8 0,2 1,0
Asie Pacifique 0,8 0,8 0,5 1,3
Moyen Orient & Asie centrale 1,0 1 1,1 2,1
UE 2,2 2,4 2,4 4,8
Amérique du nord 5,8 3,8 5,5 9,3
Source Images économiques du Monde 2005, Armand Colin
... situation actuelle, p 11-13
- Seuil fixé par les médecins 2 300 calories par personne et par jour
- Seuil social moyen fixé par le FAO pour permettre au plus pauvres d'avoir 2 300 = 2 700
- Le monde ne perd que 2,1 M de mal-nourris par an, notamment en raison de la croissance chinoise, mais aussi de conflits tels que l'Afghanistan
- En 1970, en Asie 1/3 al nourrie, en 2005 1/5
- Un humain consomme en moyenne 330 kg de céréale par an (p 16)
... population agricole, p13 :
- Pays développés : 18 M agriculteurs
- Chine : 515 M
- Inde : 340 M
- Reste du Monde : 430 M
... rendement céréalier à l'hectare, p 14
- Beauce 5 T / ha
- Amérique Latine 1 T / ha (moyens archaïques, agriculture pluviale)
... disponibilité agricole, p16 :
- Les disponibilités alimentaires par habitant ont augmenté de 20% de 1960 à 1990 puis on stagné principalement en raison de la mise en jachère et du gel des terres financés dans les pays industrialisés
- Selon le FAO, ce sont 700 M ha hors zones protégées qui peuvent être mis en culture.
- En Afrique l'intensification de l'agriculture reste à effectuer
- Au total, c'est un doublement de la surface agricole utile qui pourrait avoir lieur dans les PVD
- Au 20ème siècle, les rendements agricoles à l'hectare ont quadruplés
- Les famines ont disparu hors la volonté géopolitique (ex : Sahel 1970s, Corée du Nord 1900s 3M morts, etc.)
- Les gouvernements et guérillas des PVD utilisent pour nombre d'entre eux les famines comme instrument de manipulation, contre leurs populations ennemies, et pour capter l'aide internationale. Chacune de ces famines perdure uniquement parceque l'économie de la charité (régimes dictatoriaux, ONG médiatisées, ONU...) le veut.
Fin : 21/06/08 - 20:30
Cette séance se tiendra comme à notre habitude à 20h30 au café Le Luxembourg , 58 Bd Saint Michel, 75006 Paris.
Le débat portera sur Benjamin Constant et ses Principes de Politique.
Né en 1765 en Suisse, Benjamin Constant se fait un nom sous la Révolution Française par son intense activité d'essayiste politique, qui lui vaut une place au sein du Tribunat, sous le Consulat. S'étant imposé comme figure majeure de l'opposition à Napoléon, il fut contraint à l'exil aux côtés de Madame de Staël et du reste du Groupe de Coppet durant l'Empire. C'est lors de cet exil que sa pensée politique prend sa forme définitive, sous les traits de ses Principes de Politique.
Maillon de l'école libérale française plus connu pour ses romans que son oeuvre philosophique, à cheval entre XVIIIe et XIXe siècles, Benjamin Constant donne le jour à des idées qui préoccupent toujours les libéraux aujourd'hui, comme la distinction entre les pouvoirs dans l'Etat et les pouvoirs de l'Etat, ou l'importance des garanties juridiques. Penseur brillant, écrivant dans la langue la plus pure et la plus claire, c'est à la découverte de ses Principes de Politique que nous vous convions ce Lundi !
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Bibliographie
Principes de Politique:
- version réduite, publiée de son vivant, disponible en ligne sur Librairial et ailleurs,
- version intégrale, retrouvée en 1980 (!), commercialisée e.g. par Amazon.
Notice publiée par Emile FAGUET.
Fin : 16/06/08 - 22:30
Café Liberté du 9 juin 2008 : Revue d'actualité - déroulement des élections présidentielles US 2008
Cette séance se tiendra comme à notre habitude à 20h30 au café Le Luxembourg, 8 Bd Saint Michel, 75006 Paris.
Fin : 09/06/08 - 22:30
Cette séance se tiendra comme à notre habitude à 20h30 au café Le Luxembourg , 58 Bd Saint Michel, 75006 Paris.
Le débat aura pour thème : le droit du mariage.
Récemment, l'annulation d'un mariage entâché d'un vice de consentement a fait grand bruit, posant la question des fondements du droit du mariage : la mariée avait menti sur sa virginité et le marié musulman attachait une grande importance à ladite virginité, ce que la mariée savait pertinemment. Au nom de considération sociales, les féministes, soutenues par les anti-islamistes, s'indignent de l'application du droit contractuel.
Le mariage est traditionnellement un contrat de vie commune conclu entre un homme et une femme. Par sa nature et par les traditions, il touche éventuellement à des aspects que l'on ne retrouve pas ou peu dans les autres contrats : clauses intimes, génèse de nouvelles personnes physiques, durée illimitée non dénonçable... Fondement juridique de la cellule familiale des sociétés notamment occidentales, il a été durant près d'un millénaire l'une des clé de voute de la société européenne avec ses réussites et ses échecs, ses gloires et ses misères, ses fertilités et ses stérilités, ses héritiers et ses déshérités, ses prodigues et ses révoltés. Mécaniquement et aveuglément, ceux qui ont fait leur combat de la détestation de la civilisation occidentale traditionnelle ont généralement inclu le mariage dans leur détestation.
Immitations homosexuelles, polémique sur la validité juridique de clauses contractuelles telles que la virginité préalable, débats sur les avantages fiscaux associés, interdiction des promotions commerciales à l'usage exclusif des couples mariés, monogammie abandonnée dans le temps (remariages, adultères...) mais affirmée dans l'espace (rejet des moeurs sud-méditerranéens) : le débat public de ces dernières décennies patauge dans la confusion intellectuelle sous les assaut démagogues, dirigistes ou déstructurants. Ces assauts, parfois au nom de valeurs contradictoires d'un discours à l'autre dans la bouche d'une même personne, visent à s'arroger une part du capital politique ou symbolique porté par cette puissante institution sociale qu'est le mariage. Les homme politique l'offrent alors en pature aux visées de tel ou tel groupe de pression, par calcul politique, ou par faiblesse morale face à l'agressivité des revendicateurs.
Les fondements du droit naturel du mariage sont souvent absents des discours des hommes politiques. Les projets législatifs ont bien souvent été placés sous le règne de l'arbitraire découlant des démagogies, des dirigismes, des socialismes ou des passions.
Nous débattrons sur les fondements naturels et historiques du mariage, sur la situation actuelle, et sur ses refontes prioritiares.
Fin : 02/06/08 - 22:30
Cette séance se tiendra comme à notre habitude à 20h30 au café Le Luxembourg, 58 Bd Saint Michel, 75006 Paris.
Le débat sera consacré à l'éducation, aux émotions, et aux communautés.
Alors que l'éducation étatique sombre chaque jour dans une médiocrité, une politisation etune inanité plus affirmées, la question se pose d'une libéralisation totale de l'éducation. Or l'Histoire montre que les passions politiques sont à la source de puissants mouvements de masse pouvant aller jusqu'au génocide, et l'éducation académique est à la source de nombre de passions politiques. Les religions de toutes sortes, notamment les grandes religions contemporaines, chrétiennes, islamiques, hindouistes, bouddhistes, maçonniques ou communistes, l'ont bien compris qui par la violence sociale ou martiale ont imposé leur éducation dans les sociétés qu'elles dominent.
Dès lors, au delà de la liberté d'instruction, quelle place reste-t-il pour la liberté d'éducation ? L'éducation porteuse de valeurs donc de haines potentielles peut-elle être impunément laissée à la liberté de chacun ? Des gardes-fous doivent-ils être imposés pour permettre à la vie en société d'intégrer paisiblement les ressortissants de différentes communuatés éducatives ?
Fin : 26/05/08 - 22:30
Cette séance se tiendra comme à notre habitude à 20h30 au café Le Luxembourg, 8 Bd Saint Michel, 75006 Paris.
Le débat portera sur les leçons après 40 ans de Mai 1968 dans les médias.
Nous aborderons les événements de Mai 1968 proprement dits, leur intrication géopolitique avec l'agonie de l'utopie communiste, la démultiplication de ces événements dans l'imaginaire médiatique, et les conséquences ou l'illusion de conséquences sur la société française par exemple en matière de moeurs, de morale, de politique, de médias.
Les événements de mai 1968 ont tout d'abord secoué un peu partout en Occident les universités, puis en France le quartier Latin, puis les reporters parisiens, puis les postes radio de la France entière, puis le monde du travail français, puis durant des décennies la mémoire médiatique française. Pour autant, techniquement dérisoires par rapport aux évenements de 1958, ces événements n'auraient fait de mai 1968 qu'un épisode de second rang dans la mémoire collective française, sans l'immense propagande gauchiste récurrente qui durant les décennies qui ont suivies ont opéré une démultiplication partisanne dans l'imaginaire médiatique souvent au nom de haines véhémentes contre la société traditionnelle et de thèses libertaires aberrantes telles que "il est interdit d'interdire" ... de bruler la voiture du voisin.
Révolte d'adolescents manipulés montée en épingle au milieu de la Guerre Froide, Mai 1968 fut en premier lieu un contre-feu engendré par la gauche communisante en sursis de mort affective à la suite des répressions soviétiques qui ensanglantaient l'Europe centrale dont les pays se lançaient les uns après les autres dans des tentatives d'abandon du communisme écrasées par Moscou devant les caméras du monde entier. En occident les événements vietnamiens furent alors montés en épingle et couplés à l'énergie adolescente si facilement convertie en haine de la société paternelle traditionnelle. Le communisme sous les cocotiers, dont Moscou subventionnait massivement la vitrine cubaine "non alignée" servit de substitut médiatique et géopolitique au printemps des peuples occidentaux à tout jamais discrédité.
Au delà de ce bras de fer géopolitique dont les étudiants insurgés furent les instruments chosifiés par le cynisme d'extrême gauche et sa haine abondante, les événements de Mai 1968 servirent de prétextes médiatiques à une déstructuration massive de la société française traditionnelle. Celle-ci était réclamée plus généralement à l'échelle occidentale et mondiale depuis deux siècles par la mouvance communisante. De fait, on observa un immense mouvement des moeurs de la société française, associé de façon récurrente par les médias (de gauche) aux événements de Mai 1968.
Après 40 ans de Mai 1968 médiatiques, quelles leçons tirer ? La conscience démocratique a-telle progressé face aux manipulations des énergies adolescentes, à la géopolitique sanglante, au culte politique de la jeunesse, aux obsessions médiatiques partisannes ? Quel fut le périmètre de la déstructuration de la société traditionnelle qui en fut induite ? La libéralisation des moeurs qui suivit mai 1968 provint-elle de la prospérité, de la technologie contraceptive ou de la propagande médiatique autour de Mai 1968 ? Fut-elle de même nature avec et sans cette propagande ? La remise en cause libertaire du respect de la propriété a-t-elle pris racine ? Quelles autres conséquences les événements de mai 1968 et leur immense démultiplication médiatique ont-ils engendrées ?
Nous traiterons de ces questions, et de bien d'autres encore, lors cette séance du Café Liberté !
Fin : 19/05/08 - 22:30
Le Café Liberté fera relâche lors du lundi 12 mai 2008, Lundi de Pentecôte 2008.
Nous vous proposons donc de nous retrouver le lundi 19 mai à 20h30 au café Le Luxembourg, comme à notre habitude !
La séance se tiendra comme à notre habitude à 20h30 au café Le Luxembourg , 58 bd Saint Michel, à Paris.
Le débat portera sur l'épopée des radios libres.
Longtemps interdites au motif de maîtrise étatique des médias "chauds", les radios FM françaises ont commencé leur existence de façon initialement "sauvage" et illégale avant d'être, à l'issue de l'élection de François MITTERAND en 1981, officiellement permises ... c'est à dire réglementées de façon contraignante et placées à la merci des arbitrages "impatiaux" des hommes de l'état. Les amis du pouvoir ont alors capté à leur profit le potentiel médiatique puis économique des radios FM. Les amis de ceux qui décriaient avec vigueur les concentrations médiatiques se sont empressés de créer dans ce domaine encore vierge des concentrations hors normes.
A l'occasion de cette épopée, notre débat abordera des thèmes variés, par exemple ceux, essentiels à la démocratie, de l'information, la diversité médiatique, les concentrations publicitaires, la neutralité de la puissance publique, et le danger des vastes prérogatives dont s'arrogent les hommes de l'Etat.
L'exposé introductif sera présenté par Pascal FREULON, fondateur d'une radio libre dans la région de Rouen. Il nous racontera l'épopée de sa radio et celle du PAF audio.
Fin : 05/05/08 - 22:30
