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Café Liberté du 12 novembre 2007 : Gestion, subventions et régimes spéciaux du rail en France
Notre débat du lundi 12 novembre 2007 à 20h30 aura pour thème :
Gestion, subventions et régimes spéciaux du rail en France : état des lieux, ouverture, évolution, politique.
Nous aborderons au passage la question de savoir quel est le vrai et le faux dans ces documents massivement diffusés sur internet, à savoir 1- le brulot anonyme « Restons Calme » accusé de mensonges par la SNCF et 2- la réponse de la SNCF elle-même truffée de mensonges ou de faux semblants (*).
Le débat sera précédé d'un exposé introductif présenté par le responsable du Groupe Transport de Liberté Chérie. Nous évoquerons les actions menées par cette association contre les actuelles grèves des transports.
La séance se tiendra comme d'habitude à 20h30 au café Le Luxembourg, 58 bd Saint Michel, à Paris.
SNCF, RATP, RFF ... ces organismes cumulent des dettes et des déficits considérables alors qu'ils sont lourdement subventionnés par la puissance publique.
Un rapport parlementaire de 2004 chiffrait les aides publiques annuelles à 11 G€ (soit 200 € / hab.) pour l'ensemble des transports ferroviaires dont 6 G€ pour la SNCF (dont 0,7 G€ pour la SADD et 2,4 G€ pour les retraites de la SNCF, soit 40€ / hab.) et 3 G€ pour RFF. Celle-ci gère les rails ... en achetant à la SNCF des services de maintenance qui lui coutent plus cher que son propre chiffre d'affaires ! Ce même rapport parlementaire consacrait plusieurs titres au caractère malsain des finances du rail en France : « des circuits de financement complexes, obscurs et incertains », « des chiffres laborieusement convergents », « un endettement colossal », « des relations institutionnelles souvent malsaines », « une tutelle éclatée, parfois contradictoire, souvent défaillante », « le partage des actifs entre RFF et la SNCF : 7 ans de mauvaise foi et d'inaction », « les contrats de plan État-régions dans l'impasse »... RFF et SNCF sont tellement endettés que le service de leur dette coûte 2 G€ par an.
Les récentes grèves dans les transports visent à empêcher l'alignement des régimes spéciaux sur le régime général de la fonction publique, lui-même plus généreux que celui du privé. Les salariés de la RATP et de la SNCF prennent leur retraite à 55 voire 50 ans, (cf. p 154). Le montant de leurs retraites est calculé sur la moyenne des 6 meilleurs mois alors que dans le privé il est calculé sur celle des 25 meilleurs années. Au total, les cotisations des salariés de la RATP et de la SNCF assurent moins de 50% du montant de leurs retraites, plus de 50% provenant d'aides publiques spéciales (cf. p 83). Ces déficits de cotisations viennent de la nature de ces régimes spéciaux et non d'un problème de pyramide d'âge.
(*) On rira notamment de cette incroyable contre-vérité affichée par la SNCF : « La SNCF ne reçoit pas de subvention ».
Fin : 12/11/07 - 22:30
