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droits de l'homme (3)

Cette séance se tiendra comme à notre habitude à 20h30 au café Le Luxembourg , 58 Bd Saint Michel, 75006 Paris.


La séance aura pour thème l'ONU et les Droits de l'Homme.


Le 10 décembre 1948 était adoptée par l'ONU la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (V EN), texte d'inspiration démocrate sociale confondant dangereusement droits négatifs et droits positifs, droits fondamentaux et objectifs sociaux, action privée et action publique, institutions régaliennes et institutions sociales. Rédigée principalement par John Peters Humphrey, un fonctionnaire onusien d'origine canadienne auparavant juriste à l'Université de Mac Gill et militant de Droits de l'Homme, sa forme est néanmoins hétéroclite. Elle sera adoptée par la plupart des pays fondateurs de l'ONU mais rejetée par quelques uns d'entre eux, parmi lesquels l'Afrique du Sud (qui pratiquait l'inégalité en droit à la naissance) et les pays du bloc soviétique.



Cette déclaration fait suite à une longue tradition de déclarations aux destins contrastés, parfois extraordinaires, visant à protéger les droits fondamentaux des personnes au-delà des lois locales ou circonstancielles. Ces déclarations sont de deux sortes.


- D'une part des textes visent à modérer la férocité des conflits militaires et à protéger les civils voire les combattants eux-mêmes. Les Irlandais promulguent en 697 le Cáin Adomnáin, suivit au alentour de l'an 1000 par le développement des Paix de Dieu complétées par la Vérité de Dieu qui vise à proscrire les combats certains jour du moins lors des conflits entre chrétiens. Ces déclarations restent souvent lettre morte. Puis apparaissent les états nations modernes, notamment les états nation démocratiques, capables de veiller à respecter les traités humanitaires qu'ils signent. C'est le cas des Conventions de Genève, dont les 4 volets incrémentaux sont adoptés pour la 1ère fois en 1864 (blessés des forces terrestres), 1903 (blessés des forces navales), 1929 (prisonniers de guerre) et 1949 (civils en temps de guerre).


- D'autre part des textes visent à limiter le pouvoir politique notamment l'exécutif régalien en accordant aux barons des droits face aux roi, puis aux citoyens des droits face au pouvoir politique. La Magna Carta anglaise de 1222 et la Bulle d'Or hongroise de 1269 toutes deux limitent le pouvoir de leur roi et offrent des garanties notamment à ses barons, qui sont autorisés à désobéir si le roi enfreint la loi. La Magna Carta influença par la suite le développement de la Common Law britannique. La Charte des Droits la complète en 1689. La Constitution des Etats-Unis d'Amérique promulguée en 1786 s'inspire de la Magna Carta mais aussi d'influences plus récentes notamment l'équilibre ou la séparation des pouvoirs défendus par Montesquieu ; la Constitution des Etats-Unis d'Amérique est amendée en 1791 avec l'introduction des 10 amendements composant sa Charte des Droits. La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen française est promulguée en 1789.


Pour avoir une portée concrête les textes protégeant la personne humaine doivent avoir valeur juridique. Les anciens textes de modération militaire sont souvent de simples déclarations de principe dotées de peu de force pratique. Au contraire, les Conventions de Genève lient des états démocratiques et seront en grande partie respectées. Les textes constitutionnels sont généralement respectés avec certaines exceptions spectaculaires, notamment la constitution soviétique qui, théoriquement démocratique et garantissant des droits fondamentaux tels que la liberté d'expression et de réunion, fut en pratique intégralement vidée de cette substance par le régime communiste fondé sur la terreur.



L'ONU est également dotée d'une commission des droits de l'homme et de nombreuses institutions satellites ayant au nom des valeurs politiques prétendument universelles ainsi promulguées cherché à promouvoir et à imposer des politiques parfaitement contestables.


Jeane KIRKPATRICK, représentante permanente des Etats-Unis à l'ONU sous le premier mandat présidentiel de Ronald REAGAN, qualifiera cette Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de "lettre au père Noël", à l'occasion d'une réflexion dans laquelle elle recadrait de façon conceptuellement limpide la politique états-unienne des Droits de l'Homme en opposition à la politique de Jimmy CARTER, jugé confus, bruyant mais peu probant défenseur des Droits de l'Homme, qu'il défendit bien peu dès lors qu'ils étaient violés par le communisme.


Au delà du constat de non universalité des déclarations "universelles" de l'ONU, quels ont été le rôle et les résultats de l'action de l'ONU en matière de Droits de l'Homme d'une part, de droits [sociaux] "universels" d'autre part ? L'ONU a-t-elle significativement contribué à promouvoir ou bien à détériorer les premiers, du fait des seconds, de ses corporatismes, de ses membres, ou des lobbys qui y influent ? C'est autour de ces questions que le Café Liberté vous convie ce lundi 22 décembre à 20h30 au café le Luxembourg !


Nota: cette séance du 22 décembre est couplée avec la séance du 15 décembre, qui a porté plus particulièrement sur l'étude des grands textes historiques portant sur la défense des droits fondamentaux. La séance du 22 décembre portera plus particulièrement sur le bilan de l'ONU en matière des droits de l'homme.

Début : 22/12/08 - 20:30
Fin : 22/12/08 - 22:30
oct.
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Café Liberté du 22 octobre 2007 : Révolte au Myanmar

  • Par numero23 le 02/10/07 - 18:05
  • Dernier commentaire ajouté il y a 1 an

Au Café Liberté de Paris Luxembourg le lundi 22 octobre (accueil à partir de 20h00, exposé à 20h30, débat vers 21h15). Nota : Cette séance aura bien lieu le 22 octobre (et non le 15 octobre comme envisagé initialement).


Le débat portera sur la révolte actuelle en Birmanie (renommée Myanmar par la junte militaire).


Alors que les manifestations pacifiques prennaient de l'ampleur atteignant 100 000 manifestant le 24 septembre, la junte militaire au pouvoir en Birmanie s'est lancée dans une répression massive, avec semble-t-il (les chiffres varient grandment selon les sources), des milliers d'arrestations, un millier de détenus provisoires, des dizaines voire des centaines de morts, des cas de torture. L'opinion occidentale s'en est indignée et les gouvernements occidentaux ont exercé des pressions sur la junte militaire. Le régime, tout en intensifiant sa répression, a mis en place une interface de négociations sous conditions avec Aung San Suu Kyi, fille d'un des héro de l'indépendance birmane, défenseur non violente de la démocratie et prix Nobel de la Paix en 1992, qui a passé 12 des 18 dernières années en résidence surveillée ou en détention. Le calme revient peu à peu mais le régime, d'après certains observateurs, en a profité pour approfondir sa répression. Le gouvernement US affiche néammoins sa conviction que la Birmanie s'apprette à vivre une transition de libéralisation.


Les moyens modernes de transmission de l'information ont joué un rôle majeur dans le déroulement de cette crise. Dans un 1er temps, les images de la révolte et de la répression ont circulé exfiltrées notamment via internet, permettant aux birmans de faire savoir au monde entier ce qui se passe dans leurs pays, avec des manifestations pacifiques mobilisant des foules immenses faisant face aux forces de l'ordre. Puis le régime a verouillé les canaux de communication les plus faciles et les images de la répression se sont faite beaucoup plus réduites au regard des populations des démocraties.


Doté d'une majorité boudhiste théravâda et de minorités chrétienne et musulmane, la population du Myanmar est très croyante et accorde une grande importance au magistère moral des bonzes aux vêtements couleur safran qui mènent les manifestations. Les boudhistes théravâda, présents en Asie du Sud-Est, sont les boudhistes anciens renommés hînayana ("du petit véhicule") par les boudhistes réformateurs maâyâna ("du grand véhicule") que l'on trouve en Chine ainsi qu'au Tibet sous la variante vajrayâna ("du véhicule de diamant"). Il y a 400 000 moines en Birmanie, la plupart d'entre eux entrés en religion pour quelques années, conformément à la tradition boudhiste théravâda. Ils sont donc très intégrés à la population car ils en viennent et s'apprêtent à y retourner, contairement à d'autres traditions monastiques.


Pays pauvre, depuis des décennies ans sous la coupe d'une junte militaire brutale et civilement incompétente, longtemps déchiré par des guérillas ethniques, la Birmanie est un des principaux lieux de production de drogues au monde et dispose de ressources en hydrocarbures où le pétrolier français Total joue une rôle majeur. Les gouvernements occidentaux disent exercer des pressions sur la junte birmane pour obtenir le respect des droits de l'homme, et la Chine s'inquiète d'une source d'instabilité armée à ses frontières.


Le régime de la junte militaire birmane est parmi les plus liberticides au monde, et ce dans les domaines de des droits de l'homme, de l'expression de l'économie. La répression de 1988 avait fait 3000 morts. Le début des années 2000s avait vu une ouverture modeste en direction d'un assouplissement du régime.


Quelle est la situation exacte ?

Quelles sont les forces en présence ?

Quel sera le futur du grand mouvement de masse auquel nous assistons ?

Comment aider la liberté face à l'oppression ?

Une transition pacifique est-elle possible ?

Début : 22/10/07 - 20:30
Fin : 22/10/07 - 23:00

Au Café Liberté de Paris Luxembourg le lundi 11 décembre (accueil à partir de 20h00, exposé à 20h30, débat vers 21h15).

Au Café Liberté de Paris Bastille le vendredi 15 décembre (accueil à partir de 20h00, exposé à 20h30, débat vers 21h15).


Le débat du Café Liberté du lundi 11 et vendredi 15 décembre 2006 portera sur la situation, les déséquilibres et les enjeux des économies et des flux commerciaux et financiers actuels de la planète.


La croissance économique mondiale a encore démontré une vigueur étonnante cette année. Quoiqu'en léger ralentissement par rapport à 2005, celle-ci devrait être encore supérieure à 4 % en 2006, encore une fois tirée par le dynamisme chinois et plus largement par la montée en puissance apparamment irrésistible des pays en développement dans le rééquilibrage de la croissance mondiale.



Parrallèlement les déséquilibres macroéconomiques globaux n'ont cessé de s'accroître entre zones en excédent d'épargne et celles en déficit.


Qu'attendre de 2007 ? Une année de poursuite de la tendance économique initiée au lendemain de la bulle internet ou bien le début lent ou rapide de l'inévitable mouvement de rééquilibrage mondiale de l'épargne ?


C'est autour de ces questions et d'autres que nous discuterons à la suite de l'exposé présenté par Camille Barbier.



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COMPTE RENDU


Camille BARBIER nous a présenté un panorama d'indicateurs macro-économiques et de premiers commentaires sur leur lecture couramment pratiquée dans les médais et les milieux financiers.


Le débat du Café Liberté s'est alors concentré sur plusieurs thèmes, approfondissant les éléments apportés par Camille et soulevant des questions de fond importantes.



1- Une économie mondiale apparemment en croissance forte, notamment dans les pays émergents


On observe une forte croissance mondiale (5%), notamment au sein des économies des pays émergents. Ceux-ci ont désormais une importance désormais majeure dans l'économie mondiale et 40% de leurs échanges se font entre eux. Les USA ont de forts déficits commerciaux mais une croissance soutenue. La croissance est molle en Europe avec une balance commerciale contrastée montrant des excédents en Allemagne et des déficits en France.


L'analyse rustaude selon laquelle l'existence d'un déficit commercial français impliquerait obligatoirement une évaluation excessive de l'Euro est évidemment fausse. Ainsi l'Allemagne a un fort excédent commercial.


La question de la parité de l'Euro et plus généralement celle de la fiabilité de la politique monétaire et de ses indicateurs est tout de même posée.


Plusieurs facteurs essentiels peuvent engendrer un déficit sain de la balance commerciale.


1. L'investissement productif contribue à la balance commerciale dans un 1er temps de façon généralement négative tout en appelant à une hausse des taux de change de la devise au motif des gains financiers attendus ultérieurement en retour de ces investissements.


2. L'investissement financier extérieur, par exemple celui pratiqué à l'international par les fonds de pension, se traduit par un flux financier rentrant permettant de financer des importations de biens de consommation ou d'autres investissements. Ce flux est précédé, d'acquisitions locales ou internationales de biens de production par l'emprunteur.


3. L'investissement productif, notamment dans les pays en développement, recoure de plus en plus à des formes sophistiquées destinées à optimiser la réalisation des potentiels de croissance. Ainsi se multiplient les services packagés (location+maintenace) et/ou les financements étalés dans le temps (leasing) éventuellement de façon non homogènes. Adossées à des contrats portant sur des engagements sur plusieurs années, ces formes commerciales et/ou financières ressemblent certes à des ventes adossées à des emprunts, mais elles ne sont pas comptabilisées de la même façon. Ces formes commerciales et/ou financières déplacent ainsi dans la comptabilité nationale des masses financières de la balance commerciale vers la balance des transactions courantes, voire la balance des paiements des années futures. Elles contribuent donc sur le moment à un apparent déficit « commercial » tout en apportant la quasi-certitude de revenus « de services » voire « financiers » récurrents.


4. Les filiales des pays en développement e.g. chinoises, d'entreprises occidentales e.g. US, peuvent avoir des comptes qui sont ou ne sont pas consolidées avec les comptes de leur maison mère, en années synchrones ou de façon différée, éventuellement empilées. Des formules financières hybrides peuvent rendre l'analyse de ces phénomènes financiers ardus, voire hermétiques et induire des décalages sur plusieurs années.


D'autres facteurs, ceux-là directement négatifs au plan financier, peuvent également engendrer un déficit commercial.


5. Une consommation excessive pourrait vivre quelques temps en dévorant le capital accumulé.


6. Une masse monétaire excessive engendrerait une économie de bulle, de ce fait en expansion apparente mais qui finira tôt ou tard par connaître une décroissance symétrique,


7. La devise (l'Euro) pourrait s'avérer surévaluée.




Examinons ces causes putatives une à une.




Phénomène n°1 : L'investissement productif tendrait à engendrer un fort excédent des balances commerciales des pays occidentaux notamment des USA, or c'est souvent l'inverse.




Phénomènes n°2, n°3, n°4 : Les investissements extérieurs occidentaux sont effectivement importants et recourent de plus en plus souvent à des commerciales ou financières sophistiquées étalées dans le temps. En théorie ces phénomènes pourraient expliquer de façon saine à des déficits commerciaux et aux importantes réserves de change constatées dans les pays émergents notamment la Chine. Toutefois on peut s'interroger sur la pérennité d'investissements en directions de pays dont l'état de droit est incertain, tel que la Chine, et émettre des doutes sur le fait que les phénomènes d'étalage dans le temps soient puissants. au point d'être dominants dans les comptes nationaux.




La seule lecture du déficit commercial ne prouve donc pas qu'il y ait une situation de déséquilibre financier structurel des économies entre pays développés et pays émergent. La question est tout de même posée avec une certaine acuité.




Ceci dit, dans le cas particulier du Yuan, dont la parité est fixée de façon arbitraire par le gouvernement chinois, il est exact de dire qu'il est commercialement surévalué, ce qui ne signifie pas qu'il est économiquement surévalué, en raison de risques d'instabilité politique et sociale en Chine, pays en croissance forte mais aussi en transition entre un système communiste et un système libéral, doté d'un état de droit encore incertain, de tentations nationalistes épisodiques, et de montées des salaires, toutes choses pouvant menacer la valeur, voire la pérennité, des investissements.




2- Rappels quant aux fondements de la gestion monétaire couramment pratiquée


Les banques centrales des pays développés ont officiellement adoptée l'orthodoxie monétariste, dont Friedrich A. HAYEK et Milton FRIEDMAN récemment décédé étaient parmi les figures les plus éminentes.


L'école monétariste menée par Milton FRIEDMAN a montré que les monnaies ont trois paramètres essentiels, dont deux libres, le troisième s'ajustant automatiquement sous la puissante influence du marché :


1. la masse monétaire,


2. les taux d'intérêts et


3. les taux de changes avec les autres devises,


+ éventuellement le déficit budgétaire, ce qui donne la relation de MUNDELL-FLEMING.


Jacques RUEFF explique dans ses souvenirs de l'âge de l'inflation que l'on a découvert seulement après les années 1930 que la masse monétaire a vocation à être augmentée à hauteur de ce que le marché veut absorber, en fonction d'influences technologiques, conjoncturelles et comportementales que les banques centrales ne peuvent mesurer qu'indirectement, i.e. en observant l'inflation a posteriori. Si elles fournissent trop peu de masse monétaire, cela freinera fortement l'économie voire engendrera une déflation par nature incapacitante (chaque épargnant ayant intérêt à attendre passivement pour dépenser mieux) ; si elles en fournissent trop, cela engendrera une inflation qui, si elle est trop forte, devient à son tour incapacitante.


La sagesse monétariste couramment pratiquée consiste donc à modérer l'inflation de façon à fournir à peine plus que la masse monétaire désirée par le marché. Cette formule a en outre l'avantage de permettre aux partenaires sociaux de contourner de façon indolore la difficulté de négocier les salaires à la baisse ce qui peut s'avérer nécessaire dans telle ou telle branche de l'économie.




Une fois l'inflation modérée, le plus souvent en dosant la masse monétaire, il reste un degré de liberté à utiliser au sein de nos 3 paramètres monétaires : masse monétaire, taux d'intérêts et taux de change.


Dans l'idéal, les taux de changes pourraient se régler en étudiant les parités des prix et en pratiquant des ajustements e.g. en fonction des retours sur investissements ou des risques d'instabilité socio-politique venant menacer les capitaux. Evidemment, de telles évaluations sont en grande partie hors de portée des banques centrales. Elles naviguent donc en partie à vue.



3- D'importantes incertitudes quant à la gestion monétaire de la 1ère moitié de la décennie 2000


Si l'inflation est mal évaluée ou si les parités monétaires sont fixées non en raison d'impératifs commerciaux ou financiers simples, mais en fonction de considérations politiques majeures (risque politique des capitaux investis en Chine) alors la gestion monétaire devient beaucoup plus incertaine.


Or les bases utilisées pour le calcul de l'inflation "officielle" sont pour le moins partielles, puisque l'inflation de référence est celle ... du prix des biens de consommation. Les prix d'autres biens sont susceptibles de connaître une inflation. C'est le cas depuis la fin des années 1990 pour les biens immobiliers, dont la valeur, dominante dans le paysage des valeurs financières, a doublé de prix en quelques années aux USA, mais connait aussi une forte croissance en Europe.


Une hypothèse serait que l'indicateur d'inflation des biens de consommation sur lequel le regard des banques centrales est rivé serait sous le coup de deux influences contraires, l'une issu d'une grande déflation permise par la mondialisation industrielle, la sous-évaluation commerciale du Yuan et les nouvelles technologies (dématérialisation via l'informatique et internet) et l'autre issue de la politique "orthodoxe" des banques centrales qui modèrent l'inflation ... du prix des biens de consommation.


Or depuis le début des années 2000, les taux d'intérêt ont été très faibles, et s'est développée une spectaculaire augmentation de la masse monétaire et des emprunts immobiliers, engendrant une forte augmentation des prix de l'immobilier notamment en Espagne, aux Etats-Unis mais aussi en France ou en Grande Bretagne.


A titre de précaution méthodologique, on peut mentionner quelques facteurs qui pourraient théoriquement justifier de façon saine (pérenne) une forte hausse de l'immobilier : augmentation du confort des nouveaux logements, villages privés à valeur ajoutée, urbanisation plus intense... Mais ces facteurs justificatifs paraissent bien improbables devant l'ampleur et la rapidité des hausses immobilières, dont la corrélation avec les conditions du crédit découlant de la gestion monétaire est évidente.


L'augmentation spectaculaire de la masse monétaire, couplée à la montée du prix de l'immobilier dans les pays développés, dont l'Espagne et une partie des USA, mais aussi dans une moindre mesure en France, laisse donc à penser que nous pourrions être en présence d'une gigantesque bulle financière, comparable en intensité à celle de 1929.


Si cette hypothèse s'avère vraie, alors des réajustements financiers majeurs pourraient avoir lieu dans les mois qui viennent. Déjà, depuis quelques mois, le marché immobilier US a évolué de façon considérable, avec une chute majeure des mises en chantier et un tassement de la valeur des stocks immobiliers. Ceci consituerait alors un sage début de sortie de bulle.


Début : 11/12/06 - 20:00
Fin : 11/12/06 - 23:00