libertés économiques (30)
Cette séance se tiendra comme à notre habitude à 20h30 au café Le Luxembourg , 58 Bd Saint Michel, 75006 Paris.
La séance du 24 novembre portera sur la Liberté et la Constitution.
Nous aurons l'honneur de recevoir Jean-Philippe FELDMAN, qui nous présentera son récent ouvrage De la Vème République à la Constitution de la Liberté, aux Editions Charles Coquelin. Jean-Philippe FELDMAN est agrégé des facultés de droit, avocat à la Cour de Paris, professeur à l'Universtité de Bretagne-Sud.
En deux siècles, la France a connu plusieurs épisodes monarchiques et 5 républiques, dont seules la 3ème et la 5ème ont eu un demi-siècle de longévité. Encore cette 5ème République a-telle subi une vingtaine d'amendements, au rythme tout de même très étonnant d'un tous les deux ans, le dernier datant de 2008. Promulguée avec le rêve de grandeur présidentielle d'un général providentiel dans l'Histoire de France et reprenant le rève de consensus social porté par le Conseil National de la Résistance dans la constitution de la 4ème république, l'actuelle constitution mélange les pouvoirs, privilégie l'exécutif sur le législatif et ravale le juridique à un rang secondaire, toutes choses parfaitement conformes aux souhaits de la droite conservatrice aux tendances bonapartiste et de la gauche collectiviste aux tendances communistes. Depuis, les esprits ont évolué.
Pour Jean-Philippe FELDMAN « beaucoup d'observateurs, quelles que soient leurs idéologies, la jugent à bout de souffle. Les hommes politiques et les écrivains se disputent à coup de réformes, plus ou moins profondes, voire de changement radicaux de régime ou de république. Malheureusement, leurs propositions tournent court, car elles s'appuient sur une étude superficielle de notre Constitution. Au mieux, elles analysent avec pertinence certaines conséquences sans même entrevoir les causes des maux existants. En réalité, les institutions actuelles souffrent d'un antilibéralisme congénital, accusé au fil des ans. Le remède ne consiste pas à embrasser le régime présidentiel, à inventer de nouveaux droits de l'homme, à accroître les pouvoirs du Parlement, à élargir le champ du référendum, à construire un super-Etat européen à la suite du traité de Lisbonne du 13 décembre 2007, pour prendre quelques exemples convenus, mais bien plus fondamentalement, à respecter les principes du constitutionnalisme et à instaurer pour la première fois dans l'histoire de France un authentique régime libéral. »
L'actuelle constitution est-elle un réel frein à la Liberté ? Quelle forme pourrait prendre une constitution française authentiquement libérale ? C'est autour de ces questions que nous vous proposons de débattre le lundi 24 novembre 2008 à 20h30 au Café Le Luxembourg !
Fin : 24/11/08 - 21:30
Café Liberté du lundi 29 septembre 2008: Fred RABEMAN - La prévisibilité économétrique des électeurs
Cette séance se tiendra comme à notre habitude à 20h30 au café Le Luxembourg , 58 Bd Saint Michel, 75006 Paris.
Le débat portera sur la prévisibilité économétrique des électeurs .
Les électeurs sont-ils économétriquement prévisibles ? Une telle prévisibilité, si était avérée, recèlerait-elle une sagesse décisionnelle, un égoïsme court-termiste voire une manipulabilité (géo)politiquement dangereuse ? Le libre arbitre humain se réduit-il au plan électoral aux impulsions résumées dans une poignée d'indicateurs économétriques ?
L'exposé introductif sera présenté par Fred RABEMAN, directeur de Maestrade, un institut de recherche économique et financière, habitué des méthodes quantitatives. Fred RABEMAN a notamment porté son attention sur les relations entre situation économétrique et comportement électoral. Il affirme que trois variables couramment utilisées en économétrie (confiance des consommateurs durée du chômage et taux d'intérêts), permettent de décrire l'essentiel du comportement électoral états-unien dans l'arbitrage présidentiel entre républicains et démocrates. Sur la base de cette modélisation, il émet depuis plusieurs mois le pronostic d'une victoire de Barack Hussein OBAMA dans l'actuelle élection états-unienne.
(Nota: Ce pronostic n'engage que son auteur. Le Café Liberté ne formule aucun pronostic à cette date)
Nos amis de Liberté Chérie et de l'Institut Turgot organisent une conférence exceptionnelle qui sera données le mardi 8 avril par Hernando de SOTO(*), économiste libéral qui a été gouverneur de la banque centrale du Pérou, artisan de la réforme agraire péruvienne ayant donné accès à la propriété à 1 million de paysans, collaborateur du GATT, etc.
Hernando de SOTO est notamment l'auteur du Mystère du capital : Pourquoi le capitalisme triomphe en Occident et échoue partout ailleurs et d'ouvrages sur les réformes agraires, auxquels le Café Liberté a consacré une séance en 2005.
Hernando de SOTO donnera sa conférence au grand auditorium du BTP 9 rue La Pérouse, 75016 Paris, Métro Kleber.
Vous pouvez vous inscrire gratuitement à cette conférence auprès de Liberté Chérie : conference@liberte-cherie.com.
(*) Nota : A ne pas confondre : Hernando de SOTO et Jesús Huerta de SOTO , autre économiste libéral, espagnol celui-là, auteur de Money, Bank Credit, and Economic Cycles , auquel le Café Liberté a consacré une séance en juin 2006, ouvrage d'importance au regard de la crise financière actuelle où les banques centrales étatiques ont une lourde responsabilité puisque la crise actuelle a une profonde origine monétaire.
Fin : 08/04/08 - 22:30
Au café Le Luxembourg le lundi 25 juin 2007. Exposé à 20h30, débat vers 21h15, accueil à partir de 20h00.
La grande distribution forme un cartel dont la montée en puissance s'est effectuée en France sous le signe d'octrois par la puissance publique. Sa vie commerciale est fortement régulée. Nous étudierons ces régulations et leur incidence sur la fluidité et sur l'équité de ce secteur de l'économie.
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Dossier :
Askenazy et Weidenfeld : Les Soldes de la Loi Raffarin
Allain et Chambolle : Anti-Competitive Effects of Resale-Below-Cost Laws
Allain et Chambolle : Les Relations entre Producteurs et Distributeurs - Bilans et Limites de Trente Ans de Régulation
Chambolle : Faut-il Interdire la Revente à Perte
Bertrand et Kramarz : Does Entry Regulation Hinder Job Creation - Evidence from the French Retail Industry
Rapport de Guy Canivet au Ministre de l'Economie, avec la participation de Claire Chambolle : Restaurer la Concurrence par les Prix - Les Produits de Grande Consommation et les Relations entre Industrie et Commerce
Fin : 25/06/07 - 23:00
Au café Le Luxembourg le lundi 28 mai 2007 exposé à 20h30, débat vers 21h15 (accueil à partir de 20h00).
Au plan économique, chaque nouvel immigrant représente un apport potentiel mais aussi un coût d'infrastructure et, dans une sociale démocratie, un coût allocatif. Le débat portera à la fois sur le bilan analytique comparatif des années d'immigrations fortes et d'état providence tous azimuts que la France vient de vivre et sur ce qu'il nous semble moralement (il?)légitime de (ne pas?) pratiquer en la matière.
Yves MONTENAY est président de l'ICEG, une ONG dédiée aux enquêtes, enseignement et débats Nord-Sud, francophonie et démographie politique. Il a mené des missions dans de nombreux pays notamment des pays en voie de développement. En tant que chef d'entreprise il a dirigé des salariés d'origines géographiques et sociales diverses. Sa lucidité tranquille et joviale porte une remarquable capacité de démystification. Centralien, ancien élève de Sciences-Po, démographe et docteur en géographie humaine, il étudie les interactions entre la population, l'économie et la politique. Il a mené de nombreuses études et publié plusieurs ouvrages notamment sur les rapports Nord-Sud, les retraites ou les musulmans dans le monde.
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QUELQUES DONNEES
Nota : ces données ont été sélectionnées par le Café Liberté à titre documentaire sans concertation préalable avec Yves MONTENAY et ne représentent donc pas nécessairement son approche de ce thème.
Histoire de l' immigration en France depuis 1945
Contrairement aux idées reçues, l'immigration des années 1950 est due non pas à une demande de l'industrie française métropolitaine pour reconstruire la France après la 2de guerre mondiale mais à une volonté politique de réduire le chômage dramatique des colonies notamment algérienne. Ainsi en plein début de la montée du chômage en France métropolitaine, les charbonages de France sillonnaient l'Algérie pour recruter des dizaines de milliers de mineurs immigrants, contribuant à y donner un espoir au milieu de la misère, alors que le patronat métropolitain s'inquiète du décallage croissant entre offre et demande en métropole.
Source : Les Enjeux, septembre 2006, Daniel LEFEUVRE "1945 : La France organise l'immigration choisie"
L'immigration, jadis italienne, devient espagnole et africaine, y compris après la décolonisation. La montée du chômage en France métropolitaine engendre finalement son contingentement. En 1972 sont singées les circulaires Marcellin (ministère de l'intérieur) et Fontanet (Ministère du Travail), qui seront vivement critiquées par le monde militant immigré, adoucies par une régularisation en 1973, puis abrogées par le Conseil d'Etat. Valéry GISCARD d'ESTAING élu en 1974 met en place une politique d'arrêt de toute nouvelle immigration et l'incitation (10 KF = "le million STOLERU") au retour dansle pays d'origine.
Source : Documentation Française - La vie Publique - La politique d'immigration : chronologie
Démographie et immigration en France
Les statistiques officielles de l'INSEE relativement à la démographie française chiffrent à 5 M le nombre d'immigrés en France, (un peu moins de ?) 40% étant d'origine européenne et (un peu plus de ?) 40% d'origine africaine. Parmi ces 5M, 2 M sont naturalisés et 3M sont (encore) de nationalité étrangère. Officiellement chaque année, il y a 200 K nouveaux immigrés mais certains repartent et de vieux imigrés décèdent aussi le nombre d'immigré augmente d'environ 100 000 par an.
Chaque année il y 78 K naissances de mères immigrée (13 K UE, 27 K Maghreb, 16 K Afrique sub-saharienne, 7 K Turquie, 9K autre Asie, 9K autres pays). Cumulé année après année, il semble donc que le nombre de français nés en France de mère immigrée soit aussi de l'ordre de 5 M, majoritairement d'origine européenne pour les anciens (nés avant 1980), majoritairement d'origine africaine pour les nouveaux (nés après 2000).
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_la_France
Source INSEE, recencement de 1999 : "répartition de la population selon le lieu de naisssance"
Source INSEE, Les immigrés en France édition 2005 : "immigrés selon lepays d'origine"
La France accueille une "immigration permanente" qui pour l'essentiel est une immigration de regroupement familial et non pas une immigration de travail.
Source INSEE, Les immigrés en France édition 2005 : "immigration permanente par motif"
En 2005 la France a expulsé 20 K immigrants irréguliers. L'Italie (2003) et l'Espagne (2005) ont choisi de régulariser d'un coup chacun 600 ou 700 K clandestins puis elles ont aussi procédé à des milliers d'expulsions.
Source : Université de Stanford, Etude Bourgain "Labor migration and démography in Europe : Fears and Facts".
Les tentatives d'immigration clandestines vers l'UE se multiplient. L'Espagne a par exemple réclamé l'aide de l'UE pour refouler les milliers de clandestins qui débarquent au îles Canaries, l'un des points d'entrée de l'UE les plus accessibles aux populations pauvres, en l'occurence de l'Afrique de l'Ouest.
Source : Le Figaro, Alexandrine BOUILHET "Madrid réclame bateaux et avions contre l'immigration"
Emission "Riposte" sur France 5.
Emission "C dans l'air" sur France 5.
Le chômage et l'immigration en France
Il y a pluseurs types de chômage. L'UNEDIC distingue 4 catégories pour un cumul d'environ 4M de chômeurs. Les politiciens parlent seulement de la 1ère environ 2,5M qu'ils peuvent altérer facilement avec des centaines de milliers de sorties des statistiques, formations, suivits personalisés et autres dispositifs dilatoires. Mais le cumul des catégories de l'UNEDIC est lui-même perméable à certains dispositifs dilatoires. Il convient ansi de tenir compte aussi des RMIstes, préretraités, du prorata des incomplétudes non souhaitées des temps partiels etc. ce qui chiffre à plus de 5,5 M le nombre de chômeurs. On peut éventuellement réintégrer aussi dans les chiffres du chômage les stages "emplois jeunes" etc. (200 K en 2005), qui ne sont pas ou peu rémunérés ce qui chiffrerait à près de 6 M le nombre de chômeurs en France.
Source : le chômage réel en France 1996 et 2005 (étude proposée par un site partial -anti-libéral- doté de chiffres clairs souvent pertienents et bien documentés)
En France, le chômage (de 1ère catégorie) des étrangers extra-UE est 3 fois supérieur à celui des français ou des ressortissants de l'UE (pp 16). l'écart est moindre quand on compare les chomages toutes catégories confondues ; en effet les immigrés sont moins souvent présents dans certaines formules de traitement social du chômage ("emplois jeunes", etc.). Environ 1/3 des emplois (fonctionnaires, industrie de l'armement, médecins, avocats, etc.), soit 5M, est réservé ou quasi-réservé aux nationaux ou autres membres de l'UE (pp 106).
Source : rapport GISTI "Immigration, Emploi et Chômage"
Le logement social en France
Un logement social coûte environ 50 K€ à construire par occupant, auquel s'ajoute le prix des infrastructures (routes, eau courante, égoûts, électricité, police, administrations, piscines...) et ceux des terrains, qui peuvent valoir fort cher en raison de leur rareté en zone favorable (constructibles, agréables, proches des bassins d'emplois, bien déservis par les infrastructures de transports et de télécomunications, etc.).
L'immigration et la protection sociale en France
Les relations entre immigration et protection sociale sont donc à double tranchant, puisque l'immigré de travail est putativement utile à la vie économique voire aux métiers de la protection sociale (aides soignates etc.) mais aussi couteux en investissement d'infrastructures et, pour les immigrés familiaux, souvent en allocations. La protection sociale est un des facteurs important de cette équation économique, au 1er degré par soncoût unitaire, au 2d degré par sa contribution à la motivation, donc au nombre des immigrants. Face à cet imbroglio, entreautres études étatiques, un appel à projet de recherche est lancé par ... le ministère dela Santé.
Source : Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration : Appel à projets de recherches : Migrations et protection sociale
Fin : 28/05/07 - 23:00
Au Café Liberté de Paris Luxembourg le lundi 7 mai 2007 (accueil à partir de 20h00, débat à 20h30).
Au Café Liberté de Paris Bastille-Falstaff le vendredi 11 mai 2007 (accueil à partir de 20h00, débat à 20h30).
Le débat des lundi 7 mai et vendredi 11 mai 2007 aura pour thème :
Revue d'actualité .
Avec 53% des voix, la victoire de Nicolas SARKOZY aura été franche. Déjà la gauche syndicale demande à ce que cette élection ne soit pas véritablement respectée, au nom de la "démocratie sociale". Déjà les petits frères de la voyoucratie des banlieues flambent des centaines de voitures en guise de feu d'artifice antirépublicain dans la foulée des voitures brûlées au lendemain du 1er tour notamment (selon certaines sources) par des vandales en relation avec les milieux d'extrême gauche que l'on retrouve place de la Bastille en train de monter une émeute à coup de pavés arrachés en masse à la chaussée.
Au même moment, la Turquie connaît une crise institutionnelle grave et dangereuse, le rapport BAKER, controversé, officialise l'embourbement US en Irak, les bulles immobilières occidentales se dégonflent parfois en mini-cracks, et, dans un registre plus inattendu, un tenancier de Bombay découvre, ahurit, le fuselage d'un 737 démantelé abandonné devant son ressautant par un transporteur égaré sur un chemin insuffisamment praticable !
Fin : 07/05/07 - 23:00
Au Café Liberté de Paris Luxembourg le lundi 19 février (accueil à partir de 20h00, exposé à 20h30, débat vers 21h15).
Au Café Liberté de Paris Bastille-Falstaff le vendredi 23 février (accueil à partir de 20h00, exposé à 20h30, débat vers 21h15).
Le débat des 19 et 23 février 2007 portera sur : les transports urbains.
L'exposé introductif sera présenté par le responsable du Groupe Transports du Comité Paris de Liberté Chérie, par ailleurs spécialiste des transports intelligents. Il proposera notamment un panorama passé, présent (et même techno-futuriste !) des transports urbains dans le monde développé avec l'ouvrage "The road more traveled" de Ted BALAKER et Sam STALEY, deux responsables du think-tank libéral Reason Fundation.
Il y a quelques mois, un responsables municipal Vert de Paris expliquait qu'il allait faire vivre un enfer aux automobilistes parisiens afin de les contraindre à abandonner leur voiture. Au delà du sectarisme de ce Khmer Vert ouvertement liberticide, la question est posée avec accuité des fondements techniques, juridiques et moraux de la politique de transports urbains dans les années 2000.
- Quels sont les avantages et inconvénients des principaux modes de transports urbains ?
- Quels sont les transports attendus par les populations urbaines ?
- Quels sont les coûts réels et facturés des modes de transprots notamment parisiens ?
- Quelles sont les grandes contraintes juridiques et réglementaires des différents modes de transports ?
- Quels sont les résultats des différentes politiques de transports urbains à travers le monde ?
- Quels sont les moyens innovants dont on dispose pour bâtir les ouvrages, prestations et politiques de demain ?
- Comment arbitrer entre les différents modes et projets de transports ?
Telles sont quelques unes des questions dont nous débattrons, avec au centre de notre débat la question centrale : quelle politique des transports urbains voulons nous ?
Vous enragez contre les embouteillages, les grèves à répétition des monopoles de "services publics", les bus-shakers, la lourdeur des impôts, l'absence de places de parking, les banlieues mal déservies, les aléatoires et interminables temps de trajets, la saleté des transports en commun, la rareté des taxis, les coûts pharaoniques des projets d'opérette imposés par des élus au discours fanatisé contre la liberté des usagers ? Venez en débattre au café Liberté !
Tous au Café Liberté le lundi 19 (Café Liberté Luxembourg) et le vendredi 23 (Café Liberté Paris-Bastille-Falstaff) février !
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« THE ROAD MORE TRAVELED » TED BALAKER SAM STALEY
L'OUVRAGE
«The road more traveled» étudie les routes urbaines. Les auteurs étudient les peuplements urbains, les transports urbains, le comportement des usagers et observent que les banlieues sont de plus en plus vaste et la voiture de plus en plus utilisée. L'ouvrage riche et d'une qualité remarquable porte sur les principes, sur un panorama mondial avec étude d'agglomérations, et sur les agglomérations états-uniennes. Les auteurs référencent de façon détaillée leurs sources.
LES AUTEURS
Ted BALAKER est membre de Reason Foundation et éditeur de Privatization Watch. Il travaillé 5 ans à ABC sur des sujets variés tels que les privatisations, la réforme des institutions les addictions, l'environnement et la politique des transports.
Sam STALEY est directeur de l'utilisation de l'urbanisme et de l'utilisation du sol à Reason Foundation. Il a travaillé depuis plus e 25 ans dans l'urbanisme et a écrit plus de 80 articles professionnels et rapports et ses commentaires ont reçu une audience nationale. Il est auteur de « Planning rules and urban economic performance : the case of Hong Kong », et co-éditeur de « Smarter growth : market-based strategies for land use planning in the 21st century ».
Conseils : Ronald BAILEY, Donald HEATH, Adrian & Teri MOORE, Amy PELLETIER, Robert POOLE sommité.
NOTRE LECTURE DE L'OUVRAGE
Décriée par le discours public dominant, la voiture est plébiscitée par les usagers. Hormis encombrements, elle est beaucoup plus rapide, confortable, souple, multi-usage que les transports en commun. De plus, une autoroute dédiée aux bus rapides offre des débits bien supérieurs à une ligne de train 10 fois plus coûteuses à construire. Enfin, l'utilisation urbaine de la voiture est incontournable dans les banlieues à faibles densité où réside la majorité de la population des grandes agglomérations où généralement ~=80% des transports se font de banlieue à banlieue aussi bien US qu'UE ou asiatiques. 10% de vitesse en plus, c'est 12% de choix de jobs en plus ce qui engendre 3% de PIB en plus, auxquels s'ajoutent (?) les autres gains (carburant, productivité, fiabilité...). C'est aussi de nombreuses vies sauvées. Or les encombrements se multiplient, conséquence d'une politique urbaine porteuse de pénurie par collectivisme ou par négligence.
Pour optimiser rationnellement les transports urbains il faut réintroduire des signaux de prix, donc la liberté de choix, la vérité des coûts, et si possible la libre concurrence (bus etc.) ou à défaut, e.g. pour arbitrer les décisions régaliennes nécessaires pour certaines infrastructures, le critère doit être, non pas le débit de crête, mais le nombre d'heures-passagers ou heures-tonnes gagnées par M€ dépensés. Une telle analyse, beaucoup plus fine et pertinente conduit à des résultats massivement en faveur de la route.
Celle-ci est porteuse d'une nouvelle génération de solutions performante : voies rapides à débit garantis (avec régulation de l'occupation par péages de tarifs variables, intervention rapide en cas de panne, feux tricolores modulables sur les rampes d'accès), optimisation urbaines (équipements des carrefours, synchronisation logicielles des feux tricolores, rues à sens unique), nouveaux ouvrages (tunnels urbains rapides,...), bus rapides sur voies réservées virtuelles (quotas d'utilisation des voies rapides à débit garanties, offrant des débits supérieurs aux trains pour un investissement bien moindre).
SYNTHÈSE DU DÉBAT
1- Les politiques des transports urbains sont scandaleusement biaisées en faveur des transports en commun. En IdF cela se traduit par un prix du billet à 27% du coût (pbbt hors déficit des retraites etc.) et un carburant taxé à 800% (à chiffrer : ratio entre TIPP et coûts d'infrastructures, nuisances et géopolitique).
2- Le rail présenté comme efficace est en fait lent, pas pratique, demande des connexions à rallonge et a moins de débit qu'une autoroute de bus, ... et coûte 5 ou 10 fois plus. Les usagers veulent utiliser leur voiture et de plus en plus habiter en banlieue dans des maisons individuelles.
3- Les encombrements ne sont rien d'autre qu'une pénurie de route, conséquence classique d'un système soviétiforme d'illusoire gratuité.
4- Il faut donc rétablir la vérité des prix. Arrêt des subventions aux transports en commun, tarification des voies rapides, tarification commerciale des places de stationnement, privatisations, mises en concurrence, libéralisation du marché des bus et taxis libres, service aux usagers... La majorité des participants du Café Liberté restent fortement attachés à l'existence d'un réseau gratuit garantissant à tous la liberté de circuler, doublé d'un réseau à qualité de service améliorée (voies rapides, débit garanti, etc.).
5- D'une façon plus technique, utiliser des techniques telles que rues à sens unique (droites, pas sous forme de labyrinthe !), synchronisation logicielle optimisée et dynamique des feux tricolores, accès et péages dynamique garantissant un débit optimisé sur les voies rapides payantes, etc. Privilégier les bus rapide permettrait d'offrir aux banlieusards sans voiture de nouvelles facilités d'emploi et de circulation.
6- Le cas de l'IdF a été abordé. Un tunnel sous Paris Nord-Sud et/ou Est-Ouest (2 à 5 G€ par extrapolation des coûts du tunnel A86 Versailles) permettrait de libérer le périphérique et de désengorger de façon significative l'agglomération tout en étant financé sur fonds privés.
7- La question des péages urbains aux horaires de pointe en zones saturées (e.g. historiques...) est aussi posée. En effet le péage urbain (présent à Singapour depuis 1975, à Oslo, Londres et Stockholm depuis le milieu des années 2000, éventuellement approuvé par référendum) a un caractère obligatoire qui le différentie des péages habituels concurrencés par les routes gratuites, plus lentes, plus longues ou plus dangereuses. Les systèmes informatiques et télématiques permettront peut-être de libéraliser ces péages urbains en accordant des droits à circuler aux habitants, libres les confier temporairement à des visiteurs motorisés ou à des entreprises de gestion d'accès. En attendant, la plupart des participants estiment qu'en dépit de cet actuel monopole forcé les péages urbains améliorent la situation et ont vocation à bénéficier du principe de subsidiarité.
8- La question de la tarification des ouvrages anciens est aussi posée. Certains participants sont fortement attachés au respect des conditions technico-juridico-financières qui prévalaient lors de l'installation, achat ou location immobilier.
9- La seule critique majeure contre l'évolution en faveur de la route est la pollution et le CO2. La question d'une part de la pollution, d'autre part du CO2 gaz à effet de serre influençant putativement le climat est posée. La plupart des participants ne croient pas au caractère anthropique significatif du réchauffement climatique, celui-ci étant apparemment expliqué par des phénomènes solaires et le GIEC ayant perdu toute crédibilité en niant et s'obstinant à nier le Moyen-Âge chaud (d'une température supérieure de plusieurs ° à celle actuelle) dont tous peuvent obtenir les preuves patentes dans les livres d'Histoire. En outre, à supposer que le CO2 soit le coupable, 1- les solutions de réinjection du CO2 seront probablement beaucoup moins coûteux que la privation d'émission du CO2 et 2- il est techniquement préférable de faire face au réchauffement que de cherche à l'empêcher. Enfin signalons que 1- la température « normale » de notre planète est 10° au dessus de ce que nous vivons, puisque nous somme dans une période modérée d'un age glaciaire et 2- des millions d'années avant nous, la terre avait un taux de CO2 de plusieurs ordres de grandeurs supérieur aux taux actuel. En ce qui concerne les polluant (nocifs pour la santé) ceux-ci sont en forte diminution depuis des décennies notamment sous l'effet des réglementations anti-pollution qui s'appliquent aux véhicules. Les solutions sont la tarification des nuisances et les progrès technologiques pour finalement les supprimer, et non l'interdiction globale, étatique, aveugle, abrupte et arbitraire des véhicules.
10- Le vélo est un vecteur sympathique mais inapproprié à la quasi-totalité des trajets urbains, soit en raison du parcours (collines, distances), du motif (supermarché...), des voyageurs (enfants, personnes agées, handicapés) ou des circonstances (gel matinal, pluie, métier au contact du public, rendez-vous d'affaire...). Aussi il est aberrant d'en faire le fondement d'une politique des transports coûteuse et activement nuisible aux autres modes de transports. De même le tramway de rue coûte cher et n'améliore pas significativement le débit des linges de bus.
11- Une majorité de participants émettent le pronostic que la vérité des prix et la souplesse et la vitesse permise par les réseaux routiers, la densité possible des bus, conduira à la relégation du rail urbain à des parts de marché dérisoires.
Fin : 19/02/07 - 23:00
Au Café Liberté de Paris Luxembourg le lundi 22 janvier (accueil à partir de 20h00, exposé à 20h30, débat vers 21h15).
Au Café Liberté de Paris Bastille le vendredi 26 janvier (accueil à partir de 20h00, exposé à 20h30, débat vers 21h15).
Le débat des lundi 29 janvier et vendredi 2 février portera sur : l'intelligence économique.
L'exposé introductif sera présenté par un jeune spécialiste de l'intelligence économique.
Qu'est-ce que l'intelligence économique ? Comment se positionne-t-elle par rapport à d'autres techniques d'élaboration de l'information, notamment le marketing ? Qui concoure à l'intelligence économique ? Quels moyens utilise-t-elle ? Est-elle respectueuse des libertés ? Engendre-t-elle de nouvelles formes de partialité médiatiques ? Quelles conséquences les techniques de l'intelligence économique induisent-elles sur la circulation de l'information ou plus généralement sur l'exercice des libertés ?
Voilà quelques-unes des questions dont nous débattrons et auxquelles nous tenterons de répondre.
Fin : 29/01/07 - 23:00
Le jeudi 25 janvier à 19h30 au café de Flore 172 bd St Germain (près du croisement avec la rue des St Pères ) à Paris, près du M° St Germain des Prés. Participation gratuite. Inscription par e-mail à conference@liberte-cherie.com avec votre nom et le nombre de personnes. En cas de réservation de dernière minute, appelez au 06 29 62 06 79 pour vous assurer qu'il reste des places.
Cette conférence débat de Liberté Chérie portera sur le contrôle parlementaire de la dépense publique. Les orateurs en seront Benoîte TAFFIN et Alain MATHIEU, respectivement porte-parole et président de Contribuables Associés.
La constitution de la Vème république octroie en effet l'élaboration, la conduite et le contrôle de la dépense publique dans les mains de l'exécutif, ne laissant pour ainsi dire au parlement qu'un rôle de chambre d'enregistrement.
Benoîte TAFFIN et Alain MATHIEU dresseront un état des lieux et proposeront des solutions, notamment dans la lignée du programme de Contribuables Associés, association aux dizaines de milliers d'adhérents dédiée à la défense des contribuables.

Café Liberté des 22 et 26 janvier 2007 : Yves Montenay - Développement et relations Nord-Sud
Au Café Liberté de Paris Luxembourg le lundi 22 janvier (accueil à partir de 20h00, exposé à 20h30, débat vers 21h15).
Au Café Liberté de Paris Bastille le vendredi 26 janvier (accueil à partir de 20h00, exposé à 20h30, débat vers 21h15).
Le débat portera sur : le développement et les relations Nord-Sud.
Nous aurons l'honneur de recevoir Yves MONTENAY auteur du remarquable ouvrage "le mythe du fossé Nord-Sud", qui présentera l'exposé introductif au débat.
Doté d'une lucidité tranquile et joviale qui porte une remarquable capacité de démystification, Yves MONTENAY a mené des missions dans de nombreux pays notamment des pays en voie de développement et a été chef d'entreprise aux salariés d'origines géographiques et sociales diverses. Démographe, docteur en géographie humaine, il étudie les interactions entre la population, l'économie et la politique.
Yves MONTENAY observe que le développement et les relations Nord-Sud suscitent des positions et des émotions contrastées, voire contradictoires d'un milieu à l'autre et parfois chez un même individu :
- d'un coté le sentiment de culpabilité au motif de la colonisation, le "pillage", la mondialisation libérale : ils sont pauvres, ils sont faibles, ils sont pollués, c'est à cause de nous, nous devrions les aider, voire les indemniser,
- de l'autre le sentiment de crainte au motif de la concurrence, des délocalisations, de la contrefaçon, des cartels des matières premières ou de la confiscation des actifs locaux de nos entreprises : ils sont dangereux par leur population, leur bas niveau de salaire, leur saccage de la planète, leurs États arbitraires, ultra-nationalistes et/ou mafieux ; nous devrions nous en protéger.
Yves MONTENAY passera en revue ces différents thèmes sous l'angle historique, géographique et idéologique et procédera à leur mise au net.
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Le blog d'Yves MONTENAY contient notamment une description de ses ouvrages dont le Mythe du Fossé Nord-Sud.
Fin : 22/01/07 - 23:00
