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La séance se tiendra comme à notre habitude à 20h30 au café Le Luxembourg, 58 bd Saint Michel, à Paris.
Le débat portera sur : les Jeux Olympiques et la politique.
Cette semaine, la Flamme Olympique a été éteinte lors de son difficile trajet parisien face à des manifestations souvent houleuses. La préparation des Jeux Olympiques de Pékin d'Août 2008 engendre en effet une vague de protestation mondiale contre la politique de la Chine nouvellement prospère portant encore odieusement atteinte aux droits de l'homme et asservissant ouvertement le Tibet. Devant ce désastre médiatique la Chine étouffe ses médias et exerce des pressions sur les media occidentaux. Ainsi lors du défilé chahuté à Paris, les officiels chinois sont allé jusqu'à lancer par des affirmations fallacieuses les forces de sécurité françaises contre un journaliste de France 2 pourtant parfaitement accrédité, alors que celui-ci filmait depuis le cortège olympique les manifestants.
Les Jeux Olympiques modernes ont été créés pour rassembler la jeunesse et le sport du monde entier. L'idéal de leur fondateur, le baron Pierre de COUBERTIN, promeut la paix et l'amitié entre les peuples et écarte toute forme de ségrégation politique ou communautaire pour rentrer dans une sorte de religion glorifiant le corps et la sélection naturelle. On pourrait croire dès lors que la politique internationale et les Jeux Olympiques seraient complètement séparés l'un de l'autre. La réalité est toute autre.
Les Jeux Olympiques modernes ont pour une moitié d'entre eux été l'objet d'interférences politiques majeures, à commencer par les premiers d'entre eux, en 1886 à Athènes, boycottés par la Turquie en raison de son antagonisme avec la Grèce.
Les deux premières guerres mondiales empêchèrent en 1916, 1940 et 1944 la tenue du rendez-vous olympique, malgré le souhait de Pierre de COUBERTIN.
Surtout, la guerre froide politisa à outrance la participation aux Jeux Olympiques.
- L'URSS quitta les Jeux Olympiques et créa les Spartakiades prolétariennes en 1928, puis renonça et participa aux Jeux Olympiques à dater de 1952.
- L'URSS ayant écrasé la Hongrie pour empêcher sa sortie du communisme, les Jeux de Melbourne furent boycottés en 1956 par plusieurs pays européens, et aussi par plusieurs pays arabes en raison de la crise de Suez.
- Le communisme soviétique contre-attaque avec le mythe du communisme cubain à visage humain sous les cocotiers, lance des guérillas dans les pays du tiers monde et rassemble ses alliés dans le mouvement « non aligné » à usage du tiers monde qui vilipende le régime de développement séparé d'Afrique du Sud (Apartheid) soutient l'ANC structurée par le KGB, et de nombreux pays africains souvent coutumiers des discriminations, voire des massacres ethniques s'indignent soudainement de la situation sud africaine et boycottent tout naturellement les jeux Olympiques de Mexico (1968), Munich (1972) ou Montréal (1976). L'exclusion de la Nouvelle Zélande est d'ailleurs réclamée puisque celle-ci a l'outrecuidance de laisser son équipe de rugby se rendre en Afrique du Sud pour y jouer des matchs.
- En 1972, un commando palestinien prend en otage 11 membres de la délégation israélienne, et la police allemande peu préparée à ce type d'action rétabli l'ordre au prix d'un carnage. Depuis les polices occidentales comptent des unités anti-terroristes surentrainées et les Villages Olympiques sont devenus de véritables camps retranchés.
- En 1980 les jeux Olympiques de Moscou sont boycottés par les USA et la plupart des pays occidentaux à la suite de l'invasion de l'Afghanistan par l'URSS et le comité Olympique note perfidement que cela a permis à un gymnaste soviétique d'obtenir 8 médailles et de battre ainsi le record du nombre de médailles obtenues par un même athlète lors des olympiades. En réplique au boycott de 1980, l'URSS et ses pays satellites boycottent les Jeux de Los Angeles de 1984 au motif d'une prétendue insuffisante garantie de sécurité.
- En 1988, Cuba, l'Ethiopie et le Nicaragua marquent leur soutien au régime stalinien de la Corée du Nord en boycottant les Jeux de Séoul en Corée du Sud.
Objet de toutes les convoitises politiques, lobbyistes, médiatiques et subventionnistes, le choix de la prochaine Ville Olympique est effectué par le CIO (Comité International Olympique). Basé à Lausanne, composé actuellement de 115 membres cooptés issus du monde du sport, représenté par un président élu pour 8 ans, le CIO est en outre détenteur des symboles olympiques (logo, drapeau, devise, hymne...). Le choix de Pekin pour 2008 a été effectué en juillet 2001 lors d'une session du CIO se tenant à Moscou.
Fin : 14/04/08 - 22:30
