saison iii (47)

La traditionnelle relâche estivale du Café Liberté commence à partir du 14 juillet, jusqu'au mois de septembre.


Ceux qui souhaitent reprendre contact et se réunir spontanément ou tout simplement dialoguer peuvent le faire cet été, par exemple :


- via le forum liberaux.org , l'un de nos partenaires, avec sa ligne dédiée au Café Liberté,


- à l'occasion de la journée de libération fiscale organisée le 16 juillet par Contribuables Asscociés, (ainsi Liberté Chérie organise le dimanche 15 juillet un tractage qui démarera a priori au jardin du Luxembourg - cf. inscriptions),


- en assistant aux universités d'été telles que l'Université d'été de la nouvelle économie à Aix en Provence du 26 au 29 août 2007,


- en participant à la fête de la Liberté (site internet en cours de publication au 14 juillet 2007) organisé par de nombreuses associations de défense et de promotion des libertés, notamment nos partenaires Liberté Chérie, Ligne Droite et LibEco le dimanche 16 septembre 2007 (le même jour que la célèbre fête du journal supporter historique du totalitarisme communiste) de 10h à 18h à l'Espace Charenton 323 bis, rue de Charenton 75012 Paris, métro Porte de Charenton.

Au café Le Luxembourg le lundi 9 juillet 2007 exposé à 20h30, débat vers 21h15 (accueil à partir de 20h00).


Notre planète est surnommée la planète bleue parceque de toutes les planètes de notre système solaire, c'est la seule a être dotée d'une dominante d'eau liquide à sa surface.


Pourtant, l'eau peut y être considérée comme une ressource abondante ou rare, comme on voudra.


Elle abonde à la surface de notre planète, mais n'en représente qu'une petite partie et se trouve principalement au sein des océans, salée. Elle existe sous forme douce tout de même en grande quantités mais souvent sous forme de glace polaire. A la surface des régions habitées, elle est souvent abondante, mais nombres de fleuves et rivières bordent ou traversent plusieurs pays, suscitant des tensions géopolitiques. Inégalement répartie, elle laisse certaines régions arides aléatoirement ou régulièrement, suscitant subventions internationales, peurs climatiques et vindictes prétendument moralistes.


L'eau potable est disponible de façon naturelle dans bien des régions habitées, mais dans beaucoup d'autres elle est polluée, par effet naturel, par surpopulation, ou par activités agricoles ou industrielles, suscitant une industrie de l'eau, avec ses progrès et ses succès technologiques et entrepreneuriaux mais aussi ses convoitises monopolistiques et autoritaires. Cette industrie est aujourd'hui jaugée à l'aune de ses bilans financiers et biologiques mais aussi sociaux, environnementaux, voire énergétiques et carbonodioxydaux selon des problématiques les unes de bon sens, les autres de complaisance envers les démagogies collectivistes ou environnementalistes à la mode.


Le débat portera sur la disponibilité, le droit, l'industrie et l'utilisation de l'eau, sous toutes ses formes.


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DOSSIER


L'eau dans le système solaire. La glace représente 60% de la chimie des poussières du système solaire. Notre planète est située dans une zone où la température permettait l'agglomération des éléments plus lourds (fer, nickel, zinc, etc.) mais celle des éléments légers, ce qui explique la constitution de son noyau. L'oxygène de l'atmosphère provient essentiellement de la photosynthèse par combinaison de l'eau H20 et du CO2, initialement très abondant.


Eau sur Terre. Selon la synthèse du Lenntech (% à vérifier) et sa FAQ et selon Wikipedia près de 1,4 G km3 d'eau sont disponibles sur Terre, dont 97,5% d'eau salée dans les océans et 2.5% d'eau douce dont 90% dans les calottes glacières de l'antarctique soit près de 30 M km3. Seulement 0.26% de l'eau sur Terre est disponible pour la vie sur terre, dont 0,592% en nappe souterraine soit environ 8 M km3 et 0.014% en surface i.e. lacs, rivières, marais, soit 200 000 km3 auxquels s'ajoutent 70 000 km3 d'humidité dans le sol, 11 000 km3 d'humidité dans l'air et 13 000 km3 d'eau dans les cellues vivantes. Chaque année les terres émergées reçoivent en précipitations 74 000 km3 d'eau et laissent s'évaporer 12 000 km3.


cf.aussi http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/accueil.html


Eau puisée ou utilisée. Selon la synthèse du Lenntech et les données de l'UNED de l'ONU publiées à l'occasion de la année mondiale de l'eau 2003 par l'association bengaldi BDXI en 2000 l'humanité puise 4 000 km3 (contre 500 en 1900) dont une moitié "non utilisée" (libérée à l'identique sans traitement e.g. pour refroidissement des centrales thermiques) et 2 100 km3 (contre 300 en 1900) utilisés dont 69% pour l'irrigation, 23% pour l'industrie et 8% pour l'utilisation domestique. A peine 0,1% de l'eau utilisée par l'humanité est de l'eau dessalée. L'utilisation de l'eau triplerait d'ici 50 ans. Entre 1900 et 2000 l'eau puisée aura été multipliée par 8, l'eau consommée par 7, la population par près de 4.


La répartition de l'eau

La répartition de l'eau, et notamment la répartition de l'eau renouvelable est très inégale entre les régions aussi bien qu'entre les populations.

Ainsi la Chine dont la population représente 15% de la population mondiale ne dispose que de 6% de l'eau renouvelable, ce à quoi s'ajoute d'intenses problèmes de polution apportés par le développement rapide mais peu précautionneux des dernières décennies.

L'eau est l'objet de nombreux conflits plus ou moins ouverts entre états, notamment au Proche et Moyen-Orients où la Turquie et le Liban sont à la source de l'eau ou entre la Chine et la Russie où la polution chinoise affecte le territoire russe.


Droits de propriétés. Une réflexion est engagée pour préserver les principes individuels de responsabilité et de liberté qui fondent le droit et notre civilisation occidentale. Le CAAE et l'ICREI organisent à Aix en Provence un cycle de conférences biannuelles sur les droits de propriété, l'économie et l'environnement dont la conférence de juillet 1998 conduite par Max FALQUE et Michel MASSENET portait sur les ressources en eau, aboutissant à la publication des actes sous la forme d'un ouvrage publié chez DALLOZ distribué par les librairies en ligne telles que la FNAC. Max FALQUE a également écrit de nombreux articles, notamment dans des media de vulgarisation tels que Les Echos (e.g. article d'août 2005) ou Le Moniteur ( e.g.article de noveambre 2000).


Réglementation française. En France depuis deux siècles, l'approvisionnement en eau potable est confié aux communes, ce que la loi de 1992 a confirmé, portant également sur le traitement des eaux usées qui s'inscrit dans le cadre d'un schéma directeur propre à chaque bassin ou regroupement de bassins.


Coût de l'eau potable. Selon cette même synthèse du Lenntech Le coût de l'eau potable moyen irait selon les pays de 0,40$/m3 (Canada) à 1,80$/m3 (Allemagne) en passant par 0,60$/m3 (Italie) 0,50$/m3 (Espagne) et 1,15$/m3 (France) ce qui inclut le coût du traitement et de la distribution jusqu'au réseau de l'utilisateur (immeuble, installation industrielle etc.). Le prix du déssalement de l'eau de mer a chuté à 0,5$-0,8$/m3 (selon les endroits) notamment grace aux procédés osmotiques dont le coût continue a baisser avec celui des membranes osmotiques.

- Une étude de NUS de juillet 2006 montre que le prix de l'eau est notamment en Europe de l'ordre de 1,5 US$ par m3 hors TVA. Selon Wikipedia, une étude de NUS consulting de janvier 2006 montrerait que le prix complet réel en Europe serait proche de 3$/m3, 42% pour la production et la distribution d'eau potable, 31% pour le traitement des eaux usées, et 21% pour les taxes dont la TVA.


Eau virtuelle incorporée dans les produits de consommation. Le Conseil Mondial de l'Eau promeut le concept d'eau virtuelle présente dans les produits de consomation. Ainsi le nombre de litres nécessaires pour 1kg d'aliment serait : lait 790 ; blé 1160 ; riz 1400 ; porc 4600 ; 13500. Le régime alimentaire d'un états-unien moyen représenterait à peine le double de celui d'un végétarien occidental consciencieux en matière d'eau virtuelle.

Nota 1 : De telles statistiques "globales" connaissent de considérables fluctuations locales. Ainsi la nature du climat influe fortement sur l'eau nécessaire aux cultures et la nature de l'alimentation des cheptels influe fortement sur leur bilan en eau virtuelle.

Nota 2 : Les statistiques du développement durable mondialisées suscitent généralement des raisonnements absurdes s'appuyant de façon homogène sur des moyennes mondiales alors que lesdites statistiques portent en fait sur des régions aux caractéristiques spécifiques : régions de mousson propices à la culture du riz, régions arides impropres à la culture intensive mais propices à l'élevage extensif, régions froides impropres aux cultures mais propices à l'élevage intensif, régions méditerranéennes propices à la culture mais faisant face à des tensions sur l'eau, bassin du Nil fertile sur une bande de terre large de quelques kilomètres...

Nota 3 : Les statistiques du développement durable sont généralement sujettes à débat quant à leur méthologie. Ainsi quelle eau (pluie, puisée, traitée ?) est ou n'est pas comptabilisée dans cette statistique ?


Bilan des privatisation en Argentine. Selon une étude menée par des universitaires notamment de Berkley sur le traitement des eaux en Argentine sa privatisation des années 1990 motivée par un besoin urgent de liquidité, portant sur 30% des municipalités, a permis des gains de productivité spectaculaires, une amélioration importante de la qualité de l'eau et de sa distribution et un accroissement considérable du nombre de connexions notamment dans les quartiers pauvres où la mortalité des enfants a baissé de près d'un quart, soit 5 à 8% rapportée à l'ensemble des enfants des municipalités concernées, ou près de 400 vies d'enfants sauvées chaque année. Les enfants sont particulièrement sensibles à la qualité de l'eau.

La Banque Mondiale a publié un rapport en 2002 chiffrant à 3M le nombre d'enfants dans le monde qui chaque année meurent d'une eau insalubre, auxquels s'ajoutent les probèmes de santé non mortels.


Signalons en complément que le montant considérable des privatisations des années 1990 n'a pas empêché l'effondrement du pesos argentin face au surendêtement de l'état argentin après des décennies de forts déficits publics sous les gouvernements péronnistes (populsites de gauche traditionnellement placés sous le signe d'une administration lourde, de syndicats puissants et d'une législation du travail pesante) et militaires. Alors qu'au début du 20ème siècle l'Argentine était parmi les plus développés, elle a largement stagné, régressant relativement au développement d'autres pays. A l'occasion des privatisations des années 1990, des opérateurs privés tels que Suez avaient investi, et prévoyaient d'investir encore, s'endettant en dollar. Devant l'effondrement du pesos argentin ces opérateurs ont demandé en vain à ce que leurs tarifs soient réévalués à proportion, de façon à faire face à cette charge industrielle et financière. Depuis quelques années, le gouvernement argentin de Nestor KIRCHNER a bien au contraire procédé à des nationalisations quasi-sauvages. Poursuivi à ce motif devant les instances d'arbitrages internationales contractuellement compétentes l'état argentin a déjà été ainsi condamné à verser 165 M$ à Azurix corp, ancienne filiale d'Enron. Suez, en attendant un tel arbitrage, voit sa position boursière chahutée étant donné l'ampleur de son engagement en argentine.


Evolutions technologiques. Le coût du déssalement de l'eau salée est descendu à 0,5$/m3 et devrait continuer à baisser en raison de la baisse de prix des membranes osmotiques. Le coût de traitement des eaux usées afin de les rendre potable est plus faible encore.


Une étude chiffre à 26% le taux de perte en eau du réseau de distribution en France, en raison de sa vétusté, cette statistique globale sur le territoire français pouvant porter sur des situations contrastées en matière d'état du réseau de distribution et en matière d'eau disponible. D'ici 2010 (?) les réseaux de distribution français devront respecter des normes sanitaire renforcées imposant notamment l'évacuation des vielles canalisations en plomb qui étaient lentement nuisibles à la santé.

Début : 09/07/07 - 20:30
Fin : 09/07/07 - 23:00

Au café Le Luxembourg le lundi 2 juillet 2007. Exposé à 20h30, débat vers 21h15, accueil à partir de 20h00.


La TVA sociale consiste à utiliser le mécanisme de la TVA pour financer une partie des dépenses sociales. Contrairement à la CSG et la CRDS, elle taxe les produits étrangers mais pas la formation de l'épargne. Contrairement à l'impôt sur les bénéfices, elle ne nuit pas spécifiquement à la croissance des entreprises performantes. Contrairement à l'impôt sur le revenu, elle est simplement proportionnelle. Mais contrairement aux charges sociales, elle éloigne les prestations sociales de leur origine assurantielle porteuse jadis de responsabilisation et de concurrence.


En France la TVA sociale est désormais célèbre. Evoquée favorablement par Nicolas SARKOZY, Ségolène ROYAL et François BAYROU en préambule de leur campagne électorale, elle fut aussi soutenue par plusieurs ténors y compris socialistes. Elle a son site web. Evoquée de façon maladroite par Jean-Louis BORLOO entre les deux tours des législatives 2007, elle fut alors décriée avec frénésie par une gauche au bord de la noyade électorale qui préféra saisir à toute force cette bouée quitte, pour une majeure partie d'entre elle, à devenir amnésique de ses propos favorables tenus quelques semaines auparavant. Devenue un épouvantail médiatique, la TVA sociale fit peut-être perdre 100 sièges de députés à la droite malgré tout triomphante. De fait élue dans les bagages de Nicolas SARKOZY et de l'UMP, la TVA sociale s'apprête à être lancée en France après l'avoir été peu ou prou dans plusieurs pays européens.


Ainsi dans la seconde moitié du mois de juillet, Eric BESSON présentera avec Jean-Louis BORLOO un rapport à François FILLON proposant un plan pour mettre en œuvre rapidement la TVA sociale.


Nous débattrons de la nature, des formes attendues espérées ou redoutées de la TVA sociale et de ses conséquences économiques et politiques.


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Dossier


Jacques BICHOT nous signale un article qu'il a publié au sujet de la TVA sociale. Dans cet artcile, il aborde l'influence sur le commerce extérieur qui serait dangereusement positive envers les USA, dangereusement inamicale envers nos partenaires européens et sans incidence sur le commerce avec les pays émmergents où les salaires sont très faibles. Il évoque aussi le fait que la TVA sociale est une boite de pandore, dans laquelle il serait facile de puiser une solidarité démagogique, déresponsabilisée et sans fin d'autant qu'une éventuelle disparition des cotisations sociales suprimerait toute référence à la notion d'assurance sociale, origine historique, légitimité morale et pratique responsable des prestations de sécurités sociales.


En complément, signalons que Jacques BICHOT est l'auteur principal du rapport de l'Institut Montaigne sur le financement des protections sociales proposant de faire évoluer les sécurités sociales selon un chemin libéral :

1- clarification des feuilles de paye afin de distinguer assurances sociales (protection du risque au prix d'une cotisation fondée sur son coût moyen) et solidarités sociales (redistribution e.g. via la gratuité assurantielle des plus pauvres),

2- limitation des cotisations vieillesses obligatoires,

3- financement assurantiel des protections sociales : fusion des cahrges patronales et salariales, versement au salariés du salaire complet (ici nommé "super-brut") et mise en concurrence des assurances sociales,

4- fusion de la CSG/CRDS au sein de l'IR (évolution particulièrement compatible avec l'impôt négatif)

5- Eventuelle évolution de la TVA.

Il est à noter que ce cheminement est particulièrement cohérent ; ainsi le point 4- soutien naturellement le point 3-. Reformuler les solidarités sociales sous forme d'impôt négatif avec "vulcher" e.g. chèque-santé et chèque éducation et restaurer la concurrence assurantielle sont deux mesures ardemment soutenues par de nomreux libéraux.

Ce rapport de l'Institut Montaigne a été particulièrement remarqué, y compris par les anti-libéraux.


En séance a été également étudié un article de Patrick ARTUS qui assimile la TVA sociale à une dévaluation commerciale sans dévaluation financière. La TVA sociale selon Patrick ARTUS est un bon projet mais son impact sera modéré. Patrick ARTUS souligne que la stratégie suivie depuis une dizaine d'années par la France consistant à soutenir un SMIC élevé est à bout de souffle et n'est pas sans effets contreproductifs, une évolution à venir plus productive étant l'impôt négatif (dont un prémice est la prime pour l'emploi), plus respectueux de la liberté des acteurs économiques, plus efficace pour lutter contre le chômage tout en soutenant également les plus pauvres.


Jacques GARELLO signale que dans le N°223 de la Nouvelle Lettre qu'il dirige, on trouve un article sur la TVA sociale. Cet article pose des questions particulièrement pertinentes au gouvernement sur la réalité des légitimations empiriques, les modalités de mise en oeuvre et les objectifs de la TVA sociale en préparation.


Opinions


La plupart des participants de cette séance se sont déclaré opposés à la TVA sociale, "usine à gaz" qui ne résoud pas les problèmes fondamentaux que sont 1- les niveaux des prélèvements obligatoires, 2- la confusion entre assurances et solidarité sociale, lourde de conséquences politiques et 3- l'absence de liberté de choix de ses assurances sociales.


Quelques partipants tout en approuvant cette analyse mettant en lumière ces défauts de l'actuel système social français, ont soutenu la TVA sociale en contrepartie de la baisse des charges patronales et de la CSG/CRDS (voire la disparition de la CSG/CRDS) afin 1- d'opérer une dévaluation commerciale non financière et de neutraliser la sorte de taxe douanière négative pesant via la solidarité sociale (CSG/CRDS/cotisations extra-assurantielles) sur les produits français, 2- de neutraliser quelques années de dirigisme démagogique des salaires, 3- de soutenir l'épargne et l'investissement et par ces 3 effets directs, de combattre le chômage. Ces participants ont souligné qu'il est important de conserver sous forme de cotisations sociales les montants assurantiels proprement dits, seul les montants des solidarités ayant vocation à être portés en TVA sociale.


Signalons à propos deux articles de l'économiste du 20ème siècle Jacques RUEFF sur les liens spectaculairement directs entre dirigisme haussier des salaires et chômage, le 1er sur le chômage de masse anglais des années 1930, le second sur la génèse du chômage de masse français de la seconde moitié du 20ème siècle, ce dernier ayant été en outre accéléré par le(s) choc(s) pétrolier(s) qui ont absorbé(s) soudainement une part importante des ressources occidentales.

Début : 02/07/07 - 20:30
Fin : 02/07/07 - 23:00

Au café Le Luxembourg le lundi 25 juin 2007. Exposé à 20h30, débat vers 21h15, accueil à partir de 20h00.


La grande distribution forme un cartel dont la montée en puissance s'est effectuée en France sous le signe d'octrois par la puissance publique. Sa vie commerciale est fortement régulée. Nous étudierons ces régulations et leur incidence sur la fluidité et sur l'équité de ce secteur de l'économie.


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Dossier :


Askenazy et Weidenfeld : Les Soldes de la Loi Raffarin

Allain et Chambolle : Anti-Competitive Effects of Resale-Below-Cost Laws

Allain et Chambolle : Les Relations entre Producteurs et Distributeurs - Bilans et Limites de Trente Ans de Régulation

Chambolle : Faut-il Interdire la Revente à Perte


Bertrand et Kramarz : Does Entry Regulation Hinder Job Creation - Evidence from the French Retail Industry

Rapport de Guy Canivet au Ministre de l'Economie, avec la participation de Claire Chambolle : Restaurer la Concurrence par les Prix - Les Produits de Grande Consommation et les Relations entre Industrie et Commerce

Début : 25/06/07 - 20:30
Fin : 25/06/07 - 23:00

Le débat portera notamment sur les résultats du 2d tour des élections législatives.


D'une façon plus large, nous donnerons la parole à ceux d'entre vous qui souhaitent nous narrer leurs souvenirs de campagne à l'issue des ces élections 2007 s'étant engagé pour l'un ou l'autre parti politique ou candidat en lice.


Quelles ont été les principales étapes de la campagne ? Comment ont été désignés les candidats ? Comment ont été fixés les programmes ? Quels moyens matériels étaient disponibles lors de la campagne ? Quels en étaient les budgets ? Quelles étaient les relations avec les médias ? Comment se déroulait la campagne sur le terrain ? A quoi ressemble la guerre de l'affichage ? Pourquoi les marchés sont-ils traditionnellement une étape obligée des candidats ? Comment les slogans étaient-ils élaborés ? Quelles étaient les réactions des gens sur les marchés ? Les candidats dissidents et les nouveaux partis politiques parviennent-ils à obtenir du crédit moral sans une filiation officielle avec les candidats et organisations largement connus du grand public ?


Déjà, quelques militants d'Alternative Libérale et de l'UMP nous ont fait savoir qu'ils viendront pour témoigner du déroulement de la campagne. Nous aurons peut-être même parmi nous quelques candidats et journalistes de partis. Au total, non seulement AL et l'UMP devraient être représentés, mais nous aurons peut-être également des participants issus e.g. de l'UDF, du MPF ou du PS.


Nota : le Café Liberté est indépendant des partis politiques : cette narration se fera donc sous l'angle du témoignage et non celui de la propagande !


Début : 18/06/07 - 20:30
Fin : 18/06/07 - 23:00

Au Café le Luxembourg le lundi 11 juin à 20h30.

Début : 11/06/07 - 20:30
Fin : 11/06/07 - 23:00

Au café Le Luxembourg le lundi 4 juin 2007 exposé à 20h30, débat vers 21h15 (accueil à partir de 20h00).


Le débat aura pour thème : Les aides aux entreprises et sera précédé d'un exposé introductif de Michel de PONCIN.


La France dépense chaque année en aides aux entreprises environ 4% de son PNB, soit 65 G Euros en 2005 à travers plus de 6000 dispositifs : 22 en provenance de l'UE, 730 de l'état et e.g. 650 en IdF.

Source : MINEFI / DGME 2007 - Audit de modernisation des aides auxentreprises, p2 synthèse


L'état à lui seul finance en 2005 90% du montant total des aides, soit 57 G euros : 17 d'allègement de charges, 4 d'avoirs fiscaux attachés aux dividendes, 2,4 d'autres aides aux investisseurs financiers, 6 aux entreprises publiques au titre des charges de retraiteset du désendettement (dont 2,5 à la SNCF), 6,7 en baisse de TVA et autres réductions sur achats... Les aides aux services publics exposé au secteur concurentiel représentent 6M d'euros.

Source : MINEFI / DGME 2007 - Audit de modernisation des aides auxentreprises, p 25 détail


Il y a 220 dispositifs d'aide à la création d'entreprises, mais seulement 10% des entreprises nouvellement créés en bénéficient.

Source : MINEFI / DGME 2007 - Audit de modernisation des aides auxentreprises, p15


L' image de la ventilation des aides aux entreprises est largement faussée. Ainsi :

- les aides à l'économie de la connaissance (R&D, innovation, savoir) ne représentent que 5% du total,

- les aides à l'investissement ne représentent que 30% du total,

- les aides ciblées sur les PME ne représentent que 9% du total,

- les aides généralistes quant à la taille de l'enterprise réprésentent 55% du total mais elles sont en pratique majoritairement captées par les grandes entreprises,

- les aides sectorielles représentent 36% du total, principalement en direction du transport du logement, de l'agriculture et du tourisme.

Source : MINEFI / DGME 2007 - Audit de modernisation des aides aux entreprises, p 27,28 détail



Michel de PONCIN viendra nous parler de ce versant de la "République fromagère".


Il a écrit plusieurs ouvrages sur le thème de la destruction de la prospérité par la dlilapidation des deniers publics (La République Fromagère; Les Etranges Silences de la Cour des Comptes) et sur le thème du redressement économique et moral par le recours au libéralisme (Si la France se Mettait à Rêver; Thatcher à L'Elysée- un savoureux roman de politique fiction). Il anime Tocqueville Magazine, une chronique sur internet où il pourfend la "République fromagère", ses positions princères d'état, ses chapelles d'influences indues, ses sinécures, ses abracadabrantes complications de réglements, de fiscalités et de subventions. Le n°514 consacre ainsi un article sur le rapport du MINEFI DGME de janvier 2007 portant sur "Les Aides aux Entreprises".


Ancien directeur de société, il est diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, et Docteur en Economie. Fondateur et président de "Catholiques pour les Libertés Economiques" qui organise régulièrement à Paris des conférences sur des sujets de Société (Jacques de GUENIN y a prononcé une conférence intitulée "les fondements moraux du capitalisme"), il anime également Radio Silence, un site internet catholique.


Son dernier et tout récent livre est un roman d'anticipation : "La luxure régnait sur la ville et la ville était bleue". Dans le cadre d'une étrange histoire d'amour, il anticipe sur le monde en 2052, avec des vues originales sur la politique, l'histoire, l'économie, le management et le pouvoir...

Début : 04/06/07 - 20:30
Fin : 04/06/07 - 23:00

Au café Le Luxembourg le lundi 28 mai 2007 exposé à 20h30, débat vers 21h15 (accueil à partir de 20h00).


Au plan économique, chaque nouvel immigrant représente un apport potentiel mais aussi un coût d'infrastructure et, dans une sociale démocratie, un coût allocatif. Le débat portera à la fois sur le bilan analytique comparatif des années d'immigrations fortes et d'état providence tous azimuts que la France vient de vivre et sur ce qu'il nous semble moralement (il?)légitime de (ne pas?) pratiquer en la matière.


Yves MONTENAY est président de l'ICEG, une ONG dédiée aux enquêtes, enseignement et débats Nord-Sud, francophonie et démographie politique. Il a mené des missions dans de nombreux pays notamment des pays en voie de développement. En tant que chef d'entreprise il a dirigé des salariés d'origines géographiques et sociales diverses. Sa lucidité tranquille et joviale porte une remarquable capacité de démystification. Centralien, ancien élève de Sciences-Po, démographe et docteur en géographie humaine, il étudie les interactions entre la population, l'économie et la politique. Il a mené de nombreuses études et publié plusieurs ouvrages notamment sur les rapports Nord-Sud, les retraites ou les musulmans dans le monde.


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QUELQUES DONNEES

Nota : ces données ont été sélectionnées par le Café Liberté à titre documentaire sans concertation préalable avec Yves MONTENAY et ne représentent donc pas nécessairement son approche de ce thème.


Histoire de l' immigration en France depuis 1945


Contrairement aux idées reçues, l'immigration des années 1950 est due non pas à une demande de l'industrie française métropolitaine pour reconstruire la France après la 2de guerre mondiale mais à une volonté politique de réduire le chômage dramatique des colonies notamment algérienne. Ainsi en plein début de la montée du chômage en France métropolitaine, les charbonages de France sillonnaient l'Algérie pour recruter des dizaines de milliers de mineurs immigrants, contribuant à y donner un espoir au milieu de la misère, alors que le patronat métropolitain s'inquiète du décallage croissant entre offre et demande en métropole.

Source : Les Enjeux, septembre 2006, Daniel LEFEUVRE "1945 : La France organise l'immigration choisie"


L'immigration, jadis italienne, devient espagnole et africaine, y compris après la décolonisation. La montée du chômage en France métropolitaine engendre finalement son contingentement. En 1972 sont singées les circulaires Marcellin (ministère de l'intérieur) et Fontanet (Ministère du Travail), qui seront vivement critiquées par le monde militant immigré, adoucies par une régularisation en 1973, puis abrogées par le Conseil d'Etat. Valéry GISCARD d'ESTAING élu en 1974 met en place une politique d'arrêt de toute nouvelle immigration et l'incitation (10 KF = "le million STOLERU") au retour dansle pays d'origine.

Source : Documentation Française - La vie Publique - La politique d'immigration : chronologie


Démographie et immigration en France


Les statistiques officielles de l'INSEE relativement à la démographie française chiffrent à 5 M le nombre d'immigrés en France, (un peu moins de ?) 40% étant d'origine européenne et (un peu plus de ?) 40% d'origine africaine. Parmi ces 5M, 2 M sont naturalisés et 3M sont (encore) de nationalité étrangère. Officiellement chaque année, il y a 200 K nouveaux immigrés mais certains repartent et de vieux imigrés décèdent aussi le nombre d'immigré augmente d'environ 100 000 par an.

Chaque année il y 78 K naissances de mères immigrée (13 K UE, 27 K Maghreb, 16 K Afrique sub-saharienne, 7 K Turquie, 9K autre Asie, 9K autres pays). Cumulé année après année, il semble donc que le nombre de français nés en France de mère immigrée soit aussi de l'ordre de 5 M, majoritairement d'origine européenne pour les anciens (nés avant 1980), majoritairement d'origine africaine pour les nouveaux (nés après 2000).

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_la_France

Source INSEE, recencement de 1999 : "répartition de la population selon le lieu de naisssance"

Source INSEE, Les immigrés en France édition 2005 : "immigrés selon lepays d'origine"


La France accueille une "immigration permanente" qui pour l'essentiel est une immigration de regroupement familial et non pas une immigration de travail.

Source INSEE, Les immigrés en France édition 2005 : "immigration permanente par motif"


En 2005 la France a expulsé 20 K immigrants irréguliers. L'Italie (2003) et l'Espagne (2005) ont choisi de régulariser d'un coup chacun 600 ou 700 K clandestins puis elles ont aussi procédé à des milliers d'expulsions.

Source : Université de Stanford, Etude Bourgain "Labor migration and démography in Europe : Fears and Facts".


Les tentatives d'immigration clandestines vers l'UE se multiplient. L'Espagne a par exemple réclamé l'aide de l'UE pour refouler les milliers de clandestins qui débarquent au îles Canaries, l'un des points d'entrée de l'UE les plus accessibles aux populations pauvres, en l'occurence de l'Afrique de l'Ouest.

Source : Le Figaro, Alexandrine BOUILHET "Madrid réclame bateaux et avions contre l'immigration"


Emission "Riposte" sur France 5.

Emission "C dans l'air" sur France 5.


Le chômage et l'immigration en France


Il y a pluseurs types de chômage. L'UNEDIC distingue 4 catégories pour un cumul d'environ 4M de chômeurs. Les politiciens parlent seulement de la 1ère environ 2,5M qu'ils peuvent altérer facilement avec des centaines de milliers de sorties des statistiques, formations, suivits personalisés et autres dispositifs dilatoires. Mais le cumul des catégories de l'UNEDIC est lui-même perméable à certains dispositifs dilatoires. Il convient ansi de tenir compte aussi des RMIstes, préretraités, du prorata des incomplétudes non souhaitées des temps partiels etc. ce qui chiffre à plus de 5,5 M le nombre de chômeurs. On peut éventuellement réintégrer aussi dans les chiffres du chômage les stages "emplois jeunes" etc. (200 K en 2005), qui ne sont pas ou peu rémunérés ce qui chiffrerait à près de 6 M le nombre de chômeurs en France.

Source : le chômage réel en France 1996 et 2005 (étude proposée par un site partial -anti-libéral- doté de chiffres clairs souvent pertienents et bien documentés)


En France, le chômage (de 1ère catégorie) des étrangers extra-UE est 3 fois supérieur à celui des français ou des ressortissants de l'UE (pp 16). l'écart est moindre quand on compare les chomages toutes catégories confondues ; en effet les immigrés sont moins souvent présents dans certaines formules de traitement social du chômage ("emplois jeunes", etc.). Environ 1/3 des emplois (fonctionnaires, industrie de l'armement, médecins, avocats, etc.), soit 5M, est réservé ou quasi-réservé aux nationaux ou autres membres de l'UE (pp 106).

Source : rapport GISTI "Immigration, Emploi et Chômage"


Le logement social en France


Un logement social coûte environ 50 K€ à construire par occupant, auquel s'ajoute le prix des infrastructures (routes, eau courante, égoûts, électricité, police, administrations, piscines...) et ceux des terrains, qui peuvent valoir fort cher en raison de leur rareté en zone favorable (constructibles, agréables, proches des bassins d'emplois, bien déservis par les infrastructures de transports et de télécomunications, etc.).


L'immigration et la protection sociale en France


Les relations entre immigration et protection sociale sont donc à double tranchant, puisque l'immigré de travail est putativement utile à la vie économique voire aux métiers de la protection sociale (aides soignates etc.) mais aussi couteux en investissement d'infrastructures et, pour les immigrés familiaux, souvent en allocations. La protection sociale est un des facteurs important de cette équation économique, au 1er degré par soncoût unitaire, au 2d degré par sa contribution à la motivation, donc au nombre des immigrants. Face à cet imbroglio, entreautres études étatiques, un appel à projet de recherche est lancé par ... le ministère dela Santé.

Source : Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration : Appel à projets de recherches : Migrations et protection sociale

Début : 28/05/07 - 20:30
Fin : 28/05/07 - 23:00

Au café Le Luxembourg le 21 mai 2007 à 20h30 (accueil à 20h00).


La Turquie connaît une crise institutionnelle avec l'annulation des élections présidentielles. Il s'agit là d'un nouvel épisode d'une crise plus profonde. La mouvance kémaliste au pouvoir durant le 20ème siècle a, pour satisfaire aux exigences de l'UE, ouvert la démocratie turque. Ses instances civiles ont été emportées par des islamistes. La hiérarchie militaire reste entre les mains des kémalistes, notamment parceque le président de la république sortant est kémaliste. Une partie importante de l'économie est conduite par l'appareil militaire, par ses excroissances ou par son establishment. Nous débattrons de ce qui se passe en Turquie et sur les conséquences connexes que ces événements sont susceptibles d'engendrer.


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DOCUMENTATION


1- Le déroulement des élections présidentielles de 2007

selon Wikipedia (version anglaise).


Devant la crainte d'une captation du pouvoir par les islamistes soupçonnés d'irrespect des valeurs laïques de la république, des manifestions d'une ampleur sans précédent en Turquie ont eu lieu, la plus grande rassemblant plus d' un million de personnes, dont les images ont été diffusées dans le monde entier.


Le président est élu pour 7 ans au 2/3 des votes du parlement à l'issue d'un scrutin d'au plus 4 tours. L'opposition laïque kémaliste au parti islamiste du 1er ministre a bloqué le vote. Une décision contestable de la cour constitutionnelle a même annulé le 1er tour de vote au sein du parlement au motif que les 2/3 des députés n'étaient pas présents. Devant le blocage constitutionnel, l'élection du président de la république est reportée au parlement issu des élections législatives à venir.


Les forces armées, garantes de la consitution, ont diffusé une déclaration rappelant les valeurs de la république turque, ce qui a été interprété comme une défiance à l'égard des islamistes. En réaction, le gouvernement turc a souligné sa sensibilité aux valeurs de la république et sa stupéfaction que l'armée puisse parler contre le gouvernement. Le commissaire de l'UE à l'élargissement a souligné que l'armée turque n'avait pas vocation à intervenir [comme elle l'avait fait à plusieurs reprises dans le passé].



2- Le rôle constitutionnel du président turc.


Le président de la république turc dirige les forces armées, nomme son chef d'état major (qui tout de même rend compte et est responsable devant le 1er ministre, donc indirectement, devant le parlement) réunit et préside le conseil national de sécurité et nomme les principaux responsables juridiques turcs ainsi que de nombreux présidents ou membres d'organes exécutifs essentiels l'appareil d'état turc.



3- L'histoire constitutionnelle turque


La constitution turque de 1982 a été ratifiée par référendum durant la gouvernance de la junte militaire de 1980 à 1983. Elle fait suite aux constitutions de 1921, 1924 et 1961. Elle a été amendée en 2004.

La constitution turque est protégée par l'armée et son conseil national de sécurité. A plusieurs reprises dans le passé, celle-ci est intervenu à ce titre et plusieurs actions à mi chemin entre des coups d'état et des restaurations constitutionelles sont à son actif, notamment en 1960, 1971 et 1980.


4- La situation politique actuelle en Turquie


Le géopolitologue Alexandre del VALLE a récemment publié un article remarquable expliquant la situation politique actuelle en Turquie.



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Note complémentaire du 24 juillet 2007


Les élections législatives turques viennent de se dérouler le 22 juillet 2007.


La composition du nouveau parlement serait :

550 députés, dont 339 islamistes 112 kémalistes et 71 nationalistes (anti adhésion à l'UE).

[ Nota : majorité simple 550/2 = 275, majorité qualifiée 550*2/3=367, minorité de blocage 550/3=184 ]


On devrait également y compter une vingtaine de députés indépendant, principalement pro-kurdes.


La coalition sortante était nationaliste + islamiste. Le nouveau parlement, doté d'une majorité islamiste, voterait une réforme constitutionnelle plaçant l'élection présidentielle au suffrage universel à majorité simple [et non plus aux 2/3 des 500 députés du parlement = 367 députés].


La clé de voute de la constitution turque est le président de la république, qui choisit les hauts magistrats et les hauts militaires. Le parlement sortant n'offrait pas la majorité ds 2/3 des députés, d'où la crise constitutionnelle du printemps à l'occasion de la fin du mandat du président sortant. La résolution de cette crise constitutionnelle est confiée au nouveau parlement.


Une réforme constitutionnelle plaçant l'élection présidentielle au suffrage universel à majorité simple ouvrirait aux islamistes la voie des pleins pouvoirs juridiques puis militaires. L'armée, garante de la constitution, est intervenue militairement régulièrement tout au long du 20ème siècle pour « restaurer » la constitution face à des situations politiques problématiques ou face à des gouvernements non-conformes aux valeurs de la république turque. En 2007, l'UE demande à l'armée turque de ne pas intervenir. La rumeur dit que le chef de l'état major souhaite une intervention militaire.


La Turquie se trouve donc dans une situation explosive, d'une importance historique et géopolitique majeure aux portes de l'Europe.



Début : 21/05/07 - 20:30
Fin : 21/05/07 - 23:00

Absents :

Au café Le Luxembourg le lundi 14 mai à 20h30 (accueil àpartir de 20h00).



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QUELQUES INFORMATIONS ET RESSOURCES SUR INTERNET



Allemagne


A la Chute du Mur en 1989 la Stasi comportait 91 000 agents officiels, plus 175 000 informateurs en RDA (soit un taux 5 fois plus élevé qu'en URSS) et 20 000 en RFA. Elle avait fiché 2M personnes en RDA (sur 16 M habitants !) et conduit à l'emprisonnement de 200 000 prisonniers politique ; à chaque instant, il y avait enmoyenne 30 000 prisonniers politique ; 34 000 furent "vendus" à la RFA pour un montant moyen de 50 000 € par prisonnier politique.

WIKIPEDIA : La Stasi http://fr.wikipedia.org/wiki/Stasi

ARTE : La Stasi en chiffres http://archives.arte-tv.com/fr/archive_450063.html


La Stasi recourait massivement à la psychologie opérationnelle et la "décomposition des âmes" qui consistait dansun premier temps à analyser de façon initimiste les comportement des dissidents actifs ou potentiels, pour ensuitre agir par manipulation et détuire leur influence sociale et leur vie privée. Seule une petite minorité de victimes fut physiquement torturés, la plupart d'entre elles étant alors transformées informateurs réguliers, complices du système.

ARTE : La psychologie au service de la Statsi http://archives.arte-tv.com/fr/archive_450054.html


Lors de la Chute du Mur les responsables de la Stasi se lancèrent en toute hâte dans la déstruction systématique des archives. 180 km restèrent intactes et 14 km furent détruits, réduits en lambeaux ou déchirées à la main quand les déchiqueteuses saturaient ou tombaient en panne. 14 000 sacs d'archives déchiquetées furent récupérés ; les documents d'origine sont patiemment reconstitués à la main, ouplus récemment avec des aides informatiques ; en 2001 seuls les documents de 200 sacs ayant été reconstitués.

ARTE : La Stasi en chiffres http://archives.arte-tv.com/fr/archive_450063.html

RUE 89 : des logiciels reconstituent lesarcives de la Stasi http://www.rue89.com/2007/05/12/des_logiciels_reconstituent_les_dossiers_secrets_de_la_stasi



Les archives ont été confiées depuis la Chute duMur à la BStU, un organisme mandataire fédéral allemand. Les archives sont en consultation libre et anonyme. Chaque mois environ 10 000 personnes viennent consulter leurs fichiers de la Stasi pour découvrir les délations et manipulations dont la Statsi a étyé l'orchestratrice les concernant. La plupart sont soulagés en découvrant que seule une petite partie de leur entourage s'était comportée en délation. Certains découvrent que leur couple avait été détruit par des rumeurs lancée par la Stasi dans leur entourage pour réduire leur capacité d'influence. D'autre encore découvrent l'indentité de ceux qui ont dénoncé leur famille déportée, torturée ou exterminée.

LIBERATION : Les archives de la Stasi http://caillau.free.fr/mauer/berlinermauer/stasi.html

ARTE : La psychologie auservice de la Statsi http://archives.arte-tv.com/fr/archive_450054.html

WIKIPEDIA : Les archives de la Stasi http://fr.wikipedia.org/wiki/Archives_de_la_STASI



Tchécolsovaquie


La loi de lustration a été votée le 4 octobre 1991 et est restée active jusqu'au 31 décembre 2000.

Environ 300 000 demandes de vérification ont été effectuées, avec 15 000 cas de collaboration, dont une moitié de collaborations "candidates" i.e. en pointillé, parfois récalcitrante. Les accusés pouvaient ensuite porter en appel leur cas devant une commission de lustration qui étudiait plus en détail leur dossier, la moitié des 580 cas intruits étant confirmés, l'autre moitié acquité.

La juridiction de Prague a rencontré un problème procédural épineux lorsque les microfilms sur lesquels les archives avaient été reportées ont été déclarées juridiquement non probantes alors que les papiers originaux avaient été détruits.

Central Europe Review : la lustration Tchecque http://www.google.fr/search?hl=fr&q=scorecard+lustration+&meta=



Europe centre sud


http://www.lustration.net

http://www.law.duke.edu/shell/cite.pl?59+Law+&+Contemp.+Probs.+181+(Fall+1996)#H2N1



Pologne


Les autorités polonaises estiment que la police secrête disposait d'un peu moins d'un million d'informateurs. Durant un demi siècle, la plupart des polonais, comme la plupart des habitants d'Europe Centrale ont vécu dans la peur de la dénonciation à la police politique. Tous les liens sociaux naturels s'en trouvaient atrophiés ; ainsi les parents ne parlaient pas à leurs enfants de peur que la rumeur des écoliers ne parviennent à ses agents, engendrant persécutions professionnelles, empêchement de mener des études supérieures, déportation en Sibérie ou l'exécution, entre autres sanctions.


La police politique avait des relations très différentes avec ses informateurs. Pour simplifier, il y avait deux catégories : 1- les informateurs "candidats", qui pouvaient être des informateurs de pure forme qui avaient signés un papier pour pouvoir bénéficier d'une liberté (voyager à l'étranger) mais qui n'ont peut-être jamais collaboré et ceux qui ont collaboré mais avec récalcitrance, refusant parfois de fournir des informations mais acceptant souvent de les fournir, 2- les informateurs réguliers, qui collaboraient pleinement avec la police politique, ce à quoi s'ajoutent, (3-) les apparatchicks et les membres de la police politique. En principe la police politique distinguait ces deux catégories d'informateurs mais celles-ci sont en partie faussée par la présence d'agents doubles, d'informateurs mentant pour donner le change tout en cherchant à obtenir un avantage matériel, etc.

LE DIPLOWEB : Collaboration et confusion des concepts http://www.diploweb.com/forum/viatteau07044.htm


les 80 km d'archives mentionnent l'identité des collaborateurs de la police secrête mais ne mentionnent pas souvent le détail de chaque collaboration.

LE FIGARO : l'épuration bat son plein à Varsovie http://www.lefigaro.fr/international/20070220.FIG000000184_l_epuration_bat_son_plein_a_varsovie.html


Les archives de la police secrête sont en outre sujettes à caution notamment quant aux dissidents célèbres. Ainsi a été révélé un plan datant de 1985 et destiné à compromettre Lech ALESA au motif de collaboration avec la police secrête. Etant donné l'existence avérées d'intentions de manipulations, il est difficile d'accorder un crédit total aux informations contenues dans ces archives. En aout 2000, une polémique est d'ailleurs née autour de Lech WALESA, en raison de la révélation de certaines d'archives de la police secrête portant sur un informateur pseudonomé "Bolek" qui serait en fait Lech WALESA ... si les archives ne mentent pas ... et si le pseudonyme a été correctement attribué à l'issue de l'examen de son contexte. Dès lors, que faire, et même : que penser ?

CENTRAL EUROPE REVIEW : la difficulté de la lustration http://www.ce-review.org/00/30/rohozinska30.html


Après la Chute du Mur, la Pologne a envisagé à plusieurs reprise des lois de lustration, mais ce n'est que le 26 mars 1997 où la 1ère loi de lustration fut votée ; elle entra en vigueur le 3 août 1997.

- Elle concernait un peu moins de 30 000 personnes brigant des charges publiques ou des fonctions d'officier du renseignement. En revanche les recteurs, les éditeurs en chef et de nombreuses autres professions sensibles n'étaient pas concernées par la loi de 1997.

- Elle met en oeuvre une procédure juridique garantisant principalement les droits de la défense et n'utilise, sauf cas de meurtre, que les archives déclassifiées ... 30 après, et mises à disposition du public et de la justice. Ne sont qualifiés de collaborateurs de la police secrête que ceux dont il est prouvé que leurs informations ont effectivement nuit à autrui.

- Ceux qui font de fausses déclarations de lustration sont passibles de 10 ans d'interdiction d'exercice de toute fonction publique ainsi que de 5 ans de prison pour parjure.

Université de DUKE : la lustration polonaise http://www.law.duke.edu/shell/cite.pl?59+Law+&+Contemp.+Probs.+181+(Fall+1996)#H2N1


L'architecture de cette loi, où chaque personne brigant une fonction publique est tenue de préciser ses relations avec la police secrête, est liée au fait que les archives mentionnent l'identité des collaborateurs de la police secrête mais ne mentionnent pas toujours le détail de la collaboration et au fait qu'il faudrait mobiliser d'importantes équipes durant des décennies pour établir l'ensemble des dossiers de lustration de tous les anciens collaborateurs en compulsant les 80 km d'archives dela police secrête communiste.


Dans la foulée de la loi de lustration de 1997 a été crée le 18 décembre 1998 l'IPN, Institut de la Mémoire Nationale, chargé d'investiguer les crimes nazis et les crimes communistes infligés à la Pologne où à ses populations. Ainsi sont investigués, les pogroms, les épurations, les actions des polices politiques, et préparés les dossiers sur les informateurs et les dossiers sur les victimes. Le président de l'IPN est nommé pour 5 ans par le parlement polonais à la majorité qualifée des 60%. La loi de lustration de 2006 mandate l'IPN pour préparer les procédures de lustration.

En 2005 une liste partielle des collaborateurs récurrents ou non de la police secrête avait été diffusée sauvagement sur internet après avoir été recopiée en 2004 par le journaliste Bronislaw WILDSTEIN. De nombreuses personnes avaient alors demandé des certificats de non collaboration car elles apparaissaient sur cette liste mais estimaient avoir été en contact avec la police secrête sans avoir donné de caractère effectif à leur collaboration. Plusieurs personnalités ont été contraintes à la démission à la suite de révélations de collaboration issues des archives de la police secrête, notamment le vice premier ministre Janusz TOMASZEWSKI en 2000 et Stanislaw WIELGUS archevèque de Varsovie en 2007.

WIKIPEDIA : l'IPN

http://en.wikipedia.org/wiki/Institute_of_National_Remembrance


La nouvelle loi de lustration votée en 2007 étend l'obligation de déclaration à une cinquantaine de professions ou fonctions, dont avocats, journalistes, recteurs etc. soit plusieurs centaines de milliers de personnes (près de 700 000 selon certaines estimations). Ceux qui refusent d'effectuer leur déclaration subissent la déchéance de leur charge publique. L'IPN estime que pour lustrer chaque personne concernée par la loi, il faudrait 10 ans. En Europe de l'Ouest, une campagne médiatique est lancée contre cette loi, accusée la gauche polonaise de ne pas garantir suffisamment les droits de la défense et d'être promulguée pour forcer l'arrivée au pouvoir d'une jeune génération de dirigeants non salis par la période communiste. Cependant, le 11 mai 2007, la cour constitutionnelle polonaise a invalidé plusieurs articles de cette loi, notamment portant sur les professions ou fonctions concernées. Une nouvelle variante de la loi est en préparation.

RFERL : la nouvelle loi de lustration polonaise de 2007 http://www.rferl.org/featuresarticle/2007/03/38d9250c-4dd3-49fc-8e44-d2f21f83a190.html


Seul parmi ses pairs (mais soutenu massivement par les recteurs d'université), l'eurodéputé polonais Bronislaw GEREMEK refuse de signer sa déclaration de lustration dans le cadre de la nouvelle loi de 2007, alors qu'il avait signé une telle déclaration en 2002 dans le cadre de la loi de 1997. En conséquence, il est déchu de son mandat. Bronislaw GEREMEK avait été une des figures de la dissidence polonaise dans les années 1980, où au coté de Lech WALESA, il connu la prison. Dans les années 1950 et 1960, Bronislaw GEREMEK avait aussi été un membre zélé du parti communiste. Ses détracteurs expliquent qu'il écartait de façon systématique les non communistes de toutes fonctions académiques. Ayant avec le consentement des autorités polonaises étudié en France, puis exercé d'éminentes fonctions de direction académiques en France, ce qui était dela part des autorités polonaises une libéralité rarissime durant la Guerre Froide, on a tout lieu de croire que Bronislaw GEREMEK avait été amené à consentir formellement une collaboration avec la police secrête à cette époque, mais cette collaboration n'a peut-être jamais été effective. Considéré comme un héro national au coté de Lech WALESA, il a déclaré et signé ne jamais avoir collaboré (au sens de la loi de 1997... donc au sens de l'absence de dommages personnels et effectifs ? ou bien de l'absence totale de renseignements communiqués ? ou encore au sens, très peu vraisemblable, de l'absence de prise de contact par la police politique ?) avec la police secrête.

WIKIPEDIA : Bronislaw GEREMEK http://fr.wikipedia.org/wiki/Bronislaw_Geremek

Début : 14/05/07 - 20:30
Fin : 14/05/07 - 23:00

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