Le 12 décembre 2005
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le C.E.T.T., CARREFOUR D'ECHANGE TECHNIQUE DE LA TUTELLE AUX PRESTATIONS SOCIALES ENFANTS, réunit à VALENCE les 24 & 25 novembre 2005 à l'occasion de son FORUM annuel rappelle que la famille, à travers ses mutations, demeure pour l'enfant le premier lieu d'éducation et de socialisation.
Nombre de familles subissent à l'heure actuelle des pressions importantes: elles font l'objet d'une réelle stigmatisation au travers des comportements déviants de certains de leurs enfants. Si les actes de ces jeunes ne peuvent être excusables et les responsabilités parentales déniées, il est important de rappeler que ces familles sont confrontées à une misère qu'elles n'ont pas choisie mais qu'elles subissent au quotidien.
A l'encontre des arguments pour la sanction, nous affirmons que la suppression des allocations familiales ne règlera rien à ces situations !
Les familles auxquelles s'adresserait cette mesure vivent déjà dans une grande précarité. Suspendre le versement de leurs allocations familiales aurait pour conséquence directe d'aggraver des situations budgétaires déjà fortement obérées et de ne plus pouvoir satisfaire aux besoins premiers des enfants. Nous nous associons à l'UNAF (Union Nationale des Associations Familiales) pour rappeler que « les allocations familiales ont été crées pour aider les familles, pas pour leur décerner un brevet d'éducation ».
La mission qui nous est confiée, dans le cadre des mesures de Tutelles aux Prestations Sociales Enfants, vise à réduire les effets des risques socio-économiques (chômage, habitat trop onéreux, mesures d'expulsion, recours aux crédits à la consommation et surendettement…) et soutenir le développement des capacités à être parent en dépit du stress, des accidents de la vie ou encore des menaces liées à l'instabilité des revenus et de l'environnement socio-économique.
« Les mesures de tutelles au sens large, touchent à la dignité de la personne humaine, que se soit en protégeant les enfants et l'ensemble de la famille, face à des menaces internes, ou en effaçant les problèmes qu'impose la dureté du jeu économique et social…" écrivait Henry Noguès (Professeur de l'Université de Nantes Directeur du LEN-CEB)
Parce qu'elle protège les familles et qu'elle réintroduit les parents dans leur responsabilité et leur capacité d'action, la mesure TPSE n'est pas et ne peut pas être une mesure de sanction mais est, par essence, une mesure de protection de l'enfance (et de la famille) et de promotion des capacités parentales. Son caractère judiciaire qui garantie les droits des parents dans un débat contradictoire nous apparaît essentiel à préserver et à renforcer même, dans l'arsenal des mesures d'assistance éducative à disposition des Juges des Enfants.
Les associations, par le biais des délégués à la tutelle, véritables professionnels de l'action sociale, conduisent ainsi, au-delà de la gestion des prestations familiales et de l'élaboration du budget, une action de soutien aux responsabilités et fonctions parentales. En complément avec d'autres mesures éducatives, leur action est parfois envisagée comme une alternative au placement des enfants dans des familles pour lesquelles le fait de subir les conditions matérielles d'existences est la première source de maltraitance.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le C.E.T.T., CARREFOUR D'ECHANGE TECHNIQUE DE LA TUTELLE AUX PRESTATIONS SOCIALES ENFANTS, réunit à VALENCE les 24 & 25 novembre 2005 à l'occasion de son FORUM annuel rappelle que la famille, à travers ses mutations, demeure pour l'enfant le premier lieu d'éducation et de socialisation.
Nombre de familles subissent à l'heure actuelle des pressions importantes: elles font l'objet d'une réelle stigmatisation au travers des comportements déviants de certains de leurs enfants. Si les actes de ces jeunes ne peuvent être excusables et les responsabilités parentales déniées, il est important de rappeler que ces familles sont confrontées à une misère qu'elles n'ont pas choisie mais qu'elles subissent au quotidien.
A l'encontre des arguments pour la sanction, nous affirmons que la suppression des allocations familiales ne règlera rien à ces situations !
Les familles auxquelles s'adresserait cette mesure vivent déjà dans une grande précarité. Suspendre le versement de leurs allocations familiales aurait pour conséquence directe d'aggraver des situations budgétaires déjà fortement obérées et de ne plus pouvoir satisfaire aux besoins premiers des enfants. Nous nous associons à l'UNAF (Union Nationale des Associations Familiales) pour rappeler que « les allocations familiales ont été crées pour aider les familles, pas pour leur décerner un brevet d'éducation ».
La mission qui nous est confiée, dans le cadre des mesures de Tutelles aux Prestations Sociales Enfants, vise à réduire les effets des risques socio-économiques (chômage, habitat trop onéreux, mesures d'expulsion, recours aux crédits à la consommation et surendettement…) et soutenir le développement des capacités à être parent en dépit du stress, des accidents de la vie ou encore des menaces liées à l'instabilité des revenus et de l'environnement socio-économique.
« Les mesures de tutelles au sens large, touchent à la dignité de la personne humaine, que se soit en protégeant les enfants et l'ensemble de la famille, face à des menaces internes, ou en effaçant les problèmes qu'impose la dureté du jeu économique et social…" écrivait Henry Noguès (Professeur de l'Université de Nantes Directeur du LEN-CEB)
Parce qu'elle protège les familles et qu'elle réintroduit les parents dans leur responsabilité et leur capacité d'action, la mesure TPSE n'est pas et ne peut pas être une mesure de sanction mais est, par essence, une mesure de protection de l'enfance (et de la famille) et de promotion des capacités parentales. Son caractère judiciaire qui garantie les droits des parents dans un débat contradictoire nous apparaît essentiel à préserver et à renforcer même, dans l'arsenal des mesures d'assistance éducative à disposition des Juges des Enfants.
Les associations, par le biais des délégués à la tutelle, véritables professionnels de l'action sociale, conduisent ainsi, au-delà de la gestion des prestations familiales et de l'élaboration du budget, une action de soutien aux responsabilités et fonctions parentales. En complément avec d'autres mesures éducatives, leur action est parfois envisagée comme une alternative au placement des enfants dans des familles pour lesquelles le fait de subir les conditions matérielles d'existences est la première source de maltraitance.


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