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La débâcle de l'école

? La crise du XX e siècle


Au début du XX e siècle, Freud a constaté les dégâts que pouvait occasionner une éducation autoritaire. Selon lui, le sentiment de culpabilité, source de haine de soi et de nombreuses névroses, provient d'une discipline religieuse trop stricte, trop ascétique ou encore d'une morale laïque fondée sur le mérite et beaucoup trop contraignante.

Pour éviter de tels traumatismes, on passa d'un extrême à l'autre.

On inventa un nouveau mode d'éducation fondée sur le sujet « élève », son rythme, l'expression non réprimée et sans retenue de ses désirs, l'absence de discipline et d'autorité. Ne pas traumatiser l'enfant...Dans un film intitulé : Passe ton bac d'abord,un professeur de philosophie se donne comme but non pas d'éduquer, mais de « dés éduquer » ses élèves. Il ne souhaitent plus qu'ils apprennent, mais qu'ils « désapprennent », jugeant que ceux qu'une première éducation a déformés doivent être « rééduqués ».

On retrouve cette vision à travers les œuvres des déconstructeurs tels que Nietzsche qui parlent de la mise au pilori de tous les systèmes philosophiques et religions, désignés sous l'appellation d' idoles, dont l'influence contraignante sur l'être humain fut néfaste.

Ainsi de nouvelles façons d'enseigner se sont imposées. Mais à un autoritarisme s'est substitué un nouvel autoritarisme. On peut vouloir émanciper par la force ! L'absence d'autorité et d'un minimum de règles morales et intellectuelles, ne règle pas la question de la violence et du désir de domination. Cet toute une conception de l'homme qui accompagne ce rejet de l'autorité. On a conçu le projet d'une éducation reposant sur la spontanéité du corps et l'expression de l'inconscient. La culture contemporaine est marquée par la « victimisation ». La vision du monde est pessimiste et repose sur le fait que la souffrance provient d'un idéal de vie trop élitiste. En voulant traiter l'homme comme un être humain et non comme un animal, et parler à sa conscience et non à ses pulsions, on lui fait injure, on l'humilie. Or pour apprendre, il faut aimer la vie et non remettre en cause tout un passé honteux et un présent où tout n'est que haine, échec, crise, inégalités sociales, peur de l'autre, etc...On prétend que le doute, la critique, le fonctionnarisme, valent mieux que la foi, l'élan, le mérite, l'innovation. Et ainsi on attend tout de l'école sauf ce pourquoi elle existe : propulser efficacement vers le marché du travail, parler de professionnalisme, surmonter les inégalités sociales, remplacer la famille, etc...


L'échec scolaire est d'abord de nature morale. Une élève dont je m'occupe en soutien scolaire, passe beaucoup de temps à me parler se sa vie au lycée. Je n'oublie pas qu'elle fut violée par son père... et mon rôle est avant tout de l'écouter et de lui parler aussi de ma propre vie au présent. Je me rappelle encore de cette fille de terminale à qui j'avais imposé, durant une année, un important travail en anglais. Résultat encourageant : note excellente au bac. Mais de plus, elle avait pris goût à cette discipline. Elle partit d'elle-même accomplir une année sabbatique en Irlande et revint en France pour préparer une licence...d'anglais. !


La problématique est aujourd'hui pour ceux qui désirent y réfléchir sérieusement :

Comment enseigner et instruire ?

En quoi consiste l'éducation ?

A quoi sert l'école ?







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