ecclésiologie (l'eglise) (12)
Le nouveau MERCATOR est arrivé…
Avez-vous déjà fait un petit tour sur votre tableau de bord ? ou bien ne connaissez vous encore que le blog de la page d’accueil ? dans ce cas connectez vous vite…
La question est quand même : que veut on ? peut on faire de MERCATOR ?
Une petite discussion polémique ?
Je vous propose la phrase d’Oncle Pierre du mois de septembre
« Il faut planter l’Église et non pas essayer de la transplanter…. »
Personnellement, je pense qu’il a oublié un mot : là !
« Il faut planter là l’Eglise… »
Mais peut être y-a-t-il d’autres idées ?
Pascale
PS : Aujourd’hui j’ai publié cette discussion de manière public elle est donc visible de tous sur affinitz, je la passerais en privé dans quelques jours et elle ne sera alors plus visible que pour les personnes connectées sur MERCATOR
Beaucoup des inscrits au Club Mercator sont sans doute dans cet état d'esprit pour ce sujet de forum comme d'autres dès que les choses deviennent un peu critiques. Beaucoup se gardent de trop intervenir au risque de se faire taper sur les doigts. Est-ce la bonne solution ?
Eugen Drewerman dans le cadre d'une conférence répond aux questions de ses auditeurs. Voici un extrait de son propos
Pourquoi y a-t-il des dogmes dans l'Eglise ? Je crois que l'Eglise essaye avec les dogmes de masquer ses peurs, peurs et incertitudes qui sont inhérentes aux choses que l'homme essaye de savoir. Car le dogme de l'Eglise est toujours allé de pair avec l'exclusion de ceux qui pensaient autrement. Et le dogme c'était donner aux gens des formules toutes faites qu'ils devaient réciter pour être identifiés comme catholiques ou comme protestants. C'est pour ça, selon moi, qu'au nom de l'homme nous devons cesser d'interpréter la personne et le message de Jésus de Nazareth de cette façon dogmatique. Vos enfants comprendront eux-mêmes qu'on ne peut enfermer Dieu dans une sorte de rôle tout fait. En tous cas, Jésus n'a jamais enseigné de cette façon-là. Je crois que si vous me demandez quelle est cette force, cette énergie qui fait vivre l'Eglise aujourd'hui encore, je dirais que ce n'est pas une énergie qui est en elle, mais que cette énergie irradie de la personne même de Jésus. Et pour retrouver cette énergie première, il faut faire tomber les enveloppes qui se sont constituées autour. Jésus ne voulait pas instituer une religion : il voulait simplement nous dire que nous sommes tous les enfants d'un roi invisible. C'est pour cela que l'humanité de Jésus nous rapproche de Dieu, par lui nous pouvons croire en Dieu. Dans mon livre je mets ces paroles dans la bouche de Giordano Bruno : "Si vous m'aviez montré ce Jésus qui est du côté des hommes et qui les aime, alors je l'aurais suivi, mais ce que vous m'avez montré, c'est un instrument de torture". Dans cette Eglise dogmatique, le doute lui-même est un péché. Des gens comme Job, Jérémie ou Jésus seraient exclus pour leur doute même. C'est le problème qu'a formulé Lessing il y a deux cents ans dans la philosophie des Lumières. Lessing a dit : "Si la divinité me proposait dans la main gauche la vérité et dans la main droite la quête, je tomberais à genoux et je lui dirais : donne-moi la quête". Ce qui me fait le plus de peine, c'est de constater que toute une génération de gens qui sont en quête, qui cherchent, qui sont en rupture de ban, ne trouvent pas de refuge dans une Eglise qui les exclut parce que c'est un lieu où les vérités sont toutes faites.
A voir dans :
http://www.grep-mp.org/conferences/Parcours-9-10/Giordano-Bruno.htm
Jean

Certes c'st un roman, mais dans ce cas, il est stupéfiant de dire que tout ce qui est raconté est averré comme Dan Brown le soutient dans sa préface !
Code Da Vinci : L'enquête
Marie-France Etchegoin, Frédéric Lenoir ()Les études et sujets abordés dans ce livre ont comme arrière plan l'Inde, mais toutes les questions soulevées se posent à mon avis également dans notre culture.
Michael Amaldoss est jésuite, docteur en théologie à l'institut catholique de
A la rencontre des cultures : Comment conjuguer unité et pluralité dans les Eglises ?
Michaël Amaladoss, Nicole Gira (Traduction) ()" Hors de l'Eglise, pas de salut. " Comment comprendre un tel adage, se demande le théologien Bernard Sesboüé ? Ne constitue-t-il pas l'expression la plus achevée d'une attitude d'exclusion vis- à vis de tous ceux qui ne partagent pas la foi catholique ? La formule, qui visait au départ ceux qui étaient tentés de quitter l'Eglise a été spontanément et massivement étendue à tous ceux qui, dans l'espace de l'Europe et du monde méditerranéen restaient matériellement en dehors de l'Eglise. Mais alors, comment l'appliquer aux Indiens du Nouveau Monde, découverts à l'aube des temps modernes qui n'avaient pas reçu l'annonce de l'évangile et auxquels on ne pouvait imputer aucun refus de l'Eglise ? Le choc de ces découvertes conduira l'adage à une récession lente et prudente mais continue. On insistera au XIXè siècle sur le fait que la formule ne vaut qu'en cas de refus coupable de l'Eglise. Mais il faudra attendre le XXè siècle, avec les travaux d'Henri de Lubac et l'apport du concile Vatican II, pour voir intervenir un changement décisif de perspective : le salut n'est plus envisagée de manière individuelle comme une obligation qui incombe d'abord à chaque être humain ; il constitue d'abord et avant tout une responsabilité communautaire de toute l'Eglise. L'expression ancienne peut alors faire place à une nouvelle : " le salut par l'Eglise ". Il n'y a aucune exclusion, mais une proposition faite à tous, qui passe par la médiation du Christ et la mission de l'Eglise. S'ouvrent alors bien des chemins de dialogue et une nouvelle perception de l'acte de croire. C'est l'étude de ce renversement copernicien que propose ici Bernard Sesboüé, à travers un passionnant parcours théologique et historique. L'auteur s'intéresse également à la difficile question de l'interprétation des formules dogmatiques.
Biographie de l'auteur, par Psychonet.fr
Théologien, jésuite, Bernard Sesboüé est l'auteur de nombreux ouvrages dont certains on connu un grand succès comme N'ayez pas peur, Croire, La résurrection et la vie. Coprésident catholique du groupe des Dombes, il enseigne au centre Sèvres.
Ce que j'en pense
A lire toutes affaires cessantes pour arrêter de continuer à dire des bêtises sur cette phrase de Cyprien !
Hors de l'Eglise, pas de salut : Histoire d'une formule et problèmes d'interprétation
Bernard Sesboüé ()Odon Vallet dresse une liste de lieux communs inoxydables et poncifs en béton dont voici quelques perles : "L'athéisme est un phénomène contemporain" (il a en fait 2500 ans), "Le capitalisme est né du protestantisme" (en définitive son origine serait plutôt catholique romaine avec les ventes des indulgences), "Le bouddhisme est une religion en expansion" (le chiffre n'a pas bougé depuis 1900 et les "deux millions" de bouddhistes français seraient en fait 20 000), "l'islam est la première religion du monde" (plutôt la deuxième : il y a 1,8 milliard de chrétiens pour 1,1 de musulmans). Toutes vérités intangibles qui ne résistent guère à une petite enquête chiffrée ou à une analyse étymologique ("Le christianisme est la religion de l'amour" : oui, à condition de ne faire de l'amour ni un éros ni une amitié – le christianisme est la religion d'un certain [...] amour").
Avec un ton posé et une ironie sous-jacente, Odon Vallet dispense sur ces sujets supposés connus que sont les vérités et les faits religieux un regard démystificateur et clarifiant. --François Angelier
Quatrième de couverture
Les idées fausses ont depuis toujours proliféré dans le domaine où elles sont le plus pernicieuses, porteuses de haines et de malentendus : celui des religions. Elles concernent alors le noyau identitaire de cheque culture et sont si bien enracinées qu'il semble impossible, surtout en un temps où les mots religieux envahissent l'actualité le plus guerrière, d'aborder rationnellement ce terrain explosif. C'est pourtant ce que fait ici Odon Vallet, enseignant à le Sorbonne et â l'université Paris-VII. Après le succès de son Petit lexique des mots essentiels, il explore le champ religieux en scientifique, en historien, en amoureux des langues corrigeant les approximations de vocabulaire véhiculées par la rumeur ou les médias, qu'il s'agisse du voile prétendument islamique, de la laïcité ou de l'antisémitisme. Il s'applique aussi à prendre en défaut, sans concession aucune, les lieux communs du "religieusement correct" sur le pacifisme bouddhiste, la tolérance protestante ou la "culpabilité judo-chrétienne". Il montre enfin comment certaines confusions cachent de réelles difficultés auxquelles il nous invite à ne pas nous soustraire, pour faire reculer l'intolérance et l'ignorance.
Petit lexique des idées fausses sur les religions
Odon Vallet ()un article qui me semble bien recouper les préoccupations de Pascale, les miennes et celles d'autres intervenants ;-) ;-)



