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Laos (21/04/03 - 27/04/03)

  • Par fred le 28/04/03 - 09:30
Le Sud du Laos. Un peu de repos a Si Phon Don apres un voyage en bus interminable. Puis visite des alentours de Champasak, notamment du fabuleux Wat Phu.

21/04/03 de Vientiane a Pakse

Jusqu'a present, la chance m'a epargne les plans galeres. Aujourd'hui, ellem'a en partie abandonne car la journee de bus fut interminable. Il faut dire que je l'ai cherche : je souhaite rejoindre Pakse directement depuis Vientiane, un trajet de 660 km. Un voyageur m'aindique que cela lui avait pris 11 heures dans le sens inverse, et comme ma guesthouse m'a informe qu'un bus partait a 8h, une arrivee a Pakse vers 19h me parait raisonnable.

Le hic, c'est que l'on me refait la blague du bus de Dalivers Baoshan. A 7h30, je m'installe dans levehicule partant effectivement a 8h d'apres le chauffeur. Lorsque nous demarrons vers 8h15, c'est d'abord pour faire le plein, puis pour aller se poser vers 9hdans une autrestation de bus (celle pour rejoindre les destinations du Nord, ne cherchez pas a comprendre). J'apprends que nous partons finalement vers 10h30. Ca sent le coup foireux et je doisencore glandouille 3 heures dans le bus pour rien comme a Dali, mais cette fois-ci je patiente jusqu'au depart.

Le trajet est ininteressant au possible. Pas de reliefs. Quelques arbres, arbustes, et rizieres sechessur les cotes. Je plains les voyageurs qui visitent le Laos a velo. Ils doivent s'ennuyer a mourir car toutes les routes principales que j'ai prises etaient relativement moches. Apres les fabuleux paysages du Vietnam et de la Chine du Sud-Ouest, je reste sur ma faim.

Le bus s'arrete regulierement pour charger et decharger des passagers et leurs bagages (on a meme eu droit a une moto entre les rangees de sieges). A chaque fois, les vendeuses de boissons, de riz gluant etde brochettes de pouletse ruent sur tous les moyens de locomotion a portee de vue. Dans les villes principales, la pause est de plus d'une heure. J'hesite a descendre a Thae Kaek car c'est le seul endroit ou j'ai pu apercevoir a l'horizon des reliefs karstiques comme a Vang Vieng.

Un evenement notable : un oeuf s'ecrase sur ma tete. Si, je vous jure ! Il s'est echappe du sac de provisions que mon voisin a place dans le porte-bagages au-dessus de moi. Le proprietaire se confond en excuses, mais comme il m'a offert la moitie de son epis de mais un quart d'heure auparavant, cet incident est vecu dans la bonne humeur.

A 18h30, nous atteignons Savannaketh, a 230 km de Pakse. Je ne suis pas pret d'arriver...Le chauffeur m'indique que nous repartirons vers 19h. J'en profite pour aller manger une soupe. J'aurais pu en manger plusieures puisque le bus ne redemarre qu'a 20h30... Pendant cette attente, j'hesite a passer la nuit a Savannaketh, mais je trouve la motivation pour rester a bord carje n'ai pas envie de perdre une journee supplementaire pour rejoindre Pakse.

Nos chauffeurs nous font une derniere farce : ils font une pause d'une demi-heure vers 22h30 pour manger un morceau. Ils se foutent vraiment de la gueule des passagers. Je me demande ce qu'ils ont fait pendant 2 heures a Savannaketh. Le probleme,c'est que les bus ont l'air de fonctionner comme des mini-entreprises prive sans concurrence. Le service vendu est d'allerd'un point A a un point B et c'est tout. La notion d'horaire n'existe pas vraiment et ils en profitent pour s'arreterautant que possibleafin deprendrele plusde passagers. Ils gagnent ainsiun maximum d'argentau detriment des voyageurs.Ceci dit, ce n'est pas tant la longueur du trajet qui m'aura enerve aujourd'hui mais plutot le je-m'en-foutisme des chauffeurs, qui m'auront en plus raconte des salades pendant toute la journee. Dernier exemple, ils m'annonce qu'il faut 2 heures pour rejoindre Pakse depuis Savannaketh, information que je prendsbien sur avec des pincettes. Vous pouvez imagine mon bonheur lorsque vers 1 heure du matin, j'apercois le panneau signalant l'entree de ma destination du jour. Afinde rejoindre une guesthouse, je m'accroche debout a l'arriere d'un pick-up pour rejoindrele centre-ville depuis la station de bus.

La prochaine fois que j'entends quelqu'un me sortir la banalite "La meilleure facon de decouvrir un pays, c'est de prendre les bus locaux", il va m'entendre. A mon avis, c'est plutot la meilleure facon de decouvrir les mauvais cotes d'un pays. Certains diront que c'est un excellent moyen de rencontrer les locaux, ce qui est certainement vrai quand on peut communiquer avec eux(en Amerique du Sud par exemple). Maiscen'est pas le cas en Asie. Sipossible, je recommanderais detoujours prendre le bateau, le train ou les bus pour touristes dans cette region (meme si c'est un peu plus cher). Bon, quelques trajets dans les bus locaux, cela peut etre fun (en Chine, ce fut nickel). Mais il faut savoir que les pires souvenirs de voyage sont en general lies a ce moyen de transport.J'en ai entendu deshistoires :des pannes ou crevaisons en cascade, des voisins qui vous vomissent dessus, un long trajet en etant malade (genre diarhee ou forte fievre), unbus de nuit avec de la variete de merde a fond pendant tout l'itineraire... Au final, je n'ai quand meme pas trop a me plaindre car je n'ai pas eu a vivre ce genre de peripeties (a part le vomis du voisin, phenomene frequent en Chine...).

22/04/03 de Pakse a Si Phan Don (4000 iles)

La nuit a ete courte mais reposante. Le matin, je fais un tour rapide de Pakse puis je prends un tuk-tuk qui m'amene a la station de bus vers 11h. Ma guesthouse m'a indique qu'un bus partait a 11h30 en direction de Si Phan Don, le but de mon excursion dans le Sud du Laos. Cet endroit est aussi appele 4000 iles car la largeur du Mekong yatteint jusqu'a 14 kmet de nombreuses iles ont donc pu s'yformer.

Lechauffeur du Sawngthaew (camion amenage avec des bancs)se dirigeant vers la bonne destination m'explique qu'il partira "peut-etre a 12h". Contrairement au bus d'hier, je trouve cette approximation dans les horaires parfaitement comprehensible : pour des destinations a courte distance, le pick-up ou camion doit etre rempli avec un minimum de passagers avant de partir.Je patiente tranquillement, d'autant plus que le spectacle des vendeuses d'aliments en tout genrese ruant sur les vehicules esttoujours assez marrant.

Nous quittons la station de bus vers 13h. Inutile de vous decrire les paysages lors des 3 heures de trajets. Ils sont identiques a ceux auxquels je me suis habitue au Laos, c'est-a-dire plutot soporifiques...

Agreable surprise lorsque j'arrive a Nakasan, l'embarcadere pour rejoindre les iles, les paysans sont en train de moissonner les rares rizieres cultivees a cette periode de l'annee. C'est cool, j'aurais vu toutes les etapes de la culture du riz, des rizieres en eau en Chine, au piquage du riz au Vietnam pour terminer par la recolte ici. Je passe une bonne heure a les observer, puis je me pose dans un temple ou des moines novices sont ravis de pouvoir converser avec moi.

Alors que le soleil disparait a l'horizon, un bateau me depose a Don Det, "The island", dont m'ont parle tant de routards. Il va falloir que le Lonely Planet revienne faire un tour par ici car les guesthouses, composees de bungalow rudimentaires en bambou sans electricite ni eau courante (1 dollar la nuit), ont pousse comme des champignons. Plus d'unevingtaine d'etablissements sont en concurrence, contre seulement 2 dans la derniere edition de la bible sacre des voyageurs. Il n'y a pas encore de pizzerias, ni de bars diffusant de DVD et des matchs de foot, mais cela ne saurait tarder. Deja les bars a la mode s'appelent Rasta Cafe ou Reggae Cafe...

L'ouverture officielle il y a quelques mois de la frontiere avec le Cambodge (situee a quelques dizaines de kilometres),va probablementdrainer de plus en plus de voyageurs par ici, ce qui devrait parachever la transformation de ce petit paradis en village de vacances.Il faut dire que les paysages sont idylliques : bungalow et hamacau bord des bras du Mekong, multiples cocotiers, petites plages de sable fin... Tout ceci me donne un avant-gout appetissant de Thailande.

23 au 24/04/03 Si Phan Don (4000 iles)

J'ai mis 2 jours pour arriver a cet endroit, et je suis impatient de voir ce qu'il a dans le ventre. Je loue un velo pour parcourir les moindres recoins de Don Det, l'ile ou je reside, et l'ile voisine de Don Khone, reliee par un pont construit par les Francais.Ce dernier permettait a un petit train d'acheminer les marchandisesentre 2 quais situes de part et d'autre de chaque ile. Les rapides rendent en effet impossible le passage des bateaux, orles Francais souhaitaient exploiter le Mekong comme voie de communication entre Phnom Penh et Vientiane. La vieille locomotive rouilledesormais dans un coin, et les rails sont a present utilises pour fabriquer des ponts de fortune.

L'interieur des terres, constitue de rizieres seches, n'offre pas unspectacle passionnant durant cette saison. Par contre, je me regale a suivre les chemins longeant les berges. Le village de Ban Khone, sur l'ile de Don Khone, est notamment superbe. Il a conserve son authenticite et quelques vieux batiments coloniaux. J'aurais du sejournepar ici plutot que sur Don Det. Les ombres des cocotiers sur les chemins de terre, les villageois decortiquant les noix de coco, les pecheurs lancant leur filet ou encore les enfants jouant dans l'eau font partie des images que je garderai en memoire.

L'autre grosse attraction du coin sont les chutes d'eau de Somphamit. Et meme si nous sommes en periode seche, elles m'ont impressionnne par leur etendue et leur debit. Voir vidéo. J'y croise des moines de Savannakethvenus faire du tourisme (et oui, ils ne se deplacent pas que pour des pelerinages !).

D'autres chutes d'eau (Khon Phapheng)sont plus difficiles d'acces, mais il est possible de les visiterpar l'intermediaire des cafes pour touristes. Meme si le depart est tot (7h30), je m'inscris acette excursion, qui me permettra egalement d'apercevoirles rares dauphins d'Irrawady si je suis chanceux.

Je passe une mauvaise nuit. D'une part, il fait tres chaud. D'autre part, des bourrins d'anglo-saxons, sans doute torches,beuglent comme des veaux jusqu'a pas d'heure dans les rues du village. Je pense aux pauvres locaux qui vivent au rythme du soleil et se levent a 6h du matin. Je vous l'avais dit,Don Det est en train de mal tourner et je ne suis pas d'accord avec tous les voyageurs qui trouvent cet endroit paradisiaque. C'etait sans doute le cas il y a encore quelques annees, mais c'est de moins en moins vrai (je vous le repete, il faut aller sur Don Khone).

Vers 4-5h, un enorme orage prend le relais. A 7h30, c'est toujours le deluge, et je decide sagement de rester dans mon lit plutot que de partir en excursion. Je glandouille jusqu'a 11h, quand la pluie commence a s'apaiser, et je me joins a2 Anglaisqui souhaitentatteindrela route principale pour aller a Champasak.Jeles abandonne au bord decette route, et j'utilise les services de notreSawngthaew pour aller par moi-meme jusqu'aux fameuses chutes d'eau. La pluie est fine lors de mon arriveeet je peux doncen faire le tour tanquillement. Elles sont sympathiques mais j'ai prefere cellesd'hier.

Lorsque leSawngthaew me ramene sur la route principale, je retrouve les 2 Anglais, toujours en train d'attendre un bus pour Champasak. En faisant du stop, nous reussissons a monter a l'arriere d'un pick-up de touristes Thai (dont 3 travestis !).Jeme fais deposer unevingtainede kilometres plus loinpour rejoindre l'ile principale de Si Phan Don : Done Khong. L'atmosphere y est completement differente. Les paysages sont moins jolis. Il n'y a pas de petits bras du Mekong bordes de sable et de cocotiers. Les guesthouses ne proposentpas d'hebergement enbungalow. Le tout est donc moins idyllique, et les touristes sont bien moins nombreux. Mais c'est sans doute le meilleur coin pour effectuer des balades paisibles a velo et pour decouvrir la vie des villages traditionels. Ce que je fais durant l'apres-midi avec plaisir, le ciel ayant fini par se debarrasser de ses encombrants nuages.

25 au 26/04/03 Champasak

Cela suffira pour les iles de Si Phan Don. J'aurais pu rester encore un peu car ilfaut reconnaitre que cet endroit est fort sympathique et relaxant, mais je vais attendre d'etre en Thailande pour me reposer. J'ai plus de reussite avec les bus locaux que ces derniers jours puisque j'attrape rapidement un bus vers Pakse, puis un Sawngthaew a la jonction vers Champasak. Les deux etant bondes, jem'asseois dans l'allee sur des sacs de noix de coco dans le premier, puis je m'accrochedebout a la plate-forme arriere dans le second. Amusant.

Le village de Champasak a pas mal de charme, avec ses batisses coloniales croulantes et differents temples. Mais la raison de ma venue ici est la presence a 8 km de l'unique site du Laos offrant des vestiges de plus d'un siecle. Le Wat Phu est un temple datant 6-8eme siecle, et ayant ete embelli du 9 au 13eme siecle au temps de la splendeur d'Angkor.

Apres avoir vu Angkor, je ne m'attendais pas a une extase. Et bien je me trompais car je suis tombe amoureux du Wat Phu. Je ne sais pas explique pourquoi mais j'ai ete comme ensorcelle. J'ai adore les incroyables sculptures, le cadre du site et son atmosphere tranquille (il n'y avait quasimentpersonne). Contrairement aux temples d'Angkor,le Wat Phuest adosse a une montagne sacree, et est constitue de differents niveaux relies par des escaliers pentus. Le sanctuaire principal,le batiment le plus eleve, est situe au pied d'une falaise. Le coucher du soleil recouvre de couleurs chatoyantes les vieilles pierres des construcions encore debout. Un pur bonheur pour les photos...

Cette belle journee sera conclue en beaute. En effet, l'un des temples du village de Champasak organise en soiree sa kermesse annuelle. Quand j'arrive vers 20h30, l'atmosphere est bien calme et le groupe de pop joue devant un espace vide. Les stands de tir de flechettes et ceux pourparier de l'argent sont les plus animes. Petit a petit, les laotienss'installent autour des tables avec des caisses de biere et se lancent sur la piste de danse.A partir de 22h, l'ambiance est a son comble. Des jeunes m'ontcordialement fait signe de les joindrea leur table, et je trinque avec eux a defaut de pouvoir communiquer. Je me fais aussi invite a danser a plusieurs reprises. Et oui, la tradition veut que ce soit les filles qui invitent, en se presentant devant leur partenaire, et en lesaluant par une courbette les mains jointes. Les plus timides vont se placersur la piste au debut d'une chanson et attendentun cavalier avec impatience. Les couples dansent ensuite a 1-2 metres de distance (sans se toucher) et se suivent les unsles autres pour former une ronde autour du centre de la piste. Les pas sont plutot simples mais je crois que j'ai pas mal de progres a faire pour la gestuelle des mains...

A noter egalement queles femmes incitent carrement les hommes a la debauche: elles font le tour de la table, offrent un verre de biere a chaque personne, et boivent ensuite a leur tour. J'ai un peu de peine pour les moines,assis au bord de la piste et ne pouvant participer aux festivites. Je passe donc une soiree amusante (j'etaisle seul touriste), mais vers 23h, je commence a bailler et je rentre me coucher.

Le lendemain matin, je decide de refaire un tour au Wat Phu. Je ne m'en lasse pas. Je vais aussi voir le plus vieux temple en activite des alentours : le Wat Muang Kang. Les batiments sont splendides. Le temple en lui-meme est imposant mais ce sont surtout les residences des moines, d'inspiration coloniale et fortement colorees, qui m'ont le plus charme.

De retour au village, je prends le ferry et je trouve tout de suite un pick-up en faisant du stop qui va sur Pakse. L'apres-midi, j'erre dans les rues quasi-desert de la ville, et je m'arrete devant lesvieux batiments construits au debut du siecle en essayant d'imaginer la vie a l'epoque coloniale.

27/04/03 de Pakse a Chong Mek

J'ai envie de rester sur une bonne impression, et je decidepar consequentde retourner sur Bangkok apres ces dernieres belles journees. Un Sawngthaew me depose a la frontiere avec la Thailande en fin de matinee. J'y vois quelques vieilles Chevrolet, vestiges de la presence des "imperialistes americains", et transformees depuis en taxi.Autre spectacle etonnant,certainstemples ont envoye quelques moines qui, avec un haut parleur, tentent derecolter des donationsaupres des personnes quittant ou arrivant dans le pays.

Pour obtenir mon tampon de sortie, je dois m'acquitter de 1 dollar, car nous sommes dimanche et les douaniers sont en "heures supplementaires"...

CONCLUSION LAOS

Vous vous en etes peut-etre apercu en lisant mes recits : j'ai ete plutot decu par le Laos. Je crois que j'ai ete trop gate par le Vietnam et la Chine du Sud-Ouest, et que trop de voyageurs croises avait encense ce pays. J'ai trouve les paysages insipides. Au niveau historique, il n'y a que le Wat Phu (fabuleux) a se mettre sous la dent. Certains diront que les habitants font la richesse du Laos. Je suis desole, dans les coins touristiques, ils peuvent etre aussi penibles et accrocs aux dollars que dans les pays voisins. Bien sur, ils sont adorables dans les villages mais pas plus qu'au Vietnam ou au Cambodge (le pays ou j'aurais finalement trouve les gens les plus sympathiques).

Ceci dit, tout est relatif... J'ai quand meme passe d'excellents moments durant ces 3 semaines. A mon avis, les principales richesses du Laos sont ses forets tropicales et ses rivieres. Je n'ai fait qu'un seul trek (le mois d'Avril est le plus chaud de l'annee et rend donc cette activite penible), mais j'ai bien profite des ressources aquatiques. La descente de la riviere Nam Tha restera en particulier la croisiere la plus agreable de cette premiere partie du voyage. Le nouvel an Lao a Luang Prabang fera aussi partie de mes excellents souvenirs. Au niveau rencontre et imprevu, c'est evidemment la kermesse du temple a Champasak qui m'a le plus marque. Vous voyez, j'ai malgre tout passe du bon temps !

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