
28/05/03 Melaka
Melaka (ou Malacca), je connais deja puisque j'y suis venu en 1998. Neanmoins, le contexte est aujourd'hui different puisque je baigne depuis plusieurs mois dans les differentes cultures et peuples d'Asie du Sud-Est.
Un petit rappel historique pour commencer. Melaka etait le port de commerce le plus florissant d'Asie avant de tomber dans les mains des portuguais en 1511, puis des Hollandais en 1641 et des Anglais en 1824. La ville garde de nombreuses traces de ce passe glorieux et mouvemente. Elle offre aux voyageurs de passage un interessant melting-pot architectural et culturel.
Les restes coloniaux sont quelconques : une vieille eglise et l'entree d'un fort pour le passe portuguais, une mairie massive et une eglise pour le passe neerlandais, pas grand chose pour le passe britannique. En revanche, il est fascinant de se balader dans les rues de Little India ou de Chinatown. Les batiments sont bien conserves ou renoves. Les locaux vacquent a leurs activites quotidiennes. Les commerces sont pittoresques. Dans la meme rue, on peut aller mediter dans une mosquee, un temple hindou ou un temple chinois !
Le midi, je mange dans un resto indien. Comme la-bas dis ! Le serveur pose une feuille de banane devant moi, sur laquelle sont servis les differents aliments composant mon menu "Poulet Masala". Contrairement aux autres clients du restaurant, je demande des couverts pour ne pas avoir a manger avec les doigts... Le soir, nous essayons une "fondue au Satay" (une delicieuse sauce a base de cacahuete). On va se servir au buffet, puis on cuit pendant quelques minutes dans la sauce au Satay bouillante notre selection de brochettes diverses et variees (10 cents d'euro la piece), les legumes, les oeufs...
Autre fait marquant de la journee : l'absence de touristes alors que Melaka est l'un des principaux poles d'attraction de la cote Ouest. Cherating n'etait donc pas qu'une exception et c'est bien l'ensemble du pays qui est touche par la crise du tourisme.
29 au 30/05/03 Kuala Lumpur
Lorsque nous arrivons en fin de matinee a Kuala Lumpur (KL pour les intimes), nous cherchons dans un premier temps une guesthouse dans le quartier de Chinatown, ou se trouvent les hebergements bon marche. Une horreur ! Toutes les auberges sont ultra-crades, bruyantes et les chambres ressemblent a des cellules de prison. Pour une fois, on se fait plaisir et nous choisissons un hotel bas de gamme (avec eau chaude et meme une baignoire !).
Le quartier de Chinatown de KL ne m'a pas emballe. Il n'a pas le charme de ses alter-ego de Kuala Terengganu, Melaka, ou Penang, plus paisibles, plus beaux, et moins sales.Des chantiers sont en cours un peu partout car la mairie a entrepris un vaste projet d'assainissement et de renovation du quartier, qui denote il est vrai par rapport au reste de la ville, tellement moderne et propre.
Je passe une soiree passionnante en compagnie de Mona, l'amie d'une amie en France, et de son mari.Ils sont du coin et repondent avec plaisir aux nombreuses questions que j'avais en tete depuis mon arrivee en Malaisie.J'apprendsqu'il ne faut pas se fier aux apparences. En particulier, les femmes sont beaucoup plus independantes qu'il n'y parait. Ce sont elles qui font tourner en general le commerce familial. Si elles ne trouvent pas le temps de s'occuper en meme temps du foyer, elles sont parfois ravies de voir leur mari prendre une seconde epouse pour s'occuper des taches menageres et des enfants... Les provinces du Kelantan et du Terengganu par lesquelles nous avons commence notre visite de la Malaisie sont des cas particuliers et le reste du pays est beaucoup moins attache aux traditions religieuses. Par exemple, les femmes en djellaba ou meme seulement avec un foulard sont plutot rares dans les grandes villes de la cote Ouest.
Nous faisons ensuite un tour en voiture pour decouvrir la ville de nuit. Les infrastructures routieres sont dignes de celles des villes americaines. Mona m'explique que les Malais ont horreur de marcher et n'hesitent pas a utiliser leur vehicule pour se deplacer, ne serait-ce que pour quelques centaines de metre. La comparaison avec les Etats-Unis ne s'arrete pas la puisque l'un des gros problemes de sante est l'obesite...
Lorsque nous traversons le quartier des affaires ou encore les coins branches ou se retrouve la jeunesse doree de KL, je me crois a Los Angeles. De plus, l'animateur sur la radio dans la voiture parle en anglais, puisqu'il s'agit dela langue nationale permettant aux differentes communautes malaise, chinoise et indienne de communiquer.
Avant mon arrivee en Asie du Sud-Est, je pensais que la Thailande etait le pays le plus developpe et que la Malaisie etait peut-etre encore moins avance que le Vietnam. Je me trompais ! La Malaisie est de loin le pays d'Asie du Sud-Est le plus moderne (avec le micro-Etat deSingapour).Cette nation souffre clairement d'un deficit d'image chronique a l'etranger. Quel contraste avec le Laos, le Cambodge ou le Myanmar ! Ce pays a su faire les bons choix au bon moment. Comme Singapour, ces choix furent en partie ceux d'un seul homme : le premier ministre Mahathir, au pouvoir depuis 22 ans. Quelques points negatifs a signaler toutefois : la quasi-absence de pluralite politique et une liberte de presse limitee.
Le deuxieme jour, nous faisons un tour a pied de la ville. Nous passons pas mal de temps dans le superbe musee des arts islamiques. Nous faisons le tour de quelques batiments historiques tels que la vieille gare ou la mosquee nationale. En debut d'apres-midi, nous rejoignons le quartier des affaires, au mileu duquel tronent les fameuses tours jumelles Petronas. Rien a dire, elles sont splendides, en particulier la nuit lorsque des milliers de lumiere l'illuminent.
31/05/03 au 01/06/03 Cameron Highlands
Apres un long trajet en bus, nous arrivons en debut d'apres-midi dans les Cameron Highlands, une station d'altitude appreciee des colons anglais. Premier constat : enfin un peu de fraicheur ! Je sors un pull de mon sac a dos pour la premiere fois depuis la Chine. Sinon, la ville en elle-meme est tres decevante. Pas de vestiges coloniaux, uniquement des batiments en beton sans aucun charme.
L'attraction principal pour les routards sont les treks dans la jungle environnante. Personnellement, ce n'est pas trop mon truc. J'avais aime les villages traverses lors du trek au Laos, mais sinon, je garde plutot un mauvais souvenir de lamarche sousune chaleur ecrasante avec plein de bestioles (moustiques, sangsues) qui vous assaillent de toute part. Nous joignons donc le lendemain matin une excursion qui fait un tour des differentes cultures agricoles des environs : fraises, the, miel, roses... Ca sent un peu l'attrape-touriste car la plupart des endroits visites ne presentent pas d'interet a l'exception des fantastiques paysages de plantations de the. Pourtant, caa l'air de marcher puisque nous sommes le week-end et des milliers de touristes locaux sont venus par ici et remplissent leur coffre de produits frais.Il y a meme de nombreuxembouteillages !
Nous quittons donc cet endroit un peu decu le deuxieme jour en direction de notre dernier stop en Malaisie, Penang, que nous rejoignons en milieu de soiree.
02 au 03/06/03 Penang
L'ile de Penang fut le premier endroit investi par les anglais. On trouve donc comme a Melakade superbesquartiers de Chinatown et de Little India, avec en plus de nombreux batiments coloniaux britanniques. Se balader dans les ruelles de ces quartiers est toujoursun regal. Les mosquees cotoient les temples chinois et les eglises. Il suffit de traverses une rue pour que la musique traditionnelle indienne se transforme en musique chinoise.Un arbre sacre en face d'un temple chinois est utilise par les Chinois d'un cote tandis que l'autre cote est exploite par les indiens, qui y ont dispose leurs divinites !
Nous rencontrons un ami a Sophia qui a monte differents commerces vendant des bijoux et vetements dans le style "routard". Il nous fait faire un tour en voituredes differents quartiers de la ville. Ilnousinvite dans un resto local et nousmontre les derniers vestiges des maisons en bois traditionnelles chinoises,remplacees progressivement par des tours en beton. Puis il nous emmene dansle quartier bourgeois ou ont pousse de gigantesques immeubles luxueux ou encore des lotissements avec de belles maisons clonees.A noter quenous avons souvent vu a travers la cote Ouest ces lotissements flambants neufs a l'americaine, signe revelateur de la transformation progressive du pays et de l'emergence d'une classe moyenne importante.
Nous passons aussi du temps a preparer la suite du voyage (achat du Lonely Planet Indonesie, lessive, internet...).
CONCLUSION
La Malaisie peninsulairene sera pas dans le top de mes pays preferes. Trop moderne. Pas de vieux temples (les mosquees en bois ont quasiment toutes ete remplacees par des batiments modernes en beton).Les parcs nationaux sont parait-il superbes, mais je n'avais pas trop envie de faire a nouveau un trek dans la jungle.
Finalement, outre les belles iles, la mosaique de cultures est de loin l'aspect le plus interessant du pays. Compose de 60% de Malais, 30% de Chinois, et 10% d'Indiens, il est fascinant de se balader dans les differents quartiers des villes historiques comme Melaka, Penang ou encore Kuala Terengganu. Les maisons alliant les styles architecturaux chinois et colonial sont superbes.En passant d'une rue a une autre, on change de religion, de musique, ou encore de cuisine !
A noter que les touristessont actuellement bienmoins nombreux que dans le reste de l'Asie du Sud-Est. Ils devraient l'etre encore moins pour la prochaine destination : l'Indonesie...

21/05/03 Kota Bharu
Apres le passage de la frontiere entre la Thailande et la Malaisie, je change de monde. J'arrive dans l'Asie du Sud-Est musulmane d'une part, et maritime d'autre part puisque constituee essentiellement d'iles (a l'exception de la peninsule malaisienne). J'ai parfois l'impression d'etre au Maghreb. Les femmes portent des robes amples(appelee jubah ici et non pas djellaba) et un foulard sur la tete, tandis que les hommes arborent le "beret" musulman (appele kobiah). J'apercois des mosquees un peu partout. De nombreux panneaux sont dans une ecriture qui s'apparente a de l'arabe (incomprehensible pour des personnes du proche-orient ou du maghreb). Cette ecriture fut la premiere version ecrite du Malais avant l'utilisation de l'alphabet latin introduit par les anglais. Il faut savoir que la cote Est de la peninsule malaisienne est la regionla plus traditionnelle et conservatrice du pays. En effet, les colons portuguais,hollandais (a Melaka) puisanglais se sont principalement installes sur la cote Ouest, et ont donc eu peu d'influence dans le coin. De plus, les sultans du Kelantan et du Terengganu sont parait-il tres attaches aux traditions religieuses.
Notre premiere etape: Kota Bharu. Le centre de la ville est essentiellement compose d'horriblesbatiments en beton. Il restecependant quelques edifices en pierre a l'abandon datant du debut du siecle. Apres investigation, nous apprenons qu'ils doivent leur survie a la colonie d'hirondelles y habitant. Ils valent ainsi une fortune car les nids d'hirondelles sont une gourmandise dont raffolent les chinois. La recolte et l'export de ces friandises rapportent beaucoup d'argent. Une des consequences pour les voyageurs de passage est le spectacle surprenant des milliers d'hirondelles qui survolent le centre-ville de Kota Bharu.
Nous nous eloignons un peu du centre, et nous tombons sur un superbe quartier traditionnel. Les maisons en bois sont multicolores et proposent des formes d'une grande variete. Les chevres et la volaille se baladent en toute liberte. Nos premiers contacts avec les malais sont excellents. La plupart d'entre eux parlent excellement bien anglais et sont ravis d'engager la conversation.
Signe de modernite avancee, on trouve de nombreux Pizza Hut, KFC et autre Mc Donald's. Il est d'ailleurs surprenant de voir les tenues de travail des caissieres et des serveuses, puisqu'elles incluent le foulard islamique. Ceci dit, la tradition du marche de nuit perdure, et j'y deguste mon premier Kebab (au poulet !) du voyage.
22 au 23/05/03 Les iles Perhentian
Outre la culture traditionnelle malaise, les iles sont l'autre attraction majeurede la cote Est. Les plus reputees pour les routards sont les2 iles Perhentian, non seulement en raison de l'hebergement bas cout mais aussi de la beaute des plages.
Plutot qu'une petite plage isolee, nous choisissons d'aller sur Long beach, la plus grande et la plus developpeemais aussi la plus belle des plages. Je vous assure, une veritable piscine emeraude ! La clarte de l'eau et la finesse du sable rendent les baignades delicieuses.
L'ilePerhentian Kecil est encore plus petite que Ko Phi-Phi. A part un sentier reliant les 2 plus grandes plages, il est necessaire de prendre des bateaux-taxi pour se deplacer d'un bout a l'autre de l'ile. Meme s'il s'agit de l'un des endroits les plus touristiques de la cote Est, l'ambiance est plutot calme. Pas de grosses fiestas le soir, a part un ou deux feux sur la plage.
Bien sur, les fonds marins sont a la hauteur. J'effectue 2 plongees. La premiere me permet de decouvrir l'epave d'un cargo indonesien de 80 metres ayant coule il y a 2 ans et demi. Impressionnant ! Durant la deuxieme plongee, j'explore des recifs proches de l'ile. Je suis decu car je vois peu de poissons. Neanmoins, les ensembles de coraux sont par endroits les plus beaux que j'ai vu jusqu'a present.
24/05/03 des iles Perhentian a Kuala Terengganu
Apres une derniere matinee sur la plage, un bateau nousramene sur le continent, et nous prenons la route versKuala Terengganu. Une correspondance de bus nous fait patienter 3 heures a Pasir Puteh.Le service de reservation est ultra-efficace et les bus partant avant etaient complets. Et oui, cela peut presenter des desavantages d'etre dans un pays moderne :dans la plupart des paysprecedemment visites, on aurait pu s'asseoir ou se tenir debout dans l'allee du prochain bus.
Cettehalte de 3 heuresnous plonge toutefois dans l'ambiance reposante d'une petite ville de campagne. Nous mangeons dans un restaurant local, et faisons un tour au marche. Je remarque que les femmes aiment se maquiller. Ce qui est comprehensible, puisque le visage est la seule partie de leur corps qu'elles peuvent embellir et mettre en valeur.
Par ailleurs, nous essayons de comprendre pourquoi nous voyons tant de chats et plus un seul chien depuis notre passage en Malaisie. Nous apprenons que le chien, a l'instar du porc, est un animal banni par la religion musulmane. Le saviez-vous ? Il parait que l'on peut voir beaucoup plus de chiens sur la cote Ouest car les traditions religieuses sont moins fortes et les chinois sont plus nombreux... On y voit autant de chats: les Malaisadorent cet animal domestique.
Lorsque nous prenons enfin le bus, nous faisons vers 19h20 une pause-priere de 30 minutes ! Et oui, cela prend du temps puisqu'il faut changer de tenue. A noter que les horaires de 6 prieres journalieres sont en premiere page des quotidiens.
25/05/03 Kuala Terengganu et Marang
Nous consacrons la matinee a faire le tour du centre-ville. Comme a Kota Bharu, les immeubles en beton ne sont guere attrayants. Toutefois, la mosquee Zainal Abidin est sympathique et le marche central anime. De plus, le quartier de Chinatown a conserve ses vieux batiments et son atmosphere. Sophia peut dialoguer en chinois avec les locaux, et me fait gouter quelques specialites culinaires. Nous ne croisons quasiment aucun touriste. L'office de tourisme nous accueille avec ferveur : nous sommes les premiers visiteurs depuis 2 jours...
L'apres-midi, nous allons faire un tour a Marang. Ce qui etait un superbe port de peche traditionnel a ete completement defigure par des projets de digues gigantesquesa l'embouchure de la riviere. Les villageois ont du demenager plus loin dans les terres. Cependant, il est encore fort agreable de se balader le long de la plage qui s'etend a l'infini. A part un complexe de bungalows desert, cette derniere est restee la propriete des pecheurs qui y abandonnent leur barque.Leurs maisons en bois traditionnelles sont a quelques metres de la plage et sont entourees de jolis champs de cocotiers.
26/05/03 Cherating
Soit disant l'une des destinations les plus prisees de la cote Est avec les iles Perhentian et Tioman, nous sommes plus que surpris par le calme ambiant. Une veritable station balneaire fantome. Certains ensembles de bungalows sont a l'abandon. La plage est deserte. Les restaurants sont vides quand ils ne sont pas fermes. Nous croisons quelques rares routards. C'est ici que nous nous rendons compte le plus des effets nefastes cumules de l'attentat terroriste a Bali, de la guerre en Irak, et de la pneumonie atypique. Les touristesevitent le pays.
Ceci dit, cet endroit n'a rien d'exceptionnel, et en particulier la plage n'est pas tres belle. L'attraction du coin sont les tortues qui viennent pondre leurs oeufs sur les plages voisines. Mais, nous n'avons pas de chance car elles ne viendront pas y faire un tour pendant notre sejour.
27/05/03 de Cherating a Melaka
Un bus local nous depose a Kuantan, la grosse ville du coin, qui ne presente aucun interet si ce n'est la mosquee la plus impressionnante de la cote Est. Le trajet pour atteindre la cote Ouest prend 6 heures, et nous debarquons a Melaka en fin de journee.

13/05/03 Krabi
J'arrive a Surat Thani vers 5h du matin apres une nuit correcte sur le bateau. Je patiente dans une agence de voyage jusqu'a 7h, heure a laquelle je prends un bus vers Krabi. Lors du trajet, je realise que je me suis rapproche de l'Asie musulmane (Malaisie, Indonesie). En effet, on peut voir dans le Sud de la Thailande un grand nombre de femmes portant un foulard sur la tete, ainsi que des mosquees. Cette "difference" a donne naissance a plusieurs mouvements de secession. Il s'agit donc de la region de Thailande ou l'on assiste au plus grand nombre d'actes terroristes. Lorsque j'etais a Bangkok il y a 2 semaines, un commando a fait plusieurs morts dans le coin parmi des representants du gouvernement.
La region de Krabi est surtout reputee pour ses reliefs karstiques et rivalise a ce titre avec la baie d'Along au Vietnam, Guilin en Chine et Vang Vieng au Laos. Elle n'a pas a rougir face a la concurrence. Je passe la journee sur les plages de Railay auxquelles on ne peut acceder que par bateau. Ces dernieres sont entourees de gigantesques massifs et pics rocheux. L'ambiance est bien differente de celle de Koh Tao ou Koh Phan-Ngan. Des complexes hoteliers plus ou moins luxueux squattent la majeure partie de l'espace constructible. L'hotel Rayavadee s'est meme approprie toute l'extremite du cap, ainsi que la plus belleplage(Pranang). La clientele est aussi bien differente de celle croisee jusqu'a present : on trouve des touristes de tout age, avec des moyens financiers plus ou moins consequents, et surtout normaux en terme de duree de voyage (1 a3 semaines). Une exception toutefois : la plage de Ton Sai, la plus difficile d'acces. Elle est la seule a offrir une ambiance "routard" et un hebergement abordable. Les accrocs d'escalade du monde entier s'y donnent rendez-vous pour partir a l'assaut des extraordinaires falaises environnantes.
Pour acceder au point de vue situe sur l'un des massifs, j'escalade la voie qui a ete amenagee avec des cordes. Le panorama offert vaut les efforts depenses. A noter que le sommet est relativement plat et les differentssentiers qui le parcourent sonten pleine jungle. Un veritable jardin suspendu !J'essaye aussi de rejoindre le lagon situe en plein milieu du massif mais le chemin est trop perilleux et boueux. Ma temerite, ou mon insouciance,a des limites...
De retour a Krabi, je me regale au marche de nuit qui a lieu juste a cote de ma Guesthouse.
14 au 15/05/03 Koh Phi-Phi
Je prends le bateau partant a 9h vers les iles de Koh Phi-Phi. La principale, Phi-Phi Don, est la seule a proposer des hebergements. Comme a Railay, on trouve tout typede touristes par ici, et en particulier ceux avec des moyens financiers confortables. Or, seul le large lambeau de terrain reliant les 2 massifs montagneux de l'ile a ete developpe. Il n'y a donc pas de routes ou de vehicules pourse deplacer al'interieur de l'ile. Des que l'on s'eloigne des plages principales et du village a touristes, on se retrouve sur des sentiers en pleine jungle. Deux possibilites s'offrent par consequent aux routards : se rendre en bateau sur les plages isolees de l'Est ou du Nord de l'ile ; prendre une chambre basique dans le centre du village, a 10-15 minutes des plages principales. Les voyageurs souhaitant faire la fete ou bien de la plongee, ce qui est mon cas, sont obliges de choisir la seconde option.
L'apres-midi, j'ai envie d'aller voir les plages isolees de l'Est a defaut de pouvoir y resider. Je passe par les sentiers plutot que par la mer (il faut s'offrir les services d'un bateau). Cette balade me permet de profiter de differents panoramas sympatiques. On ne trouve peut-etre pas les plus belles plages de Thailande a Phi-Phi, mais ces iles sont probablement les plus impressionnantes en terme de paysages. Comme aux alentours de Krabi, les reliefs karstiques surgissent a la verticale de la mer. Le spectacle desfalaisesest incroyable. Lorsque j'atteins finalement une plage deserte, j'effectue un peu de plongee avec masque et tuba.
En soiree, je retrouve Phil et Debie, un couple d'Anglais rencontre a Koh Tao. Nous sortons au Reggae Bar (un nom a la mode dans tous les endroits investis par les routards j'ai remarque). Un combat de boxe Thai y est organise. Impressionnant ! Ils se battent "pour de vrai" et certains coups font tres mal, voire les font voltiger sur plusieurs metres. A noter que la boisson a la mode dans les iles est un seau dans lequel on deguste differents cocktails a la paille. Le must est le cocktail proposant de la Red Bull parmi les ingredients...
Le lendemain, je casse encore la tire-lire et je m'offre 2 plongees au pieddes falaises de l'ile de Phi-Phi Leh. Malheureusement, nous sommes aux alentours de la pleine lune, et les courants crees par la mareesont importants. La visibilite est mediocre, mais il est amusant de se laisser balader par ces differents courants. Je vois quand meme plus de coraux qu'a Koh Tao, notamment de beauxcoraux "mous".Malgre les conditionsdifficiles de plongee, j'appreciebeaucoup cette sortie en mer car les reliefs de Phi-Phi Leh sont majestueux. La pause dejeuner, en plein milieu de la baie ou fut tourne le film "La plage", est des plus agreables... Voir vidéo.
Je quitte cet endroit paradisiaque en milieu d'apres-midi pour revenir sur Krabi. Je compte en effetprendre un bus tot le lendemain matin vers Hua Hin.
16/05/03 de Krabi a Hua Hin
C'est indiscutable: lesasiatiques du sud-estsontadorablesdans la campagne etsympathiques dans les villes. Par contre, dans les endroits touristiques ou les agences de voyage, l'accueil laisse souvent a desirer. Dans les receptions, les employesaffichent une nonchalance certaine,voire sont carrement antipathiques.J'aipu verifier cet aspect a plusieurs reprisesau Vietnam, auLaos, et en Thailande (moins au Cambodge).Encore une fois, "business is business", et quand il s'agit de faire de l'argent, la notion de service ou de satisfaction client n'existe quasiment pas.
Dernier exemple en date, j'ai essaye de trouver hier le bus pouvant m'emmener le plus rapidement possible vers Hua Hin. Comme j'avais rate le bus de nuit, je souhaitaisprendre un bus de jour. J'ai bien essaye 5 ou 6 agences, et elles m'ont toutes dit qu'il n'y avait que le bus de nuit pour touristespartant a16h. Soit disant, les bus locaux etaient aussi des bus de nuit partant a la meme heure. Meme dans ma guesthouse, ils ont essaye de me vendre le bus pour touristes, et quand je leur ai demande les horaires des bus locaux, ils m'ontenvoye balader en me disantd'aller voir par moi-meme a la station de bus! Et bien c'est ce que j'ai fait le matin vers 7h30. Il y avait un bus partant a 8h vers Hua Hin... Forcement, j'etais le seul touriste a bord.
Le trajet de 9 heures me ramene vers le Nord, a seulement quelques heures de Bangkok. Pourquoi rebrousser chemin de la sorte me direz-vous ? Et bien, il se trouve que mon pote Bruno vivant a Singapour vient passer le week-end a Hua Hin pour faire du Kite-Surf (surf + parachute pour se faire tirer sur l'eau). Je me suis donc decide a aller le voir. Cela m'eviterade descendre jusqu'a Singapour (ou j'ai deja passe 1 semaine il y a quelques annees) lorsque je serai en Malaisie.
L'hotel qu'ils ont choisi depasse largement mes capacites financieres. Je me degote donc l'hotel bon marche le plus proche possible. Nous avons rendez-vous demain matin a 9h...
17 au 18/05/03 Hua Hin
Je passe une nuit terrible. Il fait ultra-chaud. Juste a cote, un bar passe de la musique a tue-tete jusqu'a 2h. L'hotel est au bord d'uneroute principale. Ce n'est pas grave,je suis ravi a monreveil car je vaisenfin retrouver une tete que je connais (la premiere depuis le debut du voyage).
Bruno est accompagne de son amie Angie et de 2 potes fana de Kite-Surf. Ils sont tous un peu depites car Hua Hin est sensee etre un excellent spot pour faire du Kite-Surf mais malheureusement le vent n'est pas au rendez-vous ce week-end.
Nous passons la matinee a papoter, puis l'apres-midi nous faisons un tour en ville. Hua Hin est une station balneaire ultra-developpee en raison de sa proximite avec Bangkok. On y voit de gigantesques immeubles bordant la plage de 5 km. On se croirait presque sur la cote d'Azur. Ceci-dit, le centre-ville a conserve un peu de charme avec ses vieilles maisons en bois et ses pontons. La vieille gare merite aussi un coup d'oeil. Comme nous sommes hors-saison, le calme et la serenite regnent dans les ruelles.
Nous allons ensuite profiter de la plage. Bruno et Cyril ne se laissent pas demonter et arrivent a trouverune personnepossedant un jet-ski pourpallier l'absence de vent. Ils utilisent leur planche de kite, un bout de bois accroche a une ficelle de fortune et c'est parti pour un peu de "surf nautique". J'essayeaussi maissans grand succes a part quelques sorties hors de l'eau peu glorieusesau tout debut. En fait, je me fais meme un peu mal au dos...
En soiree, nous louons des motos, ou plutot Bruno loue une moto (un chopper) et nous des mobylettes a vitesse... Nous utilisons nos nouveaux moyens de locomotion pour aller deguster des fruits de mer a l'autre extremite de la plage.
Ahhhh, je vous jure ces touristes en conges payes... Le lendemain, rendez-vous a 6 heure du matin pour profiter de la journee ! Il faut dire que nous souhaitons visiterun parc nationalsitue a 60 km, et le trajet nous prend deja pas mal de temps. La moto de Bruno a certes de la gueule mais elle fait un boucan d'enfer, n'a aucune reprise et sa vitesse de pointe depasse a peine celle de nos mobylettes... De plus, la place arriere est plutot inconfortable, et Angie prefere donc faire la fin du trajeta l'arriere d'une mobylette... Le parc est sympathique, puisque compose de quelquesmassifs karstiques plantes au milieu de marecages ou au bord de plages completement desertes.Nousfaisons un tour dans une grotte impressionnante, avec un jolimonumentreligieux en plein coeur. Nous voyons quelques bestioles, notamment 2 serpents et une araignee monstreuse.
Nous ne trainons pas trop car les singapouriens souhaient passer la soiree a Bangkok et un train les attend par consequent a 16h30 a Hua Hin. Je reste quant a moi une nuit de plus. Je retournerai a Bangkok le lendemain. En effet, je vais etre accompagne pour les prochaines semaines par Sophia, une taiwanaise rencontree au Laos etvoyageant egalement pendant 1 an. Or, elle doit retourner a Bangkokpour chercher son visa pour la Malaisie, qui fut penible et oneureux a obtenir en raison de la pneumonie atypique sevissant dans son pays. Nous avons passe une semaine ensemble au Laos etquelques jours dans les ile du Sud de la Thailande.Nous nous entendons bien et nous avons donc decide d'essayer de faire un bout de chemin ensemble, peut-etre jusqu'a Bali.
Le soir, nous allons au marche de nuit, ainsi que dans le centre-ville. Nous traversons la rueenvahie par les bars a filles... Et oui, comme dans toutes les stations balneaires fortement developpeesde Thailande (Pattaya, Phuket et Koh Samui aussi parait-il),le tourisme sexuel a pignon surrue. D'ailleurs, on y croise un nombre hallucinant d'occidentaux de tout age accompagne parune Thai.On croise un peu ce genre de couples a KohTao et Koh Phan-Ngan, maisrarement. On les voit un peu plusaKrabi et Koh Phi-Phi (ce sont les couples de Phuket en balade je presume).Je n'ai pas fait un tour dans le quartier de Bangkok egalement reputepour ce genre d'activites. Mais dejasur Khao SanRoad, le quartier des routards, le nombre de couplesoccidental-Thai est impressionnant. Il y a 2 semaines, j'ai meme ete aborde par une prostituealors que j'attendais mon bus pour partir sur Koh Tao. J'etais tranquillement assis a la terrasse d'unhotel-restaurant pour routards (Sawasdee, qui possede une chaine d'hotels a travers le pays). Je regardais un film et elle s'est assiseen face de moi. Elley est alle franco, et etait meme carrement lourde sur la fin. Soi-disant elle travaillait dans l'hotelet m'a meme montre sa carte avec son numero de chambre !Je suis alle sur internet pour m'echapper en attendant mon bus. Bien sur, je m'attendais a tout ca avant d'arriver en Thailande,mais je dois avouer que j'ai ete surpris par l'intensite du tourisme sexuel, meme lorsque l'on evite les endroits comme Phuket ou Pattaya.
19/05/03 Bangkok
Une journee facile a resumer. Le matin, nous prenons un bus pour revenir une derniere fois sur Bangkok. L'apres-midi, nous allons a la gare chercher des billets de train pour la frontiere avec la Malaisie. Le trajet sera long : depart demain a 13h et arrivee le lendemain matin a Sungai Kolok a 10h20.
Un evenement notable dans la journee : il y a de la segregation dans les bus en Thailande ! Et oui, lorsque que je monte dans le bus local depuis la gare pour aller sur Khao San Road, je me dirige vers le siegea cote de la porte car c'est le seul a proposer de la place pour mon gros sac-a-dos. On me fait gentiment signe d'abandonner cette place car derriere moi un moine vient aussi de montera bord. J'avoue que je trouve cettecoutumeun peu debile. Un siege est un siege et je ne vois pas pourquoi celui situe a cote de la porte est plus prestigieux ou confortable que les autres... Mais bon, je respecte les traditions et je me deplace plus loin dans le bus.
Un autre detail amusant : on peut trouver dans la gare un chargeur public pour telephones portables ! Il suffit d'inserer un peu d'argent et de connecter son portable a la bonne prise (il y en a une dizaine qui pendouillent). Je pense que lesthailandais utilisent uniquement cet appareil lorsqu'ils veulent passer un coup de fil avec une batterie a plat. Cela m'etonnerait qu'ils restentdes heures a patienter a cote en attendant que la batterie se recharge...
20/05/03 de Bangkok a la frontiere avec la Malaisie
Rien de special a signaler. Un trajet en train ordinaire. Je suis cependant surpris par la beaute des paysages entre Bangkok et Hua Hin. Le trajet en bus dans le sens inverse avait ete quelconque. Comme quoi, le train est un moyen de transport a recommander par rapport au bus : les rails sillonnent le coeur de la campagne, et offrent un spectacle autrement plus pittoresque.
CONCLUSION
Il est difficile pour moi de comparer la Thailande avec les pays d'Asie du Sud-Est precedemment traverses. En effet, je me suis contente d'aller sur les iles du Sud. Je n'ai pas vu la jungle, les villages, ou encore les vestiges historiques. Ce fut un choix delibere : ce sera pour une autre fois, et puis je commencais a saturer apres le Cambodge, le Vietnam et le Laos.
Si vous souhaitez un peu de repos sur des belles plages bordees de cocotiers, a des prix abordables, ces iles sont idylliques. Il suffit d'eviter les endroits ultra-touristiques de Phuket ouKoh Samui. Vous pourrez alors toujours trouver une plage a votre gout : petite, grande, tranquille, fetarde. Si vous souhaitez faire de la plongee avec tuba ou bouteille, il y a aussi de quoi faire. J'y ai passe les 2 premiers niveaux de plongee, et je suisdonc pret a decouvrir les merveilles sous-marines des prochains pays visites.

27/04/03 de Chong Mek a Ubon Ratchathani
A mon arrivee en Thailande, 2 docteurs avec un masque me demandent de remplir un questionnaire pour garantir que je n'importe pas de SARS non declaree. De ce cote de la frontiere, pas de moines faisant l'aumone mais un enorme marche de vetementsdestines aux Laotiens.
Je prends immediatement ungros sawngthaewpour aller sur Ubon Ratchathani. Lechangement de pays s'effectue en douceur car il n'y apas de grosses differences apparentes. Pas etonnant puisque les habitants sont d'origine Lao dans le Nord-Est de la Thailande.La conduite s'effectue a present a gauche. Les routes sont nickels avec un beau marquage au sol. Les maisons sont un peu plus belles. C'est uniquement lorsque j'arrive aUbon Ratchathani que le contraste est enorme. J'ai l'impression d'etre dans une ville anglo-saxonne avec un centre-ville quadrille par des rues paralleles, et avec des "seven eleven" un peu partout.
En attendant de prendre un train de nuit me ramenant a Bangkok, je deambule dans la ville. La vie semble aller au ralenti.En effet, nous sommes dimanche et la chaleur est etouffante. Les quelques fremissements d'activite que je remarque ont lieu au marche central.On ypropose une variete de bestioles incroyable :insectes en tout genre et de toute taille, grenouilles, larves... Autre activite importante, tous les hommes sont plantes devant un match de boxe Thai diffuse a la tele. Les seuls tares a suer au soleil : des footballeursdisputant un match du championnat local.
Mon train demarre a l'heure prevue :18h10. Pas de couchettesdures ici, uniquement des molles. Par contre on peut choisir avec ventilateur ou climatisation. Je choisis le ventilateur pour faire un peu d'economies.
28/04/03 au 01/05/03 Bangkok
Je debarque a Bangkok vers 5h du mat. Je suis chaos car je n'ai pas tres bien dormi a cause de la chaleur. Je ne fais pas grand chose de ma journee. Je dors le matin,tandis quel'apres-midi je fais de l'internet et j'envoie mes pellicules par DHL. Je mate aussi un film americain a 2 balles.
Le lendemain, le temps est nuageux et pluvieux. En bref, le temps ideal pour aller faire du shopping et aller au cinema. Le matin, je me fais couper les cheveux puis je me trouve un centre commercial d'envergure ou je passela journee. Je m'achete de nouveaux ecouteurs, et je vais voir "La recrue", un bon film policier americain avec Al Pacino. En attendantle debut du film, je m'amuse a regarder les Thai se dechainantau Karaoke. A cote des jeux video, il y a en effet des capsules dans lesquelles on peut s'enfermer pour chanter en prive : les Popbeat Capsule Units. C'est une difference culturelle que je n'arrive pas a expliquer. Pourquoile Karaokeest-il si populaire en Asie et pas en Occident ?
Le 3eme jour le soleil est de retour. Je fais donc une journee de tourisme. Je vais au Siam Square, le coin central pour faire du shopping (j'aurais du venir la hier). Juste a cote, on peut visiter la superbe residencede Jim Thompson, un americain qui afait construire dans les annees 50 une ensemble debatiments en teck, tous representatifs des meilleurs styles de l'architecture traditionnelle thailandaise. Je refais aussi un tour dans le centre historique de la ville. J'adore toujours autant les petits canaux presents un peu partout. Je tombe sur la rue des magasins specialises dans les objets religieux. On peut y acheter des packs de cadeaux pour les moines, et y trouver des bouddhas dans toutes les positions et den'importe quelletaille.En soiree, je fais commedurant les jours precedents : je profite des soirees DVD des cafes pour touristes.
Le dernier jour, l'arrivee de la mousson se fait vraiment sentir car la meteo est de nouveau execrable. Ce n'est pas grave: je vais auWat Po, le plus vieux temple de la ville. On y trouve l'ecole de massagela plus reputee de Thailande.Je goute ainsi a mon premier massage du voyage. La seance est moins agreableque je prevoyais. Le but du massage Thai semble de fairefrotter les muscles (non pas la peau)contre les os, et c'est parfois un peu douloureux. Le masseur utilise aussi tout son poids pour excercer le plus de pression possible par moment. Par contre, a la sortie "I feel good" comme dirait James Brown. Je suis dans un etat extrement agreable de bien-etre qui dureenviron une demi-heure.Ensuite, je fais un dernier tour dans la ville, ainsi que mes dernieres courses : serviette de plage, pellicules, T-shirt... A noter qu'en debut d'apres-midi, je pensais etre tombe sur un festival ou un truc du genre quand j'ai vu plein de monde autour d'une scene. Vous imaginez ma deception quand je me suis rendu compte qu'il s'agissait d'un congres politique (nous sommes le 1er mai)...
A la fin de ces 4 jours, je suis donc fin pretpour attaquer lasuite du voyage.En soiree, je prends un bus de nuit quim'emmenera vers Koh Tao,"The island" pour faire de laplongeeen Thailande. Je vais y rester au moins 5 jours pour passer mon PADI.J'ai dejapasse l'equivalent francais mais c'etait il y a 2 ans etuniquement en piscine. Je prefere par consequent reprendre a zero. Je crois qu'un peu de plage et de repos va me faire le plus grand bien !
02 au 07/05/03 Koh Tao
Le "pack plongee" que j'ai achete a Bangkok inclut l'obtention du PADI, l'hebergement pour 4 nuits ainsi quele transport jusqu'a Koh Tao. On m'a promis un bus "VIP" et en effet, il a de lagueule quand je le decouvre au point de rendez-vous le soir du 1er Mai. Les touristes Thaisont invites a monter a bord dans un premier temps, et s'installent a l'etage dans des sieges confortables. Quand c'est au tour des occidentaux, on nous fait signe de prendre place au "rez-de-chaussee" sur des banquettes autour d'une table (genre camping-car). La bonne blague ! Comme nous sommes relativement nombreux, 2japonais sont meme obliges de s'asseoir par terre... Nous atteignons Chumphon, ou se trouve l'embarcadere pour rejoindre Koh Tao vers 4h du matin, apres un trajet plutot penible comme vous pouvez l'imaginer. Heureusement, je dors quelques heures dans la salle d'attente avant de prendre le bateau vers 7h30.
Apres ce voyage peu agreable, je passe 6 jours fort sympathiques. L'ile est paradisiaque, l'eau est transparente, les plages sont bordees de cocotiers. Contrairement aux iles voisines de Koh Phan-Ngan et Koh Samui, Koh Tao est de taille reduite (seulement 21 km carre): il n'y a qu'une route principale et il est facile des'y deplacer a pied. Par ailleurs, il suffit de prendre un masque et de nager depuis la plage pour etre au-dessus des coraux et des poissons. Pasetonnant que l'activite principale sur l'ile soit la plongee. D'ailleurs on s'en rend tout de suite compte a l'embarcadere : le village est truffe de magasins et d'agences dediees a ce sport.
Le centre de plongee dans lequel j'atterris, Ban's, est l'un des plus gros de l'ile. Il propose de belles infrastructures, des moniteurs professionnels, un emplacement ideal au milieu de la plage principale de Sairee, juste en face du coucher de soleil. Il faudra que je patiente pour glandouiller. J'enchaine les cours et 4 plongees en mer pendant les4 premiers jours pour obtenir le niveau "Open Water". J'apprehende un peu la premiere en raison de la sensibilite de mes oreilles, mais tout se passe bien. J'aurais aime pouvoir prendre mon appareil photo sous l'eau pour vousmontrer le spectacle fascinant de la vie sous-marine : les coraux, les poissons multicolores... Un moment particulier : nous rencontronsun gros poisson qui se laisse approcher etcaresser comme un chat. Sympa ! Apres l'obtention de mon"diplome", je decide d'enchainer avec 2 jours et 5 plongees supplementaires pour passer le niveau "Advanced". Je pourrais ainsi plonger jusqu'a 30 metres durant la suite du voyage. Les 2 sorties en mer les plus memorables :
- Reconnaissance des poissons : on nous laisse plonger a 2 pendant 40 minutes sans moniteur, avec un compas et une carte dessinee a la main pour se diriger. Excitant.
- Plongee de nuit:nous plongeons a la tombee de la nuit avec une torche. Certes,nous voyons des poissons qui ne sortent pas durant la journee (raies, poissons porc-epic,barracudas...), mais je prefere largement les plongees de jour. Je crains un peu de me cogner la tete contre un rocher en raison du manque de visibilite...
Mon seul grand regret : je n'ai pas vu de requin-baleine (7-8 metres) alors qu'ils sontdans les alentours durant cette saison. Je suis vert car j'ai croise plein de plongeurs qui avaient eu l'opportunite de les voir durant mon sejour.
Ce que j'ai aussi beaucoup aime a Koh Tao, c'est le fait d'avoir rencontre des personnes de toute l'Europe (du Nord) : hollandais, danois, norvegiens, suedois, quelques francais... Ceci dit, plus de 50% des voyageurs etaient de nationalite anglaise et la plupart d'entre eux faisaient un tour du monde. Incroyable !Hors Europe, il y avait un nombre impressionnant de Japonais (ils adorent la plongee), mais sinon je n'ai pas croise un seul australien,neo-zelandais ou americain.
A noter qu'un grand nombre d'Anglais s'etaient echoues a Koh Tao depuis plusieurs semaines afin d'obtenir le niveau "Dive Master". L'avantage, c'est que l'on paye un forfait puis on peut plonger autant que l'on veut en accompagnant les groupes de plongeurs "classiques" (passant le PADI par exemple). Il suffit juste d'avoir le temps. Personnellement, le niveau "Advanced" me suffit largement et j'ai envie de plonger dans d'autres iles a present.
La plongee est un sport demandant une bonne condition physique. Par consequent, les soirees etaient en general tranquilles. Ceci dit, j'ai fait 2 fetes excellentes, exactement comme je l'imaginais : des bougies un peu partout, les tables sur la plage, le dance-floor juste a cote avec un bon sound-system, une bonne ambiance.Pas etonnant de trouver des soirees de cette qualite compte tenu du nombre important d'anglais dans les parages. J'ai apprecie car je n'avais pas fait une seule fois la fete depuis le debut du voyage !
Une petite histoire : celle de Belinda, notre monitrice de plongee. Elle est venue passer des vacances a Koh Tao il y a 6-7 ans qui ont bouleverse sa vie. Elle est tombee amoureuse de la plongee, et elle a par consequent decide de laisse tomber son boulot de comptable et sa vie pepere a Toronto. Elle a depuis vecu a Koh Tao. Monitrice de plongee n'est plus qu'un passe-temps pour elle. : elle aouvert plusieurs magasins de fringues sur les iles environnantes etproduit ses propres lignes de vetements (en Indonesie). Une belle success-story.Le dernier jour, elle faisait un peu la gueule. Ellenous a expliqueque l'une deses employes Thai l'avait laisse tombe du jour au lendemain pour partir vivre avec un occidental qu'elle avait rencontre depuis seulement 2 semaines... Pourtant, Belinda s'etait occupe d'elle avec devouement et etait devenu une amie proche. Elle lui avait trouve un logement, elle lui payait un salaire plus qu'honorable. Cette triste anecdote lui a confirme qu'il etait impossible delier amitie ou faire confiance aux Thais comme on pourrait le faireentre occidentaux.Autre exemple, elle nous a aussi explique qu'elle doit toujours payer sur l'ile les memes prix que les touristes meme si elle est residente depuis plusieurs annees. Les gens qu'elle connait tres bien ne luiferont jamais une ristourne. Etceci meme si elleleur fait des prix d'amiquand ils viennent acheter des fringues dans ses magasins. Et oui, "business is business" en Thailande...
En bref, je me suis bien regale pendant ces 6 jours, maisje n'ai pas vraiment eu le temps de lezarder sur les plages ou de faire des balades sur l'ile (je n'ai vu que la plage principale de Sairee). Tant pis, je decide de partir sur l'ile voisine de Koh Phan-Ngan pour pratiquer ce genre d'activite.
08 au 09/05/03 Koh Phan-Ngan
Il s'agit de faire des economies a present. Je prends donc le bateau le moins cher et le plus lent (2 heures) pour rejoindre Koh Phan-Ngan. Je suis accueilli par la pluie... L'ile est beaucoup plus grande et developpee que Koh Tao. Pour se deplacer,il est necessaire d'utiliser une moto ou les services d'un taxi.
J'ai envie de trouver un endroit tranquille. Je me rends par consequent sur une plage accessible uniquement par bateau (Bottle Beach), situee a l'autre extremite de l'ile. Ouais, pas mal mais pas renversant. La plage estgrande, belle sans plus et assez developpee. Le lendemain, je loue une moto pour explorer les alentours et essayer de trouver une petite plage plus a mon gout. Sur la cote Est, je repere des endroits sympa, mais il n'y a rien a faire, je n'accroche pas trop avec Koh Phan-Ngan. Le temps maussade y est peut-etre pour quelque chose : le ciel est souvent couvert, et des orages violents eclatent regulierement. Alors qu'il fait beau a l'horizon, les nuages semblent comme amarres aux montagnes de l'ile. Ce n'etait pas le cas a Koh Tao. De plus, les fonds sous-marins de Koh Phan-Ngan ne sont pas tres riches et n'ontqu'un spectacle mediocre a offrir aux plongeurs avecbouteille ouavec tuba.
L'activite nocturne est la principale attraction de l'ile, en particulier les fameuses Full-Moonparties ayant lieu sur la plage mythique de Hat Rin. Malheureusement, nous sommes en basse-saison et la prochaine n'a lieu que dans 1 semaine. Franchement, je ne me vois pas resterici une semaine complete pour y assister.
Pour toutes ces raisons, je decide de retourner sur Koh Tao pour finir d'en explorer les richesses. D'ailleurs, tous les voyageurs que j'ai rencontre et qui avaient ete sur les 3 iles du coin (Koh Tao, Koh Phan-Ngan, Koh Samui) ont tous largement prefere Koh Tao : plongee, petites criques, caractere sauvage, dimensions ideales, beaute des paysages... Les seuls atouts de Koh Phan-Ngan et Koh Samui sont debelles grandes plages et des chutes d'eau a l'interieur des terres, ce qui ne correspond pas vraiment a ce que je recherche.J'aurais pu tenter d'aller faire un tour sur Koh Samuimais je n'ai eu que des echos negatifs : prix eleves, tourisme de masse, tourisme sexuel.
10 au 12/03/05 Koh Tao
Le matin, je quitte donc Koh Phan-Ngan pour me rendre de nouveau surKoh Tao.L'ileme fait des adieux de la meme facon que la bienvenue il y a 2 jours : sous la pluie. Sur le bateau, je lis le journal et je tombe sur un article assez etonnant en premiere page : le 8 a eu lieu la Ceremonie Sacree du Labour, celebrant pour les agriculteurs le debut de la nouvelle saison. Differents aliments (riz, mais, haricots, graines de sesame, herbe,eau,alcool) sont offerts a 2 boeufs sacres.
En fonction de l'appetit et des gouts de ces 2 derniers, les astrologues royaux peuvent predire si l'annee a venir s'annonce bonne. Lors de la ceremonie, les boeufs ont cette fois-ci choisi le riz, l'herbe, et l'alcool. La Thailande profitera donc d'une economie florissante (l'alcool), de recoltes abondantes (le riz et l'herbe), de meilleurs moyens de transport (l'alcool), et d'echanges commerciaux prosperes avec l'etranger (l'alcool). En observant la premiere page (il y avait une belle photo en couleur), on avait l'impression qu'il s'agissait de l'information la plus importante de la journee !
Une fois debarque, je trouve enfin l'endroit de mes reves: la plage de Ao Leuk, une petite crique de carte postale situee de l'autre cote de l'ile (a 35 minutes a pied depuis la ville principale). Comme a Koh Phan-Ngan,je m'installe dans un bungalow a 5 dollars avec une belle vue,une salle de bain,et l'electricite (pendant quelques heures en debut de soiree).
Le lendemain, je passe ma premiere journee depuis le debut du voyage a ne rien faire du tout depuis les plages de Sihanoukville (Cambodge). Je lis, j'ecoute de la musique, je bronze, je fais mumuse dans les grosse vagues, j'ecris les lignes que vous etes en train de lire.
Mon dernier jour a Koh Tao est consacree a la decouverte de l'ile. Jemonte jusqu'au point culminant (313 m) pour profiter du panorama. Je marche jusqu'a la plage de Chalok Baan Kao, la plus grande apres celle de Sairee et celle du village ou se trouve l'embarcadere. Je sue encore comme jamais. Je crois que je vais apprecier le prochain endroit avec un peu de fraicheur...
Le soir,je prends le bateau de nuit pour retourner sur le continent asiatique.

21/04/03 de Vientiane a Pakse
Jusqu'a present, la chance m'a epargne les plans galeres. Aujourd'hui, ellem'a en partie abandonne car la journee de bus fut interminable. Il faut dire que je l'ai cherche : je souhaite rejoindre Pakse directement depuis Vientiane, un trajet de 660 km. Un voyageur m'aindique que cela lui avait pris 11 heures dans le sens inverse, et comme ma guesthouse m'a informe qu'un bus partait a 8h, une arrivee a Pakse vers 19h me parait raisonnable.
Le hic, c'est que l'on me refait la blague du bus de Dalivers Baoshan. A 7h30, je m'installe dans levehicule partant effectivement a 8h d'apres le chauffeur. Lorsque nous demarrons vers 8h15, c'est d'abord pour faire le plein, puis pour aller se poser vers 9hdans une autrestation de bus (celle pour rejoindre les destinations du Nord, ne cherchez pas a comprendre). J'apprends que nous partons finalement vers 10h30. Ca sent le coup foireux et je doisencore glandouille 3 heures dans le bus pour rien comme a Dali, mais cette fois-ci je patiente jusqu'au depart.
Le trajet est ininteressant au possible. Pas de reliefs. Quelques arbres, arbustes, et rizieres sechessur les cotes. Je plains les voyageurs qui visitent le Laos a velo. Ils doivent s'ennuyer a mourir car toutes les routes principales que j'ai prises etaient relativement moches. Apres les fabuleux paysages du Vietnam et de la Chine du Sud-Ouest, je reste sur ma faim.
Le bus s'arrete regulierement pour charger et decharger des passagers et leurs bagages (on a meme eu droit a une moto entre les rangees de sieges). A chaque fois, les vendeuses de boissons, de riz gluant etde brochettes de pouletse ruent sur tous les moyens de locomotion a portee de vue. Dans les villes principales, la pause est de plus d'une heure. J'hesite a descendre a Thae Kaek car c'est le seul endroit ou j'ai pu apercevoir a l'horizon des reliefs karstiques comme a Vang Vieng.
Un evenement notable : un oeuf s'ecrase sur ma tete. Si, je vous jure ! Il s'est echappe du sac de provisions que mon voisin a place dans le porte-bagages au-dessus de moi. Le proprietaire se confond en excuses, mais comme il m'a offert la moitie de son epis de mais un quart d'heure auparavant, cet incident est vecu dans la bonne humeur.
A 18h30, nous atteignons Savannaketh, a 230 km de Pakse. Je ne suis pas pret d'arriver...Le chauffeur m'indique que nous repartirons vers 19h. J'en profite pour aller manger une soupe. J'aurais pu en manger plusieures puisque le bus ne redemarre qu'a 20h30... Pendant cette attente, j'hesite a passer la nuit a Savannaketh, mais je trouve la motivation pour rester a bord carje n'ai pas envie de perdre une journee supplementaire pour rejoindre Pakse.
Nos chauffeurs nous font une derniere farce : ils font une pause d'une demi-heure vers 22h30 pour manger un morceau. Ils se foutent vraiment de la gueule des passagers. Je me demande ce qu'ils ont fait pendant 2 heures a Savannaketh. Le probleme,c'est que les bus ont l'air de fonctionner comme des mini-entreprises prive sans concurrence. Le service vendu est d'allerd'un point A a un point B et c'est tout. La notion d'horaire n'existe pas vraiment et ils en profitent pour s'arreterautant que possibleafin deprendrele plusde passagers. Ils gagnent ainsiun maximum d'argentau detriment des voyageurs.Ceci dit, ce n'est pas tant la longueur du trajet qui m'aura enerve aujourd'hui mais plutot le je-m'en-foutisme des chauffeurs, qui m'auront en plus raconte des salades pendant toute la journee. Dernier exemple, ils m'annonce qu'il faut 2 heures pour rejoindre Pakse depuis Savannaketh, information que je prendsbien sur avec des pincettes. Vous pouvez imagine mon bonheur lorsque vers 1 heure du matin, j'apercois le panneau signalant l'entree de ma destination du jour. Afinde rejoindre une guesthouse, je m'accroche debout a l'arriere d'un pick-up pour rejoindrele centre-ville depuis la station de bus.
La prochaine fois que j'entends quelqu'un me sortir la banalite "La meilleure facon de decouvrir un pays, c'est de prendre les bus locaux", il va m'entendre. A mon avis, c'est plutot la meilleure facon de decouvrir les mauvais cotes d'un pays. Certains diront que c'est un excellent moyen de rencontrer les locaux, ce qui est certainement vrai quand on peut communiquer avec eux(en Amerique du Sud par exemple). Maiscen'est pas le cas en Asie. Sipossible, je recommanderais detoujours prendre le bateau, le train ou les bus pour touristes dans cette region (meme si c'est un peu plus cher). Bon, quelques trajets dans les bus locaux, cela peut etre fun (en Chine, ce fut nickel). Mais il faut savoir que les pires souvenirs de voyage sont en general lies a ce moyen de transport.J'en ai entendu deshistoires :des pannes ou crevaisons en cascade, des voisins qui vous vomissent dessus, un long trajet en etant malade (genre diarhee ou forte fievre), unbus de nuit avec de la variete de merde a fond pendant tout l'itineraire... Au final, je n'ai quand meme pas trop a me plaindre car je n'ai pas eu a vivre ce genre de peripeties (a part le vomis du voisin, phenomene frequent en Chine...).
22/04/03 de Pakse a Si Phan Don (4000 iles)
La nuit a ete courte mais reposante. Le matin, je fais un tour rapide de Pakse puis je prends un tuk-tuk qui m'amene a la station de bus vers 11h. Ma guesthouse m'a indique qu'un bus partait a 11h30 en direction de Si Phan Don, le but de mon excursion dans le Sud du Laos. Cet endroit est aussi appele 4000 iles car la largeur du Mekong yatteint jusqu'a 14 kmet de nombreuses iles ont donc pu s'yformer.
Lechauffeur du Sawngthaew (camion amenage avec des bancs)se dirigeant vers la bonne destination m'explique qu'il partira "peut-etre a 12h". Contrairement au bus d'hier, je trouve cette approximation dans les horaires parfaitement comprehensible : pour des destinations a courte distance, le pick-up ou camion doit etre rempli avec un minimum de passagers avant de partir.Je patiente tranquillement, d'autant plus que le spectacle des vendeuses d'aliments en tout genrese ruant sur les vehicules esttoujours assez marrant.
Nous quittons la station de bus vers 13h. Inutile de vous decrire les paysages lors des 3 heures de trajets. Ils sont identiques a ceux auxquels je me suis habitue au Laos, c'est-a-dire plutot soporifiques...
Agreable surprise lorsque j'arrive a Nakasan, l'embarcadere pour rejoindre les iles, les paysans sont en train de moissonner les rares rizieres cultivees a cette periode de l'annee. C'est cool, j'aurais vu toutes les etapes de la culture du riz, des rizieres en eau en Chine, au piquage du riz au Vietnam pour terminer par la recolte ici. Je passe une bonne heure a les observer, puis je me pose dans un temple ou des moines novices sont ravis de pouvoir converser avec moi.
Alors que le soleil disparait a l'horizon, un bateau me depose a Don Det, "The island", dont m'ont parle tant de routards. Il va falloir que le Lonely Planet revienne faire un tour par ici car les guesthouses, composees de bungalow rudimentaires en bambou sans electricite ni eau courante (1 dollar la nuit), ont pousse comme des champignons. Plus d'unevingtaine d'etablissements sont en concurrence, contre seulement 2 dans la derniere edition de la bible sacre des voyageurs. Il n'y a pas encore de pizzerias, ni de bars diffusant de DVD et des matchs de foot, mais cela ne saurait tarder. Deja les bars a la mode s'appelent Rasta Cafe ou Reggae Cafe...
L'ouverture officielle il y a quelques mois de la frontiere avec le Cambodge (situee a quelques dizaines de kilometres),va probablementdrainer de plus en plus de voyageurs par ici, ce qui devrait parachever la transformation de ce petit paradis en village de vacances.Il faut dire que les paysages sont idylliques : bungalow et hamacau bord des bras du Mekong, multiples cocotiers, petites plages de sable fin... Tout ceci me donne un avant-gout appetissant de Thailande.
23 au 24/04/03 Si Phan Don (4000 iles)
J'ai mis 2 jours pour arriver a cet endroit, et je suis impatient de voir ce qu'il a dans le ventre. Je loue un velo pour parcourir les moindres recoins de Don Det, l'ile ou je reside, et l'ile voisine de Don Khone, reliee par un pont construit par les Francais.Ce dernier permettait a un petit train d'acheminer les marchandisesentre 2 quais situes de part et d'autre de chaque ile. Les rapides rendent en effet impossible le passage des bateaux, orles Francais souhaitaient exploiter le Mekong comme voie de communication entre Phnom Penh et Vientiane. La vieille locomotive rouilledesormais dans un coin, et les rails sont a present utilises pour fabriquer des ponts de fortune.
L'interieur des terres, constitue de rizieres seches, n'offre pas unspectacle passionnant durant cette saison. Par contre, je me regale a suivre les chemins longeant les berges. Le village de Ban Khone, sur l'ile de Don Khone, est notamment superbe. Il a conserve son authenticite et quelques vieux batiments coloniaux. J'aurais du sejournepar ici plutot que sur Don Det. Les ombres des cocotiers sur les chemins de terre, les villageois decortiquant les noix de coco, les pecheurs lancant leur filet ou encore les enfants jouant dans l'eau font partie des images que je garderai en memoire.
L'autre grosse attraction du coin sont les chutes d'eau de Somphamit. Et meme si nous sommes en periode seche, elles m'ont impressionnne par leur etendue et leur debit. Voir vidéo. J'y croise des moines de Savannakethvenus faire du tourisme (et oui, ils ne se deplacent pas que pour des pelerinages !).
D'autres chutes d'eau (Khon Phapheng)sont plus difficiles d'acces, mais il est possible de les visiterpar l'intermediaire des cafes pour touristes. Meme si le depart est tot (7h30), je m'inscris acette excursion, qui me permettra egalement d'apercevoirles rares dauphins d'Irrawady si je suis chanceux.
Je passe une mauvaise nuit. D'une part, il fait tres chaud. D'autre part, des bourrins d'anglo-saxons, sans doute torches,beuglent comme des veaux jusqu'a pas d'heure dans les rues du village. Je pense aux pauvres locaux qui vivent au rythme du soleil et se levent a 6h du matin. Je vous l'avais dit,Don Det est en train de mal tourner et je ne suis pas d'accord avec tous les voyageurs qui trouvent cet endroit paradisiaque. C'etait sans doute le cas il y a encore quelques annees, mais c'est de moins en moins vrai (je vous le repete, il faut aller sur Don Khone).
Vers 4-5h, un enorme orage prend le relais. A 7h30, c'est toujours le deluge, et je decide sagement de rester dans mon lit plutot que de partir en excursion. Je glandouille jusqu'a 11h, quand la pluie commence a s'apaiser, et je me joins a2 Anglaisqui souhaitentatteindrela route principale pour aller a Champasak.Jeles abandonne au bord decette route, et j'utilise les services de notreSawngthaew pour aller par moi-meme jusqu'aux fameuses chutes d'eau. La pluie est fine lors de mon arriveeet je peux doncen faire le tour tanquillement. Elles sont sympathiques mais j'ai prefere cellesd'hier.
Lorsque leSawngthaew me ramene sur la route principale, je retrouve les 2 Anglais, toujours en train d'attendre un bus pour Champasak. En faisant du stop, nous reussissons a monter a l'arriere d'un pick-up de touristes Thai (dont 3 travestis !).Jeme fais deposer unevingtainede kilometres plus loinpour rejoindre l'ile principale de Si Phan Don : Done Khong. L'atmosphere y est completement differente. Les paysages sont moins jolis. Il n'y a pas de petits bras du Mekong bordes de sable et de cocotiers. Les guesthouses ne proposentpas d'hebergement enbungalow. Le tout est donc moins idyllique, et les touristes sont bien moins nombreux. Mais c'est sans doute le meilleur coin pour effectuer des balades paisibles a velo et pour decouvrir la vie des villages traditionels. Ce que je fais durant l'apres-midi avec plaisir, le ciel ayant fini par se debarrasser de ses encombrants nuages.
25 au 26/04/03 Champasak
Cela suffira pour les iles de Si Phan Don. J'aurais pu rester encore un peu car ilfaut reconnaitre que cet endroit est fort sympathique et relaxant, mais je vais attendre d'etre en Thailande pour me reposer. J'ai plus de reussite avec les bus locaux que ces derniers jours puisque j'attrape rapidement un bus vers Pakse, puis un Sawngthaew a la jonction vers Champasak. Les deux etant bondes, jem'asseois dans l'allee sur des sacs de noix de coco dans le premier, puis je m'accrochedebout a la plate-forme arriere dans le second. Amusant.
Le village de Champasak a pas mal de charme, avec ses batisses coloniales croulantes et differents temples. Mais la raison de ma venue ici est la presence a 8 km de l'unique site du Laos offrant des vestiges de plus d'un siecle. Le Wat Phu est un temple datant 6-8eme siecle, et ayant ete embelli du 9 au 13eme siecle au temps de la splendeur d'Angkor.
Apres avoir vu Angkor, je ne m'attendais pas a une extase. Et bien je me trompais car je suis tombe amoureux du Wat Phu. Je ne sais pas explique pourquoi mais j'ai ete comme ensorcelle. J'ai adore les incroyables sculptures, le cadre du site et son atmosphere tranquille (il n'y avait quasimentpersonne). Contrairement aux temples d'Angkor,le Wat Phuest adosse a une montagne sacree, et est constitue de differents niveaux relies par des escaliers pentus. Le sanctuaire principal,le batiment le plus eleve, est situe au pied d'une falaise. Le coucher du soleil recouvre de couleurs chatoyantes les vieilles pierres des construcions encore debout. Un pur bonheur pour les photos...
Cette belle journee sera conclue en beaute. En effet, l'un des temples du village de Champasak organise en soiree sa kermesse annuelle. Quand j'arrive vers 20h30, l'atmosphere est bien calme et le groupe de pop joue devant un espace vide. Les stands de tir de flechettes et ceux pourparier de l'argent sont les plus animes. Petit a petit, les laotienss'installent autour des tables avec des caisses de biere et se lancent sur la piste de danse.A partir de 22h, l'ambiance est a son comble. Des jeunes m'ontcordialement fait signe de les joindrea leur table, et je trinque avec eux a defaut de pouvoir communiquer. Je me fais aussi invite a danser a plusieurs reprises. Et oui, la tradition veut que ce soit les filles qui invitent, en se presentant devant leur partenaire, et en lesaluant par une courbette les mains jointes. Les plus timides vont se placersur la piste au debut d'une chanson et attendentun cavalier avec impatience. Les couples dansent ensuite a 1-2 metres de distance (sans se toucher) et se suivent les unsles autres pour former une ronde autour du centre de la piste. Les pas sont plutot simples mais je crois que j'ai pas mal de progres a faire pour la gestuelle des mains...
A noter egalement queles femmes incitent carrement les hommes a la debauche: elles font le tour de la table, offrent un verre de biere a chaque personne, et boivent ensuite a leur tour. J'ai un peu de peine pour les moines,assis au bord de la piste et ne pouvant participer aux festivites. Je passe donc une soiree amusante (j'etaisle seul touriste), mais vers 23h, je commence a bailler et je rentre me coucher.
Le lendemain matin, je decide de refaire un tour au Wat Phu. Je ne m'en lasse pas. Je vais aussi voir le plus vieux temple en activite des alentours : le Wat Muang Kang. Les batiments sont splendides. Le temple en lui-meme est imposant mais ce sont surtout les residences des moines, d'inspiration coloniale et fortement colorees, qui m'ont le plus charme.
De retour au village, je prends le ferry et je trouve tout de suite un pick-up en faisant du stop qui va sur Pakse. L'apres-midi, j'erre dans les rues quasi-desert de la ville, et je m'arrete devant lesvieux batiments construits au debut du siecle en essayant d'imaginer la vie a l'epoque coloniale.
27/04/03 de Pakse a Chong Mek
J'ai envie de rester sur une bonne impression, et je decidepar consequentde retourner sur Bangkok apres ces dernieres belles journees. Un Sawngthaew me depose a la frontiere avec la Thailande en fin de matinee. J'y vois quelques vieilles Chevrolet, vestiges de la presence des "imperialistes americains", et transformees depuis en taxi.Autre spectacle etonnant,certainstemples ont envoye quelques moines qui, avec un haut parleur, tentent derecolter des donationsaupres des personnes quittant ou arrivant dans le pays.
Pour obtenir mon tampon de sortie, je dois m'acquitter de 1 dollar, car nous sommes dimanche et les douaniers sont en "heures supplementaires"...
CONCLUSION LAOS
Vous vous en etes peut-etre apercu en lisant mes recits : j'ai ete plutot decu par le Laos. Je crois que j'ai ete trop gate par le Vietnam et la Chine du Sud-Ouest, et que trop de voyageurs croises avait encense ce pays. J'ai trouve les paysages insipides. Au niveau historique, il n'y a que le Wat Phu (fabuleux) a se mettre sous la dent. Certains diront que les habitants font la richesse du Laos. Je suis desole, dans les coins touristiques, ils peuvent etre aussi penibles et accrocs aux dollars que dans les pays voisins. Bien sur, ils sont adorables dans les villages mais pas plus qu'au Vietnam ou au Cambodge (le pays ou j'aurais finalement trouve les gens les plus sympathiques).
Ceci dit, tout est relatif... J'ai quand meme passe d'excellents moments durant ces 3 semaines. A mon avis, les principales richesses du Laos sont ses forets tropicales et ses rivieres. Je n'ai fait qu'un seul trek (le mois d'Avril est le plus chaud de l'annee et rend donc cette activite penible), mais j'ai bien profite des ressources aquatiques. La descente de la riviere Nam Tha restera en particulier la croisiere la plus agreable de cette premiere partie du voyage. Le nouvel an Lao a Luang Prabang fera aussi partie de mes excellents souvenirs. Au niveau rencontre et imprevu, c'est evidemment la kermesse du temple a Champasak qui m'a le plus marque. Vous voyez, j'ai malgre tout passe du bon temps !

13 au 16/04/03 Luang Prabang
Il est temps de se poser un peu en attendant les plages de Thailande et de Malaisie. Ca tombe bien, je suis a Luang Prabang, ville reputee pour son atmosphere paisible. En plus, je vais pouvoir me reposer sans m'ennuyer puisque le Nouvel An Lao va etre celebre durant les 3 prochains jours. Ce sera mon 3eme jour de l'an en 2003 apres celui a Paris, etla fete du Tet a Ho-Chi Minh !
Le matin du premier jour, c'est le marche. Les Laotiens font leurs courses du nouvel an, et achetent en particulier des drapeauxa placer a l'entree des maisons, des oiseaux dans de minuscules cages et des plantes. Bien sur, on y vend aussi toutes sortes de pistolets et autres bazookas a eau. Le Nouvel An, c'est la fete de l'eau, et il faut s'armer pour se defendre lors des innombrables batailles qui auront lieu dans la ville.
On ouvre le ball'apres-midi de l'autre cote du Mekong. Nous sommes en pleine periode seche, et un gigantesque banc de sable y a fait surface. Des tentes ont ete plantees pour pouvoir restaurer la foule, et pour abriter quelques commerces. La tradition veut que l'on construise sur ce cote du Mekong des stupas de sable recouverts de farine et de drapeaux achetes le matin. Un vrai concours de chateaux de sable ! Puis on se rend dans le temple situe sur la colline ou dans les grottes avoisinantespour prier et effectuer des donations.
Une fois ces civilites effectuees, on passe a des activites plus ludiques. Des fusees sont lancees depuis une rampe en bambou. Certaines foirent, d'autres s'elancent vers les cieux avec succes et provoquent d'intenses cris de satisfaction parmi l'audience. On profite aussi de la proximite du fleuve pour arroser tout ce qui bouge.Ce sont toutefois les batailles de farine qui sont les plus acharnees. Tous lesjeunes deambulant le long du Mekong tententde barbouiller le visage despersonnes croises (surtout si elles sont du sexe opposee). L'ambiance est bon enfant et la plupart des touristes se prennent au jeu et terminent la gueule autant enfarinee que celle des locaux.
De retour dans la ville, les batailles d'eau font rage dans la plupart des rues. Les jeunes sont regroupes par bande.Certains sont bases devant une habitation pouvant leur fournir le precieux liquide. D'autresnomades se baladent a l'arriere d'un pick-up ou d'un tuk-tuk en narguant les bandes sedentarises. Je retrouve en quelque sorte l'ambiance de Mandalay (Myanmar), ou j'avais assiste aune fete equivalente il y a 2 ans, mais en plus champetre et moins organise.
Lors du deuxieme et du troisieme jour, un defile entre les 2temples importants est organise dans la rue principale. Des minorites en costume, des moines, quelques chars et des femmes en costume de fete Lao participent au cortege. Sympatique mais un peu court a mon gout. Voir vidéo. Pendant ce temps, les batailles d'eau redoublent d'intensite a tous les coins de rue. Je me suis achete un gros pistolet a utiliser en cas de legitime defense. Mais je regrette de ne pas avoirinvesti dans une arme plus efficace car ma puissance de feu est ridicule a cote des Rambos endevenir, parfois hauts comme 3 pommes.Jeconstate toutefois que la bonne vieille bassine ou le tuyau d'arrosage sont toujours les meilleurs moyens pour tremper jusqu'aux os les adversaires.
Outre les festivites, je passe du temps a parcourir la ville.Luang Prabang est la ville sainte du Laos : la majorite des moines viennent y poursuivre des etudes avant de repartir a la campagne. Il y a par consequent des temples, des monasteres, et des moines en robe orange partout. Tres photogenique tout ca, et je fais une fois de plus un peu trop de photos... Par ailleurs, il reste de nombreux batiments coloniaux (quasiment tous transformes en Guesthouse). Comme au Vietnam, les panneauxsignalant l'entree de la poste ou encore d'autres institutions sont traduits en francais. Etonnants restes de la presence francaise ! A noter, que j'aurais mange durant ces 3 jours les meilleurs baguettes depuis mon depart de France.
17/04/03 Vang Vieng
Je prends le matin le bus vers Vang Vieng empruntant la nationale 13 , tristement celebre puisque2 touristes y ont ete tues par des bandits il y a quelques mois. La route est sure a present d'apres les autorites. Je m'ennuie un peu pendant les 6-7 heures de trajet car les paysages, composes de collines sur lesquelles il ne reste plus beaucoup de vegetation, ne sont pas tres beaux. C'est seulement a l'approche de Vang Vieng qu'ils deviennent interessant : il s'agit du coin du Laos avec les plus belles formations karstiques. On y trouve de multiples grottes et de gigantesques falaises (mais pas depains de sucre commedans la Baie d'Along ou a Guilin).Par ailleurs, c'est un peu la mecque des routards au Laos puisqu'il y a une rue bordee de pizzerias et de bars diffusant les derniers DVD ou les matchs de foot du championnat anglais. On aime ou on n'aime pas. Personnellement, je n'accroche pas trop. Ceci dit, je pense que j'aurais vraiment apprecie en arrivant d'une semaine dans lesvillages completement perdus du Nord-Est du Laos...
Je profite de l'apres-midi pour me balader dans la ville et les alentours proches.Il n'y a pas a dire, c'est vraiment beau par ici. Je visite aussi quelques grottes. Ce qui est sympa, ce que l'on est tout seul a sepromener avec une torche. Rien a voir avec les mega-grottes et eclairages multicolores au Vietnam ou en Chine. Dans l'une des cavernes, des chauves-souris volent au-dessus de ma tete. Pour atteindre une piscine naturelle (plutot une baignoire vu la taille), je marche pendant un moment, je monte ou descends des echelles, etje passe a travers des conduits extremement etroits. J'ai parfois l'impression d'etre de retour dans les tunnels de Cu Chi ! Dans d'autres grottes, je vois de belles formations calcaires.
18 au 19/04/03 de Vang Vieng a Vientiane
L'activite la plus prisee a Vang Vieng : la descente en bouee de la riviere Nam Song en buvant de la biere. Je prefere m'inscrire a une descente de 2 jours en kayak, qui en plus me permettra derejoindre Vientiane. J'aurais pu rester un jour de plus pour explorer les grottes et les villages des environs, mais je crois que j'ai eu ma dose depuis le debut du voyage...
Au petit-dejeuner, je retrouve les 4 anglais quim'accompagneront le premier jour. Pourune fois, je n'accroche pastrop. Ce sont des anglaisgenre bourrin, pas specialement interessants.
Nousprenons un pick-up pendant une heure qui nous depose au bordde la riviere Nam Song.Cette derniere est chouette (sans egaler la Nam Tha toutefois). De gros rochers jalonnent les bords, et la vegetation est assez preservee. Par contre, au niveau rapides, il faudra revenir pendant la saison des pluies.Nous en franchissons un seul d'interessant, et quasiment tout le monde passe a l'eau (moi aussi).Le moment le plus excitant de la journee : un saut de 12 metres depuis une falaise. Ca fait drole quand on arrive en bas !
La descente en kayak terminee,les anglais partentdirectement sur Vientiane tandis que je continue l'excursion en pick-up vers le lacAng Nam Ngum. Je vais passer la nuit sur une des iles. Ce lac artificiel a ete cree suite a la construction d'un barrageen 1975. La vallee de la Nam Ngum en amont (ses villages, sa flaune et sa flore) a alors disparu a jamais sous les flots. Seuls les sommets descollines emergenta present et forment des iles parsemant le lac. Des troncs d'arbres morts font egalement surface durant la saison seche. Le tout est fort pittoresque, et jefais le tour de l'ile avec plaisir.
La Guesthouse ou je vais passer la nuit est un peu delabree mais agreable. Il faittres chaud mais un orage en fin de journee rafraichitl'atmosphere. Les seuls autres hotes sont un chilien et une anglaise. Quelle atmosphere paisible apres Vang Vieng !
Le matin, je me balade encore sur l'ilepuis nous retournons a l'endroit ou nous avions laisser les kayaks la veille, juste apres le barrage. Apres avoir traverse quelques rapides, le guide m'accompagnant m'explique qu'il s'agissait des seuls de la journee. De plus, la riviere Nam Ngum est beaucoup moins belle que la Nam Song, puisque relativement large et encadree de plaines. Je ne suis donc pas enchante par les 3 heures a pagayer qui m'attendent. Lorsque nous nous arretons 10 minutes plus tard, j'apprends que nous allons a present charger les sac-a-dos sur les kayaks, en les protegeant dans des sacs en plastique de fortune. Il ne sera donc plus possible de plonger de temps a autre depuis le kayak pour se rafraichir sans prendre le risque de tout mettre a l'eau. Bof bof. Je lui explique que je prefere abandonner mon embarcation et continuer en bus jusqu'a Vientiane. Je gache un peu d'argent dans l'histoire mais cela ne me dit vraiment rien de continuer. Je suis un peu degoute car j'aurais pu passer plus de temps sur le lac.
Je debarque a Vientiane en debut d'apres-midi. J'ai donc le temps d'avoir un apercu de la capitale du Laos. Caa l'air sympa. J'aurais tout mon temps demain pour en parcourir l'ensemble.
20/04/03 Vientiane
A l'image du pays(5 millions d'habitants), la capitale est loin d'etre surpeuplee. L'atmosphere est par consequent aussi relax que dans le reste du Laos. Il n'ya quasiment pas de circulation, et s'y balader en velo est un plaisir. C'est ce que jevais faire pour la journee.
Je deambulele long desboulevards deserts, je m'engage dans quelques ruelles. Je fais un tour dans le marche. Je visite les principaux temples, et je discute avecles moines.Mes deux endroits favoris : lePha That Luang, la pagode la plus sacree du pays, et le Wat Si Saket, l'un des plus beaux temples que j'ai vu.
Je fais aussi un tour au musee national d'histoire. On part de la prehistoire, puis plusieurs salles sont consacrees aux premiers royaumes Laotiens,a partir du 13 et 14eme siecle. A partir du 18eme siecle et jusqu'a la fin du 19eme, le Laos a constamment ete en guerre et plus ou moins fragmente. C'est alors que commence la partie la plus interessante du musee : l'arrivee des francais.Nous sommes depeints comme des brutes epaisses, qui ont exploite le peuple et les richesses du Laos. A la fin de la seconde guerre mondiale, gagnee par les russes contre les fascistes (pas un mot sur les americains...), les sauvages francais ont voulu reprendre le controle du pays. Mais ils ont ete contraints d'accorder l'independance en 1953 en raison de problemes rencontres au Vietnam (la defaite de Dien Bien Phu interviendra en 1954). Neanmoins, le gouvernement est toujours compose par une elite influencee par l'Europe et les Etats-Unis.Par consequent le parti communiste (Pathet Lao), officiellement cree en 1955, organise le soulevement des paysans dans les campagnes et des minorites dans les montagnes, avec le soutien du Vietminh. Pendant ce temps, les americains augmentent progressivement leur aide financiere etmilitaire pour contrer la poussee du communisme. En 1957 et en 1962, des tentatives pour mettre en place des gouvernements de coalition echouent. De 1964 a 1973, une guerre secrete enflamme le pays, officiellement neutre dans le cadre de la guerre du Vietnam. Malgre l'apport financier de la CIA et l'envoi de nombreux conseillers et formateurs, les communistes arrivent a controler la majeure partie du Laos. Lorsque les americains se retirent definitivement entre 1973 et 1974, le Pathet Lao n'a pas de mal a s'emparer entierement du pays,etils s'emparent de Vientiane en 1975. Les "imperialistes et leurs fantoches", comme decrit dans la legende des photos, ont ete defaits.
Je vous passe la suite du musee de 1975 a nos jours, constitue essentiellement de propagande et de jolis graphiques et camemberts montrant combien la politique du parti a ete benefique...
Je tiens toutefois a preciser que le parti communiste au Laos a ete beaucoup moins radical qu'au Vietnam, qu'en Chine ou qu'au Cambodge. Les reformes drastiques mis en place de 1975 a 1976 n'ayant pas porte leurs fruits, le parti a rapidement assoupli sa politique de collectivisation, et laisse de plus en plus de liberte auxinitiatives individuelles. De meme, la religion a rapidement repris sa place et son importance au sein de la societe, la population n'ayant pas apprecie les regles restrictives mis en placeen 1975 (les moines ne pouvaient plus faire l'aumone et devaient travailler dans les champs).
Demain, je pars vers le Sud du Laos, derniere etape avant de me diriger definitivement vers les plages et les poissons multicolores des iles de Thailande. Pouretre franc,j'y pense de plus en plus...un peu de repos ne devrait pas me faire de mal !

09 au 10/04/03 Trek dans le parc national Nam Tha
Comme prevu, la transition entre les 2 pays est beaucoup moins brutale que les precedentes (Thailande - Cambodge, Cambodge - Vietnam et Vietnam - Chine). En fait, c'est comme si j'avais deja franchi une frontiere virtuelle en arrivant au Xishuangbanna, une region tellement differente du reste de la Chine. Quelques differences sont toutefois a signaler :
- Fini les routes bitumees du Yunnan, je rebouffe a nouveau de la poussiere.
- Je retrouve les maisons en bambou et feuilles de plamier sommaires de l'Asie du Sud-Est (rien a voir avec les belles maisons Dai).
- Fini les transports publics bien organises de la Chine, desormais, il va falloir monter a l'arriere de pick-ups aux horaires de depart plus qu'aleatoires...
- Les forets sont aussi belles que dans le Xishuangbanna mais la culture sur brulis est ici plus intensive. Un spectacle parfois triste a voir.
- Il n'y a plus les "colons" chinois... Fini les gens qui font la gueule et qui polluent les paysages avecdes villes horribles.
- Les touristes sont 100 fois plus nombreux par ici.
Juste a mon arrivee la veille, je me suis inscrit a un trek de 2 jours dans le parc national de Nam Tha (j'ai eu de la chance, c'etait la derniere place). Nous sommes 8 a nous retrouver le matin : 3 americains, 2 allemands, 1 canadienne, 1 suisse et moi. Tous super sympa, a l'instar de nos 2 guides. Un pick-up nousabandonne a la lisiere de la foret, et c'est parti pour 4 heures de marche. Enfin une balade dans une vraie foret tropicale. La vegetation est extremement dense. Les arbres parfois gigantesques.
Lors de la pause dejeuner, je decouvre le repas typique cambodgien. Nos guides deposent sur des feuilles de bananier les differents plats composant le repas: poissons cuits a la vapeur, boeuf, oeufs, differents legumes, et l'indispensable riz gluant caracteristique du Laos. Nous mangeons sans couverts evidemment.
Puis nous continuons notre chemin jusqu'au village Khamu ou nous passerons la nuit. Premier reflexe une fois les affaires posees dans notre dortoir en bambou : plonger dans la riviere. Tous les enfants se sont regroupes sur le bord pour assister au spectacle. Ces derniers commencent a s'habituer aux touristes, qui viennent jusqu'ici a peu pres 2 fois par semaine depuis 2 ans. Le trek a ete cree par une association "ecotouriste". Il est en particulier formellement interdit de donner quoi que ce soit aux enfants pour ne pas les transformer en "mendiants" comme c'est le cas dans de nombreux endroits touristiques. Il est possible de donner des stylos mais seulement au chef du village. Le sentier par lequel nous sommespasses est le plus court pour se rendre au marche de Luang Nam Tha. Compte tenu de la distance, il est difficile pour les villageois d'aller y vendre regulierement leurs produits. Par consequent, les voyageurs venant passer la nuit ici sont une veritable benediction. C'est un moyen de gagner un peu d'argent sans avoir a se deplacer puisqu'il faut les nourrir et les loger.
Le tour du village s'effectue en 5 minutes. Les maisons sont on ne peut plus rudimentaires. Il n'y a pas d'electricite,pas d'eau courante. Cela ne derange pas les gamins qui paraissent heureux de vivreau milieu de la nature. Ils sont aussi ravis de jouer avec les droles d'energumenes que sont les touristes. Par exemple, nous passons une demi-heure sympathique avec eux a chanter a tour de role. Ils se prennent a fonds au jeu, et semblent bien plus excites lorsque c'est leur tour d'entonner une chanson.
Le repas du soir est aussi modeste que celui du midi : riz gluant accompagne de champignons, d'omelette et de petits poissons grilles plein d'aretes. Je me remets a rever de pizzas et de lasagnes... A noter que j'apprecie les pousses de bambous : on les pele comme une banane et on croque dans le coeur tendre (le gout est similaire a celui des coeurs de palmier). Comme nous n'avons plus d'eau fraiche, il nous faut boire l'eau bouillie au gout terreux de la riviere. Lorsque je me couche le soir, je suis bien content d'avoir une moustiquaire, non pas pour me proteger des moustiques mais des grosses araignees accrochees au plafond...
Je passe une mauvaise nuit. A partir de minuit eclate un orage impressionnant. J'ai rarement entendu une pluie aussi violente et des coups de tonnerre aussi tonitruants. Jusqu'a 4 heures, c'est le deluge avec quelques rares accalmies. A 5 heures (le soleil n'etait meme pas leve), ce sont les coqs qui prennent le relais... Lorsque j'essaye de me lever vers 7h30, je reve d'une bonne douche pour me reveiller.
Devinez le menu du petit-dejeuner? Riz gluant et omelette. Il faut prendre des forces car lamarche sera beaucoup plus longue que la veille. Nous longeons dans un premier temps la riviere Nam Tha. L'orage a rafraichi l'atmosphere mais a aussi humidifie le sol, qui pullule de sangsus... De vraies saloperies je vous jure ! Je ne profite pas trop du paysage car je passe mon temps a verifier qu'elles ne sont pas en train de s'agripper a mes chaussures. Lorsqu'elles detectent nos pas, elles se mettent au garde-a-vous le long du chemin et tentent de s'accrocher a tout ce qui passse. Plusieurs d'entre elles reussiront a s'infiltrer dans les chaussures de personnes du groupe.
Noustraversons un 2eme village Khamu, puis un village Lanten ou nous dejeunons. Alors que les Khamu s'habillent de la meme facon que les Laos, les Lanten portent un joli costume traditionnel noir, avec de beaux bijoux et des fils de laines roses attachesa plusieurs endroits. Les femmes se rasent les sourcils comme les Dzao rouges autour de Sapa. Ce village est encore plus pauvre que les precedents car il n'y a meme pas d'ecole.Dans les 2 premiers villages visites, les enfants disposent d'une ecole primaire, et peuvent poursuivre leur education en allant "a la ville". Est-ce la peine de vous lister le menu du dejeuner? Riz gluant avec de l'omelette...
La derniere partie du trek est la plus belle mais aussi la plus difficile. Sous une chaleur etouffante, nous remontons le cours d'un ruisseau charmant. Nous croisons de temps a autre des villageois partis en expedition pour faire des courses a Luang Nam Tha. Globalement, la foret est bien preservee, mais sur la fin nous traversons des paysages apocalyptiques de champs d'arbres calcines par la culture sur brulis.
De retour a Luang Nam Tha, j'apprends avec bonheur que 3 autres personnes souhaitent descendre la riviere Nam Tha avec moi. Les couts seront ainsi partages. Je serai bien reste quelques jours de plus pour visiter les alentours, mais il me faut rejoindre Luang Prabang avant le debut des festivites du Nouvel An Lao.
11 au 13/04/03 De Luang Nam Tha a Luang Prabang
Rendez-vous a l'embarcadere vers 7h30 avec les 3 autres voyageurs, un couple d'allemand et une taiwanaise. Le bateau est une sorte de longue pirogue a moteur. A l'arriere, le pilote s'occupe de diriger l'embarcation et de mettre les gaz tandis qu'a l'avant, uncopiloteeffectue le guet pour reperer les rochers.
La "croisiere" est un vrai delice. La nature bordant la riviere est splendide. A notre passage, les enfants des nombreux villages nous saluent avec excitation. Ils adorent se baigner apparement car ils sonttous dans la flotte.Voir vidéo. Nous croisonspeu de bateaux, a part quelques embarcations de pecheurs. Nous fanchissons regulierement des rapides, ce qui ajoute un peu de piquant a la descente ! Malgre l'experience de nos 2 "capitaines",nous eraflonsdes rochers a plusieurs reprises. A un moment, nous sommes meme contraints de descendre du bateau pourremettre notre embarcation a flot lorsqu'elle se retrouve accrochee a un rocher.
Le village ou nous passons la nuit est authentique a souhait. Pas d'electricite, pas d'eau courante. L'embarcadere sertaussi de salle de bain (baignade, lessive...)et de cuisine(nettoyage des legumes, vaisselle,depecage desanimaux). Au rez-de-chaussee des maisons sur pilotis, les femmes pilent les grains de riz pour oter leur ecorce, filent la laine, ou s'activent sur les ateliers de tissage. Comme d'habitude, les enfants sont tres attachants, et nous jouons un bon moment avec eux. Le repas du soirest le meme que celui du midi : riz gluant avec omelette... On nous a bien montre une piece de boeuf pour savoir si nous desirions manger de la viande, mais nous avons prefere refuser compte tenu des conditions d'hygiene environnantes...
Le matin, nous partons de bonne heure. En effet, les bateliers souhaitent etre de retour dans la journee afin de ne pas rater la fete ayant lieu en soiree dans leur village. La descente est toujours aussi sympathique que la veille. Nous rejoignons le Mekong a Pak Tha vers 13h. Nous avons de la chance car le bateau en provenance de Huay Xai et allant sur Luang Prabang est a quai pour prendre de nouveaux passagers. Nous sautons dans notre nouveau moyen de locomotion.
Ouais bof, apres la riviere Nam Tha, je suis un peu decu par le Mekong. Trop large pour voir la vegetation, les villages et les enfants se baignant sur les bords. Trop monotone car il n'y a pasbeaucoup de rapides. Et puis moins authentique puisque nous sommes a present sur le circuit touristique classique, et le bateau-bus estrempli aux 3/4 par des touristes arrivant de Thailande.Depuis le Vietnam, je n'avais plus vu une telle quantite de voyageurs.
Apres avoir passe la nuit a Pakbeng, nous repartons vers notre destination finale. Seul evenement notable de la croisiere : un arret de 30 minutes pour visiter les grottes de Pak Ou, assez ridicules a cote de celles de Pindaya au Myanmar ou celles de la Baie d'Along. En arrivant sur Luang Prabang, c'est un peu la guerre pour trouver une Guesthouse avec de la place. Fatigue de chercher, je prends une chambre a 15 dollars. Apres tout, un peu de confortneme fera pas de mal.

06/04/03 Jinhong
J'atterris a Jinhong, capitale du Xishuangbanna, vers 9h30. On va se faire une journee pepere car je me suis lever tres tot et je suis assomme par la chaleur. Quand je pense qu'il y a une dizaine de jours, j'etais les pieds dans la neige a quelques centaines de kilometres seulement.
Apres avoir emerge, je loue un velo pour faire le tour des alentours. La ville de Jinhong n'est pas terrible mais il y a quelques villages Dai, la minorite du coin, pas tres loin. Je suis bel et bien de retour en Asie du Sud-Est. Les avenues de la ville sontbordees de palmiers. Les villages sont entoures de rizieres. Les femmes portent de beaux sarong. Il y a des monasteres un peu partout, hebergeant de nombreux moines en robe safran ou orange. Les maisons traditionnelles Dai ont de l'allure, puisqu'entierement en bois, sur pilotis etavec de beauxtoits. Par ailleurs, lesDai sontextremement chaleureux et souriants. Les enfants se regalent a me lancer des Hello. Quel plaisir de retrouver cette atmosphere si particuliereemanant de l'Asie du Sud-Est !
L'apres-midi, je suis de retour dans la ville (en nage), et je me rends dans le Jardin des plantes et fleurs tropicales. Je ne comprends rien au plan, ni aux panneaux senses guider les visiteurs. Je suis a nouveau au point de depart en n'ayant vu sans doute qu'une petite partie du parc. Ce n'est pas grave car iln'etait pasparticulierement exotique.
Comme a Zhongdian, Dali et Lijiang, je suis sur "l'autoroute des routards". Il y a par consequenta Jinhongquelques cafes pour voyageurs concentres dans une rue. Ils sont aussi vides que dans les villes precedentes. Les consequences de l'epidemie de pneumonie atypiquesur le tourisme sont evidents. Je passela soiree avec 3 autresvoyageurs qui se sont poses dans la region depuis quelques semaines.
07/04/03 Ganlanba
Jinhong est une ville "chinoise" (donc moche). Pour voir la campagne Dai, je decide de partir sur Ganlanba, a une vingtaine de kilometres en suivant le Mekong (je le vois vraiment partout celui-la). Une fois sur place, je loue un velo, je prends le ferry pour traverser le Mekong, et je pars a l'aventure au hasard. Cette journee me fera tomber sous le charme du Xishuangbanna.
Toutes les femmes portent dessarongs et des chemisiers multicolores, ainsi qu'unebelle ceinture metallique. Certaines sont coiffees d'un foulard, d'autres d'un chapeau en paille. Je suis sidere par l'elegance de certaines d'entre elles, qui semblent sortiesd'un defile de mode.
Je suis le seul timbre a faire des efforts physiques en plein soleil. La plupart des locaux se sont regroupesa l'ombreautour de tables pour jouer paisiblement au Mahjong ou aux cartes. Je croisque j'ai rarement autant sue de ma vie. A mon desespoir, le taux d'humidite est tel qu'une fine brumecolore engris tous les ciels de mes photos. Lecote positif :cette brumeme protege des rayons de soleil (pas besoin de creme).
Je traverse de multiples villages Dai, aussi charmants les uns que les autres.Entre les belles maisons emegeparfois la pointe du toit d'un monastere. Par contre, je ne trouve pas les paysages sensationnels. Il faudrait revenir lorsque les rizieres sont en eau. De retour a Ganlanba, je passe pas mal de temps dans l'un des monasteres car des pigeons ont eu la bonne idee de se percher sur les motifs du toit. Je les mitraillle sauvagement avec mon reflex.
Alors que je fais un dernier tour dans la ville, je remarque que des motos sont rassemblees pres du ferry. Tiens, quese passe-t-il ? Serait-ce lie au gong que j'entends par intermittence ? Je m'approche et je tombe sur des villageois s'entrainant pour la course de bateaux ayant lieulors du Water-Splashing Festival (le 14 avril). La largeur de ces bateaux semble inversement proportionnelle a leur longueur. Ils peuvent contenir une bonne trentaine de rameurs. Deux bateaux s'entrainent a tour de role, l'un exclusivement masculin, l'autre exclusivement feminin. Ils traversentla riviere calmement puis, au retour, le gongmarquant la cadenceaccelere progressivement.Lors du sprint final, les rameurs se dechainent et exclament des cris rageurs. C'est dommage, je ne pourrais pas assister a ce festival (je serai au Laos).
08/04/03 De Jinhong au Laos
Il y a bien des marches a visiter et des treks a effectuer dans la region, mais je pense trouver la meme chose au Laos. Je vais donc restersur ma bonne impression d'hier et me diriger directement sur le Laos. Pour atteindre Luang Nam Tha, je passe la journee dans l
