Qui d'entre nous n'a jamais reçu d'e-mails de l'un de ses contacts promettant, s'il faisait suivre le courrier à plus de 10 personnes, un nouveau téléphone portable gratuit ou, mieux encore, la réalisation de tous ses voeux dans les cinq jours ! L'e-mail est bien souvent agrémenté d'un "d'habitude, je ne crois pas à ça mais là c'est vraiment trop trop vrai !". Ou encore, une vidéo qui, preuve à l'appui vous montre comment faire du pop-corn avec 4 téléphones portables. A ce titre, il est sidérant de constater combien l'utilisation d'internet a fait perdre à de nombreux adultes leur faculté de discernement au point de faire suivre, sans le remettre en question, le contenu de ces e-mails ou de colporter, sans les avoir vérifiées, des rumeurs saugrenues mais qui s'appuient sur nos peurs. Ce ne sont là que quelques exemples d'informations qui nous inondent et sur lesquels nous ne jettons plus parfois qu'un oeil dépourvu de tout regard critique.
Pour nous réveiller, voici un ouvrage qui survole, dans un langage clair, accessible et avec humour, les outils indispensables pour apprendre à raisonner, à exercer sa pensée critique et qui les utilise ensuite pour les appliquer à la justification des croyances dans trois domaines importants : l'expérience personnelle, la science et les médias. Il nous aide à revisiter ce que le septicisme a de bon.
On retrouvera dans ce "petit cours...", illustré des dessins humoristiques de Charb, les travaux du linguiste Noam Chomsky ou ceux de Carl Sagan, scientifique et astronome américain, connut pour son scepticisme. Sagan qui a dit qu' "Il n'est pas nécessaire d'avoir un diplôme universitaire pour être un sceptique, comme le montre bien le fait que tant de personnes peuvent acheter une voiture usagée sans se faire rouler.
L'idéal que vise la démocratisation du scepticisme est au fond celui-ci: chacun devrait posséder des outils de base qui permettent d'évaluer rigoureusement et constructivement des propositions qui se donnent comme vraies. Tout ce que la science demande, à ce niveau, est que l'on emploie partout le même degré de scepticisme que nous mettons en œuvre lorsque nous achetons une voiture usagée ou lorsque nous jugeons de la qualité d'analgésiques ou de bières en regardant des publicités."
A méditer !


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