grains à moudre (8)
Lecture + Internet + Sérendipité > Carte + Pistes et bien d'autres choses encore !
En lisant un des livres de Bernard Werber que je n'avais pas encore lu (L'Encyclopédie du savoir relatif et absolu = voir ci-dessous), j'ai voulu remettre à jour ma connaissance de l'auteur et je l'ai donc "googlé" ...
... en trois clics je suis tombé sur diverses représentations cartographiques, dont celle de la photo, que vous retrouverez à l'aide du lien en dessous.
Le bouton qui m'a attiré était le "recette pour créer" [tout à gauche], qui m'a donné le texte copié un peu plus bas, qui à son tour m'a assez naturellement fait penser aux missions du pôle créativité[s] de l'Ecole Française de l'Heuristique !
De plus, en lisant une seconde fois les 9 "recettes pour créer" de Brian Eno, je me suis rendu compte que c'était peu ou prou ce que j'étais en train de faire - un amusant exemple de récursivité (?)
Recettes pour créer de Brian Eno
1 - Briser les routines
2 - Tirer profit du hasard et des erreurs
3 - Penser en diagrammes
4 - Ne pas se laisser fasciner par la complexité et la technologie. La technologie est là pour être utilisée, c'est tout. Il ne faut pas rechercher la prouesse technique. Seule compte l'émotion.
5 - Rester dans l'art populaire. Si on ne parvient pas à plaire ni à se faire comprendre du grand public c'est de notre faute. La réaction du grand public est la pression la plus stimulante. Il ne sert à rien de prêcher dans le désert.
6 - Croire dans le pouvoir de l'art à influer sur la réalité. L'art est un moyen de comprendre comment fonctionne le monde et comment on fonctionne soi même.
7 - Persuader par la séduction plutôt que par l'agression. Une des fonctions de l'art est de présenter un monde désirable. Face à une représentation de bien-être et de beauté, on mesure tout ce que la réalité à d'imparfaite. Et on réfléchit naturellement aux moyens de supprimer les obstacles qui nous séparent de cette vision.
8 - Constituer un réseau de gens qui comprennent votre démarche et entretiennent des démarches similaires. En discutant avec les autres vous découvrirez des idées que vous n'auriez jamais conçues seul.
9 - Transporter sa culture avec soi. Et élaborer des hybrides avec les cultures extérieures.

L'Encyclopédie du savoir relatif et absolu
Bernard Werber (Livre)Qui d'entre nous n'a jamais reçu d'e-mails de l'un de ses contacts promettant, s'il faisait suivre le courrier à plus de 10 personnes, un nouveau téléphone portable gratuit ou, mieux encore, la réalisation de tous ses voeux dans les cinq jours ! L'e-mail est bien souvent agrémenté d'un "d'habitude, je ne crois pas à ça mais là c'est vraiment trop trop vrai !". Ou encore, une vidéo qui, preuve à l'appui vous montre comment faire du pop-corn avec 4 téléphones portables. A ce titre, il est sidérant de constater combien l'utilisation d'internet a fait perdre à de nombreux adultes leur faculté de discernement au point de faire suivre, sans le remettre en question, le contenu de ces e-mails ou de colporter, sans les avoir vérifiées, des rumeurs saugrenues mais qui s'appuient sur nos peurs. Ce ne sont là que quelques exemples d'informations qui nous inondent et sur lesquels nous ne jettons plus parfois qu'un oeil dépourvu de tout regard critique.
Pour nous réveiller, voici un ouvrage qui survole, dans un langage clair, accessible et avec humour, les outils indispensables pour apprendre à raisonner, à exercer sa pensée critique et qui les utilise ensuite pour les appliquer à la justification des croyances dans trois domaines importants : l'expérience personnelle, la science et les médias. Il nous aide à revisiter ce que le septicisme a de bon.
On retrouvera dans ce "petit cours...", illustré des dessins humoristiques de Charb, les travaux du linguiste Noam Chomsky ou ceux de Carl Sagan, scientifique et astronome américain, connut pour son scepticisme. Sagan qui a dit qu' "Il n'est pas nécessaire d'avoir un diplôme universitaire pour être un sceptique, comme le montre bien le fait que tant de personnes peuvent acheter une voiture usagée sans se faire rouler.
L'idéal que vise la démocratisation du scepticisme est au fond celui-ci: chacun devrait posséder des outils de base qui permettent d'évaluer rigoureusement et constructivement des propositions qui se donnent comme vraies. Tout ce que la science demande, à ce niveau, est que l'on emploie partout le même degré de scepticisme que nous mettons en œuvre lorsque nous achetons une voiture usagée ou lorsque nous jugeons de la qualité d'analgésiques ou de bières en regardant des publicités."
A méditer !

Petit cours d'autodéfense intellectuelle
Normand Baillargeon (Livre)A la question "Qu'est-ce qui vous surprend le plus dans l'humanité", il a répondu:
Les hommes... parce qu'ils perdent leur santé pour accumuler de l'argent et ensuite ils perdent de l'argent pour retrouver la santé. Et, à penser anxieusement au futur, ils oublient le présent. De telle manière qu'ils finissent par ne vivre ni le présent ni le futur. Ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir... et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu.
Ben voilà comment en quelques phrases on peut recadrer notre quotidien.
Frédéric
Dans une conférence donnée à Enghien le vendredi 22 mai dernier, Jeanne Siaud-Facchin, auteur de plusieurs livres sur la surdouance, y expliquait notamment que l'école devrait être un «lieu où l'on se prépare à apprendre». Il s'agit en effet d'y acquérir des automatismes mentaux pour réduire la charge mentale quand on doit résoudre des problèmes (d'où l'apprentissage par coeur des tables de multiplication, par exemple).
J'aimerais pour ma part que l'école soit aussi un endroit où les professeurs expliquent également le sens de ce qu'ils enseignent et qu'ils aident ainsi les enfants à «apprendre à trouver du plaisir pour apprendre», comme l'a fort joliment dit Jeanne Siaud-Facchin. Mais peut-être avez-vous aussi votre idée sur le rôle que nous autres, parents, pouvons avoir auprès de nos enfants pour les aider à comprendre à quoi sert l'école ?
Sur une site Internet une très utile mise au point sur les différentes approches possibles en pédagogie notamment.
Approche qui peut être linéaire, circuclaire, cybernétique ou mythique. Des exemples concrets illustrent bien tout ce que l'on peut en tirer y compris dans sa manière de se situer dans le monde. Personnellement j'ai trouvé cette lecture vrraiment éclairante et simple. De nombreux liens permettent également d'avoir des définitions utiles des concepts de l'approche systémique. Il faut noter que pour une fois on ne limite pas cette attitude à la seule thérapie famililale...
le site à voir de la faculté de Liège. Bon surf.
J'ai entendu cette histoire sur France Inter, Rue des Entrepreneurs. Rien que le titre m'enchante : Eloge du désordre dans un monde trop organisé. La suite aussi: le désordre comme source de créativité... Et d'un point de vue heuristique, c'est le foisonnement versus la linéarité ;-). Une émission à podcaster (jusqu'au vendredi 14 mars), et un livre... à regarder de près : Un peu de désordre = beaucoup de profit(s), de Eric Abramhamson et David H. Freedman.
"Dans Manhattan à Broadway, deux marchands de journaux s'étaient installés l'un en face de l'autre, de chaque côté de la rue. Dans l'une des deux boutiques, les magazines étaient impeccablement rangés et enregistrés sur ordinateur. Dans l'autre, ils semblaient avoir trouvé leur place par hasard. Le patron de ce bric à brac, dénommé Essam, ne disposait d'aucun système informatisé d'inventaire pour lui dire ce qu'il avait vendu et quels titres devaient être réassortis. Avec Zak, son commis, il travaillait de mémoire et tous deux profitaient des moments creux pour remettre un peu d'ordre.
Comme il fallait s'y attendre, la première boutique vendait plus de magazines que le pauvre Essam. Comme il fallait s'y attendre, un seul des deux marchands de journaux a survécu. La distribution des rôles, dans ce dénouement, n'est pourtant pas celle que l'on croit : c'est Essam (le désordonné) qui a survécu.
Il vendait certes moins de journaux que son voisin, mais gagnait plus d'argent, tout simplement parce qu'il s'épargnait les coûts exorbitants d'une équipe pléthorique pour ranger sa marchandise et du système d'inventaire en continu."
Cette histoire est racontée par Eric Abrahamson dans son livre « Un peu de désordre = beaucoup de profits » que vient de publier Flammarion.
L'auteur, professeur de management à la Business School de l'université Columbia à New York veut ainsi démontrer que l'ordre peut coûter cher, que le désordre peut être rentable et que les organisations trop rigides brident souvent la créativité.
Extrait de « Questions to ask yourself » de Danny Gregory. Traduction libre.
• Quels souvenirs ai-je de moi, enfant, en train de dessiner ?
• Pourquoi ai-je arrêté ou changé mes habitudes concernant le fait de dessiner ?
• Est-ce que la créativité fait partie de ma vie ? Ou seulement de mon boulot ?
• Que me dit ma voix intérieure lorsque je dessine (aujourd'hui) ?
• Est-ce que je deviens plus rigide avec les années ? De quelle façon cela affecte-t-il ma carrière ?
• Est-ce que j'ai tendance à étiqueter les gens, puis à en rester là pour ce qui les concerne ?
• Est-ce que chaque petite chose que je fais, chaque jour, est quelque chose que je veux faire ? Est-ce que je pourrais faire de la place dans mon emploi du temps pour faire des trucs juste pour moi ?
• Est-ce que je fais quelquefois des choses juste pour le plaisir ? Est-ce que je m'amuse assez en ce moment ?
Voici un texte magnifiquement simple et limpide de Philippe Perrenoud, "professeur ordinaire" (c'est son titre) de l'université de Genève, qui concilie la question de l'apprentissage et la psychodynamique du travail, courant dans lequel je m'inscris en tant que psychologue clinicienne du travail. Philippe Perrenoud met en mots l'activité d'apprentissage, dépeint la complexité d'apprendre, les ressorts psychologiques et émotionnels qui entrent en jeu. Pour vous donner l'envie de le lire, voici sa conclusion : "Ces quelques rappels n'avaient d'autre ambition que de rappeler la complexité et la fragilité de l'apprentissage humain. Est-ce à dire qu'il faut perdre tout espoir, laisser les enfants à eux-mêmes ? Bien sûr que non. Mais cesser d'avoir des attentes irréalistes, laisser du temps au temps, être sensible aux ambivalences, renoncer au forcing, au chantage, aux incitations qui font régresser au niveau du conditionnement. Cesser de mettre les difficultés d'apprentissage sur le compte de la bêtise, de la mauvaise volonté ou de la paresse. Cesser de croire que la violence psychologique, la peur du ridicule ou la répétition jusqu'à la nausée aident quiconque à apprendre."
Isabelle Pailleau
Nom : APPRENDRE.rtf
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