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écriture (13)

sept.
11

Plog !

Déroutée par l'univers de Fred VARGAS lors de ma première lecture (cf mon avis : l'homme aux cercles bleus), je suis depuis, comme tout le monde, devenue une très grande fan. Admiratrice inconditionnelle, comme je peux l'être de Thomas FERSEN et BARBARA qui n'ont pas écrit un seul polar, mais manient la langue française et les métaphores pour une magie des mots qui porte à l'émotion. Le talent des grands poètes.


Les intrigues de FV sont de plus en plus atypiques, alambiquées, borderlines, instinctives et floues. Autant dire qu'on n'y croit pas une seule seconde, et pourtant on s'y vautre en entier comme dans une paire de draps propres, c'est bon.


Son dernier roman "un lieu incertain" m'a fait peur, car j'ai cru que cette fois j'allais être décue. Il y avait bien pourtant dès le début Adamsberg qui se déplace dans sa cuisine comme un lézard qui tourne sur son rocher pour suivre le soleil, et puis plus rien. Que t'est il arrivé Fred ? C'est quoi cette intrigue préssée qui pioche à tors et à travers de l'Europe des bouts d'invraisemblances incongrues ? Adamsberg devient presque volubile et prompt, tout s'accélère ... jusqu'à ce que notre commissaire "pelleteur de nuages" prennent le train (ouf, pas d'avion) pour l'Europe de l'est, en compagnie d'un énergumène velu à bon caractère. Nous sommes aux deux tiers du rom'pol, l'intrigue si ardue et dispersée va pouvoir se dénouer, ... et FV jusque là si tendue, si concentrée, va pouvoir se lâcher, revenir à son humanisme tranquille, son humour tendre et excentrique, nous faire aimer l'homme.


Le dernier tiers du roman est délectable, hautement jubilatoire. Retour aux évidences utopiques, à la bonté implicite, on sourit sans cesser de l'amusement au plaisir. Peu importe comment les noeuds se dénouent c'est l'apaisement qui compte. Plog.


Fred Vargas est un enchanteur. la vie est belle, les gens sont formidables. Plog.

Pourtant certains défaillent et il arrive qu'il manque un pied coupé sur 9 paires déposées devant un cimetière anglais, mais un massacre à Garches mène au coeur du mystère dans un caveau des Carpathes ... Comment ça vous n'y comprenez rien ?! Souriez, je ne vous ai rien raconté, et vous découvrirez ce que veut dire PLOG en lisant le dernier miracle de Fred VARGAS.



Visite conseillée : Pour la visite du cimetière de Highate, et pour un bon article sur ce roman. http://blog.vampirisme.com/vampire/?gallery/visites/cimetiere-de-highgate/1#gallery

Un lieu incertain

Fred Vargas (Livre)
Excellent


août
8

Un mauvais cheval à découvrir

  • Par noircestnoir le 08/08/08 - 13:23
  • Dernier commentaire ajouté il y a 3 mois

Il y a deux ou trois mois de cela, j'ai retrouvé une vieille connaissance sous la forme d'un recueil de nouvelles intitulé Le Mauvais cheval. L'auteur s'appelle Damon Runyon. J'ai commencé à lire des textes de ce nouvelliste il y a belle lurette sur les conseils de Robert Soulat qui dirigeait à cette époque la collection "série noire". Il m'avait conseillé la lecture de damon Runyon qu'il considérait comme un précurseur du genre. C'est ainsi que je découvris la biographie d'un individu hors norme qui avait réussi à intégrer l'armée américaine à l'âge de quatorze ans lorsqu'un conflit éclata entre son pays et l'Espagne à propos des Philippines. Plus tard journaliste, il devient expert sportif et fait merveille pour relater l'ambiance d'un combat de boxe ou d'une course de chevaux. Au début des années 30, Runyon commence à écrire des contes qui se déroulent généralement à Broadway. Il se retrouve tous les soirs dans ce quartier new-yorkais, au restaurant Lindy. Côtoie toute la nuit la faune qui hante ces lieux et au petit matin, rentre chez lui écrire un conte que les réseaux de journaux s'arrachent car Runyon possède l'art de la narration. Non seulement il écrit tout au présent mais il sait rendre vivantes les scènes les plus quotidiennes en usant d'un argot empreint de poésie, sans jamais une once de vulgarité ; il met en scène le monde populaire, les paumés, les prostituées et les gros durs pour lesquels il invente des surnoms pittoresques : Poudre d'escampette, Cal Orifère, Kid la pastille, Hymie œil de banjo, et raconte de truculentes histoires pleines d'humour et de sagesse. Ce nouveau recueil présente neuf textes inédits qui devraient vous séduire. Dernier détail : 29 films ont été tirés de ses contes notamment Blanches colombes et vilains messieurs avec Frank Sinatra et Marlon Brando.

On peut aussi trouver en folio "Broadway mon village", "Nocturnes dans Broadway" et "Le Complexe de Broadway". Humour garanti !


Damon Runyon : Le Mauvais cheval , Rivages poche, 265 pages, 8,50 euros.



août
7

salmigondis

  • Par goyaveines le 07/08/08 - 12:56
  • Dernier commentaire ajouté il y a 3 mois

Partie à la recherche des salmigondis ... j'ai du moins trouvé ce site des correcteurs du monde qui en passionnera plus d'un !

Je m'éloigne légèrement du thème du polar, mais certainement pas de la beauté de la langue française :-)


août
6

Vote pour des Ecrits Vaines

  • Par fersenette le 06/08/08 - 12:02
  • Dernier commentaire ajouté il y a 3 mois

je ne dis pas une auteure même si ça donne un cachet féministe et j'ai lu hier sur le site des correcteurs du Monde un commentaire qui disait en gros, on a un acteur et une actrice. Pourquoi n'a-t-on pas une acteure. Je reprends le commentaire de Noirc'estnoir :

"Tout simplement parce que ce n'est pas un vrai féminin et sous des dehors évolués, en fait on cantonne la femme à un féminin qui découle du mot masculin. Autres exemples : directeur directrice - facteur factrice - éducateur éducatrice - mais on trouve aussi catcheur et catcheuse -pleureur (le saule) et pleureuse alors on pourrait organiser un petit vote parmi les membres de la liste et la réponse majoritaire, sera utilisée désormais sur la liste. QU'EN PENSES-TU ?


auteur - auteure

auteur - auteuse

auteur - autrice"

août
4

Thriller du XIII ème siècle

  • Par adrenalinetequila le 04/08/08 - 16:17
  • Dernier commentaire ajouté il y a 3 mois


Je me suis enfin décidée à lire ce roman à succès, vous l'aurez probablement lu bien avant moi !



* L'auteur


Romain Sardou est bien le fils de Michel et le petit fils de Jacky. Il est né le 6 janvier 1974 et après avoir voulu faire du thêatre, il se passionne pour l'écriture. Il part un temps écrire des scénarii pour enfants chez Disney et revient en France pour écrire des romans.

"Pardonnez nos offenses" est son premier roman, publié en 2002 chez XO.



* La couverture


Il s'agit d'une partie du tableau "Le Voyage de Tondal" de Jérome Bosch.

Monsieur Bosch est un peintre hollandais du XVIème siècle spécialisé dans les oeuvres à caractère hérétique ! Il représente des scènes religieuses mais fait tout pour faire dresser le poil de toutes les grenouilles de bénitier. Ca tombe plutôt bien, l'hérétisme est un des fils conducteurs du roman (rien à voir avec l'érotisme ! je précise pour les incultes !). Une couverture dérangeante donc, mais qui interpelle le lecteur et le pousse à tout observer en détails.



*La sombre histoire



Romain Sardou nous entraîne en plein hiver 1284 dans un petit diocèse près de Toulouse. Un diocèse aux allures bien tranquilles. Et pourtant, une année auparavant, deux petites filles ont retrouvé dans un cours d'eau des "morceaux" d'êtres humains. Une fois le puzzle reconstitué il s'est avéré qu'il s'agissait d'un chevalier et de deux jeunes enfants (des jumeaux). Bizarre mais pas étonnant puisque en amont du cours d'eau se trouve le village d'Heurteloup, village qui aurait été pris par le diable il y a plusieurs décennies.

Oui mais pour un village oublié, Heurteloup semble intéresser beaucoup trop de monde... et notamment Rome.


* Les protagonistes


J'ai trouvé qu'il y avait un peu trop de personnages. Surtout au début, avant de rentrer vraiment dans l'histoire. Et puis en plus comme ce sont des prénoms moyennageux, ils ne sont pas évidents à retenir !

Du coup, comme l'histoire tourne autour de trois personnages centraux qui ne se croiseront pas ou peu, je ne vous présenterai que ceux-ci.

Trois hommes. Trois hommes d'une trentaine d'années. Trois hommes d'une trentaine d'années et ayant offert leurs vies à l'Eglise. Trois hommes en marge de cette même Eglise et de ses traditions.

Et pourtant, ces trois personnages sont diamétralement opposés.


* Henno Gui


C'est un jeune prêtre qui a été convoqué par l'évêque Haquin pour remettre les villageois de Heurteloup (qui n'ont pas vu l'ombre du moindre homme d'Eglise depuis une trentaine d'années) dans le droit chemin de la foi.

La tâche est lourde et périlleuse, mais Henno Gui est un jeune homme courageux. Il est également très bon orateur et arrive par le seul don de la parole à faire dire aux gens le contraire de ce qu'ils pensaient avant de le rencontrer. Il connaît également bien la médecine, mais plus dans le style rebouteux spécialiste des plantes médicinales.

C'est un personnage très agréable qui nous guide en douceur à travers cette histoire.


* Le moine Chuquet


Chuquet est le vicaire du diocèse de Draguan. Il était un peu le secrétaire particulier de l'évêque Haquin avant que celui-ci ne soit mystérieusement assassiné. Il va avoir alors la difficile mission d'emmener la cadavre de son évêque à travers le rude hiver jusqu'à la capitale. Il suppose que la famille de Chuquet se trouve à Paris et compte leur rendre le corps du défunt. Lui qui rêvait d'aventures sans pouvoir espérer en vivre un jour au fin fond de son diocèse perdu, il va se retrouver entraîner de mystères en mystères.

C'est un personnage que j'ai beaucoup aimé. En effet, il a un caractère relativement effacé et au début on remarque à peine son personnage. Puis au fil de ses périgrinations vers Paris, on commence à s'intéresser à lui et à admirer son courage. Puis c'est un personnage qui va prendre toute son ampleur au fil des pages... mais chuuuttt.... ;o)


* Aymard du Grand-Cellier


Fils d'Enguerran du Grand-Cellier, appelé le Chevalier Azur pour sa loyauté lors des Croisades.

Après avoir été un soldat turbulent et bien moins glorieux que son père, Aymard est entré dans les ordres et est devenu abbé. Oui mais... l'ordre qu'il fonde est purement hérétique avec sacrifices de vierges etc... Son père ne peut laisser son honorable nom être sali ainsi et va donc livrer son fils à Rome pour la peine qui sera décidée par le Pape. Oui mais... Alors qu'Aymard aurait dû être pendu haut et court, Rome et ses dirigeants vont lui trouver une toute autre utilité.

C'est un personnage sombre et imprévisible. Au départ il n'est pas très intéressant, mais ce qui va lui arriver est tellement hors du commun qu'on s'attache à ce personnage détestable.




* Ce que je n'ai pas aimé



•• Au début de la lecture, je me suis dit "mon dieu où je suis tombée, je vais jamais arriver à le lire". Au début, on nous balance un tas de personnages (qui ne font même pas partie de l'intrigue) et d'informations. C'est assez destabilisant. Heureusement ça ne dure qu'une vingtaine de pages.

•• Par contre c'est vrai que tout au long du livre on nous présente une foultitude de personnages qui se ressemblent un peu et qui ont des noms à coucher dehors. Du coup si on ne suit pas, on est largué. Vraiment pas le type de roman que tu peux lire en pointillés.

•• Le thème de la religion catholique peut en refroidir certains. Tous les personnages ou presque sont des religieux, toute l'intrigue tourne autour de la religion... et pourtant elle ne semble pas omniprésente. On se passionne pour l'intrigue, mais on se rend compte que la religion n'est qu'un prétexte au suspens.

•• La période à laquelle se déroule l'action. Mais il s'agit d'un inconvénient personnel puisque étrangement je n'ai jamais été attirée par cette période. Je crois même que c'est le premier roman que je lis qui s'y déroule...

•• Si vous cherchez une histoire d'amour passez votre chemin c'est pas dans un milieu d'hommes et religieux en plus que vous allez dénicher beaucoup de jupons !!!


* Ce que j'ai aimé


•• Le suspens. J'ai été prise dans cette histoire comme on pourrait l'être dans un tourbillon. A un tel point que ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Lutter le soir pour en lire un maximum alors que je tombais de sommeil. L'emmener avec moi pendant la journée pour le lire dés que j'avais une minute.

En plus, jusqu'à la fin, on n'a aucune idée d'où veut nous mener l'auteur et c'est ça qui est passionnant.

•• Les personnages. Pas facile de rendre attachants une tribu de personnages tous aussi différents et qui ne rentrent pas dans les critères habituels des héros de belles histoires.

•• La découpage des chapitres. Chaque chapitre est consacré à l'un des trois personnages centraux et à l'évolution de sa situation. En général, un chapitre se termine à un passage crucial pour le personnage et lorsqu'on attaque le suivant, on n'a pas la réponse à notre question puisqu'on change de personnage. C'est assez déroutant, mais c'est ce qui fait qu'on dévore autant ce roman.

•• Le style. Il est à la fois simple et recherché. En effet j'avais voulu lire "Le Nom de la Rose" d'Umberto Ecco (ah ben tiens voilà un roman où l'action se déroule au Moyen Age !) mais après les premières pages de prières interminables en latin j'ai laissé tomber. Ici on est dans le même environnement, mais la lecture est ouverte à tous, quel que soit notre âge ou notre religion. Romain Sardou utilise des mots et des expressions d'époque mais n'en surcharge pas son récit de manière à ce que le lecteur ne soit pas perdu en route.

En plus, ce style si simple avec ces chapitres bien découpés peut paraître simpliste, mais c'est une véritable recherche. En effet, dans les cinquante dernières pages, alors que le rythme s'accélère et que l'on est tout près de toucher au but, les chapitres deviennent de plus en plus courts et l'on jongle entre les personnages pour les voir arriver vers le même but. On ne s'en rend par forcément compte à la lecture, mais en analysant avec un peu de recul ça saute aux yeux !


Pardonnez nos offenses

Romain Sardou (Livre)
Bon


Écrivains talentueux des Etats-Unis au siècle dernier, John O'Hara et O. Henry sont inconnus d'une majorité de lecteurs. Grâce aux éditions Pascuito ces deux géants sont en train de revivre une seconde existence.


Depuis 2006, Bernard Pascuito a publié cinq titres des deux compères cités plus haut. Et c'est un vrai bonheur pour tous les amoureux de la littérature américaine de pouvoir disposer de trois ouvrages inédits accompagnés de deux rééditions dont les traductions ont été révisées. Avant toute chose, j'attire votre attention sur une petite curiosité : dans un manuel littéraire, John O'Hara et O. Henry pourraient être classés à la même page, presque à la suite. Il n'en est rien et en regardant attentivement leurs patronymes, vous constaterez que si O'Hara est bien le nom du premier, celui du second est Henry, car le O. suivi d'un point et non d'une apostrophe représente l'initiale du prénom. Comme il s'agit d'un pseudonyme, la façon dont O. Henry l'adopta mérite bien quelques lignes. Natif de Greensboro en Caroline du Nord, William Sydney Porter voit le jour en 1862, un 11 septembre. Adulte, il ne suit pas les traces de son médecin de père car après un bref séjour dans une pharmacie, il préfère travailler dans un ranch du Texas, puis dans une banque d'Austin avant de devenir journaliste pour un quotidien d'Houston. Un peu plus tard, inculpé de détournement de fonds, il préfère se réfugier au Mexique plutôt que de comparaître au procès qui lui est intenté par son ancienne banque. Mais il joue de malchance avec son épouse restée au Texas. Celle-ci est atteinte d'une maladie mortelle et en lui rendant une ultime visite, il est arrêté par la police et interné au pénitencier fédéral de l'Ohio. Il y passe trois années durant lesquelles il écrit ses premiers textes et sympathise avec un de ses gardiens, un certain Orrin Henry qui va l'inspirer quand une fois libéré, William Sydney Porter s'installe à New York et troque son patronyme contre le nom de O. Henry sous lequel il va signer plus de six cents nouvelles, publiées dans dix collections différentes . Ses personnages sont souvent des filous ou des adeptes du système D. et nombreux sont ses textes de connotation policière.

O. Henry meurt en 1910, à l'âge de quarante-huit ans pour cause de « tuberculose aggravée » mais on sait aussi que l'artiste ne suçait pas de la glace. Il consommait chaque jour deux bouteilles de whisky. Après sa mort, les milieux littéraires états-uniens créeront le Prix O. Henry, prestigieuse récompense attribuée à la meilleure nouvelle étatsunienne de l'année. Si cet Américain prolifique se lit encore aujourd'hui avec un intense plaisir, il le doit d'abord à la tonalité d'une œuvre où liberté et solidarité sont des thèmes dominants. Ses histoires empreintes de tendresse et de drôlerie s'appuient sur un humour qui, loin d'être démodé, surprend souvent par une chute étrange ou inattendue avec laquelle le destin se trouve aux premières loges. Il écrit par exemple avec humour : « Au Texas, la conversation est rarement continue. On peut intercaler un kilomètre, un repas et un assassinat entre deux discours sans pour cela nuire à la thèse ». Il doit aussi son succès à ses personnages ni totalement bons, ni entièrement mauvais qui comme l'a écrit Antoine Blondin : « sont moins de mauvais garçons que de mauvais sujets avec ce que cela implique de mitigé ». Après La Théorie du chien, composé de huit nouvelles inédites, Un peu de couleur locale est un nouveau recueil avec huit textes inédits également traduits par l'excellente Michèle Valencia. Malfrats et escrocs à la petite semaine peuplent nombre de ces nouvelles avec quelques personnages récurrents comme Shamrock Jones et le docteur Whatsup, pastiches de Holmes et de Watson ou encore Martin Burney qui dans un récit resté fameux, kidnappe un garçon tellement insupportable qu'il est obligé de payer les parents pour qu'ils acceptent de reprendre leur rejeton.


Considéré aux Etats-Unis comme l'un des cinq plus grand écrivains du XXe siècle , John O'Hara (1905-1970), lui aussi fils de médecin, va exercer quelques petits boulots avant de devenir journaliste. Scénariste à Hollywood à partir de 1934, il publie la même année son premier et plus célèbre roman, Rendez-vous à Samarra. Écrit dans la veine naturaliste, c'est le récit d'une déchéance à l'issue tragique mais c'est aussi la description réaliste et pointilleuse de la bourgeoisie d'une petite ville de Pennsylvanie durant la période de la prohibition, c'est-à-dire les années 1920. Auteur d'une douzaine de romans et de plusieurs recueils de nouvelles, John O'Hara est considéré comme l'un des meilleurs connaisseurs de la société américaine et de ses classes sociales. Cette réputation non usurpée s'appuie sur des ouvrages comme A corps perdu (ou La Rage de vivre) chronique de la famille Caldwell qui domine la ville de Pen avec comme symbole de cette domination, Grace Caldwell Tate qui mord la vie à pleines dents et fait scandale avec son mariage et ses adultères ; ou comme Une lueur de paradis dont le narrateur James Malloy, scénariste à Hollywood, a une liaison avec Peggy, une jeune communiste, employée de librairie. Mais cette idylle va avorter lorsque le père de la jeune femme, disparu des années durant, refait surface venant perturber la vie du couple. Court roman inédit La Fille sur le coffre à bagages a de nouveau comme protagoniste James Malloy pas encore scénariste mais attaché de presse d'une société de cinéma. Il a mission d'escorter la star Charlotte Sears durant son séjour à New York et il éprouve vite de la sympathie pour l'actrice qui est la maîtresse de Thomas, homme d'affaires lié à la pègre. En rentrant d'une réception très bourgeoise, le couple est victime d'un accident de voiture. Thomas est tué, Charlotte défigurée et une fois encore, un récit qui commençait bien s'achève tragiquement. Les bluettes à l'eau de rose ce n'est pas le genre de la maison O'Hara.



Bibliographie

Editions Pascuito pour tous les titres.

O. Henry : La théorie du chien, 125 pages, 12 euros. Un peu de couleur locale, 151 pages, 17 euros.

John O'Hara : Une lueur de paradis, 165 pages, 16 euros. La Fille sur le coffre à bagages, 141 pages, 16 euros.


juil.
24

La vague des auteurs nordiques

  • Par cridouce le 24/07/08 - 13:15
  • Dernier commentaire ajouté il y a 2 mois

Je ne me sens pas très à l'aise dans l'exercice des fiches de lecture. Loin s'en faut ! et pourtant j'adore vous lire, merci à vous qui savez partager le détail de vos lectures et susciter notre curiosité :-)


Je suis surprise qu'ici il n'a jamais été évoqué d'auteur nordique. Ils sont pourtant encensés par les lecteurs ainsi que la critique. Leurs romans s'arrachent chez les libraires de même qu'ils innondent les têtes de gondoles. Le Best seller de l'été me semble sans conteste la trilogie de STIEG LARSSON, Suédois. Nous connaissions déjà le Suédois HENNING MANKEL, il y a l'Islandais ANALDUR INDRIDASON, JO NESBO un Norvégien, ... et j'en oublie certainement beaucoup d'autres !


Les avez-vous lus ? qu'en pensez-vous ? les auteurs de polars nordiques peuvent ils damer le pion aux anglo-saxons ?

juil.
23

le titre du polar le plus long au monde

  • Par noircestnoir le 23/07/08 - 12:17
  • Dernier commentaire ajouté il y a 4 mois

Le nom de Michel Boujut évoquera peut-être pour vous « Cinéma cinéma », cette célèbre émission de télévision des années 80/90 dont le générique nous montrait un individu en trench coat ouvrant dans un long couloir une multitude de portes (Eddie Constantine dans Alphaville de Godard). Grand amateur de cinéma et de jazz, touche-à-tout de génie, Boujut est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages dans lesquels il mêle souvent ses passions. Ainsi son roman Les Jarnaqueurs (1998), est une aventure de Gabriel Lecouvreur surnommé le Poulpe, ponctuée de références cinématographiques. L'action se déroule à Jarnac, sa ville natale où le cercueil contenant le corps de François Mitterrand a disparu. Souffler n'est pas jouer (2000), met en scène Louis Armstrong et son orchestre qui viennent d'arriver à Paris, durant l'année 1934. Deux gangsters américains ont pour mission de ramener le célèbre trompettiste aux Etats-Unis. Son plus récent opus porte un titre qui, certainement, figurera pour sa longueur dans le livre des records : « La vie de Marie-Thérèse qui bifurqua quand sa passion pour le jazz prit une forme excessive ». Le point de départ de ce récit s'inspire d'un fait divers survenu à Toulouse en janvier 1959. Le jeune patron d'une boîte de jazz fut abattu par le chef d'un trio de malfrats qui voulait obliger la victime à payer leur protection. Mêlant fiction et réalité, Michel Boujut raconte avec sa verve coutumière le parcours de Marie-Thérèse, la maîtresse du tueur.


Bibliographie :


Michel Boujut : La vie de Marie-Thérèse qui bifurqua quand sa passion pour le jazz prit une forme excessive, Rivages/noir, 178 pages, 8 euros.




juil.
23

Halte au saccage de la langue française ...

  • Par fersenette le 23/07/08 - 11:30
  • Dernier commentaire ajouté il y a 3 mois


N'hésitez pas à télécharger cet encart et à le diffuser sur vos blogs et diverses participations sur le monde du net !

juil.
13

Fred VARGAS, Frontignan (Juin 2007)

  • Par fersenette le 13/07/08 - 23:59
  • Dernier commentaire ajouté il y a 4 mois


Utilisez le lien ci-dessous pour savoir que F Vargas est totalement archéologue et qu'elle construit ses romans comme on part à la pêche ...


http://www.dailymotion.com/video/x3vlh4_fred-vargas-a-frontignan-firn-juin_creation