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mon opinion (50)

oct.
9

islande en bocaux

  • Par osman.manos le 09/10/08 - 13:11
  • Dernier commentaire ajouté il y a 1 mois


L'Islande nous interpelle rarement au cinéma, et même toutes circonstances confondues. L'occasion de changer d'air au ciné, de sortir un peu des autoroutes balisées made in USA. Les cinéastes islandais font peu parler d'eux, Baltasar Kormakur pourtant nous livre un très bon polar, "Jar City". Rien de très révolutionnaire, mais pour le moins rafraîchissant d'entendre parler islandais ce qui, du moins personnellement, ne m'arrive pas tous les jours.


L'histoire commence par un meurtre, c'est une procédure classique pour un polar, celui d'un homme âgé qu'on pense sans histoire. Un indice de départ pour l'enquête sera la photo d'une tombe de petite fille, morte trente ans plus tôt. L'inspecteur Erlendur va enquêter sur le passé de la victime.


Le déroulement de l'enquête tanguera de rebondissements et nouvelles pistes pour finalement reconstituer un puzzle cohérent, c'est souvent le cas d'un policier. En celà ce film n'apporte pas d'originalité, mais satisfera les amateurs du genre.


A mon sens dans ce polar ce qui retient l'attention c'est le personnage principal du flic et là l'histoire sort un peu du lot essentiellement par les contrariétés et les doutes qui pèsent sur sa vie personnelle. Les soucis d'un père pour sa fille tombée dans la drogue donnent profondeur et crédibilité au personnage. L' interprétation d' Ingvar Eggert Siggurdson est remarquable, un acteur islandais : le connaissiez-vous ?


Mais le véritable intérêt de Jar City, c'est l'exotisme, les décors islandais magnifiques. Ne serait ce que pour cette raison ne ratez pas ce film.



Jar City

(Film à l'affiche)
Bon


sept.
15

L'environnement du site communautaire à changé

  • Par fersenette le 15/09/08 - 16:16
  • Dernier commentaire ajouté il y a 2 mois

Tout d'abord je précise que les administrateurs n'y sont pour rien, affinitiz.com change arbitrairement et sans prévenir les fonctionnalités de ce site. Proposé clefs en mains et gratuitement je le rappelle.


Que pensez-vous de cette nouvelle version ? Je vous propose de le dire en quelques questions, mais aussi de ne pas hésiter à vous exprimer dans les commentaires ci-dessous ...


Vos j'aime, j'aime pas, je ne retrouve plus ceci ou cela, j'ai trouvé une nouvelle fonction qui permet de ... etc !

le design

Que pensez-vous du nouvel aspect du site ? son esthétique ?

les fonctionnalités

certains outils ont disparus, d'autres sont arrivés ... qu'en pensez-vous ?

sept.
15

L'homme du lac - Arnaldur INDRIDASON

  • Par terramater le 15/09/08 - 15:35
  • Dernier commentaire ajouté il y a 2 mois

À la suite des tremblements de terre qui ont eu lieu en Islande en juin 2000, le lac de Kleifarvatn se vide peu à peu. Une géologue découvre sur le fond asséché un squelette lesté par un émetteur radio portant des inscriptions en caractères cyrilliques à demi effacés. Erlendur et son équipe se voient chargés de l'enquête, ce qui les mène à s'intéresser aux disparitions non élucidées ayant eu lieu au cours des années 60 en Islande. Peu à peu, Erlendur, Elinborg et Sigurdur Oli remontent la piste de l'homme du lac dont ils finiront par découvrir le terrible secret. L'Homme du lac nous raconte aussi une magnifique histoire d'amour contrarié. Traduit de l'islandais. Du même auteur : La Cité des jarres ; La Voix (ce dernier titre reparaît simultanément en Points).


Toujours aussi bon de lire Indridason.

Quatrième volet des enquêtes d'Erlendur et de ses collègues. Un squelette est retrouvé dans un lac asséché attaché à un vieil émetteur radio d'origine soviétique. S'en suit une enquête qui oscille entre passé, à Leipzig, où un groupe d'étudiants islandais poursuit ses études au sein d'une université pour parfaire leur connaissance du communisme. Et le présent où Erlendur enquête sur l'identité du squelette.


Erlendur est toujours cet être hanté par la disparition de son frère, dépité de ne pouvoir faire sortir sa fille de cet engrenage qui la consume. (drogue). C'est un être marqué qui commence à revivre grâce à sa nouvelle amie, aux contacts de ses collègues qui le bouscule afin qu'il s'ouvre plus aux autres. Son fils aussi est plus présent.


Indridason nous touche avec justesse avec ses personnages très humains. Très proche de nous. C'est un plaisir chaque fois renouvelé de le lire. Il se dégage toujours une espèce de mélancolie après la lecture de ses livres. « L'homme du lac » reste dans la droite ligne des précédents tomes, mais pour le moment « La femme en vert » reste mon préféré.

L'homme du lac

Arnaldur Indridason (Livre)
Excellent


sept.
11

Plog !

Déroutée par l'univers de Fred VARGAS lors de ma première lecture (cf mon avis : l'homme aux cercles bleus), je suis depuis, comme tout le monde, devenue une très grande fan. Admiratrice inconditionnelle, comme je peux l'être de Thomas FERSEN et BARBARA qui n'ont pas écrit un seul polar, mais manient la langue française et les métaphores pour une magie des mots qui porte à l'émotion. Le talent des grands poètes.


Les intrigues de FV sont de plus en plus atypiques, alambiquées, borderlines, instinctives et floues. Autant dire qu'on n'y croit pas une seule seconde, et pourtant on s'y vautre en entier comme dans une paire de draps propres, c'est bon.


Son dernier roman "un lieu incertain" m'a fait peur, car j'ai cru que cette fois j'allais être décue. Il y avait bien pourtant dès le début Adamsberg qui se déplace dans sa cuisine comme un lézard qui tourne sur son rocher pour suivre le soleil, et puis plus rien. Que t'est il arrivé Fred ? C'est quoi cette intrigue préssée qui pioche à tors et à travers de l'Europe des bouts d'invraisemblances incongrues ? Adamsberg devient presque volubile et prompt, tout s'accélère ... jusqu'à ce que notre commissaire "pelleteur de nuages" prennent le train (ouf, pas d'avion) pour l'Europe de l'est, en compagnie d'un énergumène velu à bon caractère. Nous sommes aux deux tiers du rom'pol, l'intrigue si ardue et dispersée va pouvoir se dénouer, ... et FV jusque là si tendue, si concentrée, va pouvoir se lâcher, revenir à son humanisme tranquille, son humour tendre et excentrique, nous faire aimer l'homme.


Le dernier tiers du roman est délectable, hautement jubilatoire. Retour aux évidences utopiques, à la bonté implicite, on sourit sans cesser de l'amusement au plaisir. Peu importe comment les noeuds se dénouent c'est l'apaisement qui compte. Plog.


Fred Vargas est un enchanteur. la vie est belle, les gens sont formidables. Plog.

Pourtant certains défaillent et il arrive qu'il manque un pied coupé sur 9 paires déposées devant un cimetière anglais, mais un massacre à Garches mène au coeur du mystère dans un caveau des Carpathes ... Comment ça vous n'y comprenez rien ?! Souriez, je ne vous ai rien raconté, et vous découvrirez ce que veut dire PLOG en lisant le dernier miracle de Fred VARGAS.



Visite conseillée : Pour la visite du cimetière de Highate, et pour un bon article sur ce roman. http://blog.vampirisme.com/vampire/?gallery/visites/cimetiere-de-highgate/1#gallery

Un lieu incertain

Fred Vargas (Livre)
Excellent


août
28

Au lieu d'exécution - Val McDermid

  • Par sankourgan le 28/08/08 - 22:44
  • Dernier commentaire ajouté il y a 3 mois

Me voila de retour de vacances, j'étais en ardèche et il n'a pas toujours fait beau, mais quand on aime lire on s'en ficherait presque, tout juste si on ne se frotte pas les mains !! Je vais tout de suite vous parler du livre que j'ai préféré cet été ... Au lieu d'exécution, thriller de Val McDermid. Je crois qu'il n'y a encore jamais eu d'avis sur cet auteur ici, c'est plutôt étonnant.


L'histoire se déroule en plein hiver. C'est l'affolement dans le petit village de SCARDALE lorsqu' une petite fille, Alison Carter, disparaît un soir de décembre 1963. Le jeune inspecteur George Bennett se voit confier l'enquête, ce sera sa première enquête criminelle de ce genre. On comprend vite que Scardale n'est pas un village comme les autres, il semble qu'il soit dirigé par un châtelain. On se croirait de retour au moyen-âge. Cet homme, Philip Hawkin, possède tout : le village , le terrain, les maisons... et pourquoi pas les habitants !


Hawkin est le seul « étranger » au village : les autres habitants sont tous membres de la même famille ! Hawkin s'avère être également le beau-père de la petite Alison. C'est une situation qui pose beaucoup de questions sur la morale, la consanguinité ... etc ...

Lors de son enquête, Bennett va se heurter à la solidarité d'un village-famille dans lequel personne ne veut croire qu'un des siens est coupable. Et pourtant cela ne fait aucun doute.

En se serrant les coudes, les habitants de Scardale ne rendent pas la tâche facile au jeune inspecteur qui va devoir trouver les indices lui-même, c'est un peu la corse quoi !

Seul ami : son coéquipier, Clough, qui va s'investir autant que lui dans cette sombre affaire . A eux deux, ils vont fouiller dans le passé du village et faire remonter à la surface la boue enfouie dans les mémoires des âmes de Scardale.


Double défi pour Bennett : affirmer son autorité et ses compétences et retrouver la petite Alison.

Les jours passent et il faut se rendre à l'évidence : la petite n'a pas fugué et il est fort peu probable, vu le froid extérieur, qu'Alison soit en vie...Mais pour l'instant, toujours pas de cadavre...

Le coupable est forcément du village. Mais qui ? Tous les regards se tournent vers Philip Hawkin puisque c'est le seul étranger à Scardale. Mais les accusations sont-elles fondées ou reflètent-elles le mépris des habitants pour un homme avide de pouvoir ?


Le suspense est fort bien mené, l'intrigue nous tient en haleine. Au bout de quelques pages, nous voilà pris de compassion pour le jeune inspecteur qui doit affronter les journalistes avides de scoop et non d'informations réelles. lesquels vont diffuser nombre de mensonges sur l'affaire, entravant les mouvements de Bennett. Il doit également lutter contre son supérieur hiérarchique, peu convaincu de son aptitude à mener l'enquête à terme.

Dans ce livre très prenant, il n'y a aucune violence, aucune scène sanglante...Juste quelques suggestions.


En 600 pages, McDermid nous fait voyager dans le temps puisque le roman commence en 1998, revient sur l'affaire en 1963, et se clôture en 1998. Pas de flash-back pénibles impossibles à suivre. Quand on est en 1963, c'est jusqu'au bout, pas d'interférence !


Jusqu'à la dernière page j'ai émis des hypothèses, multiples et variées, et je me suis plantée en beauté ! lol

La fin se révèle être un superbe renversement de situation qui laisse le lecteur pantois.





Au lieu d'exécution

Val McDermid (Livre)
Excellent


août
26

Comme un cadeau ...

  • Par fersenette le 26/08/08 - 19:24
  • Dernier commentaire ajouté il y a 3 mois

Yvonne BESSON est venue me surprendre dans ma lassitude de lectures décevantes.


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L'auteur


D'origine bretonne YB enseigne le français et vit à Dieppe, petite ville portuaire de haute-normandie. Prédestinée à la littérature par le contexte familial d'un père libraire et d'une mère enseignante.YB traite de ce qu'elle connait puisqu'elle situe ses romans policiers dans la petite ville de Marville, un clone de la ville de Dieppe, dans le milieu enseignant et culturel.

"un coin tranquille pour mourir" est son dernier roman paru en 2004, précédé de :

"meurtres à l'antique", 1998.

"la nuit des autres", 1999.

"Double dames contre la mort", 2002.


Quelques sites et interviews que j'ai trouvé intéressants sur le web :


http://www.seinemaritime.net/tourisme/Portraits-de-Seinomarins/continue-la/Yvonne-Besson

http://lycees.ac-rouen.fr/hurlevent/travaux/Besson/besson.htm

http://yvonnebesson.rayonpolar.com/


(sur le dernier site ci-dessus, site officiel d'Yvonne BESSON, vous retrouverez en bonne place quelques photos de notre ami Claude Mesplède)!

On peut aussi s'apercevoir que l'ambiance enfumée au goût de rhum de ce roman est assez autobiographique ...


L'histoire


Un tueur en série fait le récit de sa démarche meurtrière sur un journal intime destiné à sa postérité au fur et à mesure que ses crimes se déroulent autour d'un cercle d'enseignants de la ville de Marville.

Carole Riou nouvellement nommée commandant de police judiciaire à Rouen, et en pleine remise en question de sa vocation, va pourtant prendre en charge cette enquête au coeur d'une ville et d'un milieu qu'elle fréquente au quotidien.


Mon opinion


Ce roman m'a enchantée parce qu'il est délicatement venu se nicher dans ma boite aux lettres à un moment où j'avais besoin de lui. J'ai plongé toute entière dans ce portrait sans pitié d'une communauté intellectuelle provinciale qui tente de maintenir l'activité culturelle d'une ville échouée. L'historique économique de Marville, son contexte social, et l'actualité politique des réformes de l'enseignement permettent à l'auteur de développer des personnages réalistes en crise morale.


J'ai trouvé cependant que l'auteur a un peu trop politisé son roman en plaçant ouvertement le clivage gauche intellectuelle/droite cupide d'une manière très réductrice. J' ai aussi regretté de ne pas trouver chez YB l'humour qui me plait tant chez Fred Vargas ou Brigitte Aubert.


Très intéressant également dans ce roman un petit plaidoyer pour la littérature policière, et pour ses auteurs qui ne déméritent pas d'écrire du polar plutôt que de la poésie ou du théâtre, tandis que le thriller sanglant et complaisant est fustigé. Je vous livre, une fois n'est pas coutume, un petit extrait :


" - Vous semblez mettre tous les livres dans le même sac à chimères. Il n'y a pas que ceux que lit Marc ! Je concède qu'ils s'apparentent à un jeu, genre Cluedo. Mais beaucoup de romans noirs décrivent bien la réalité, dénoncent une société pourrie engendrant des tueurs froids, ne se complaisent pas dans l'enquête pour l'enquête. On en a besoin, non, de cet oeil critique de l'écrivain sur le monde qui l'entoure ?"


"un coin tranquille pour mourir" est l'illustration exacte de la description ci-dessus, d'ailleurs l'enquête pour l'enquête et le dénouement ne vous apporteront pas tant de plaisir que la peinture de ce microcosme littéraire sous la pluie d'une petite ville de province qui se meurt.


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Un coin tranquille pour mourir

Yvonne Besson (Livre)
Bon


août
25

La position du missionnaire - Jean-Paul JODY

  • Par terramater le 25/08/08 - 17:09
  • Dernier commentaire ajouté il y a 2 mois

L'histoire ressemble à un polar banal, une course poursuite pour retrouver la trace d'un homme. Mais derrière ce prétexte, l'auteur dénonce toutes les exactions qui ont eu lieu au Rwanda en 1994, pendant le génocide. Basé sur une somme importante de sources, que l'on retrouve en annexe du roman, il nous informe sur l'histoire de ce pays, où l'Occident est responsable de beaucoup de maux.

Ce livre n'est pas pour moi un polar. Les personnages ne parlent que de l'histoire du Rwanda, commençant par la « découverte » du pays par les Allemands au 19ème siècle et finissant de nos jours.

Tous les personnages connaissent parfaitement leur sujet, citant des noms, des dates, des lieux, comme des historiens, bien qu'il ne soit que de simple quidam. Cela ne fait plus trop polar, c'est plus un livre d'enquête sur le Rwanda. Il ne plaira certainement pas au mordu de polar basique, ni au fan de thriller.

C'est une plaidoirie contre l'Occident, qui a laissé faire et qui a participé directement ou indirectement à la mort de millions de personnes. Les intérêts financiers prenant le pas sur l'humain. Comme de plus en plus souvent aujourd'hui.

Le livre m'apporte un éclairage nouveau sur ce qui s'est passé au Rwanda. Mon regard sur l'Afrique et tous ses conflits va grandement changer, et m'amener à me poser encore plus de questions sur ce que les médias, les politiques veulent bien nous laisser lire, voir et entendre.


Le site de l'auteur : http://jeanpaul.jody.free.fr/position/index.html

Prix Polar de Cognac 2004

La position du missionnaire

Jean-Paul Jody (Livre)
Excellent


août
18

ADN foireux

  • Par fersenette le 18/08/08 - 12:42
  • Dernier commentaire ajouté il y a 3 mois

- RAPT DE NUIT - Patricia Mac Donald

ALBIN MICHEL, 383 pages ! 21, 50 euros


Je me suis fait raptée, par un nouveau roman tout frais imprimé mis en avant à la médiathèque. Je n'ai pas trop hésité toute à ma joie d'être celle qui l'avait vu en premier. La convoitise est un vilain défaut ! car je croyais avoir de la chance alors que j'allais tout simplement perdre quelques semaines de lecture fastidieuse quand des romans passionnants m'attendent ...


L'auteur :

*********

Née à New York le 1er août 1949,Patricia MacDonald est un auteur de romans policiers américain . Elle a suivi des études de journalisme à Boston puis a collaboré à la rédaction de nombreux magazines, de tous styles. Après son mariage avec l'écrivain Art Bourgeau, elle s'intéresse à l'écriture et se destine à la rédaction de romans à suspense. Elle n'a pas vraiment de personnages fétiches.


Ses romans :

*************

Expiation (The Unforgiven), 1981

Un étranger dans la maison (Stranger in the House), 1985

Petite sœur (Little Sister), 1987

Sans retour (No Way Home), 1989

La double mort de Linda (Mother's Day), 1994

Une femme sous surveillance (Secret Admirer), 1995

Personnes disparues (Missing Persons), 1997

Une histoire de bébé volé

Dernier refuge, 2001

Un coupable trop parfait, 2002

Origine suspecte (Suspicious Origin), 2003

La fille sans visage, 2005

J'ai épousé un inconnu, 2006


L'histoire :

*************

Une nuit, dans un camping, une petite fille de 9 ans assiste, impuissante à l'enlèvement de sa soeur ainée qui sera retrouvée violée et étranglée. Suite à son témoignage, le coupable est rapidement arrêté et executé.


Néanmoins, vingt ans plus tard, l'affaire est réouverte et une analyse ADN démontre que l'homme exécuté n'était pas le vrai coupable...

Tess, le temoin, n'hésite pas à s'investir dans l'affaire pour faire la lumière sur toute cette histoire et en finir avec la culpabilité qui ne la quitte pas....


Mon avis :

*********

L'ADN tue le polar !

La science épargne désormais les méninges, on émet une hypothèse ou on ratisse large et on compare les échantillons d'ADN, c'est çà l'enquête criminelle d'aujourd'hui, quel intérêt ? pour le lecteur du moins. Dans la vie vraie évidemment c'est une autre histoire, et ici l'auteur pose l'intéressant problème de la peine de mort, et ses personnages donnent une réponse.


Pour le reste ce roman est romantique, et applique le concept des romans de Mary Higgins Clark. Une belle jeune femme malheureuse est en danger, un bel homme de bonne situation est briévement suspecté par le lecteur avant de s'avérer un sauveur. Nous sommes dans la bourgeoisie américaine de bon ton, et tout se terminera par une belle famille recomposée au bonheur douillet.


Je ne crache pas plus sur ce type de roman, ils ont le mérite de faire lire et d'amener des lectrices au polar, c'est mon cas, il y a + de 15 ans j'ai lu des Mary Higgins Clark, puis des Patricia Mac Donald, puis des Patricia Cornwell ... et me voici parmi vous inconditionnellement fan de Fred Vargas.


Ne jamais désespérer.


Rapt de nuit

Patricia MacDonald (Livre)
Bof


août
12

De chair et de sang - John HARVEY

  • Par terramater le 12/08/08 - 14:28
  • Dernier commentaire ajouté il y a 3 mois

Après trente ans de bons et loyaux services dans la police de Nottingham, l'inspecteur principal Frank Elder a donné sa démission. Il s'est réfugié dans un cottage en Cornouailles, mais le passé continue de le hanter. Il ne s'est jamais remis d'une affaire non élucidée : la disparition, en 1998, d'une adolescente nommée Susan Blacklock. Deux psychopathes condamnés à l'époque pour le viol et le meurtre d'une autre jeune fille.

Restent pour l'inspecteur des suspects idéaux. Apprenant que l'un d'eux va bénéficier d'une libération, Frank Elder s'intéresse de nouveau à l'affaire Blacklock.

Ce premier roman de la série consacrée à Frank Elder confirme toute l'étendue du talent de John Harvey, récompensé en Grande-Bretagne par un Diamond Dagger pour l'ensemble de son œuvre.


J'ai lu beaucoup de bien de cet auteur sur différents sites. J'ai été très déçu par ce roman qui est le premier d'une trilogie avec l'ancien inspecteur Elder, qui c'est mis de lui-même en retrait de la police anglaise. Mais il décide de reprendre une enquête qu'il n'avait pas réussi à résoudre, il y a de cela 13 ans. En effet une jeune fille avait disparu, tout portait à croire qu'elle avait été assassiné par deux hommes qui sévissaient dans la région, et qui ont été arrêtés par Elder.

L'un d'eux est relaché après avoir purgé sa peine de prison. Elder décide de reprendre l'enquête à zéro, à titre personnel...

Le livre jongle entre les nouvelles recherches d'Elder, sa relation avec sa fille, et le retour à la vie civile de l'ancien prisonnier. Le rhytme est lent, peu d'action sauf vers la fin du roman qui est le point noir du roman. Très décevante et très convenue.

Roman noir en apparence mais avec une fin très rose.


Un conseil, ne lisez pas le résumé au dos du livre. Il raconte l'histoire jusqu'à la page 420 sur 475 !!!.


Laurent.

De chair et de sang

John Harvey (Livre)
Bof


août
11

piégée dans un corps

  • Par fersenette le 11/08/08 - 13:24
  • Dernier commentaire ajouté il y a 3 mois

"La mort des bois" - Brigitte Aubert


Voilà un roman qui ne manque pas d'originalité, sa force et sa faiblesse, car c'est une originalité qui porte à l'incrédibilité. Ce sera mon plus grand reproche, pour le reste c'est assez prenant, et surtout la narratrice distille un humour assez piquant dans l'autodérision qui m'a beaucoup séduite.


La narratrice donc, c'est Elise, victime d'un attentat terroriste en irlande avec son fiancé. Elle y survivra mais reste tétraplégique, muette et aveugle. Un seul de ses sens fonctionne normalement : l'ouïe. Elle vit près d'une femme dévouée, Yvette, qui lui fait profiter comme elle peut d'un environnement avec lequel elle ne peut plus du tout communiquer.


Un jour, lors d'une promenade en fauteuil une petite fille s'approche, Virginie, et lui fait des confidences qu'Elise rapproche de faits divers en cours. Elise vit désormais l'angoisse des éléments qui lui sont rapportés par divers interlocuteurs sans pouvoir interférer dans les évènements. ... La peur s'installe ...


La situation physique de la narratrice est terriblement angoissante, oppressante, et peut mettre le lecteur très mal à l'aise, c'est à ce titre que le roman a un certain cachet et vaut d'avoir été lu, au-delà de quelques délicieuses notes d'humour noir. Cependant rien de très bluffant, un dénouement presque rocambolesque et là encore peu crédible.


Paradoxalement, je suis assez tentée de vous conseiller de lire ce roman pourtant moyen.





La Mort des bois - Grand Prix de la Littérature Policière 1997

Brigitte Aubert (Livre)
Bon