Connexion
Création d'un membre
Création d'un espace
Inscription à une communauté

noir (36)

sept.
21

2 avis pour le prix d'un !

STATION ANVERS, DIRECTION LES ETOILES - José-Louis BOCQUET, photographies Stéphanie LEONARD.


Je commence par le dernier lu et le moins aimé, voire pas.


D'entrée la petite nouvelle semble alléchante par le quartier Anvers entre Pigalle et Barbès, pensez donc, on s'attend à une plongée dans les couleurs, les cris, les odeurs parmi les traînards, les petits vendeurs et les échappées ... Hélas rien de tel, le quartier est à peine évoqué. Alors l'histoire peut-être effacera cette déception, on pénètre le bureau d'un producteur musical minable qui se nommera K. jusqu'au bout. Mais les personnages ne prendront jamais d'épaisseur, et le diminutif K. d'intriguant deviendra pathétique puisqu'inexplicable. On arrive à la fin de l'histoire et il est rapporté qu'un crime fut (enfin) commis, pour des raisons sans intérêt et par des personnages qui le demeurent. Bref, c'est un gros flop, une histoire pour rien.


ROUGE GORGE, RUE DU FAUBOURG DU TEMPLE - François SALVAING, Photographies Stéphanie LEONARD.


Là c'est autre chose ! Une fine plume découverte avec délices, une histoire qui s'alourdie au fil des pages et des images, des détails distillés avec puissance et parcimonie. J'ai adoré.


Le quartier du Faubourg du Temple, entre République et le Canal St martin, est merveilleusement dépeint, tout j'ai tout retrouvé*. L'intrigue, car intrigue il y a, non la narratrice n'est pas folle, se noue subtilement. Les personnages se dévoilent par bribes, presque par inadvertance. Il y a, comme un bonus, une véritable toile de fond : la maladie, le chemin de croix physique et psychique de la chimiothérapie.


De plus en plus lourd et noir, le déroulement du récit pourtant court, développe le malaise du lecteur pour l'amener à la consternation finale.


Du grand art, un échantillon magistral.


Je ne manquerai pas de relire François SALVAING.


* BARBARA - Mon enfance


Merci encore à Claude MESPLEDE pour la découverte de ces auteurs, je rappelle qu'il a dirigé cette collection. (Editions autrement)

sept.
19

De l'importance du visuel, des codes, et des symboles sur le Polar

  • Par lorenzo12 le 19/09/08 - 17:53
  • Dernier commentaire ajouté il y a 2 mois

Non pas qu'il faille condamner l'écrit (il est bien le ferment premier du polar), il convient pourtant d'admettre que le polar plus que les autres genres se nourrit, s'appuie, se vend d'abord par l'imagerie et toute sa cohorte de clichés inscrits au fil des décennies dans le conscient voire l'inconscient collectif. Certes, le Nom de la Rose d'Umberto Ecco constitue bien la preuve qu'on puisse s'affranchir de ces codes et faire du polar et du bon avec d'autres fondements (historiques, sociologiques, religieux ...), mais je reste intimement persuadé du rôle prépondérant de nos images (couvertures, jaquettes, et autres natures mortes - notez qu'elles sont bien mortes) quant à l'entrée en matière. Elle constitue à elle seule le sas de mise en condition par lequel le lecteur reconnaît, pré-sent, fait travailler son imaginaire une première fois.

Je me souviens avec plaisir des illustrations qui faisaient les couvertures si fascinantes de l'illustration, ancienne parution, que je consultais volontier chez un ami noble qui avait accumulé toutes sortes de trésors, dans une demeure elle même soumise aux affres des crues imprévisibles de la rivière voisine.

L'illustration, elle portait bien son nom, se prévalait d' illustrations artistiques (manuelles) souvent très réaliste qui décrivait avec précision la situation de tension, le point culminant d'un fait divers (historique aussi) aux conséquences atroces tant l'expression des personnages (étudiée) avait été habillement reproduite. Certes ce n'était pas la réalité mais ... belle illustration plus statut de Journal (notez bien le J) obligeaient à la véracité des faits donc à l'effroi du regardant ; pas besoin de savoir lire tout se comprenait (tout au moins dans la description du fait) avec un impact immédiat pour une véritable entrée en matière.


Mais l'imagerie véhiculée par le polar dans nos têtes à été forcément construite par le cinéma et la mode, et d'abord par le noir et blanc : On a tous en tête Bogart dans le "Faucon Maltais", avec l'appui incontesté de la cigarette, les costumes croisés et chapeau années trente des incorruptibles ou encore plus subtilement la typographie du M dans le film "M le Maudit" de Fritz Lang, (sans compter sur la déclinaison expressionniste de ces décors). Comme on imagine que par ce que l'on connaît, c'est bien ces clichés et visuels qui s'ancrent en nos esprits et qui surgissent en tête lors de nos lectures, malgré les fines et précises descriptions que s'ingénie à dresser nos habiles écrivains de genre.

Au delà de l'entendement qui peut régner sur les codes noirs du polar (histoire bien sûr sombres, nuits cauchemardesques dont ont veut sortir, mystère, néant, intensité, densité...) il subsiste la question du jaune qu'on y associe volontier (Cf "Vivement dimanche" de Truffaut).

Même si je trouve personnellement que le jaune est une couleur lumineuse, spirituelle et rassurante, il n'en est pas moins vrai qu'il est aussi la couleur de la duplicité, surtout si on ajoute une pointe de vert ou de gris qui vient pour le ternir. Je passe sous silence l'expression qui en fait la couleur du mari trompé mais qui relève bien de la même valeur. N'oublions pas non plus que c'est aussi la couleur naturelle du soufre à l'origine de bien mauvaises odeurs et de l'expression olfactive bien connue: "ça sent le soufre".

Plus près de la littérature c'est la couleur choisie par les éditions du masque et de la plume pour ses couvertures.


Ahhhhh...., le Masque et la Plume et son imagerie des Années 70/80 faites de natures mortes froides et suggestives : une goutte de sang, une fiole de poison, une plaquette de barbituriques, une mèche de cheveu, un poignard.... Ici le travail sur symbole était évident, méthodique descriptif, immédiatement reconnaissables : la peinture est dans le style hyper-réaliste, les reflets s'y expriment à plein, le relief est parfaitement rendu et surtout on est en close-up, en plan rapproché, intimiste. C'est bien sûr la nécessité de vendre qui a produit de tel chef d'oeuvre d'imagerie avec toujours cette même fonction du sas avant décodage (la lecture) que j'évoquais précédemment. C'est bien par cette imagerie qu' adolescent je me suis passionné pour ces polars à l'anglaise. Ils m'ouvraient à un autre univers avec une fonction documentaire sur les armes possible, les symboles ésotériques, les traces ou indices, et les couleurs de l'effroi.


Le poids du cinéma sur l'imagerie est quant à lui sans conteste, il nous impose une vision de l'histoire et développe ses propres codes et ses légendes. j'ai encore en tête le privé à la Mickey Rourke avec l'imper craceux, ou Alain Delon dans "le Samouraï" avec sa valise et son borsalino, ou encore Gene Hackmann dans "French Connection" avec ce chapeau étrange.

De nos jours l'image du privé à bien changé, il a même presque disparu de nos histoires, il y a encore les femmes fatales qui s'habillent en rouge, et les hommes de mains balafrés, mais les anti-héros sont devenus légions et les codes glissent. Aujourd'hui le plus évident d'entre eux est bien sûr la cigarette. On a vue dans X-File l'homme à la cigarette fourbe et peu fréquentable, chez Nicloux dans "Cette femme là" on l'utilise comme un élément de décor oppressant, rampant, obsédant, tout le monde fume autour du personnage principal.

Bien sûr, les codes sont faits pour être transgressés : je me souviens de Marlène Dietrish en prostitué dans la "Soif du Mal" d' Orson Welles teintée en brune.

Il faut nécessairement que le code est existé et se soit encré pour qu'on puisse en sortir et le transgresser.


Les images changent et on donne encore plus à voir de nos jours dans les films policier, mais le secret d'un suspens réussi réside encore dans la suggestion.

Même si les flics sont devenus de simples hommes, avec une vie de famille, que les truands s'habillent comme vous et moi, et qu'il n'ont plus de codes d'honneur, je pense qu' il subsiste encore la morale dans nos films noir d'aujourd'hui :

Quelque soit ton chemin, ton destin fini toujours par te rattraper.

Mon propos serait vain si je ne vous proposez pas de visionner un bon film à suspens comme "La sentinelle" de Desplechin - où l'on avance à petit pas dans une quête d'identité pour un simple Crâne.


A bon entendeur, Votre serviteur.


Afficher le diaporama en grand
sept.
16

Et si on évoquait un peu de polar au ciné

  • Par lorenzo12 le 16/09/08 - 17:08
  • Dernier commentaire ajouté il y a 2 mois

Bonjour à tous, je viens de vous rejoindre sur la sollicitation de Fersenette. je lui communiquais récemment mon goût pour le polar mais avant tout cinématographique (et bien voilà qui constuera ma première intervention dans ce domaine).

En effet ce qui m'interresse avant tout c'est la constitution d'un univers visuel qui soutient une histoire.

Je ne recherche pas la fidélité à un écrit en particulier, ce qui m'importe c'est la capacité du scénariste à transposer une histoire pour qu'elle devienne visuelle vivante et la capacité d'un réalisateur, à transposer la lumière, choisir l'expression des lieux, soutenir le jeu des acteurs. Enfin un montage, une structuration du récit qui fasse progresser l'histoire en suscitant effroi et interrogation.

Citons à ce titre quelques référence du genre : Série Noire,The Barber, l'Ultime Razzia, la Clef (récemment saluée sur mon Blog), Mélodie en Sous-sol, French-Connection, Bullit, U-turn, Plein soleil, The conversation, Réservoir Dog....

Au niveau série télévisuelle, ne pas manquer "The Wire" ("sur écoute" en français) qui décrit en 4 saisons à la fois le contexte social de Baltimore mais aussi le circuit de la drogue du consommateur en passant par ses vendeurs, jusqu'au blanchiment de l'argent qui en découle - l'intérêt réside dans la description des micro-systèmes mais aussi dans les motivations diverses et variées de chaque personnage. on assiste à un véritable balai, on y décrit bien les techniques , et le langage, on rencontre le poids de l'administration et de la hiérarchie. Quelques similitude dans la description d'ensemble avec Trafic de Soderberg. Certainement de loin le meilleur des séries policières de la décénie.

A bon entendeur, votre serviteur.

août
31

Cripple Creek - James SALLIS

  • Par terramater le 31/08/08 - 10:23
  • Dernier commentaire ajouté il y a 3 mois

Deuxième volet, après Bois mort, des aventures de Turner. Turner, adjoint du shérif dans une petite ville du Tennessee, arrête un chauffard qui traverse la petite ville d'Oxford à tombeau ouvert. L'homme transporte un sac contenant 200 000 dollars. Au petit matin, une fusillade éclate : deux types viennent "extraire" le prisonnier de sa cellule et blessent grièvement la secrétaire du commissariat. En fait le chauffard n'est autre qu'une petite frappe qui s'est enfuie après avoir dépouillé un mafieux local, et la fusillade ressemble moins à une libération qu'à une expédition punitive. Très vite, des inconnus se succèdent en ville et multiplient les messages d'intimidation. La violence ne fait que commencer.


Deuxième tome de la série Turner. Ancien flic à Memphis, a effectué onze ans de prison, en sortant est devenu psychothérapeute, et a tout abandonné pour se réfugier dans une petite ville du Mississippi. Il espérait laisser la noirceur du monde derrière lui, mais devenant adjoint du shérif, le malheur le rattrape.

Un chauffard est arrêté pour excès de vitesse et n'obtempérant pas, est mis en cellule. Mais le lendemain matin le gars s'est échappé, aidé par des complices, en blessant deux membres du poste du shérif. Après enquête, l'évadé travaille pour un caïd de Memphis.

Turner retourne sur les lieux de ces tourments.


L'intrigue ne sert que de fil rouge tout au long de ce roman. La construction du roman oscille entre passé et présent. On en apprend toujours plus sur Turner, sur les personnes qu'il a pu croiser quand il était flic ou psychothérapeute, on fait connaissance avec une dizaine de personnages secondaires. Turner est un personnage tourmenté, marqué à jamais par ce qu'il a vécu.


Le style de Sallis est toujours aussi sobre. Toujours une touche de mélancolie. Un très bon rendu des ambiances, le calme de la petite ville d'Oxford, la nature omniprésente, des non dits, des silences.


Rien à dire c'est du très bon roman noir, posé, avec une grande ambiance.

Cripple Creek

James Sallis (Livre)
Excellent


août
31

Comment va la douleur ? - Pascal GARNIER

  • Par terramater le 31/08/08 - 10:19
  • Dernier commentaire ajouté il y a 2 mois

Bernard, vingt-deux ans, est un crétin solaire qui pose sur le monde un doux regard écarquillé. Simon est "éradicateur de nuisibles" en préretraite, autant dire tueur à gages au bout du rouleau. La rencontre a lieu sur un banc public, dans la ville de Vals-les-Bains. Le hasard fait bien les choses : Simon a de l'argent, et Bernard, tout son temps. Il sera son chauffeur pour sa dernière mission. Une histoire de "commerce agréable". Et de surprises qui le sont un peu moins. Du même auteur : Les Hauts du bas ; La Solution esquimau (ce titre, initialement paru au Fleuve Noir en 1996, reparaît simultanément chez Zulma).


Très belle histoire de rencontres, avec des personnages très bien rendus. Le vieux tueur ronchon qui voit la fin venir, le jeune benêt qui porte un regard sur la vie rempli de naïveté, la mère paumée, alcoolique, qui a tenté de donner un sens à sa vie, la jeune femme pleine d'élan avec son bébé, et la sexagénaire taxidermiste qui ne veut pas finir seule. Une belle brochette de personnages, un style magique, tout en chaleur, douceur. Avec une pincée d'humour noire pour épicer le tout. Un livre rafraîchissant.

Comment va la douleur ?

Pascal Garnier (Livre)
Excellent


août
26

Braquages - Christian Roux

  • Par terramater le 26/08/08 - 18:13
  • Dernier commentaire ajouté il y a 3 mois

Quatre SDF sont recrutés pour devenir des braqueurs de banques. Ils devront réussir cinq hold-up en deux ans contre rémunérations. Ils n'ont plus rien à perdre, la société les a laissés sur le bord du trottoir. Ils sont engagés par le mystérieux Hensley. Mais dés le premier hold-up tout part de travers. Ils se sont fait rouler.


C'est très noir, très critique envers notre société libérale, et sanglant. Pas mal de mort dans ce roman. C'est sans chichi, froid, efficace. Les personnages sont bien campés, avec nos quatre SDF pommés, avec chacun une vision différente du monde qui les entoure. Très pessimiste sur leurs avenirs. Le commissaire Devrave est lui aussi pommé mais pour d'autres raisons, son fils de 18 ans lui échappe depuis qu'il est devenu un néo-nazi.


C'est un auteur très proche des auteurs de roman «Néo polar».

Braquages

Christian Roux (Livre)
Excellent


août
25

La position du missionnaire - Jean-Paul JODY

  • Par terramater le 25/08/08 - 17:09
  • Dernier commentaire ajouté il y a 2 mois

L'histoire ressemble à un polar banal, une course poursuite pour retrouver la trace d'un homme. Mais derrière ce prétexte, l'auteur dénonce toutes les exactions qui ont eu lieu au Rwanda en 1994, pendant le génocide. Basé sur une somme importante de sources, que l'on retrouve en annexe du roman, il nous informe sur l'histoire de ce pays, où l'Occident est responsable de beaucoup de maux.

Ce livre n'est pas pour moi un polar. Les personnages ne parlent que de l'histoire du Rwanda, commençant par la « découverte » du pays par les Allemands au 19ème siècle et finissant de nos jours.

Tous les personnages connaissent parfaitement leur sujet, citant des noms, des dates, des lieux, comme des historiens, bien qu'il ne soit que de simple quidam. Cela ne fait plus trop polar, c'est plus un livre d'enquête sur le Rwanda. Il ne plaira certainement pas au mordu de polar basique, ni au fan de thriller.

C'est une plaidoirie contre l'Occident, qui a laissé faire et qui a participé directement ou indirectement à la mort de millions de personnes. Les intérêts financiers prenant le pas sur l'humain. Comme de plus en plus souvent aujourd'hui.

Le livre m'apporte un éclairage nouveau sur ce qui s'est passé au Rwanda. Mon regard sur l'Afrique et tous ses conflits va grandement changer, et m'amener à me poser encore plus de questions sur ce que les médias, les politiques veulent bien nous laisser lire, voir et entendre.


Le site de l'auteur : http://jeanpaul.jody.free.fr/position/index.html

Prix Polar de Cognac 2004

La position du missionnaire

Jean-Paul Jody (Livre)
Excellent


L'Inspecteur Frank Elder accepte une nouvelle fois de quitter la Cornouailles, où il vit retiré. C'est à la demande de son ex-épouse qu'il retourne à Nottingham pour tenter de retrouver une femme qui a disparu depuis plusieurs jours. Peut-être aussi pour renouer avec sa fille Katherine, dont la vie a été bouleversée par sa faute. La disparue, Claire Meecham, menait une vie secrète dont même sa soeur Jennie ne soupçonnait pas l'existence. Or à peine Elder a-t-il commencé à enquêter que Claire est découverte, paisiblement allongée sur son lit, mais tout ce qu'il y a de plus morte. Cette mise en scène du cadavre rappelle aussitôt à l'inspecteur une vieille affaire, jamais élucidée, sur laquelle il avait travaillé huit ans plus tôt. C'est ainsi qu'il ,reprend du service en tant que consultant officiel de la police. Il va faire un terrifiant voyage dans les recoins obscurs d'un cerveau malade


Troisième et dernière enquête de l'ex inspecteur Elder. Il revient à Nottingham, pour essayer de résoudre la disparition de la soeur d'une amie de sa femme. Cette enquête fera ressortir une vieille enquête non résolu datant de 8 ans. Cela lui permet aussi de revoir sa fille et son ex femme.


Nous restons toujours dans la même ambiance que les deux précédents tomes des enquêtes de Franck Elder. C'est toujours posé, centré sur ces personnages , encore un peu plus sombre, avec différentes histoires qui se croisent, avec un Elder toujours plus ou moins perdu face à sa fille, ne sachant pas trop comment montrer son attachement .

On en apprend un peu plus sur le personnage de Maureen Prior.


Personnellement, le meilleur des trois tomes, avec cette part de mystère concernant les chapitres mettant en scène un enfant et sa psy. Des évènements datant de 1965, et un Elder un peu chahuté par Maureen.

D'ombre et de lumière

John Harvey (Livre)
Bon


août
18

De cendre et d'os - John HARVEY

  • Par terramater le 18/08/08 - 14:24
  • Dernier commentaire ajouté il y a 3 mois

À Londres, le sergent Maddy Birch se remet difficilement d'une arrestation violente au cours de laquelle l'un de ses jeunes collègues a été tué. Qui plus est, depuis ce tragique épisode, Maddy a la nette impression d'être épiée. Son corps sera retrouvé quelques semaines plus tard près d'une voie de chemin de fer désaffectée. Frank Elder déjà croisé dans De chair et de sang n'a pas oublié Maddy Birch. Ils avaient connu un bref moment de passion amoureuse sans suite, il y a seize ans. Il accepte de participer à l'enquête sur sa mort, ce qui le renverra à une vieille affaire. Traduit de l'anglais. Du même auteur : De chair et de sang et la série Charlie Resnick, en Rivages/Noir.


Nous retrouvons l'ancien inspecteur Elder pour une deuxième aventure. Cette fois, il va reprendre du service pour résoudre le meurtre d'une ancienne connaissance. Et gérer tant bien que mal les difficultés rencontrées par sa fille Kate qui a beaucoup de mal à refaire surface après ce qu'il y lui est arrivé dans "De chair et de sang".

L'ambiance est toujours la même, C'est plus noir que le précédent livre, les personnages sont toujours aussi bien décrits, le rythme est lent, peu ou pas d'action. Plusieurs histoires se croisent avec une grande fluidité.

Mais là où j'ai du mal, c'est avec Elder, le personnage est relativement apathique, pas de révolte, de mot plus haut que l'autre. Il manque cruellement de charisme, de caractère.

La structure du roman reste très classique avec une résolution de toutes les histoires dans les cinquantes dernières pages sans anicroche, sans surprise, et c'est bien dommage.

De cendre et d'os

John Harvey (Livre)
Moyen


août
12

De chair et de sang - John HARVEY

  • Par terramater le 12/08/08 - 14:28
  • Dernier commentaire ajouté il y a 3 mois

Après trente ans de bons et loyaux services dans la police de Nottingham, l'inspecteur principal Frank Elder a donné sa démission. Il s'est réfugié dans un cottage en Cornouailles, mais le passé continue de le hanter. Il ne s'est jamais remis d'une affaire non élucidée : la disparition, en 1998, d'une adolescente nommée Susan Blacklock. Deux psychopathes condamnés à l'époque pour le viol et le meurtre d'une autre jeune fille.

Restent pour l'inspecteur des suspects idéaux. Apprenant que l'un d'eux va bénéficier d'une libération, Frank Elder s'intéresse de nouveau à l'affaire Blacklock.

Ce premier roman de la série consacrée à Frank Elder confirme toute l'étendue du talent de John Harvey, récompensé en Grande-Bretagne par un Diamond Dagger pour l'ensemble de son œuvre.


J'ai lu beaucoup de bien de cet auteur sur différents sites. J'ai été très déçu par ce roman qui est le premier d'une trilogie avec l'ancien inspecteur Elder, qui c'est mis de lui-même en retrait de la police anglaise. Mais il décide de reprendre une enquête qu'il n'avait pas réussi à résoudre, il y a de cela 13 ans. En effet une jeune fille avait disparu, tout portait à croire qu'elle avait été assassiné par deux hommes qui sévissaient dans la région, et qui ont été arrêtés par Elder.

L'un d'eux est relaché après avoir purgé sa peine de prison. Elder décide de reprendre l'enquête à zéro, à titre personnel...

Le livre jongle entre les nouvelles recherches d'Elder, sa relation avec sa fille, et le retour à la vie civile de l'ancien prisonnier. Le rhytme est lent, peu d'action sauf vers la fin du roman qui est le point noir du roman. Très décevante et très convenue.

Roman noir en apparence mais avec une fin très rose.


Un conseil, ne lisez pas le résumé au dos du livre. Il raconte l'histoire jusqu'à la page 420 sur 475 !!!.


Laurent.

De chair et de sang

John Harvey (Livre)
Bof