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Pour ceux qui hésitent comme moi à lâcher une 20aine d'euros pour un dernier sorti de la rentrée. Et aussi pour ceux qui hésitent à se balader avec un botin d'un kilo sous le bras, gare aux crampes de poignets. (on parle bien du syndrome des lecteurs).... à vous je conseille de lire la critique du dernier GRANGE à l'adresse suivante :
http://www.biblioblog.fr/index.php/post/2008/09/17/Miserere-Jean-Christophe-Grange
C'est par ailleurs un excellent site de critiques littéraires.
Si vous ne savez plus où stocker vos livres de Sérial Lecteur, que votre budget hurle "au secours" car vous achetez trop de livres, voila une solution encore moins cher que les sites qui vendent des livres d'occasion. Les livres d'occasion en effet ne sont pas complétement bon marché quand on y ajoute les frais de port !! (ah vous aussi vous aviez remarqué ?).
Donc je vous recommande d'aller voir ce site, un système d'échanges tout simple !
LE PRINCIPE :
Comment ça marche ?
- Vous mettez en ligne sur le site les livres dont vous ne voulez plus. Ces livres doivent être en bon état.
- Si un de vos livres intéresse quelqu'un, le site vous envoie un mail, vous demandant d'expédier.
- En échange, vous recevez des points.
- Ces points vous permettent de choisir sur le site TrocOkaz.com un livre proposé par un autre abonné, et demander qu'on vous l'envoie.
Tout d'abord je précise que les administrateurs n'y sont pour rien, affinitiz.com change arbitrairement et sans prévenir les fonctionnalités de ce site. Proposé clefs en mains et gratuitement je le rappelle.
Que pensez-vous de cette nouvelle version ? Je vous propose de le dire en quelques questions, mais aussi de ne pas hésiter à vous exprimer dans les commentaires ci-dessous ...
Vos j'aime, j'aime pas, je ne retrouve plus ceci ou cela, j'ai trouvé une nouvelle fonction qui permet de ... etc !
Déroutée par l'univers de Fred VARGAS lors de ma première lecture (cf mon avis : l'homme aux cercles bleus), je suis depuis, comme tout le monde, devenue une très grande fan. Admiratrice inconditionnelle, comme je peux l'être de Thomas FERSEN et BARBARA qui n'ont pas écrit un seul polar, mais manient la langue française et les métaphores pour une magie des mots qui porte à l'émotion. Le talent des grands poètes.
Les intrigues de FV sont de plus en plus atypiques, alambiquées, borderlines, instinctives et floues. Autant dire qu'on n'y croit pas une seule seconde, et pourtant on s'y vautre en entier comme dans une paire de draps propres, c'est bon.
Son dernier roman "un lieu incertain" m'a fait peur, car j'ai cru que cette fois j'allais être décue. Il y avait bien pourtant dès le début Adamsberg qui se déplace dans sa cuisine comme un lézard qui tourne sur son rocher pour suivre le soleil, et puis plus rien. Que t'est il arrivé Fred ? C'est quoi cette intrigue préssée qui pioche à tors et à travers de l'Europe des bouts d'invraisemblances incongrues ? Adamsberg devient presque volubile et prompt, tout s'accélère ... jusqu'à ce que notre commissaire "pelleteur de nuages" prennent le train (ouf, pas d'avion) pour l'Europe de l'est, en compagnie d'un énergumène velu à bon caractère. Nous sommes aux deux tiers du rom'pol, l'intrigue si ardue et dispersée va pouvoir se dénouer, ... et FV jusque là si tendue, si concentrée, va pouvoir se lâcher, revenir à son humanisme tranquille, son humour tendre et excentrique, nous faire aimer l'homme.
Le dernier tiers du roman est délectable, hautement jubilatoire. Retour aux évidences utopiques, à la bonté implicite, on sourit sans cesser de l'amusement au plaisir. Peu importe comment les noeuds se dénouent c'est l'apaisement qui compte. Plog.
Fred Vargas est un enchanteur. la vie est belle, les gens sont formidables. Plog.
Pourtant certains défaillent et il arrive qu'il manque un pied coupé sur 9 paires déposées devant un cimetière anglais, mais un massacre à Garches mène au coeur du mystère dans un caveau des Carpathes ... Comment ça vous n'y comprenez rien ?! Souriez, je ne vous ai rien raconté, et vous découvrirez ce que veut dire PLOG en lisant le dernier miracle de Fred VARGAS.
Visite conseillée : Pour la visite du cimetière de Highate, et pour un bon article sur ce roman. http://blog.vampirisme.com/vampire/?gallery/visites/cimetiere-de-highgate/1#gallery
Un lieu incertain
Fred Vargas (Livre)- RAPT DE NUIT - Patricia Mac Donald
ALBIN MICHEL, 383 pages ! 21, 50 euros
Je me suis fait raptée, par un nouveau roman tout frais imprimé mis en avant à la médiathèque. Je n'ai pas trop hésité toute à ma joie d'être celle qui l'avait vu en premier. La convoitise est un vilain défaut ! car je croyais avoir de la chance alors que j'allais tout simplement perdre quelques semaines de lecture fastidieuse quand des romans passionnants m'attendent ...
L'auteur :
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Née à New York le 1er août 1949,Patricia MacDonald est un auteur de romans policiers américain . Elle a suivi des études de journalisme à Boston puis a collaboré à la rédaction de nombreux magazines, de tous styles. Après son mariage avec l'écrivain Art Bourgeau, elle s'intéresse à l'écriture et se destine à la rédaction de romans à suspense. Elle n'a pas vraiment de personnages fétiches.
Ses romans :
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Expiation (The Unforgiven), 1981
Un étranger dans la maison (Stranger in the House), 1985
Petite sœur (Little Sister), 1987
Sans retour (No Way Home), 1989
La double mort de Linda (Mother's Day), 1994
Une femme sous surveillance (Secret Admirer), 1995
Personnes disparues (Missing Persons), 1997
Une histoire de bébé volé
Dernier refuge, 2001
Un coupable trop parfait, 2002
Origine suspecte (Suspicious Origin), 2003
La fille sans visage, 2005
J'ai épousé un inconnu, 2006
L'histoire :
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Une nuit, dans un camping, une petite fille de 9 ans assiste, impuissante à l'enlèvement de sa soeur ainée qui sera retrouvée violée et étranglée. Suite à son témoignage, le coupable est rapidement arrêté et executé.
Néanmoins, vingt ans plus tard, l'affaire est réouverte et une analyse ADN démontre que l'homme exécuté n'était pas le vrai coupable...
Tess, le temoin, n'hésite pas à s'investir dans l'affaire pour faire la lumière sur toute cette histoire et en finir avec la culpabilité qui ne la quitte pas....
Mon avis :
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L'ADN tue le polar !
La science épargne désormais les méninges, on émet une hypothèse ou on ratisse large et on compare les échantillons d'ADN, c'est çà l'enquête criminelle d'aujourd'hui, quel intérêt ? pour le lecteur du moins. Dans la vie vraie évidemment c'est une autre histoire, et ici l'auteur pose l'intéressant problème de la peine de mort, et ses personnages donnent une réponse.
Pour le reste ce roman est romantique, et applique le concept des romans de Mary Higgins Clark. Une belle jeune femme malheureuse est en danger, un bel homme de bonne situation est briévement suspecté par le lecteur avant de s'avérer un sauveur. Nous sommes dans la bourgeoisie américaine de bon ton, et tout se terminera par une belle famille recomposée au bonheur douillet.
Je ne crache pas plus sur ce type de roman, ils ont le mérite de faire lire et d'amener des lectrices au polar, c'est mon cas, il y a + de 15 ans j'ai lu des Mary Higgins Clark, puis des Patricia Mac Donald, puis des Patricia Cornwell ... et me voici parmi vous inconditionnellement fan de Fred Vargas.
Ne jamais désespérer.
Rapt de nuit
Patricia MacDonald (Livre)Ce texte est dédié à Cridouce qui cherche des romans nordiques
Voici trois ouvrages de qualité signés AINO TROSELL, nouvelle venue au cœur de l'inépuisable vivier des romanciers nordiques.
J'ai mis du temps à repérer cette romancière car sa première traduction en français est parue en 2006. Mais il n'est jamais trop tard pour lire des œuvres de qualité. Alors qui est cette dame ? Une Suédoise du nom d'Aino Trosell. Et je ne crois pas qu'il s'agisse d'un phénomène de mode même si certaines maisons peuvent être tentés de publier du « nordique » parce que c'est porteur.
Il y a une réelle qualité littéraire chez tous ces romanciers souvent invités dans les festivals de polar. Par exemple, pour le salon « Quai du polar » qui s'est tenu à Lyon durant le dernier week-end de mars, étaient présents Karin Alvtegen (Suède) et Analdur Indridason (Islande) primé dans le monde entier, notamment en France où l'an passé il a reçu le trophée de l'association 813 et le prix polar des lectrices de Elle. Revenons à présent à la découverte évoquée au début.
Même si sa première traduction, Si le cœur bat encore, date de 2006, Aino Trosell n'a pourtant rien d'une débutante. Voilà presque trente ans qu'elle écrit. Elle a débuté en 1978 mais son premier livre, Socialsvängen, est resté inédit en France. Née en 1949 à Malung, elle a travaillé sur des chantiers navals comme soudeuse, avant de devenir assistante sociale et enfin, à partir de 1985, de pouvoir se consacrer à temps plein à l'écriture. Ses ouvrages s'inscrivaient alors dans la veine du roman prolétarien (une tradition vivace en Suède) qu'elle a bien servi grâce à sa vision perspicace et lucide sur la société et la nature humaine. En 1999, elle s'oriente vers le polar et publie l'année suivante Si le cœur bat encore, premier volet d'une trilogie dont la protagoniste, Siv Dahlin, est aide-soignante. Le choix même d'une telle héroïne dénote bien qu'on va lire un polar qui sort des sentiers battus et on ne sera pas étonné d'y trouver des considérations sociales mêlées à l'intrigue policière. Cet opus a reçu en son temps le prix du meilleur polar de l'année en Suède.
Siv travaille dans une maison de retraite peuplée de trente-cinq pensionnaires et doit se lever très tôt le matin alors que le reste de la maisonnée dort encore. Jan, son mari, est responsable syndical. Pour avoir dénoncé des activistes nazis et publié leur photo dans le journal syndical, un couple de militants vient d'être assassiné. Et ce n'est pas la première fois que se manifestent ces procédés terroristes. Siv est inquiète même si sa vie est loin d'être une partie de plaisir. Un de ces matins où rien ne va, un pensionnaire décède presque entre ses bras. Elle apprend quelques instants plus tard que sa vieille tante Ingebord, qui s'était retirée à la campagne, a été découverte par un voisin, morte de froid, à proximité de sa cave. Un malheur n'arrivant jamais seul, le même jour, elle découvre par hasard que son mari a une liaison avec une juriste plus jolie et plus jeune qu'elle. Refoulant ses larmes et sa peine, Siv quitte son foyer et s'installe dans la maison de feu sa tante. Mais l'endroit va se révéler bien moins calme qu'elle ne le supposait car l'environnement champêtre peut être aussi dangereux que celui d'une ville.
Narratrice durant tout le récit, Siv soliloque en permanence pour raconter ses sentiments les plus intimes, ses douleurs et ses peines, ses angoisses et ses petits moments de plaisir. Cette accumulation de détails provoque un ralentissement du rythme de la narration. Mais ce qui pourrait apparaître comme un défaut, relève plutôt d'une certaine originalité car toutes les remarques énoncées par l'héroïne sont teintées de bon sens assorti d'un aspect pratique plus ou moins développé.
Siv poursuit ses aventures dans Ne les regarde pas dans les yeux où elle travaille comme femme de ménage dans l'hôtel luxueux d'une station de sports d'hiver. Un congrès à propos de la défense nationale doit s'y tenir mais l'atmosphère devient vite étouffante lorsque plusieurs personnes trouvent la mort dans d'étranges circonstances. Au cœur de ce drame, Siv est troublée par le comportement de certains invités. Sa curiosité lui fera découvrir une terrible vérité.
Le troisième volet de ce triptyque, La camisole de force, est paru juste avant l'été et je n'en ai pas encore commencé la lecture. Je sais cependant que le récit débute par la mort de Sammy, dix ans, tué lors d'un voyage scolaire par une balle perdue provenant d'un groupe de chasseurs d'élans. Un politicien à la retraite se dénonce et l'affaire va être classée. C'est alors qu'intervient Siv Dahlin qui ne peut pas se contenter d'une solution aussi évidente.
Ces trois volumes sont publiés aux éditions Balland


Je ne me sens pas très à l'aise dans l'exercice des fiches de lecture. Loin s'en faut ! et pourtant j'adore vous lire, merci à vous qui savez partager le détail de vos lectures et susciter notre curiosité :-)
Je suis surprise qu'ici il n'a jamais été évoqué d'auteur nordique. Ils sont pourtant encensés par les lecteurs ainsi que la critique. Leurs romans s'arrachent chez les libraires de même qu'ils innondent les têtes de gondoles. Le Best seller de l'été me semble sans conteste la trilogie de STIEG LARSSON, Suédois. Nous connaissions déjà le Suédois HENNING MANKEL, il y a l'Islandais ANALDUR INDRIDASON, JO NESBO un Norvégien, ... et j'en oublie certainement beaucoup d'autres !
Les avez-vous lus ? qu'en pensez-vous ? les auteurs de polars nordiques peuvent ils damer le pion aux anglo-saxons ?
Le nom de Michel Boujut évoquera peut-être pour vous « Cinéma cinéma », cette célèbre émission de télévision des années 80/90 dont le générique nous montrait un individu en trench coat ouvrant dans un long couloir une multitude de portes (Eddie Constantine dans Alphaville de Godard). Grand amateur de cinéma et de jazz, touche-à-tout de génie, Boujut est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages dans lesquels il mêle souvent ses passions. Ainsi son roman Les Jarnaqueurs (1998), est une aventure de Gabriel Lecouvreur surnommé le Poulpe, ponctuée de références cinématographiques. L'action se déroule à Jarnac, sa ville natale où le cercueil contenant le corps de François Mitterrand a disparu. Souffler n'est pas jouer (2000), met en scène Louis Armstrong et son orchestre qui viennent d'arriver à Paris, durant l'année 1934. Deux gangsters américains ont pour mission de ramener le célèbre trompettiste aux Etats-Unis. Son plus récent opus porte un titre qui, certainement, figurera pour sa longueur dans le livre des records : « La vie de Marie-Thérèse qui bifurqua quand sa passion pour le jazz prit une forme excessive ». Le point de départ de ce récit s'inspire d'un fait divers survenu à Toulouse en janvier 1959. Le jeune patron d'une boîte de jazz fut abattu par le chef d'un trio de malfrats qui voulait obliger la victime à payer leur protection. Mêlant fiction et réalité, Michel Boujut raconte avec sa verve coutumière le parcours de Marie-Thérèse, la maîtresse du tueur.
Bibliographie :
Michel Boujut : La vie de Marie-Thérèse qui bifurqua quand sa passion pour le jazz prit une forme excessive, Rivages/noir, 178 pages, 8 euros.
le dernier roman de Mo HAYDER publié en poche

Voilà plusieurs mois que je ne publiais rien. Plusieurs raisons à cela, dont un grand manque d'enthousiasme, en effet mes dernières lectures m'ont beaucoup déçue. C'est une discussion avec xanadu qui m'a convaincue de publier de brefs avis qui ne seront peut-être pas très ciselés, mais auront le mérite de diffuser quelques unes de mes opinions. Par avance, merci de ne pas m'imaginer en vieille mégère aigrie parce que mes avis sont une série noire de déceptions.
Je commence par le dernier lu : PIG ISLAND de Mo HAYDER
Biographie de l'auteur : Enfant terrible, Mo Hayder délaisse les études à l'âge de seize ans. Après dix années d'errance londonienne, " sexe, drogue et rock'n'roll ", elle décide, un aller simple en poche, de s'envoler pour le Japon. Elle y exerce les métiers de serveuse, éducatrice et professeur d'anglais, avant de partir pour les Etats-Unis faire des études de cinéma. De retour en Angleterre, elle occupe un poste dans la sécurité comme garde du corps et écrit Birdman, qui devient un best-seller. L'Homme su soir et Tokyo, Grand Prix des Lectrices de Elle, en 2006, confirment son succès.
Quatrième de couverture : Le journaliste Joe Oakes est un sceptique-né et n'a jamais eu qu'un seul credo : tout s'explique rationnellement. En débarquant sur Pig Island, un îlot perdu au large de l'Ecosse, il est fermement décidé à vérifier si la trentaine d'allumés qui y vivent en vase clos - sous le titre pompeux de 'ministres de la cure psychogénique' - vénèrent le diable comme les en accusent les gens de la côte. Il veut aussi découvrir ce qu'est devenu le fondateur de la secte, le pasteur Malachi Dove, un charlatan qu'il a connu dans sa jeunesse et qui ne s'est pas manifesté depuis vingt ans. Enfin et surtout, il veut tordre le cou au mythe du monstre de Pig Island - une mystérieuse créature filmée deux ans plus tôt sur le littoral désert de l'île par un touriste. Mais rien, strictement rien ne se passe comme prévu...
Joe Oakes, journaliste spécialisé dans la démystification des phénomènes paranormaux, se rend sur Cuagach Eilean (en gaélique, l'île aux cochons), une « pierre précieuse entre Luing, Jura et la péninsule de Craignish, dans un écrin de mer à l'embouchure du Firth of Lorn. » Pourquoi ce surnom ? Autrefois, on y élevait des cochons. C'est un roman noir aux accents gothiques. Le premier que je lis de cet auteur, attirée par la très belle couverture qui rend une ambiance mystérieuse, sombre et presque humide. Nous sommes en terre de légendes, sur une île isolée, non loin de l'Ecosse voilée de brume, j'ai cru entrer dans un thriller aux frontières du genre fantastique.
Au début on y croit, il y a des petits airs du film "le village" de Night Shyamalan, mais malheureusement le soufflet retombe rapidement. Ne serait-ce que par la narration à deux voix qui coupe le rythme. L'épouse du personnage principal, Lexie, intercède le récit de quelques lettres à son psy, cette construction tue l'ambiance et au final n'apportera rien de convaincant, tout au contraire quelques incohérences et des détours inutiles sans aucun aboutissement. Si cette manoeuvre de l'auteur avait pour seul but de lui fournir une victime, c'est cher payé par le lecteur.
Le dénouement qui était assez attendu (en ce qui me concerne) n'arrivera qu'à la toute fin du livre pour vous décevoir probablement avec son insinuation diabolique plutôt grotesque. Un petit nuage noir qui se dissipe au dessus d'une tête pour illustrer un esprit maléfique ... franchement on a vu mieux !
J'évite comme toujours de vous raconter l'histoire, habituellement c'est pour vous laisser toute la découverte et parce qu'à mon sens un avis n'est pas un résumé. Cette fois c'est surtout parce que, si en plus vous connaissez un peu l'histoire, vous n'avez vraiment aucune chance d'aller au bout de cet épais roman sans relief.
Je suis bon public néanmoins car je viens d'acheter "Birdman" du même auteur qui a très bonne presse ...

Je sors d'une immersion dans le dernier livre de Jean-Christophe Grangé : « Le serment des Limbes ».
Même si son nom ne vous dis rien, vous avez dû entendre parler de son œuvre.
Ses succès de librairie ont été adapté à l'écran.
« le Serment des Limbes » 650 pages éditées chez Albin Michel. Vous vous en doutez, j'avais des crampes dans les poignets à tenir sans arrêt cet énorme pavé bleu. Tant que l'on en est à la description physique de l'ouvrage, autant signaler qu'il s'agit de pages brochées (elles ne se séparent pas du reste du bouquin lorsque vous le tenez trop ouvert, à une seule main.).
Je vous avouerai que la description du contenu qui figure habituellement au dos est plutôt sibylline et ne fourni pas une indication très précise sur la nature de l'ouvrage : « Quand on traque le diable en personne, jusqu'où faut-il aller ? ». Il n'est pas fait référence aux nombreux déplacements du héros à travers l'Europe mais plutôt à la descente aux enfers que constitue la visite des méandres psychologiques des coupables comme des innocents. D'ailleurs, nous avons bien du mal à situer dans quel camp se trouvent les personnages. Sont-ils bons, très bons ou méchants, trop méchants ? Il va vous falloir attendre les dernières pages pour le découvrir , le suspens est excellent, seul, le héros, Matthieu, doit se débrouiller pour reconstituer l'écheveau de la vie des autres personnages ; en commençant par son plus proche ami, Luc, un autre flic comme lui mais spécialisé dans la lutte contre le trafic de drogue dont la tentative de suicide se solde par un coma prolongé. L'ouvrage débute donc par cette interrogation : Quelle cause peut avoir poussé un détenteur d'une foi chrétienne aussi entière au suicide ? Trouver la solution à cette énigme va nous faire croiser une foule de personnages atypiques qui s'interrogent sur le sens du mal et son origine, sens religieux comme scientifique. Tous les ingrédients d'un bon thriller sont là : Une lecture aisée, une intrigue bien documentée et ficelée, des personnages touchants dans leurs faiblesses comme dans leurs certitudes, quelques morts et bien sûr une belle poursuite en voiture dans les montagnes enneigées.
Comme je vous le conseille, je ne vous en dirai pas plus de peur de briser cette atmosphère de suspicion noire qui s'en échappe.




