Prétentieux, lourd, indigeste... l'intellectualisme français a encore frappé.
Dialogues littéraires frôlant le ridicule, personnages pathétiques tous plus irritants les uns que les autres, situations grotesques ou invraisemblables : le film sonne faux et creux du début jusqu'à la fin.
Je me suis ennuyé ferme durant les 2h30, malgré quelques scènes réussies.
L'interprétation est aussi pompeuse et appuyée:
- Melville Poupaud fait son Melville Poupaud, nonchalant et clope au bec.
- Catherine Deneuve fait sa Catherine Deneuve, permanentée et maquillée même au saut du lit.
- Matthieu Almaric fait son Matthieu Almaric (excellent, comme d'habitude).
Idem pour les autres : Emmanuelle Devos, Hippolyte Girardot, Jean-Paul Roussillon...
Et Desplechin fait son Desplechin.
Il devrait peut-être passer au théâtre, qui se rapproche plus de son univers, trop intellectuel pour être crédible à l'écran.
Pour moi un bon film est comme un bon album : il doit me faire vibrer, me prendre aux tripes.
Or ici, pas un seul grain d'émotion, alors qu'il s'agit d'un drame familial, un comble.
Dans le style, autant aller voir du coté nordique, Festen par exemple.
Pour une fois, je suis d'accord avec Chronic'art (une des rares critiques négatives sur le film!!!) :
"un monstre cinématographique de froideur, d'ennui, d'esbroufe, de tristesse rance".

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