Je suis animatrice en Ehpad Auriez vous des idées ou des exemples d'animations que l'on peut réaliser avec les personnes dépendantes je sais que les animations ne marche pas pareil suivant les publics mais défois àa pourrais me donner une idées pour l'adapter à mon public je ne veux aps tomber dans l'infantilisation et je veux créer des animations pour eux aussi en petit groupe de niveau afin qu'ils ne se sentent aps en échec et de maintenir leur capacités.
Merci
7 commentaires
- SOS ANIMATION PERSONNES DEPENDANTES par souka94 il y a 9 mois
- des animations en EHPAD par mr-grincheux il y a 9 mois
- attention aux simplifications réductrices ... par bernard.h il y a 9 mois
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médiation, relations, et ... rôles
par bernard.h il y a 9 mois
- échange d'expériences par souka94 il y a 9 mois
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c'est bien la logique de l'activité pour l'activité qui est en cause ...
par gag il y a 9 mois
- Réponse au SOS : partager l'expérience d'une animation auprès de personnes dépendantes. par vlie il y a 9 mois
- des animations en petit groupe - ne se sentent pas en échec - maintenir leur capacités.
vous avez déjà fixer vos objectifs, il vous reste maintenant de mettre en place des activité pour les atteindre, pour cela il faut absolument connaitre le public , ces fragilités mais aussi ses compétences, et plus important ces attentes et ces besoins.
c'est vrais que avec des personnes démentes, il est parfois difficile de connaître leurs vraies envies, il faut alors être trés observatrices, proposer à chaque fois à la personne de participer aux animation( sans la forcer) et noter ces réactions, les soignants et la famille peuvent aussi vous aider dans cette démarche.
ceci dit, je vous propose cette liste d'activités que j'ai relevé sur internet à toi de les adapter en fonction de ton public et de tes objectifs:
Les proverbes Inventés :
La méthode est simple, il suffit de demander aux participants la fin des proverbes dont vous donnez le début. S'ils ne la trouvent pas, il faut les rassurer en leur proposant de l'inventer. Le résultat peut être surprenant car il est à a fois teinté de poésie, de philosophie et de bon sens.La faim étouffe.......la soif, la langue, la conscience, le remords.On ne vieillit (pas).... en mangeant. Que si l'on se laisse aller. Jamais, vous n'avez qu'à me regarder ("j'en ai 18 dit Madame J du haut de ses 90 ans et de sa bonne humeur), qu'une fois, qu'en perdant son cœur, jamais, pas comme on veut.Qui dort........dîne. Ne voit pas passer la vie, est heureux, est tranquille, ne mord pas le nez de son voisin, est sage, est sourd.Les gourmands.........sont rarement intelligents, sont charmants, sont faciles à vivre, se font attraper par les dents, sont exigeants, sont égoïstes, sont heureux.
Activité mémoire
Reconnaissance d'odeurs :
Public concerné : Tout public. En institution: groupe de 8 à 10 personnes.En club ou foyer logement ; comme en institution.A domicile : oui, avec l'animateur.Temps de préparation : 1 heure environ.Durée de l'activité :1h30 environ.Matériel : Huiles essentielles (citron, orange, rose, eucalyptus, verveine, lavande Quelques feuilles de menthe.Des grains de café.Un peu de curry.Dugv tvfb thé.Des écorces d'oranges de citrons.en fonction des trouvailles de l'animateur, le tout dans des sachets ou des petites boites.
Objectif de l'activité :
Maintien de la mémoire olfactive des participants.Stimuler la mémoire en général.Eviter l'agnosie.Favoriser l'expression, la communication.
Point d'attention :
Ne pas utiliser de poivre ou d'épices irritantes pour les muqueuses.Surveiller que les déments ne mangent pas les échantillons d'odeur.Les odeurs peuvent se mélanger si elles sont présentées trop proches l'une de l'autre ; laisser un temps de réflexion.
Description :
Les participants sont regroupés près de l'animateur.L'animateur fait sentir à chaque participant un échantillon olfactif, sans vraiment le faire voir (il le dissimule dans sa main ou dans une boite qu'il entrouvre).Les participants doivent deviner la nature de l'essence.Ils s'expriment ensuite sur les possibilités d'utilisation des poudres, des graines, du liquide... Cela peut aller d'une recette de cuisine à une utilisation médicamenteuse.
Expérience vécue, en club
L'animateur avait préparé dans des boites vides de pellicules photos les préparations suivantes: café froid, vinaigre, vin, infusion de menthe, jus de citron, tilleul, essence de vanille, eau de violette, jus de fraise, eau de Cologne. Il avait recouvert les boites d'un papier, cachant ainsi le contenu des boites. Sous le nez des participants, il soulevait délicatement le couvercle pour faire s'échapper la senteur. Il a fallu plusieurs tours avec la même boite pour que quelques participants reconnaissent de quoi il s'agissait. La révélation faite, chacun disait effectivement reconnaître l'odeur. L' odorat ainsi entraîné, après plusieurs tours, l'animateur pouvait repasser la même boite, les participants reconnaissaient l'élixir.
Analyse :
Cet exercice amusant puisqu'il y a devinette développe l'odorat, le seul des cinq sens qui ne s'émousse pas avec l'âge. Évidemment, les personnes enrhumées ne peuvent pas participer. On s'aperçoit que la personne âgée n'a pas perdu l'odorat, mais a simplement perdu l'habitude de reconnaître les odeurs. A l'animateur de la lui redonner. En retrouvant l'odorat, la personne âgée reprendra également le goût de la nourriture."Vivre l'animation auprès des personnes âgées", de Nicole Lairez Sosiewicz, aux éditions Chronique sociale".
Paroles de Dessin :
Public concerné : Tous publics sauf mal-voyants.En Institution : groupe pouvant aller jusqu'à 30 personnes.En club ou foyer logement : comme en institution.Temps de préparation : Aucun.Durée de l'activité :1 heure environ.MatérielUn tableau type Velléda ou "paper board".Des gros feutres.
Objectif de l'activité :
Maintien de l'activité cérébrale.Maintien de la mémoire.Favoriser l'expression.Eviter l'angoisse.Eviter l'aphasie.Faire resurgir les mots oubliés.Pour l'animateur : évaluer les facultés cognitives des participants.
Point d'attention :
L'animateur doit savoir dessiner ou pouvoir schématiser un minimum.Faire en sorte que ce ne soient pas toujours les mêmes personnes qui prennent la parole.
Description :
Les participants sont placés face à l'animateur.L'animateur se tient à côté le tableau.Il dessine simplement des symboles qui illustrent un dicton ou un proverbe connu.Les participants doivent deviner de quel dicton ou proverbe il s'agit.
Expérience vécue : en foyer logement.
Pour les participants, cette activité a été vécue comme un spectacle et un jeu. L'animateur schématisait simplement les dictons, les proverbes comme par exemple "le diable par la queue". Cette activité suscitait des répliques pertinentes, les rires fusaient. A la fin de l'activité, quelques-uns ont proposé de dessiner à la place de l'animateur, l'activité se prolongea encore une demi-heure.Nota :Si des participants le désirent, ils peuvent, et c'est même souhaitable, dessiner à la place de l'animateur.
Analyse :
Outre le rôle social d'une telle activité et ses bienfaits sur la mémoire, elle ouvre la porte de la critique raisonnée : chaque participant donnant son point de vue sur le proverbe en question, peut réfléchir sur l'actualisation de celui-ci."Vivre l'animation auprès des personnes âgées", de Nicole Lairez Sosiewicz, aux éditions Chronique sociale".
Atelier gym douce :
Les objectifs
Cette activité s'adresse à tous les résidents. Peu importe les capacités et les handicaps physiquesParmi les activités d'animation, la plus courante est la gym douce. Pourtant cette activité, aussi évidente paraît-elle, peut apporter beaucoup plus que la simple mobilisation du corps.Comme toute activité, deux objectifs se chevauchent :- l'objectif du client, garder ou retrouver une certaine autonomie de mouvement.- l'objectif de l'animateur, créer un groupe relationnel hiérarchisé sur les capacités physiques.
L'objectif des résidents
La peur de la déchéance physique est présente chez beaucoup de personnes âgées. La crainte des chutes diminue la prise de risque et, de fait, limite l'autonomie à long terme.Le résident qui vient à l'atelier gym douce, vient se rassurer sur ses capacités physiques. Il est donc important de répondre à cette demande, en proposant de trouver les limites individuelles de chacun. Non pas dans un esprit de compétition mais en acceptant et en faisant accepter au groupe le potentiel de chacun.
L'objectif de l'animateur
Dans les établissements d'accueil pour personnes âgées les groupes se forment en fonction des affinités, des milieux d'origines, des plaisirs et des loisirs.Parallèlement, il n'est pas rare de voir les résidents atteints de déficience cognitive, isolés de ces groupes.Créer un groupe qui fait référence aux capacités physiques inverse ce processus de hiérarchisation et permet à certains déficients cognitifs de prendre le leader chip du groupe. Ce travail sur l'image et sa revalorisation permet l'intégration des déficients cognitifs dans la vie relationnelle de l'établissement.Il ne s'agit pas, à ce niveau, de rabaisser les personnes limitées physiquement pour potentialiser les autres, non ! Mais plutôt de réguler les relations en mettant en avant le potentiel et les capacités de chacun.
D'autres objectifs d'animation doivent être présents
Le contact du corps. Lorsqu'on est résident, le touché est un acte professionnel. Il y a contact de peau à peau lors de la toilette (sauf si le soignant porte des gants), des douches et autres soins courants.L'animateur doit aménager son atelier pour favoriser les contacts physiques. Entre résidents, mais aussi entre lui et les personnes âgées. Ces contacts doivent être agréables.L'échange Passer un relais, donner un foulard ou un ballon, travailler un exercice à deux sont des gestes d'échange. "Je te donne, je prends."Il faut donc laisser le choix des partenaires et réguler ces échanges.Le potentiel Dans nos établissements les résidents n'existent souvent que par leur handicap.Les aides soignants pallient aux manques, les infirmières, médecins, kinés traitent les problèmes de santé.L'animateur n'a pas la compétence pour guérir une hémiplégie ou autres problèmes de santé. Son travail consiste à agir sur le potentiel.Le message est : "Si vous ne pouvez plus vous servir du bras droit, travaillez les possibilités du bras gauche pour compenser."A partir de ce postulat peut débuter des projets de vie. Le résident n'est plus quelqu'un qui a des problèmes mais quelqu'un qui a un avenir.
Le plaisir
Comme dans toutes activités, le plaisir et la convivialité doivent être promus.Le plaisir d'être ensemble persiste bien après la séance de gym douce, dans la vie quotidienne de l'établissement.Le plaisir du corps lors des massages décontractants de fin de séance sont très appréciés.Les sociétés présentes dans le salon Gérontovillage
Animations et démence
Personnes âgées et communication dans la démence de type Alzheimer et apparentée
La dépression et surtout la démence chez la personne âgée peuventprovoquer des troubles divers du langage, ajoutés aux troubles mnésiques. En fonction de l'état pathologique de la personne âgée, ces troubles peuvent être différents dans leur nature et leur intensité. De toute évidence, ces troubles sont une entrave à la communication.Il est important de connaître ces troubles pour aider la personne âgée à mieuxse faire comprendre, à communiquer :
• De façon systématique, la personne âgée démente présentera une variabilitéde l'humeur. Elle aura des difficultés à passer d'une idée à une autre.
• Dans son attitude elle présentera de la tristesse, du désintérêt, une démotivation (apathie), elle aura le regard fuyant, sera prostrée. L'instant d'après, cette même personne pourra être anormalement gaie, voire surexcitée, tout comme sa voix peut être de faible intensité puis soudain perçante.
• Sur un laps de temps relativement court, elle aura des difficultés d'articulation. On remarquera également que le contenu du discours, si discours il y a, sera : personnel, négatif, dévalorisant et plaintif.
• Si l'on se réfère à l'énoncé ci-dessus, la personne âgée démente aura un langage spontané réduit quantitativement et répétitif, une narration peu élaborée, des explications courtes utilisant peu de mots et selon son état et son humeur sa compréhension sera perturbée, sa conversation troublée à cause des difficultés d'attention.
Nous arrivons par la force des choses à une difficulté de langage et de communication chez les personnes âgées démentes.
DEFINITION :- Perte d'initiative dans les conversations, avec réduction de la parole.- Difficulté d'évocation des noms propres et des dates ; confusion, approximation.- Emploi de termes génériques ne permettant pas l'information.- Utilisation de paraphrases, qui consiste à répéter les mots de fin de phrases prononcés par l'interlocuteur.- Utilisation de circonlocution, dans un premier temps en remplacement des mots les moins fréquents du vocabulaire puis progressivement en remplacement des mots familiers.- Petit à petit la personne démente se dirigera vers l'aphasie en utilisant des mots qui n'ont aucun sens avec le contexte de la phrase et souvent, qui n'ontmême pas de lien phonétique avec le mot qui devrait être employé ni même avec des mots connus.
Quelle peut être la conduite de l'animateur face à une personne âgée démente qui présente des difficultés de communication ?
Etre là, écouter, c'est le premier pas de la communication. La plupart du temps, les équipes soignantes, le personnel qui a la charge de la personne âgée s'occupe des soins du corps et des besoins physiques et manque souvent d'attention face aux troubles psychiques de la personne âgée. C'est pourtant l'ensemble psychique qui règle la circulation des échanges entre la vie pulsionnelle et la réalité extérieure. Dans le cas d'une démence, cette circulation est perturbée.L'animateur qui veut communiquer avec cette personne devra aller chercher des mots qui ne font pas forcément partie de son lexique courant. Il devra s'obliger à sonder au plus profond de lui-même ce qui pourrait être "le mot" ou "les mots" que la personne attend, qu'elle recevra comme une vérité et pourra comprendre sans être dévalorisée. Ainsi, l'animateur fera une animation personnalisée.
Qu'est-ce que l'animation personnalisée ?
• C'est d'abord le choix d'un lieu et du moment le plus propice à la rencontre. Renouveler le plus souvent possible ces rencontres mais ne pas oublier que la personne âgée n'est peut être pas toujours disposée à dialoguer avec nous à l'instant où nous le souhaitons.
• Lorsque le contact est établi dans une atmosphère détendue, l'animateur doit être réceptif aux messages, à ce que la personne dit, bien sûr, mais aussi à l'intonation de sa voix, à ses gestes, à ce qu'exprime son regard. L'animateur fera l'effort d'être psychiquement présent et recueillera les messages. Cela n'est pas si difficile, chaque jour vous faites cela avec vos amis, vos parents, mais pas toujours cependant. Quelques fois, au cours d'une conversation, d'une discussion, vous avez l'esprit absorbé par autre chose ou avec l'espoir d'avoir le dernier mot, de raconter "votre histoire", et là, vous sentez bien qu'il n'y a pas de communication. C'est la même chose avec une personne âgée, à plus forte raison si elle est démente. Essayer de comprendre l'autre en utilisant son vécu, c'est là le secret.
• Enfin, l'animateur évitera les sempiternelles questions :"Bonjour, vous allez bien ?" "Vous avez bien dormi ?" "C'était bon ?" etc...Des questions qui sont des affirmations fermées et ne qui ne peuvent recevoir de réponses. Ainsi, petit à petit la personne âgée démente s'enfermera dans le mutisme. Demander plutôt à la personne âgée : "Comment s'est passée votre nuit ?" "Est-ce que votre mal de dos s'est un peu calmé ?" Et tout de suite après enchaîner : "Avez-vous entendu le chant des oiseaux ce matin ?" "Avez-vous remarqué que les arbres ont déjà des bourgeons ?" etc...
• Une méthode préconisée par Martine Perron dans "Communiquer avec des personnes âgées" ouvrage édité chez Chroniques Sociales consiste à présenter à la personne âgée un objet familier : marteau, morceau de dentelle, champignon, galets... Tout objet pouvant réveiller un souvenir, et cela marche !"Vivre l'animation auprès des personnes âgées", de Nicole Lairez Sosiewicz, aux éditions Chronique sociale".
j'espére que ca vous aidera .
bonjour,
voici comme cela vient des animations que l'on fait dans la structure :
- des ateliers mémoires avec des exercices d'exercices de reconnaissance de mots, des mots finissant avec la sonorité etc ... je crois que l'atelier peut comporter des thèmes variés avec des difficultés selon auprès de qui tu le fais.
- un karaoké les chansons à chanter soit même ou ne serait-ce que les fredonner rend gai les résidents.
- des sorties quelque soit le la raison (un café, une visite dans les rues, dans un musée ...) ne pas hésiter à les pousser un peu au début car tu verras que par la suite ce sera la bousculade !!
- des mots croisés communs pour les plus autonomes une certaine émulsion se crée on cherche ensemble.
- les questionnaires les résidents en sont friands.
- une bibliothèque est possible surtout pour les personnes qui ne veulent pas venir aux animations.
- les associations si le budget le permet. Celles-ci proposent des activités que l'on ne peut pas par manque de temps mais surtout de contacts (musique, projections etc ...)
voilà si tu ne veux plus d'infos je reste à ton service.
bien à toi.
mr-grincheux
Les réponses faites ne correspondent pas a la question,
mais (en particulier sur le premier "conseil") à des solutions toutes faites et déjà copiées ailleurs.
De plus, elles s'appuient sur des implifications qui induisent en erreur.
Je n'en prendrai que quelques unes :
- les proverbes ? attention aux mises en échec. L'échange sur des références, OK,
mais la formalisation dans un tel jeu, ? attention ...
Voir le dernier Angélique dans "Doc'Animation" n° 17
- l'odorat ne se modifierait pas ? ? Ah bon ! Ce n'est pas systématiquement vrai ...
- le dessin et la gym sont présentés comme des solutions ....
mais toutes les personnes ne le souhaitent pas, et de très loin
(voir les enquêtes sérieuses sur ce point)
Je conseille la plus grande réserve sur des affirmations simplistes, répétées,
parfois écrites dans des ouvrages (que je ne conseille pas ...),
des affirmations réductrices qui induisent en erreur.
Le contact ? Attention il y a différence entre le corps intime (et le soignant y opère)
et le corps public (impliqué dans les relations sociales et dans l'animation).
La distance ne dépend pas uniquement de nos normes,
mais aussi et surtout de celles des personnes âgées.
Et certains "contacts" seront vécus comme intrusifs et déplacés ...
... même par des personnes désorientées !
Les relations ? L'essentiel n'est pas sur la relation entre l'animateur et l'animé,
mais sur les relations des personnes entre elles .
L'animation personnalisée ? ou l'animation individuelle des années passées ...
Le coeur se situe sur les relations entre les personnes, ce qui impose le contact avec d'autres !
Dans la démarche d'animation, il y a des étapes centrées sur la personne,
et d'autres étapes qui sont centrées sur l'ouverture aux autres.
L'exclusive sur la relation animateur-animé bloque la vie sociale ! (même avec des personnes désorientées)
Il y a un point sur lequel je serais d'accord : "les objectifs d'animation doivent être présents"
mais il ne suffit pas de l'affirmer ! Il faut le faire ...
Car tous les objectifs cités sont ceux de l'animateur (ou supposé tel),
car ce ne sont que des objectifs de rééducation ou de stimulation ...
Je n'en vois pas où la personne est sujet ...
Non, jetez ces fiches copiées, elles vous trompent,
et centrez-vous sur les demandes des personnes,
sur la construction avec elles de leurs réponses.
Bernard Hervy
PS : sur la question posée, oui, des actions seront en groupe d'autant plus restreint
que les capacités de communication seront diminuées.
Mais la variation est importante, car, chez la même personne, les capacités existent à certains moments et pas à d'autres.
Cependant attention aux "groupes de niveaux" : l'animation se fonde sur l'échange avec d'autres
et pas uniquement avec ceux qui ont les mêmes incapacités que vous.
S'il y a un point commun, c'est celui du souhait, avec des groupes d'affinités ou de demandes proches,
et avec bien sûr des attentions à l'équilibre du groupe pour que la dynamique se créée.
L'"homogénéité" va souvent à l'inverse de l'ouverture !
médiation, oui, mais pour activer et developper le lien social.
La médiation n'est pas un objectif, ni une fin en soi.
Notre finalité est bien sur la vie sociale, sur le "vivre ensemble" et selon ses aspirations.
Nous avons tous des exemples où on reste à la facilitation uniquement quand elle passe par nous ...
Ce qui est à l'encontre de l'autonomie sociale !
D'où mes réactions devant des fausses "bonnes propositions" qui ne vont pas vers cette autonomie indispensable.
Mais l'étape de la médiation est bien sûr importante, dans certains cas, et pas systématiquement ...
BH
s'echanger des exemples d'activités n'est pas forcement donner des sollutions toutes faites, ce sont simplement des idées qu il faut absolument adapter en fonction des objectifs qui sont et doivent correspondre aux besoins et attentes des personnes.
en plus il faut le dire, c'est que dans la pratique on est souvent comfronté au manque de motivation chez des personnes âgées et à la réponse " je ne veux plus rien, je ne sert plus à rien ou je ne peut plus rien faire"
l'animateur doit dans ces cas faire des propositions, essayer de créer l'envie d'avoir envie.
plusieurs fois des personnes refusent d'aller à une tel ou tel animation" la peur de ne pas bien faire, la résistance aux changement", mais une fois dedans elles sont ravies et acceptent de revenir.
entre des pistes ou des idees et des fiches d activites, il y a plus qu une diffference...
C'est bien cette logique qui est critiquée.
La démarche, elle, consiste à se centrer sur les attentes.
Bien sûr, et vous avez raison, elles ne sont pas évidentes à faire émerger, mais c'est bien là que se situe le point de départ de notre travail.
Cela demande du temps, de la patience, de l'apprivoisement, de la confiance ...
Et ce n'est pas parce qu'ils n'ont rien dit, qu'ils n'attendent rien. La diminution et le contexte peuvent expliquer beaucoup.
On peut même penser que empiler des actions (à partir de fiches contestables et su des fondements superriciels - les contributions précédentes le montrent) nous éloignent de cette attente qui a du mal à s'exprimer, comme avec tout public en situation fragile.
Le risque de nous éloigner des personnes pour nous réfugier dans l'activité nous guette tous, sans exception.
Ce n'est ni vous, ni votre volonté d'aider une collègue qui sont en cause.
Mais la solution n'est probablement pas dans cette illusion ... qui ferait croire que c'est facile ;
pas besoin de demander, ni même de chercher, on fait, et comme le choix est entre ces activités et le vide, on fuit le vide. Que certains reviennent ne signifie pas toujours une adhésion ...
Non, l'animation, dans ses démarches, ses tentatives, ses essais, ce n'est pas simple, comme certains (nous ne parlons pas de vous) voudraient le faire croire.
Car ils ont des envies et des souhaits ... Et vous le savez ...
Et le point de départ n'est pas ailleurs !
Pour peut être aider à mieux comprendre "l'échange avec d'autres" dont on parle souvent, j'aimerais simplement partager mon expérience d'une journée pas ordinaire qui vient de se dérouler il y a deux jours et qui me permet d'affirmer que tout est toujours à inventer lorsqu'on accompagne des personnes dépendantes.
Un projet d'animation qui est né d'un appel téléphonique nous proposant à nous, animatrices de l'EHPAD avec quelques résidants, de participer à une action organisée dans un cadre scolaire.
Cette expérience, inoubliable pour moi, a permis un échange entre 12 personnes vivant dans la structure (qui avaient par le passé travaillé avec des chevaux de ferme) et 12 jeunes hommes lycéens de CFA se préparant au métier de maréchal-ferrant.
Nous animatrices n'existions plus au cours de cette journée, ou juste pour assurer les déplacements en véhicules, pour veiller au bien être, au confort et à la sécurité des personnes présentes. Les ainés n'avaient d'yeux que pour "leur jeune" et les jeunes n'avaient de gestes tendres que pour "leur ainé". Visite de la forge et présentation du travail pour lequel ces jeunes étaient formés. Collation chaude et biscuits meilleurs que ceux de l'EHPAD.
Passage aux écuries pour retrouver les chevaux.
Invitation le midi à un repas qui nous a donné l'impression d'être reçus au restaurant...
Et comment finir une telle journée ? En prenant tous la direction de l'EHPAD pour jouer ensemble aux dominos, au mémori, à la belote... rejoints bien sûre par les autres résidants qui étaient restés. C'est alors que j'ai pris les casquettes de photographe et de barman...et que j'ai observé. J'ai ainsi pu réaliser qu'ils étaient tous bien "vivants", bien "souriants" et bien "contents" de vivre ce moment ensemble. J'ai pu également me rendre compte qu'une personne très désorientées habituellement était comme "transformée", jouant aux cartes comme par le passé ! Et puis, alors que la professeur des élèves m'expliquaient qu'elle ne comprenait pas tout ce que lui racontait la personne avec laquelle elle jouait, cette même personne lui a simplement répondu : "Je vous ai recollé des petits bouts de ma vie".
Il n'y avait plus rien à ajouter. Si ce n'est que cette journée resterait dans les mémoires de tous ses participants (bien stockée dans leur mémoire émotionnelle je crois !).






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