Comme nous vous l'indiquions en avant première à la mi-février,
les textes sur le DE animation sociale sont signés.
Et ils sont aujourd'hui publiés.
Vous trouverez dans ce fichier les textes du DE.
Voici l'arrêté du 14 février 2008, publié le 1° mars 2008,
et qui créé la mention "animation sociale" du DE.
Nous complèterons au fur et à mesure.
Nos commentaires dans quelques jours.
Cette publication ouvre la porte à une nouvelle phase :
après la création, la reconnaissance.
Le GAG contactera les autorités compétentes dès cette semaine
(après la réorganisation des cabinets ministériels suite au remaniement).
le GAG
Nom : JO DEAS 14 fev 08.pdf
Taille : 76.9 Ko
10 commentaires
pour répondre à des questions complémentaires posées par mail :
le Ministère Jeunesse et Sports n'envisage pas pour le moment un DES "animation sociale",
mais la position n'est pas fermée :
ils ne seraient pas opposés à une UC du DES sur l'animation sociale.
Ce qui pourrait être un chemin intéressant si cette UC est co-délivrée par les 2 ministères.
A suivre ...
Si l'UC de mention peut être spécifique animation sociale,
(et il n'y a qu'une UC de mention)
peut-on mesurer la différence avec un DES animation sociale ?
Co-délivrance de l'UC ou codélivrance du diplôme ?
L'arrivée du DE animation sociale :
Lors du 1° CNAG, en novembre 2006, Jeunesse et Sports avait annoncé
la signature des textes créant les DE et DES
par le Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative et par le Premier Ministre.
Le GAG a aussitôt demandé (le jour même) que des mentions « animation sociale »
de ces diplômes soient délivrées en interministériel.
Le Ministère de la Jeunesse et des Sports a immédiatement accepté.
Le Ministère des Affaires Sociales a très vite accepté :
après la construction réussie du BP animation sociale,
la suite dans une filière lui semblait importante.
Les organismes de formation ont tous accepté et soutenu activement.
L'obstacle est venu ... d'une source inattendue : la branche des animateurs,
défendant plus une animation culturelle,
et hésitant devant une animation en direction de publics défavorisés.
Les animateurs en gérontologie,
qui ont du mal à faire reconnaître leur spécificité dans le monde gérontologique,
se sont trouvés (un comble !) avec des difficultés à se faire reconnaître par leur profession ...
Les débats ont été très vifs, très durs, toujours directs :
nous refusions cette vision de bonne animation et de sous-animation
(parce qu'elle toucherait des publics en situation sociale difficile),
nous défendions un retour sans ambigüité vers les fondamentaux de l'éducation populaire
qui concerne tout le monde et qui refuse l'exclusion.
Cependant certaines réticences étaient fondées,
comme la crainte que l'animation dans des secteurs sanitaires ou médico-sociaux
soient instrumentalisée dans des démarches de soins et de réparation de capacités.
Au fil des mois et des rencontres nombreuses
(parfois discrètes, parfois officielles, y compris dans des cadres interministériels),
un consensus s'est dégagé, et on le retrouve dans le très important article 2
de l'arrêté interministériel sur le DE animation sociale :
quelques lignes fondamentales et validées par un texte officiel
qui situent clairement l'animation sociale
comme une branche de l'animation et de l'éducation populaire,
et non pas comme une annexe d'une autre démarche.
L'article 2 de l'arrêté interministériel du 14 février 2008.
C'est la nouveauté la plus importante.
Les compétences, le champ d'intervention,
et les orientations de l'animation sociale y sont clairement définies.
Cet article est capital pour tout le secteur (et même au-delà du seul DE) ;
nous le reprenons dans ses 5 orientations (avec nos commentaires entre italique) :
1- "concevoir l'animation dans une démarche d'éducation populaire
au sein d'une structure de l'intervention sociale » :
l'animation sociale est définie comme une démarche d'animation et d'éducation populaire,
pas comme une démarche d'éducation, de rééducation, de soin ou de réparation de capacités.
Cette définition officielle claire est déterminante pour l'évolution du secteur.
2- « travailler en équipe avec des professionnels de formation
et de culture professionnelles différentes » :
l'inter-professionnalité est mise en avant dans un travail d'équipe
avec des professionnels différents, ce qui place l'animation sociale
non pas comme dépendant d'une démarche d'éducation ou de soins,
mais comme une démarche devant s'articuler avec les autres démarches et ses acteurs.
3- « prendre en compte la personne, dans une action collective,
et dans une démarche d'intervention sociale,
avec un accompagnement individualisé des publics en situation d'exclusion
ou d'isolement social ou professionnel » :
le public est clairement désigné (les personnes âgées en font partie, mais pas uniquement elles) ;
mais surtout ce paragraphe définit les deux niveaux d'intervention :
- la personne (« prise en compte de la personne », « accompagnement individualisé »)
- et le groupe (« action collective ») :
l'animateur social est bien sur ces deux niveaux.
4- « coordonner des projets d'animation
en prenant en compte les caractéristiques des publics en situation
de handicap, de dépendance et d'exclusion » :
l'animateur DE est clairement sur la coordination :
l'animateur BP mène des actions d'animation,
l'animateur DE coordonne un ensemble d'actions d'animation sociale
(ce qui n'est pas de la compétence de l'animateur BP),
mais il peut aussi continuer à mener des actions,
car tout indique qu'il est aussi sur le terrain (« prise en compte des caractéristiques des publics »).
5- « conduire des actions de formation auprès d'autres professionnels et de bénévoles » :
un paragraphe court mais lourd de conséquences pour toutes les formations à l'animation
(formations professionnelles mais aussi les formations courtes,
y compris vers les bénévoles et les intervenants occasionnels à l'animation) :
la « conduite » des formations à l'animation relève du niveau DE.
L'animateur BP (ou d'une autre qualification) peut intervenir dans une formation à l'animation,
mais il ne peut pas la conduire.
En clair, il faut éviter dès maintenant les formations (y compris courtes)
qui ne se situeraient pas dans ce cadre réglementaire qui s'impose à tous.
Le métier de coordonnateur de l'animation se situe au niveau DE,
pas par des formations superficielles d'une centaine d'heures sans formateur qualifié.
Le métier de formateur en animation se situe au DE ;
de nombreuses petites formations déjà contestées
sont clairement et officiellement remises en question.
La professionnalisation de l'animation se confirme, y compris en gérontologie.
Cette évolution est une condition pour le respect des personnes et la qualité du service rendu !
Elle implique aussi une montée des exigences, y compris des exigences professionnelles,
pour un meilleur service aux personnes âgées.
Une nouvelle étape est franchie, à la fois dans la construction d'une filière « animation sociale »
et dans l'éclaircissement de son positionnement,
dans ses secteurs d'intervention,
comme avec les autres branches de l'animation.
Le passage DEFA-DE :
Le texte précise toutes les équivalences,
qu'elles soient complètes (avec le DEFA)
ou partielles (avec certaines UF du DEFA).
Nous attirons l'attention de tous les « défasiens en cours de formation » sur un point précis :
les animateurs intervenant en gérontologie (ou dans un autre secteur de l'animation sociale)
sont invités à vérifier avec leur centre de formation que
la bascule a bien été faite vers le DE animation sociale,
et non pas vers une autre mention du DE animation.
En effet, le DE animation sociale est le seul à être interministériel
et sera probablement le seul à être reconnu dans les secteurs d'intervention sociale.
En cas de difficulté avec l'organisme de formation,
ne pas hésiter à contacter les directions régionales Jeunesse et Sports
afin de rectifier ou modifier la bascule vers le DE animation sociale.
Il serait regrettable que les difficultés rencontrées avec le BP
(en particulier le BP LTP, malgré les avertissements constants du GAG)
se retrouvent sur le DE,
car ce sont les animateurs qui sont victimes de ces flottements
qui débouchent sur des difficultés de reconnaissance.
La suite pour le GAG :
Plusieurs directions sont en travaux :
- la mise en application du DE animation sociale,
en particulier dans les modifications qu'il entraîne dans les statuts
(fonctions publiques territoriale et hospitalière) et dans les conventions collectives :
le point est crucial pour la fonction hospitalière :
les diplômes (BP et DE) ont très bien défini des fonctions
et des compétences différentes et complémentaires,
il est essentiel que ce travail se retrouve dans les fonctions et les statuts,
par exemple en différenciant les fonctions et les salaires
d'un animateur BP de ceux d'un animateur DE,
dans des perspectives de complémentarité, d'évolution professionnelle,
d'amélioration des compétences et des services rendus aux publics.
- la suite des modifications des qualifications,
o avec le DES : soit un DES animation sociale,
soit une UC animation sociale sur le DES animation,
o et aussi vers le niveau 5, avec le remplacement urgent du BAPAAT,
nécessaire car il recouvre des emplois et des services aux populations en situation difficile,
nécessaire aussi car cette voie constitue une porte d'entrée dans la profession.
- le travail sur le suivi et l'évaluation devient un enjeu capital :
il sera au cœur des travaux du 3° CNAG.
- les références et éthiques professionnelles sont à approfondir,
et le GAG annoncera dans les prochaines semaines une initiative importante.
- L'inter professionnalité reste aussi au cœur de nos réflexions :
par exemple, il devient de plus en plus clair que les AMP doivent être reconnus
... pour ce qu'ils sont
(et non comme aujourd'hui pour ce qu'ils ne sont pas, comme dans les hôpitaux),
et être situés là où se trouve leur catégorie, dans la filière socio-éducative.
Clarté et respect des spécificités constituent la base d'un travail d'équipe réussi.
Une analyse plus complète sera prochainement publiée
dans le n° 19 de la revue « Doc'Animation en Gérontologie »,
sortie prévue vers le 10 mai 2008.
Pour le GAG, Bernard Hervy
Le DE animation sociale étant homologué, il est accessible par les 4 voies :
formation permanente, formation initiale, apprentissage, et VAE !
comme le BP !
Merci au GAG d'éclairer les caractéristiques essentielles du DE animation sociale.
Les caractéristiques "animation sociale" complètent ce qu'il y avait sur le BP, et les métiers sont clairement définis pour le DE.
Mais les contradictions demeurent : le secteur et les métiers sont bien définis, mais sur le terrrain c'est encore flou, confus et contradictoire.
En tant que formateur, je ne peux qu'inciter à la plus grande attention sur le DE qui reçoit les "DEFA en cours" !
Pour les équivalences partielles DUT, à ma connaissance rien n'est encore sorti, mais il est logique que les passages soient réglés avant les équivalences.
merci pour les explications sur l'origine de ce DE et sur ses caractéristiques. J'y vois plus clair. Ce texte qui semblait un texte au milieu de nombreux autres, marque en réalité une évolution que vous soulignez.
JC
Etant titulaire du DEFA depuis 1992 embauché sur un poste d'animateur en maison de retraite publique y a t-il une démarche à entreprendre pour être considéré titulaire de ce nouveau DE ou la conversion est automatique ?
Bonjour,
Titulaire d'un DUT Carrières sociales je travaille en EHPAD, j'envisageais de suivre une formation defa.
On m'a dit qu'avec mon diplome j'avais un gros allegement de formation, en est-il de même maintenant qu'il est modifié ????
merci
Comme nous l'avons déjà indiqué dans d'autres débats,
le DE est un diplôme homologué et des passerelles seront sûrement mises en place,
probablement avec équivalence partielle pour le DUT vers le DE.
Nous sommes dans une phase de création et de démarrage des nouveaux diplômes
et la première urgence est de régler les équivalences internes à la filière.
La seconde (un peu de patience !) devrait être celle des autres équivalences,
avec des débats pas évidents entre les ministères.
Le GAG s'est déjà positionné pour une équivalence partielle (comme pour l'ancien DEFA).





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